Assemblée Mondiale CIVICUS
CIVICUS : l’Alliance mondiale pour la participation citoyenne est un regroupement international de membres et de partenaires qui constituent un réseau influent d’organisations engagées aux niveaux local, national, régional et international, et qui recouvre tout le spectre de la société civile <a>plus</a>
Finalement, la participation citoyenne est bel et bien présente à travers le monde, les citoyens de partout veulent exercer leur pouvoir citoyen de diverses façons. Le contexte amène souvent des complications à cet exercice, mais la volonté y est! Le pouvoir du nombre et la solidarité pourront amener les citoyens à se mobiliser, de Montréal-Nord à New Delhi. Profitons de la conjoncture favorable qui nous est offerte ici, et dont nous ne profitons malheureusement pas assez…! Tout cela est en émergence et en évolution constante, tout cela m’a beaucoup inspirée.
Je vous laisse avec la définition de démocratie de Abraham Lincoln :
la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple »
La démocratie signifie littéralement puissance du peuple!
La participation citoyenne est notre pouvoir de changement, pour des instances politiques qui nous écoutent, tiennent compte de nous et nous représentent.

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De l’autre bout du monde, maintenant, Rajesh Tandon nous parle de la réalité de son pays, l’Inde et de l’organisme qu’il préside, le Participatory Research in India PRIA. Le contexte indien est aussi très différent de celui qui prévaut ici où la démocratie et ses institutions sont développées depuis déjà plusieurs années. Imparfaite, oui, mais développée et légitimée depuis beaucoup plus longtemps qu’en Inde. Comme l’a dit M.Tandon, la démocratie locale se développe dans les quartiers indiens depuis seulement 17 ans. Les instances ne sont donc pas aussi fortes, il y a encore beaucoup à faire. Le contexte socio-économque ressemble à celui du Brésil, en ce sens que les inégalités et les injustices font partie du quotidien, beaucoup plus qu’ici. Les exclusions sociales sont aussi encore très présentes. La mission du PRIA est de donner une voix aux «invisibles», qui représentent pourtant la majorité! Le PRIA veut faire participer les citoyens dans les processus décisionnels, à la base, pour qu’ils puissent un tant soit peu changer leur réalité, se sentir inclus, importants. Et tout ça, même avec les failles de leurs gouvernements. Rajeh Tandon nous a donné un exemple flagrant de manque de communication entre les paliers de gouvernement en Inde. Le premier ministre a ainsi signé à New York, à la conférence de l’ONU sur les objectifs du millénaire, une série d’actions que son gouvernement devait mettre en place. Par contre, ces politiques, en Inde, doivent entre mises en œuvre par… les municipalités! Bref, un autre exemple de contradictions systémiques qui ne sont pas à l’avantage des citoyens. Il est quand même très encourageant de voir que la participation citoyenne est bel et bien présente en Inde, où les citoyens veulent leur place et veulent exercer leur pouvoir de décision.
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Nous passons ensuite à l’autre bout du continent, où Sergio Baierle nous parle de l’organisme CIDADE. La réalité est très différente au Brésil et ça se sent dans l’exposé. M.Baierle est un homme fort, convaincu, qui lutte pour que la participation citoyenne soit exercée au Brésil. Il est très difficile de faire valoir et respecter ce doit dans le contexte brésilien. Les gouvernements ne sont pas ouverts à ce genre d’initiatives, le lien est quasi-inexistant entre la société civile et ses élus, les inégalités sont flagrantes et ce sont donc quelques personnes seulement qui détiennent les richesses et le pouvoir. Dans un tel contexte, Sergio Baierle est admirable. Il s’est donné la mission ambitieuse de changer la donne en changeant le modèle de distribution des richesses et en amenant les générations futures à dire leur mot dans les processus de décisions, sur les enjeux qui les concernent, de promouvoir la démocratie citoyenne dans un pays où l’hypocrisie des gouvernements avec ce genre d’organisation règne. Il va sans dire que les budgets pour de telles organisations sont soit inexistants, soit ils sont coupés pour financer les activités de la Coupe du Monde de soccer, qui ne dureront qu’une journée, mais qui enlèveront le financement pour des groupes comme CIDADE pour des années à venir… Malgré cette réalité frustrante, Sergio Baierle continue de lutter, quelle force, quelle détermination! Impressionnant, inspirant.
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Louise Roy, de l’Office de consultation publique de Montréal, nous a parlé de cet organisme qui gagnerait à être connu. Moi même résidente de Montréal depuis plusieurs années, je n’étais pas au courant de l’existence de l’OCPM. On parle ici d’un outil plus grande échelle, qui s’étend à la Ville de Montréal. Cet organisme neutre et indépendant a pour mission d’aider les citoyens à se faire entendre par le biaise de consultations publiques sur ce qui se passe dans leur ville. On parle ici de logements sociaux, de programmes d’embauche locale, de développement des quartiers, d’aménagements d’espaces verts. Mme Roy a affirmé que les consultations étaient aussi des outils pour les élus, qui s’en servent pour légitimer leurs décisions par les citoyens qu’ils représentent. C’est ainsi un lien entre les citoyens et les élus, une façon pour les citoyens de se faire entendre par ceux qu’ils ont élu (ou non!). Un autre bel outil de participation citoyenne où, comme l’a dit Mme Roy, la force du nombre et la créativité sont à l’honneur.
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Yves Labrecque nous a fait son exposé sur l’importance de la participation citoyenne à Montréal par les Tables de concertation. Celles-ci invitent les citoyens à venir s’exprimer sur les différents enjeux qui touchent leur quartier, donc qui les touchent directement. On vise ainsi à développer un outil pour les citoyens pour qu’ils travaillent au développement de leur propre quartier. C’est de la participation citoyenne à l’état pur! Lors de Tables de concertation, on discute, on débat et on s’exprime sur des enjeux aussi variés que la sécurité alimentaire, l’aménagement urbain, l’accès aux services, l’emploi, le transport… Bref, tout ce qui touche la vie de quartier, donc ses résidents. Pour augmenter la participation des habitants du quartier St-Michel à Montréal, il y a eu des activités de «micro-voisinage», où des citoyens ont fait du porte-à-porte pour inviter les citoyens à s’exprimer sur des enjeux qui les concernent. On crée ensuite des comités de citoyens. On vise à améliorer la qualité de vie des résidents et à lutter contre la pauvreté. Un bel exemple de participation citoyenne à l’échelle locale, qui porte fruit, qui donne des résultats.
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Dimanche après-midi, j’ai assisté à la session Les modèles de participation citoyenne dans la gouvernance publique : cinq cas du local à l’international. Étaient présents cinq porte-paroles d’associations citoyennes :
Louise Roy, présidente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM)
Yves Lévesque, directeur général et coordonateur de la Coalition montréalaise des Tables de quartier, Vivre Saint-Michel en santé
Sergio Gregorio Baierle, directeur général de CIDADE (Brésil)
Rajesh Tandon, président de Participatory Research in Asia (PRIA) (Inde)
Ce fut très intéressant de les entendre sur les différentes façons dont la participation citoyenne évolue dans différents secteurs, à différents niveaux, dans différents pays!
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Hier après-midi, j’ai assisté à la session sur Les modèles de participation citoyenne dans la gouvernance publique: cinq cas du local à l’international. J’ai bien apprécié cette séance et ce qui s’y est dit. Je vais donc, au cours de la journée, vous poster un billet sur ce qui a retenu mon attention lors de cette session, à suivre!
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Ce matin, j’ai assisté à la session de travail Établissement d’un partenariat Canada-Bolivie entre deux organisations autochtones. Cette session était animée par Marco A.Guzman, directeur général de la Fondation Frontière. Homme passionné de sa culture et de sa communauté, il nous a parlé des différents projets de la Fondation qu’il dirige. Des projets concrets, qui répondent aux besoins criants des communautés autochtones, tant au Canada qu’en Bolivie. Nous avons regardé un vidéo sur Mike, autochtone canadien vivant dans le Nord du pays, qui est allé jusqu’en Bolivie pour se retrouver, se reconnecter avec sa culture indigène, échanger et apprendre. Il veut retourner à ses racines pour mieux se comprendre et comprendre son peuple. Il passa ainsi 6 mois dans une communauté Aymara en Bolivie, où il participa à un projet de construction de bureaux d’école primaire. Il visita aussi des communautés qui vivent de façon autonome, sans se servir du système, en subvenant à leurs besoins par l’agriculture, l’artisanat et l’ingéniosité! Bref, Mike est sorti transformé de cette expérience et il a surtout reconnecté avec sa culture, qui ici est souvent mal connue, négligée, et surtout, n’est pas valorisée. Même si en Bolivie les autochtones (Aymaras, Quechuas et métis) représentent plus de 70% de la population, ils sont opprimés et doit faire valoir ses droits, en s’organisant localement pour prendre les choses en main. L’élection d’Evo Morales en 2009 a certes changé la donne, mais le pays subit des tensions sans relâche. La situation au Canada est différente, mais non moins décevante pour ces communautés qui doivent sans cesse se battre contre les préjugés. Des initiatives comme la Fondation Frontière sont, à mon avis, une bonne manière pour les communautés autochtones de se relayer, de revenir à leurs racines, et surtout, pour nous, de découvrir cette riche culture et d’oublier les préjugés!
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Le citoyen et l’environnement. Le citoyen et son environnement. L’écocitoyenneté!

L’écocitoyenneté est un concept très intéressant et pertinent dans le contexte actuel, il gagne à être connu! Je vous propose donc un petit tour d’horizon de cette forme d’engagement citoyen.
L’écocitoyen est celui qui comprend que son territoire lui permet de vivre et que dès lors, il a en tant que citoyen des droits et des devoirs par rapport à cet environnement qu’il habite. Parce qu’au fond, on l’oublie souvent, mais c’est l’environnement qui garantit notre existence! Sans lui, nous n’existons pas. L’éco-citoyenneté implique des actions quotidiennes orientées vers la volonté d’un développement qui tient compte de la fragilité de l’environnement qui soutient la vie humaine, dans une perspective à long terme. L’écocitoyen sait que ses gestes on des répercussions sur les autres et sur l’environnement qui l’entoure. Ainsi, des petits gestes comme le recyclage sont pris en compte, parce que chaque geste compte!
On parle aussi de sensibilisation publique et d’un porte voix pour que les gouvernements s’intéressent aussi à la question. L’écocitoyen est informé sur ce qui se passe dans son environnement, à l’échelle locale, nationale, internationale.
L’écocitoyen est réactionnaire, il n’attend pas que les autres agissent, il est initiateur de changement, il s’approprie son rôle de citoyen.
Tout ça vous interpelle, vous intéresse? Voici des exemples de petits gestes et actions que vous pouvez poser! La liste est longue, les changements sont pressants! Prenez conscience de votre pouvoir d’action, qui est bien réel.
Et pour en apprendre plus, le forum écocitoyen et le site Jour de la Terre fourmillent d’informations.
Commentaire (1)
Catégories : Efficacité du développement, Mobilisation citoyenne et nouvelles technologies
Avez-vous déjà entendu le terme « économie sociale » ?
Ce concept est de plus en plus populaire au Québec. Ces deux mots peuvent sembler à l’antipode l’un de l’autre, difficilement joignables. Pourtant, le concept fonctionne et représentait en 2009 plus de 8% du PIB, s’étendant à une multitude de secteurs d’activité au Québec !

Plusieurs organismes à but non lucratif ont opté pour l’économie sociale. Par exemple, vous connaissez sûrement les vélos libre-service BIXI. Hé bien, l’entreprise qui effectue la réparation des fameux vélos, CycloChrome, est une entreprise d’économie sociale. On parle d’économie oui, mais on place le social en avant-plan. On pense aux bénéfices sociaux AVANT les bénéfices économiques. Bien sûr, l’entreprise doit être viable financièrement parlant, mais on parle de rentabilité sociale avant tout. À CycloChrome, on lutte aussi contre le décrochage scolaire. L’entreprise offre des formations de réparation de vélo à des jeunes du secondaire.
Quelle belle initiative ! On parle de concret, d’utile et… d’économie ! Eh oui, c’est possible, et c’est de plus en plus actuel ! D’ailleurs, le premier Forum sur l’économie sociale aura lieu au Palais des Congrès du 17 au 20 octobre 2011. À suivre!
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Catégories : Efficacité du développement, Mobilisation citoyenne et nouvelles technologies, Société civile et espaces démocratiques
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