Cet espace se veut un lieu de brassage d’idées sur les nouvelles technologies. Son objectif est de participer au développement d’un esprit critique face aux TIC et d’y faire découvrir les nouveautés citoyennes.
N’oubliez pas d’éteindre vos lumières ce samedi de 20h30 à 21h30, c’est l’heure pour la Terre (Earth Hour). Vous n’êtes pas obligés de vous limiter aux lumières, éteignez aussi ordinateurs, télévisions et bidules électroniques, le temps de revenir un court instant au calme paisible de la noirceur et de l’absence d’ondes électromagnétiques, mais aussi pour vraiment arrêter votre consommation d’énergie. Avouez qu’un heure dans l’année c’est loin d’être assez, mais ce geste symbolique n’est quand même pas complètement banal et a un fort impact visuel.
Documentariste Rob Spence, originaire de Toronto, relève actuellement un défi extraordinaire: tourner un film entièrement du point de vue de la première personne. Pas grande chose, dites-vous? Peut-être, mais si la caméra était installé dans la tête du jeune cinéaste?
Un accident de chasse avait ôté à M. Spence l’utilisation de son oeil droit à l’âge de 13 ans. Depuis ce temps-là il porte un oeil factice à sa place. 20 ans plus tard, en fixant la lentille de la caméra minuscule sur son cellulaire, il a eu une idée digne de L’homme qui valait trois milliards : d’en faire une prosthèse oculaire, transformant ainsi son handicap en atout incroyable. S’inspirant des notions similaires déjà abordées par William Gibson dans Neuromancer ou Bertrand Tavernier dans La Mort en Direct, il est en train de développer, en collaboration avec plusieurs scientifiques et ingénieurs, un appareil qui sera capable à la fois de résister à l’humidité à l’intérieur de la cavité orbitale et de diffuser un signal sans-fil vers une unité d’enregistrement.
Il prévoit commencer le tournage de son premier film, Eye 4 An Eye, dès qu’un prototype fonctionnel sera terminé. Le film sera aussi une co-production de L’ONF. Selon M. Spence:
« Je veux explorer à quel point nous vivons comme des somnambules dans une société de surveillance à la Orwell. Dans le film, je deviens un virus media nommé Little Brother qui ferait un voyage cybernétique à partir, littéralement, de mon point de vue. De cette manière, je peux humoristiquement et visiblement (jeu de mots intentionnel) montrer comment la vidéo et l’humanité s’entrecroisent. Et comment nous devrions penser davantage à notre vie privée. Tout le propos de mon film est de faire réfléchir sur la manière dont notre vie privée est constamment menacée par des gens et des institutions beaucoup plus nuisibles que moi. Si ce projet les amène à réfléchir sur les deux cents fois où ils sont enregistrés sur bande-vidéo chaque jour, alors j’aurai fait mon boulot. Je pense que l’intérêt du film repose aussi sur le fait que nous avons bien plus peur d’un documentariste bionique de centre gauche que d’un Etat ou d’entreprises qui tentent d’envahir notre vie privée tout le temps. »
C’est encore à voir si ce projet nous ouvrira vraiment les yeux à ce sujet…ou si il fera de son auteur un genre de panoptique vivant?
Le Sénat Canadien a débattu plus tôt cette semaine d’un projet de loi, lors d’une deuxième lecture en chambre. La loi S-210 propose la création d’une Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme. Bien qu’une plus grande sensibilisation du public soit impérative, le langage utilisé par les sénateurs révèle qu’eux-même auraient besoin d’un peu plus de sensibilisation à l’égard de la politique actuelle ainsi qu’à la réalité de la communauté autistique.
Ce n’est pas tout le monde qui estime que les caractéristiques propres au spectre des fonctionalités neurologiques diverses, que le monde médical a désigné sous le terme autisme, soit une maladie qui doit être éliminée. Mais selon la rhétorique du Senator Keon, “il faut ensuite l’éradiquer [l'autisme], comme nous avons éradiqué la variole et la polio.”
Imaginez les effets d’un telle déclaration chez une personne dont l’autisme fait partie intégrante de son identité. Pour une portion de la population autistique qui devient de plus en plus présente et qui se fait de plus en plus entendre (spécifiquement sur l’Internet, voir Autism Self-Advocacy Network ), l’autisme est une composante de leur vie qu’ils ont acceptée. Ils écartent l’idée qu’il est de la responsbilité des professionels ou de l’État de décider de ce qui est dans leurs propre intêret.
Non, je vous rassure tout de suite, Internet n’est pas sous la menace de zombies, loups-garous ou autres extra-terrestres… en fait, c’est plutôt des grandes compagnies de télécommunications qu’il faudrait se méfier, compagnies qui semblent mettre en péril la neutralité de notre réseau.
En effet, la neutralité d’Internet est menacée par les intérêts des grandes compagnies de télécommunications qui s’adonnent à des pratiques de gestion du trafic Internet, comme par exemple le contrôle de la bande passante ou le blocage/ralentissement de certains sites Internet, services et applications par rapport à d’autres.
Les cas les plus cités en exemple:
::: Les compagnies Bell et Rogers qui ont admis ouvertement réduire l’usage des échanges de fichiers pair-à-pair. :::
::: En 2005, durant la grève de ses employés, la compagnie Telus bloque l’accès au site syndical des employés, Voices for Change, ainsi qu’à au moins 766 autres sites. :::
Quelques vidéos à voir sur la question de la neutralité:
Pour en savoir plus sur la question et pour se renseigner sur les moyens d’action, on visite le site de la coalition canadienne SaveOurNet qui promeut la protection de l’accès juste et égalitaire à notre Internet: http://saveournet.ca/.
Quel est le lien entre eau potable et technologies de l’information et de la communication (TIC)? À la première réflexion, l’idée ne nous vient pas nécessairement que la production de ce type de matériel ainsi que les déchets qui en sont issus peuvent gaspiller et polluer l’eau.
Or une bonne raison de ne pas envoyer un ordinateur à la poubelle, est l’énorme coût de production et d’élimination qui lui est associé. Un ordinateur nécessite 1500 litres d’eau (surtout dans les procédés d’extraction des métaux dont il est formé) et 22 kg de produits chimiques dans sa conception. Ces produits chimiques regroupent une soixantaine de substances nocives : solvants, acides, produits caustiques, c’est-à-dire qui sont capables de détruire les tissus vivants par réaction chimique (brûlures, enflures, asphyxie, etc). Tous ces produits deviennent une véritable soupe toxique lorsqu’ils se mélangent à l’eau. La production et la mise aux ordures d’un ordinateur contribuent donc grandement à l’épuisement des nappes phréatiques, et à leur contamination, ainsi qu’à la contamination de nombreux milieux de vie et êtres vivants, et particulièrement ceux des milieux aquatiques.
“J’ai trouvé des écureuils!!!” crie un enfant en balade sur le Mont-Royal à 14H40, le 18 juin 2008… moi, j’ai été charmée!
Voilà un son que vous pourrez entendre sur le site Carte sonographique de Montréal, de l’Association des Étudiants en Électroacoustique de Concordia.
“L’objectif visé par la création de la carte sonographique de Montréal est de concrétiser une collection des sons enregistrés à la grandeur de l’ile. Il s’agit d’un projet évolutif et continu permettant le partage et l’addition de nouveaux fichiers sonores.”
C’était hier, le 12 mars, la journée mondiale contre la cybercensure, et hier aussi que l’organisme Reporters sans frontière rendait public un rapport intitulé Les ennemis d’Internet ou il fait état de la censure Internet dans 22 pays…
Big brother’s watching. En effet, Google a de plus en plus le monopole non seulement de l’accès à l’information, mais de l’information elle-même. L’entreprise californienne ne cesse de développer de nouvelles applications qui tendent à couvrir toutes les sphères de votre existence. Google a des données sur vos recherches bien entendu, mais ne s’arrête pas là, il en a aussi sur vos réseaux sociaux, vos opinions , votre agenda, votre santé, vos messages (courriel), ce qu’il y a sur votre ordinateur et même… le son de votre voix.
C’est ce que révèle le site e-Justice Blog dans un billet publié cette semaine et intitulé 25 Surprising Things That Google Knows About You. Il s’agit, comme son titre l’indique, d’une liste des 25 choses que Google sait à votre sujet si vous êtes un fan de leurs applications. En voici quelques unes:
Ah oui pour trouver ces images, j’ai fait une recherche Google
Plus vous utilisez les services “gratuits” offerts par Google, plus vous concentrez vos informations entre les mains de la même entreprise. Pensez y! Bip.
Les 5,6 et 7 juin prochain aura lieu le 5e sommet citoyen de Montréal, un forum social ouvert à tous. En prévision de ce sommet, les organisateurs ont mis en ligne un questionnaire où vous pouvez vous exprimer sur la ville dont vous rêvez.
Les trois questions auxquelles vous êtes invités à répondre:
Comment imaginez-vous ‘La ville que nous voulons’?
Quelles actions sont nécessaires à la réalisation de cette vision?
Quels gestes êtes-vous prêt à poser par vous-même ou avec d’autres afin d’aider à la réalisation de cette vision?
Comme de plus en plus de questionnaires, consultations, pétitions et autre moyens d’expression citoyenne, c’est en ligne que ça se passe. L’initiative est intéressante. Les questions laissent place à la libre expression des idées et même à l’implication, un aspect souvent oublié lors des consultations populaires, mais qui est fondamental dans la définition du citoyen.
Le web semble vraiment la méthode la plus efficace pour rejoindre l’internaute citoyen. Je précise l’internaute citoyen, car tous les citoyens ne sont pas internautes. Pas encore…
Des collègues de travail m’ont fait découvrir ces deux sites qui brodent autour de facebook. Dérision ou véritable phénomène? Sans doute un peu des deux. Comme quoi ce site de réseautage ne laisse personne indifférent. On s’en débarrasse complètement ou on le pousse à l’extrême?
Facecorette, pour combattre graduellement sa dépendance à facebook.
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Passionnée autant de culture, qu'elle soit numérique ou non, d’environnement que de sociologie, Marie-Ève n’arrive pas toujours à se brancher mais demeure toujours connectée.
Ex-blogueuse. Curieuse avec une grande ouverture à l'autre, Nicole cherche toujours à analyser les comportements d'individus vivant en société, afin de mieux comprendre le pourquoi des choses.
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Ex-blogueuse. Que ce soit à Montréal ou de l'autre côté de la planète, elle veut faire connaître les histoires qui l'émeuvent et les gens qui la fascinent.
Karine s'intéresse notamment à l'utilisation des médias communautaires et des nouveaux médias comme outil de transformation sociale. Derrière son écran ou un micro, elle observe l'état du monde et s'obstine à rêver de paix et de justice pour tous.