Cet espace se veut un lieu de brassage d’idées sur les nouvelles technologies. Son objectif est de participer au développement d’un esprit critique face aux TIC et d’y faire découvrir les nouveautés citoyennes.
À l’heure où tout un chacun peut avoir voix au chapitre, publier et même créer de l’information, où l’expression convergence des médias est un euphémisme, il me semble important de rappeler que le journalisme est un métier en soit et qu’il comporte un certain nombre d’énoncés qui lui assure une éthique dans la pratique de ses activités.
De nous le rappeler, c’est la mission de l’Ethical Journalism Initiative, lancée par la Fédération Internationale des journalistes. Un site que je vous invite à découvrir si le journalisme vous intéresse.
Je suis tout à fait pour le journalisme citoyen et tout ce qu’il peut apporter comme ouverture et couverture de l’actualité. Ce site (Parole citoyenne) en est la preuve. Vous aurez deviné que je suis beaucoup moins pour la convergence, encore là c’est un euphémisme. Mais dans tous les cas le micro et le clavier viennent avec certaines responsabilités. Par exemple de vérifier la source de l’information et de laisser savoir à quel moment on parle en notre nom et à quel moment on énonce des faits vérifiés. L’indépendance du journaliste d’influence politique ou commerciale devrait être assurée ou sinon être clairement mentionnée comme étant… de la publicité. Le journaliste qu’il soit citoyen ou professionnel devrait se baser sur un certain nombre de valeurs communes. On peut parler de vieilles valeurs, mais c’est pas nécessairement pas ce que c’est vieux que c’est à rejeter. Les “vieilles valeurs” ont un rôle à jouer dans une société, même celle qui est en permanence connectée.
Vous ne serez peut-être pas d’accord et vous avez le droit de l’exprimer, car la valeur fondamentale du journalisme est justement la liberté d’expression.
C’est loin d’une conversation passionnante, mais la communauté de rechercheurs et ingénieurs chez Laboratoires Mozilla sont en train de développer une module Web qui te permettra de ‘parler’ à ton navigateur pour effectuer certaines commandes avec une langage et grammaire plus intuitive. Le projet, nommé Ubiquity, vise à étendre la fonctionnalité du navigateur à travers une interface linguistique “naturelle” pour effectivement personnaliser et contrôler davantage l’échange et l’intégration des informations en temps réel. L’ironie: le module (encore en alpha) n’est disponible qu’en anglais pour le moment, mais des tentatives de localization en d’autres langues ont déjà été déclenchées.
La Régie du cinéma a publié récemment un guide pour accompagner les enfants confrontés aux images médiatiques et aux contenus cinématographiques, télévisuels et autres. Mon enfant devant l’écran a pour objectif d’outiller les parents face à la multiplication des images sur différents médiums auxquelles sont sans cesse exposés les enfants.
Jusqu’à récemment, les films étaient cotés par groupe d’âge et les contenus inadéquats qu’ils contiennent étaient clairement indiqués sur la pochette. À la télévision, les émissions visant un public plus âgé étaient placées plus tard dans la grille horaire et les avertissements sur leur contenu répétés à chaque pause publicitaire. Avec l’arrivée d’Internet et de ses multiples moyens de transmission, tout contenu est accessible 24 heures sur 24 et il manque de classification pour guider les parents qui n’ont plus le contrôle sur le contenu qui entre dans la maison. Le fil réseau est connecté aux monde, à ce qu’il a de meilleure et de pire. Une section du guide est même consacrée au phénomène YouTube et à ce que la régie qualifie de monde de la démesure: plus de 100 millions de vidéos y circulent quotidiennement et le site reçoit un milliard de clics par jour.
Non, je vous rassure tout de suite, Internet n’est pas sous la menace de zombies, loups-garous ou autres extra-terrestres… en fait, c’est plutôt des grandes compagnies de télécommunications qu’il faudrait se méfier, compagnies qui semblent mettre en péril la neutralité de notre réseau.
En effet, la neutralité d’Internet est menacée par les intérêts des grandes compagnies de télécommunications qui s’adonnent à des pratiques de gestion du trafic Internet, comme par exemple le contrôle de la bande passante ou le blocage/ralentissement de certains sites Internet, services et applications par rapport à d’autres.
Les cas les plus cités en exemple:
::: Les compagnies Bell et Rogers qui ont admis ouvertement réduire l’usage des échanges de fichiers pair-à-pair. :::
::: En 2005, durant la grève de ses employés, la compagnie Telus bloque l’accès au site syndical des employés, Voices for Change, ainsi qu’à au moins 766 autres sites. :::
Quelques vidéos à voir sur la question de la neutralité:
Pour en savoir plus sur la question et pour se renseigner sur les moyens d’action, on visite le site de la coalition canadienne SaveOurNet qui promeut la protection de l’accès juste et égalitaire à notre Internet: http://saveournet.ca/.
C’est ici même à Montréal que se loge la SAT, Société des arts technologiques, situé au 1195 rue St-Laurent tout près de Ste-Catherine. Il s’agit d’un lieu de production, de recherche et de création dans le domaine des technologies numériques. C’est ici que se rejoignent professionnels et artistes de divers secteurs (communication, génie, spectacle, jeux, cinéma…) afin de discuter des enjeux lié aux technologies et pour créer de nouvelles idées innovatrice. Centre de recherche et lieu de diffusion le SAT s’allie tant avec les instituts d’études supérieurs qu’avec les producteurs de spectacle et de production.
Dans la SATexposition vous trouverez des chefs d’oeuvre inspirés de la technologie, autant interactifs que créatifs. L’Espace SAT offre une programmation diverse de conférences et de mises en scène musicales et artistiques. La SAT offre aussi diverses formations en production musicale et DJ-ing, en vidéo et infographique, en environnement immersif, en conférences spécialisées et plusieurs autres. Un camp de jour y est aussi offert pour les jeunes de 12-17 ans.
Grâce à un reportage à l’émission Une heure sur Terre à Radio-Canada, j’ai appris qu’il existe des logiciels pour permettre aux internautes de partout sur la planète de naviguer sur le Web en contournant les censures opérés par certains gouvernements. Plus de 25 pays pratiquent la censure sur Internet.
Le groupe Citizen Lab, basé à Toronto, fait de la recherche pour combattre la militarisation de l’Internet et propose des solutions pour permettre d’accéder à des sites bloqués ou de publier du contenu censuré afin que les citoyens puissent exercer leurs droits à l’information et à la libre expression.
Les solutions sont techniques (utiliser l’Internet d’une tierce personne se situant hors du pays où s’opère la censure, par exemple) et ne sont pas à l’épreuve de tout risque, mais prouvent toutefois que la volonté et la collaboration citoyenne peuvent vaincre, ou du moins contourner, certains régimes répressifs. Je trouve ça encourageant!
J’utilise Internet pour m’informer, pour communiquer, pour enrichir ma culture, pour m’ouvrir sur le monde… mais j’adore aussi l’utiliser pour me divertir, grâce entre autres à des sites déjantés comme bio-bak.
Bien que le continent africain représente que 2% des internautes dans le monde, une nouvelle initiative a été prise en charge par Erik Hersman et David Kobia, deux américains originaires du Kenya et du Soudan, permettant ainsi d’utiliser les textos (SMS) et Internet afin témoigner et dénoncer les conflits politiques. Les habitants peuvent ainsi envoyer une alerte par messagerie texte et ce message sera ainsi affiché sur le site Ushahidi.
Cet espace se veut un lieu de brassage d’idées sur les nouvelles technologies. Son objectif est de participer au développement d’un esprit critique face aux TIC et d’y faire découvrir les nouveautés citoyennes.
Passionnée autant de culture, qu'elle soit numérique ou non, d’environnement que de sociologie, Marie-Ève n’arrive pas toujours à se brancher mais demeure toujours connectée.
Ex-blogueuse. Curieuse avec une grande ouverture à l'autre, Nicole cherche toujours à analyser les comportements d'individus vivant en société, afin de mieux comprendre le pourquoi des choses.
Mayckoll est un passionné d'informatique, de logiciels libres et d'environnement. En d'autres mots, un G.G.L. (Green Geek Libre) version béta, car il est en constante évolution.
Karine s'intéresse notamment à l'utilisation des médias communautaires et des nouveaux médias comme outil de transformation sociale. Derrière son écran ou un micro, elle observe l'état du monde et s'obstine à rêver de paix et de justice pour tous.