Cet espace se veut un lieu de brassage d’idées sur les nouvelles technologies. Son objectif est de participer au développement d’un esprit critique face aux TIC et d’y faire découvrir les nouveautés citoyennes.
Oui oui, ça se peut, ou presque. Du moins c’est le défi que se sont lancés un couple de Vancouver et leur colocataire. Depuis le 1er juillet 2008, ils ont décidé de ne plus rien jeter, de consommer sans produire de déchet et de ne plus acheter de biens matériels.
Je souhaite donc vous faire découvrir cette initiative hors du commun et le blogue qu’elle a engendré: Clean bin project.
Une réflexion vraiment “tripante” sur notre société de consommation et surtout sur trois individus qui ont décidé d’aller à contre courant pour prouver que c’est possible de se passer de bien des choses que nous considérons essentielles, et de leur emballage et sur-emballage et sur-sur emballage, bref vous voyez le portrait.
Saviez vous que l’Iran est l’un des pays qui compte le plus de blogueurs, il arrive en effet au 3e rang en terme de nombre de blogs. Les blogs jouent d’ailleurs un rôle important dans la crise actuelle, permettant aux opposants de faire entendre leur voix au delà des frontières et de relater ce qui se passe sur place. La démocratie reprend ainsi un peu de force. Cela ne plait pas aux autorités iraniennes qui ont bloqué l’accès à plusieurs sites internet d’opposants et à certains sites sociaux tels Facebook, Twitter et YouTube il y a quelques jours. En début de semaine, les termes élection et Iran arrivaient en tête des expressions les plus utilisées par les blogueurs sur Twitter. Les manifestations, et la révolution, sont autant sinon plus présentes sur le web que dans la rue.
Les blogs étaient déjà très présents avant l’élection contestée, mais cette dernière les mets en lumière et leur donne un poids politique qui va au delà du besoin d’expression d’une population muselée.
Pour faire suite à mon thème de la semaine, voici un petite vidéo qui résume bien les grandes lignes de la loi française pour lutter contre le téléchargement illégal, loi qui je le rappelle vient de subir un revers pour plusieurs raisons évoquées dans cette vidéo. Je trouve aussi ce montage intéressant car il présente une alternative souvent mise de l’avant: La licence globale. Bon visionnement.
Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet ) n’en est pas à un rebondissement près. Cette semaine en a été particulièrement riche. Après avoir été proposée, contestée, adoptée, décriée de part et d’autre, voici la loi en partie censurée par le conseil constitutionnel français.
La loi n’aura pas vécu longtemps sous sa forme originale. À peine est-elle adoptée qu’elle est déjà sur le respirateur artificiel se voyant amputée de son élément principal, soit la sanction par la coupure d’Internet. Cette sanction ne pourra du moins pas être appliquée par l’hadopi, mais un juge pourrait le faire.
Les points qui posent problème sont les suivants:
La présomption d’innocence: la personne accusée par la loi devait en effet prouver son innocence plutôt que le contraire. Donc si quelqu’un utilise sans mon accord ou détourne ma connexion pour télécharger ou partager illégalement, je dois prouver que ce n’est pas moi qui ais commis l’infraction. Si on utilise ma connexion à mon insu, alors quel moyen ai-je pour me défendre?
Le droit à la communication (inscrit dans la déclaration des droits de l’homme): la coupure d’Internet prévue dans la loi est en effet contraire à ce droit. On ne badine pas avec les droits de l’homme. Si on entre sur ce terrain, on risque de créer un précédent dangereux.
Pour le moment, il semble que le parlement veuille aller de l’avant avec cette loi censurée et conserver les éléments préventifs. Les internautes recevraient donc les avertissements, mais sans risque de se voir déconnectés immédiatement après le deuxième. Les anti-hadopi crient à la victoire, mais l’idée demeure bien enracinée.
Vous en avez sans doute entendu parler: la fameuse loi Hadopi qui vise à lutter contre le piratage sur le web à été adoptée par le parlement français il y a quelques semaines. J’en ai entendu parler à plusieurs reprises, mais je n’arrive toujours pas à bien saisir l’ensemble des enjeux que cette loi soulève. Je vous propose donc cette semaine une série de billets sur le sujet.
Il s’agit de la première loi du genre à aller aussi loin et son entrée en vigueur pourrait faire en sorte que d’autres pays emboîtent le pas. Je fais donc ici l’exercice de décortiquer cette loi afin de mieux la comprendre, mais aussi mieux la juger. J’ai lu sur Branchez vous que Les députés du Parti socialiste (PS) ont déposé un recours pour dénoncer le caractère inconstitutionnel de la loi antipiratage récemment adoptée par le gouvernement français de Nicolas Sarkozy.
Il semble en effet que les groupes ayant un attachement à la gauche (je sais que c’est simpliste, mais on comprend vite ce que je veux dire) soient en désaccord avec cette nouvelle loi. Étant du milieu communautaire, et surtout étant pour l’égalité, la justice sociale, et la démocratie j’imagine que c’est cet argument qui me rejoindra, mais je tiens tout de même à y regarder de plus près, car je suis tout aussi en faveur des droits des artistes à protéger leurs créations. Comme ce sujet est très dense et complexe, je me contenterai dans ce billet de définir la loi et de relever les arguments en faveur et en défaveur. Je reviendrai dans un autre billet sur les conséquences et enjeux plus profonds que je commence à peine à effleurer.
Selon Wikipedia, cette loi se traduit comme suit. Il est à noter que le site prend la peine de nous avertir avant la lecture de l’article que cet article provoque une controverse de neutralité.
La loi Hadopi ou la loi Création et Internet (ou LCI), [N 1], ou plus formellement : loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet, connue aussi sous le terme de « riposte graduée », est une loi française qui concerne principalement la lutte contre les modes d’échanges illégaux des œuvres par Internet. Cette loi a aussi été appelée loi Olivennes, du nom de l’auteur du rapport dont elle s’inspire.
Dans les grandes lignes, cette loi :
* crée une autorité publique indépendante, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).
* instaure une sanction administrative punissant spécifiquement le défaut de surveillance de son accès Internet contre l’utilisation par un tiers a des fins de diffusion d’une œuvre auprès du public sans l’accord des ayant-droit (obligation créée par la loi DADVSI mais alors non assortie de sanctions).
* met en œuvre ces sanctions selon la méthode de la « réponse graduée » : un courriel d’avertissement en guise de premier rappel à la loi, puis un courrier d’avertissement par lettre recommandée, et la coupure de la connexion Internet en dernier ressort.
* fait de cette autorité un intermédiaire entre l’ayant droit, chargé de fournir les adresses IP des abonnés suspectés d’avoir manqué à l’obligation de surveillance et le fournisseur d’accès à Internet, chargé d’identifier les abonnés et de procéder in fine à la coupure de leur accès Internet.
J’ai entendu dire à plusieurs reprises que les logiciels libres participaient au développement durable. Ah bon, me suis-je dit. Le lien entre les deux ne me semblait pas évident, bien que je sois déjà sensibilisée aux nombreux avantages du libre. On parle bien de logiciel et non de matériel, en quoi un logiciel est plus vert et durable qu’un autre??? Après quelques recherches, voici quelques réponses.
D’abord il faut se rappeler que le développement durable est la synergie entre trois domaines, soit économique, social et environnemental. Il ne s’agit donc pas uniquement de logiciels “écologiques”, il s’agit de logiciels qui intègrent ces trois sphères dans leur développement.
Voici les arguments trouvés sur le web et exprimés par des défenseurs du libre:
Le logiciel libre augmente la durée de vie du matériel (j’en reparlerai plus bas)
Son coût réduit permet un accès à une fraction plus large de la population
Son orientation non-commerciale permet le développement d’initiative vitale mais pour lesquelles l’argent fait défaut
La disponibilité d’outils informatiques stimule la communication en ligne et le partage des idées
L’ouverture du système favorise sa maîtrise par les segments mieux formés de la population
Ces solutions adaptées peuvent être facilement déployées sur différents sites ou dans différents pays, donc un avantage considérable pour les pays dits “en développement”
Voici maintenant ce que j’ai constaté après une analyse de mes propres pratiques. Il y a, de façon assez généralisée, une version logiciel libre adaptée aux vieux systèmes informatiques, contrairement à de nombreux logiciels propriétaires qui cessent tout simplement de rendre disponibles les versions qui fonctionnent sur d’anciens modèles. Cette tactique marketing oblige donc les consommateurs à changer leur matériel uniquement pour s’adapter aux nouvelles exigences logicielles créées par les compagnies informatiques. Je ne dis pas que c’est la seule raison pour laquelle on achète du nouveau matériel, mais ça n’aide certainement pas à freiner la consommation. Les logiciels libres peuvent donc permettre d’augmenter la durée de vie du matériel, comme indiqué plus haut.
Les applications libres sont souvent plus légères, elles utilisent une plus petite quantité de ressources de l’ordinateur. Cela se traduit pas une diminution de l’énergie nécessaire à l’ordinateur pour faire rouler ces logiciels. Faites le test: combien de logiciels libres pouvez-vous installer sur un système Linux et combien pouvez vous en installer qui sont propriétaires sur Windows Vista (par exemple) avec la même quantité d’espace sur votre disque dur? Le résultat est, je vous l’assure, étonnant.
Je vous laisse sur cette sage réflexion: Si les versions successives des logiciels ne demandaient pas systématiquement beaucoup plus de puissance, plus de mémoire, cela n’obligerait pas à renouveler tous les deux ou trois ans le matériel qui permet de les faire tourner. Et l’on retrouverait ainsi moins de machines obsolètes, polluantes, dans la nature. (Emmanuelle Delsol, Green IT)
Dans le Wall Street Journal On-line de samedi, on pouvait lire un article sur les sans abris connectés aux États-Unis. L’accès public à Internet, dans les foyers pour personnes itinérantes par exemple, prend ici tout son sens. Cet accès leur ouvre les portes (ou plutôt les fils réseaux) de cet univers qui à priori ne leur semble pas dédié. Et c’est étonnant de voir à quel point le web leur permet de prendre leur place dans une société qui en général les cache plus que les intègre. Réseaux sociaux, courriel, chat, forum, blog, les différents moyens de communication qu’offre Internet les connecte à la société dans laquelle ils vivent et inversement, connecte aussi la société à eux, à leur réalité.
On the Street and On Facebook: The Homeless Stay Wired
Au Canada, nous avons Homeless Nation, une plateforme dédiée à la communauté itinérante, un lieu d’expression ouvert à tous qui donne la parole aux gens de la rue. Parce que personne ne doit être laissé sur le bas-côté de l’autoroute numérique. Un site à découvrir!
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Passionnée autant de culture, qu'elle soit numérique ou non, d’environnement que de sociologie, Marie-Ève n’arrive pas toujours à se brancher mais demeure toujours connectée.
Ex-blogueuse. Curieuse avec une grande ouverture à l'autre, Nicole cherche toujours à analyser les comportements d'individus vivant en société, afin de mieux comprendre le pourquoi des choses.
Mayckoll est un passionné d'informatique, de logiciels libres et d'environnement. En d'autres mots, un G.G.L. (Green Geek Libre) version béta, car il est en constante évolution.
Ex-blogueuse. Que ce soit à Montréal ou de l'autre côté de la planète, elle veut faire connaître les histoires qui l'émeuvent et les gens qui la fascinent.
Karine s'intéresse notamment à l'utilisation des médias communautaires et des nouveaux médias comme outil de transformation sociale. Derrière son écran ou un micro, elle observe l'état du monde et s'obstine à rêver de paix et de justice pour tous.