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Assemblée Mondiale CIVICUS

CIVICUS : l’Alliance mondiale pour la participation citoyenne est un regroupement international de membres et de partenaires qui constituent un réseau influent d’organisations engagées aux niveaux local, national, régional et international, et qui recouvre tout le spectre de la société civile <a>plus</a>

Les banques multilatérales accompagnent le mouvement social

C’est avec beaucoup d’admiration que certains participants ont appris ce que font les Banques multilatérales telles la Banque Mondiale dans le processus de soutien aux actions de la société civile. Un des représentants de ces institutions a mis clairement l’accent sur les modes d’intervention de la banque. Vous pouvez avoir des détails de la banque mondiale ici: http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/EXTTOPICSFRENCH/EXTCSOFRENCH/0,,menuPK:1154059~pagePK:220469~piPK:220475~theSitePK:1153825,00.html

Il est vrai que les rapports ne sont pas toujours tendres, mais ces partenaires veulent sensibiliser les OSC à plus d’ouverture et de collaboration. On est en droit de se demander pourquoi une telle publicité maintenant? Le rôle des institutions de Breton-Woods dans les pays du Sud permet-il de croire en ce visage qu’on “promeut”. ?

Vous pouvez faire vos commentaires et critiques.

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Ma conclusion sur l’état de la participation citoyenne

Finalement, la participation citoyenne est bel et bien présente à travers le monde, les citoyens de partout veulent exercer leur pouvoir citoyen de diverses façons. Le contexte amène souvent des complications à cet exercice, mais la volonté y est! Le pouvoir du nombre et la solidarité pourront amener les citoyens à se mobiliser, de Montréal-Nord à New Delhi. Profitons de la conjoncture favorable qui nous est offerte ici, et dont nous ne profitons malheureusement pas assez…! Tout cela est en émergence et en évolution constante, tout cela m’a beaucoup inspirée.

Je vous laisse avec la définition de démocratie de Abraham Lincoln :

la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple »

La démocratie signifie littéralement puissance du peuple!

La participation citoyenne est notre pouvoir de changement, pour des instances politiques qui nous écoutent, tiennent compte de nous et nous représentent.

Force du nombre


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Rajesh Tandon et la démocratie à petite échelle dans les quartiers indiens

De l’autre bout du monde, maintenant, Rajesh Tandon nous parle de la réalité de son pays, l’Inde et de l’organisme qu’il préside, le Participatory Research in India PRIA. Le contexte indien est aussi très différent de celui qui prévaut ici où la démocratie et ses institutions sont développées depuis déjà plusieurs années. Imparfaite, oui, mais développée et légitimée depuis beaucoup plus longtemps qu’en Inde. Comme l’a dit M.Tandon, la démocratie locale se développe dans les quartiers indiens depuis seulement 17 ans. Les instances ne sont donc pas aussi fortes, il y a encore beaucoup à faire. Le contexte socio-économque ressemble à celui du Brésil, en ce sens que les inégalités et les injustices font partie du quotidien, beaucoup plus qu’ici. Les exclusions sociales sont aussi encore très présentes. La mission du PRIA est de donner une voix aux «invisibles», qui représentent pourtant la majorité! Le PRIA veut faire participer les citoyens dans les processus décisionnels, à la base, pour qu’ils puissent un tant soit peu changer leur réalité, se sentir inclus, importants. Et tout ça, même avec les failles de leurs gouvernements. Rajeh Tandon nous a donné un exemple flagrant de manque de communication entre les paliers de gouvernement en Inde. Le premier ministre a ainsi signé à New York, à la conférence de l’ONU sur les objectifs du millénaire, une série d’actions que son gouvernement devait mettre en place. Par contre, ces politiques, en Inde, doivent entre mises en œuvre par… les municipalités! Bref, un autre exemple de contradictions systémiques qui ne sont pas à l’avantage des citoyens. Il est quand même très encourageant de voir que la participation citoyenne est bel et bien présente en Inde, où les citoyens veulent leur place et veulent exercer leur pouvoir de décision.

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Sergio Baierle et la participation citoyenne au Brésil

Nous passons ensuite à l’autre bout du continent, où Sergio Baierle nous parle de l’organisme CIDADE. La réalité est très différente au Brésil et ça se sent dans l’exposé. M.Baierle est un homme fort, convaincu, qui lutte pour que la participation citoyenne soit exercée au Brésil. Il est très difficile de faire valoir et respecter ce doit dans le contexte brésilien. Les gouvernements ne sont pas ouverts à ce genre d’initiatives, le lien est quasi-inexistant entre la société civile et ses élus, les inégalités sont flagrantes et ce sont donc quelques personnes seulement qui détiennent les richesses et le pouvoir. Dans un tel contexte, Sergio Baierle est admirable. Il s’est donné la mission ambitieuse de changer la donne en changeant le modèle de distribution des richesses et en amenant les générations futures à dire leur mot dans les processus de décisions, sur les enjeux qui les concernent, de promouvoir la démocratie citoyenne dans un pays où l’hypocrisie des gouvernements avec ce genre d’organisation règne. Il va sans dire que les budgets pour de telles organisations sont soit inexistants, soit ils sont coupés pour financer les activités de la Coupe du Monde de soccer, qui ne dureront qu’une journée, mais qui enlèveront le financement pour des groupes comme CIDADE pour des années à venir… Malgré cette réalité frustrante, Sergio Baierle continue de lutter, quelle force, quelle détermination! Impressionnant, inspirant.

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Louise Roy et les consultations publiques à Montréal

Louise Roy, de l’Office de consultation publique de Montréal, nous a parlé de cet organisme qui gagnerait à être connu. Moi même résidente de Montréal depuis plusieurs années, je n’étais pas au courant de l’existence de l’OCPM. On parle ici d’un outil plus grande échelle, qui s’étend à la Ville de Montréal. Cet organisme neutre et indépendant a pour mission d’aider les citoyens à se faire entendre par le biaise de consultations publiques sur ce qui se passe dans leur ville. On parle ici de logements sociaux, de programmes d’embauche locale, de développement des quartiers, d’aménagements d’espaces verts. Mme Roy a affirmé que les consultations étaient aussi des outils pour les élus, qui s’en servent pour légitimer leurs décisions par les citoyens qu’ils représentent. C’est ainsi un lien entre les citoyens et les élus, une façon pour les citoyens de se faire entendre par ceux qu’ils ont élu (ou non!). Un autre bel outil de participation citoyenne où, comme l’a dit Mme Roy, la force du nombre et la créativité sont à l’honneur.

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Yves Labrecque et les Tables de concertation

Yves Labrecque nous a fait son exposé sur l’importance de la participation citoyenne à Montréal par les Tables de concertation. Celles-ci invitent les citoyens à venir s’exprimer sur les différents enjeux qui touchent leur quartier, donc qui les touchent directement. On vise ainsi à développer un outil pour les citoyens pour qu’ils travaillent au développement de leur propre quartier. C’est de la participation citoyenne à l’état pur! Lors de Tables de concertation, on discute, on débat et on s’exprime sur des enjeux aussi variés que la sécurité alimentaire, l’aménagement urbain, l’accès aux services, l’emploi, le transport… Bref, tout ce qui touche la vie de quartier, donc ses résidents. Pour augmenter la participation des habitants du quartier St-Michel à Montréal, il y a eu des activités de «micro-voisinage», où des citoyens ont fait du porte-à-porte pour inviter les citoyens à s’exprimer sur des enjeux qui les concernent. On crée ensuite des comités de citoyens. On vise à améliorer la qualité de vie des résidents et à lutter contre la pauvreté. Un bel exemple de participation citoyenne à l’échelle locale, qui porte fruit, qui donne des résultats.

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Les modèles de participation citoyenne dans la gouvernance publique : cinq cas du local à l’international

Dimanche après-midi, j’ai assisté à la session Les modèles de participation citoyenne dans la gouvernance publique : cinq cas du local à l’international. Étaient présents cinq porte-paroles d’associations citoyennes :

Louise Roy, présidente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM)

Yves Lévesque, directeur général et coordonateur de la Coalition montréalaise des Tables de quartier, Vivre Saint-Michel en santé

Sergio Gregorio Baierle, directeur général de CIDADE (Brésil)

Rajesh Tandon, président de Participatory Research in Asia (PRIA) (Inde)

Ce fut très intéressant de les entendre sur les différentes façons dont la participation citoyenne évolue dans différents secteurs, à différents niveaux, dans différents pays!

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La Bolivie, le Canada et leurs Autochtones

Originaire de Bolivie, Marco A. Guzman, directeur exécutif de la Fondation Frontières (FF), est venu ce matin faire une brève présentation de son organisme. L’objectif, très simple — «From standing tree to standing home» —, est de mobiliser des équipes de bénévoles pour améliorer les conditions de logement des Autochtones canadiens.

Ces équipes passent littéralement de l’étape de «standing tree» (arbre debout) à celle de «standing home» (maison debout) intégralement. C’est-à-dire que, à l’aide de l’Opération Castor, le projet qui soutient leur démarche, les bénévoles vont eux-même recueillir leurs matériaux, les travaillent et les mettent en place pour, finalement, bâtir des maisons fonctionnelles.

Non seulement FF améliore-t-il la qualité de logement des Autochtones bénéficiaires, mais aussi crée-t-il des liens de solidarité entre ces dernières et celles qui apportent leur aide. Et c’est là que je vois la pertinence de ce projet décuplée. C’est-à-dire que ce qui fait que FF se démarque est que ce n’est pas qu’une simple action d’aide humanitaire (et une drôle d’aide humanitaire, qui, pour une fois, n’est pas uniquement dans le sens hémisphère Nord à hémisphère Sud). Elle tisse des liens que certains auraient pu considérer comme inespérés entre différentes communautés autochtones qui sont géographiquement très éloignées l’une de l’autre. Pourtant, les similitudes de culture sont énormes…

Les bénévoles gagnent aussi beaucoup à participer à la construction d’une maison, non seulement parce qu’ils offrent un logement a ceux qui en ont besoin, mais aussi parce qu’ils en ressortent avec une connaissance utile pour entretenir leurs propres maisons, sans compter les liens qu’ils conservent avec leurs homolgues du Nord.

Pour l’avenir, Fondation Frontières a dans l’objectif de faire contribuer des volontaires autochtones de chaque pays des Andes afin de créer des liens entre le plus grand nombre de communautés possibles.

Catégories : Efficacité du développement
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Dialogues

Dialoguer.

Centro la Tabacalera, Madrid, 2011

Centro la Tabacalera, Madrid, 2011

C’est un peu ce qui est ressortit de l’atelier sur Les moyens de renforcer la voix de la société civile. Bien que cette question n’ait pas été abordée directement mais plutôt par le biais d’expériences précises, elle y était omniprésente, un peu comme l’électricité charge l’air avant l’orage. Le simple titre de l’activité, par le mot «voix», appelait au dialogue. Et le choix des mots n’est jamais innocent.

Et ce dialogue, il devient très vite le centre de toute élaboration de projet, de toute action revendicative, de tout travail participatif ; de toute tentative de changement. Il semble exister un consensus assez fort dans les ateliers mettant en question l’efficacité du développement sur la nécessité de donner plus de place aux bénéficiaires dans les processus décisionnels, sur la nécessité d’une plus grande transparence également. D’une meilleur coordination. Au fond, d’un meilleur dialogue?

La vieille conception qui veut que le dialogue s’inscrive dans un relation binaire entre un récepteur et un émetteur est peut-être un peu trop simpliste. Car ce concept appelle à l’interdépendance, constante fondamentale dans tout ce qui revient aux relations humaines, mais également à la multiplicité des voix. Nombreux sont ceux qui savent parler. Mais dans la cacophonie politique et sociale, qui sait encore écouter?

Les cinq panélistes étaient ainsi venus prendre la parole pour présenter des initiatives diverses qui renforcent la voix de la société civile dans le dialogue mondial. BRAC Bengladesh, avec le programme Community Empowerment and Strenghtening Local Institutions Program, tente d’accroitre la participation des milieux ruraux dans les processus décisionnels. Ben Peterson, avec Journalists for Human Rights, de former des journalistes qui seront en mesure de dénoncer les abus et de se poster en chien de garde de la démocratie dans de nombreux pays. Andrea Torres Hermoza, venue présenter le projet Un techo para mi pais qui œuvre avec les communautés marginalisées par la pauvreté dans 19 pays d’Amérique latine, plaçait la communication au centre de leurs actions :

« We try to make their voices powerful, to create an open dialog. »

Même message avec Wilna Quarmyne de la Ghana Community Radio Network, lorsqu’elle cite une femme qu’elle a côtoyé dans son travail :

« Poverty is voiceless »

Car parler c’est exister. C’est s’affirmer comme acteur de la société civile, comme partie-prenante du monde :

« Voice is identity. Voice is community. Voice is well-being.»

La question de la voix dans la création de l’identité et surtout dans l’affirmation de celle-ci, autant comme individus que comme communautés, est primordiale, tous s’entendent pour le dire. Il faut donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, inclure les exclus du dialogue.

Mais qui écoute dans cette grande cacophonie?

On a bien questionné la voix. Et la nécessité de s’affirmer, de dire, de crier, s’il le faut. Dès lors, le pas de plus, c’est d’écouter. Car lorsqu’on aura tous une voix, il nous manquera encore les oreilles.

En témoigneront les Indignés d’Espagne, les manifestants de Grèce, les déplacés du Paraguay, les opprimés des mines de RDC, les réfugiés de Palestine, les victimes du 11 septembre (toutes les victimes)…

Entre autres.

Jean-Pascal Bilodeau

Catégories : Efficacité du développement

Les ONG religieuses aussi comptent…

La religion au pluriel est aussi une partie de la vie des citoyens du monde et en tant que telle, elle se doit de contribuer à la résolution des difficultés vécues par la communauté entière, adhérente ou non. Voila ce qui ressort de cet échange sur la participation des ONG basées sur la foi dans la prise de décision et la transformation sociale à l’échelle mondiale, au cours de l’Assemblée Mondiale CIVICUS 2011.

Les ONG Religieuses ne veulent pas dire qu’elles sont plus efficaces, mais juste qu’elles s’appuient sur l’angle de la foi pour agir. Voir www.aocerb.org et www.unaoc.org.

Pourquoi la religion est-elle importante? C’est important juste parce que chacun se considère religieux et ils y trouvent leur identité. Pour ce faire, les Organisations internationales ont admis dans les structures la place des OSC basées sur la foi pour que tous les points de vue soient pris en compte dans les solutions élaborées. Depuis le 11 septembre 2001, une plus grande attention est accordée aux OSC basées sur la foi plus que par le passé. Toutefois, il faut faire remarquer que “les guerres avec fondement religieux ont fait moins de victimes que celle sans fondement religieux”.

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