Cet espace se veut un lieu de brassage d’idées sur les nouvelles technologies. Son objectif est de participer au développement d’un esprit critique face aux TIC et d’y faire découvrir les nouveautés citoyennes.
Il y a eu l’élaboration d’un plan numérique pour le Québec, il y a maintenant le plan pour Montréal. À l’approche des élections, Communautique demande aux citoyens montréalais de se prononcer sur plusieurs questions en lien avec l’inclusion numérique sur l’île. Les grandes questions abordées sont la formation, la vie démocratique municipale, l’infrastructure du réseau, la standardisation, la législation et la régulation ainsi que l’économie à l’ère de l’information et des communications.
Vous êtes invités à réagir sur le forum à l’adresse suivante:
On attend sous peu la sortie officielle du dictionnaire Franqus, un dictionnaire d’abord électronique des usages standards du français au Québec. Car malgré la mondialisation et le caractère global du Net, les particularités locales demeurent, doivent être documentées et trouver leur place sur la toile comme dans la vie. À ajouter dans vos favoris pour guetter son arrivée. Vous pouvez aussi vous inscrire pour participer à l’évaluation de la version BÊTA.
<
Un dictionnaire du français standard en usage au Québec
Le projet s’inscrit dans le cadre des travaux du Centre d’analyse et de traitement informatique du français québécois (CATIFQ), et plus particulièrement du groupe de recherche FRANQUS (Français Québécois : Usage Standard) de l’Université de Sherbrooke, responsable du projet « Le français standard en usage au Québec : Nomenclatures, description et application dans les technologies de l’information et de la communication ».
L’essentiel des travaux du projet consiste à recenser et à décrire le français contemporain d’usage public, représentatif de l’activité sociale, culturelle, économique, politique et scientifique au Québec, incluant le vocabulaire que nous partageons avec l’ensemble de la francophonie.
Ce dictionnaire comportera environ 50 000 mots traités. Lorsque toutes les étapes du projet seront complétées, le dictionnaire sera disponible en versions imprimée et électroniques (cédérom et en ligne). Cet ouvrage est en outre essentiel au développement des logiciels de correction orthographique, de dictée et de navigation vocales et autres logiciels de traitement de l’information textuelle. Le dictionnaire s’adressera à un public qui a besoin de consulter un dictionnaire de langue, notamment pour le décodage du français standard en usage au Québec.
Ce projet peut enfin donner lieu à d’importants transferts technologiques dans le domaine des industries de la langue.
Selon Danah Boyd, auteure du texte ci-dessous, il est utopique de croire qu’Internet est égalitaire et démocratique. Opinion que je partage. Ce nouvel espace n’est autre que le reflet de la société dans laquelle nous vivons, même s’il change la façon dont nous interagissons, il ne change pas l’essence même de la société et des luttes qui la sous-tendent.
Après une année de recherche auprès d’adolescents américains concernant leur préférence et leur utilisation des réseaux sociaux, elle en est venue à la conclusion que les utilisateurs de Facebook étaient de classe plus aisée que ceux de Myspace et qu’une véritable lutte de classe existait entre les utilisateurs des deux réseaux sociaux.
Voici quelques extraits de son discours (désolée, en anglais seulement).
I want to ask a favor here today. I want you to step away from the
technohyperbole for just a moment and think about issues of inequality and
social stratification with me. I want you to think about the ways in which
technology is not equally available or equally transformative. For decades, we’ve assumed that inequality in relation to technologyhas
everything to do with “access” and that if we fix the access problem, all
will be fine. This is the grand narrative of concepts like the “digital
divide.”
Bien que la fracture numérique soit loin d’être réglée, la question de la démocration numérique ne devrait pas se limiter au problème de l’Accès à Internet. Il faut voir que l’enjeu est beaucoup plus large.
Yet, increasingly, we’re seeing people with similar levels of access engage
in fundamentally different ways. And we’re seeing a social media landscape
where participation “choice” leads to a digital reproduction of social
divisions. This is most salient in the States, which is intentionally the
focus of my talk here today.
Internet est un nouveau média qui reproduit les divisions sociales. Toutcomme le choix de lire tel journal plutôt qu’un autre, de regarder ou écouter tel poste plutôt que tel autre fait en sorte que chaque média à un public cible que l’on peut généraliser par sa classe sociale. La question de la participation n’efface pas cette division.
Facebook vs MySpace
As adults began engaging with Facebook, another twist emerged around
perceived maturity. One thing to keep in mind … there’s plenty of
documentation about how teenagers from wealthier, more-educated backgrounds
are more willing to participate in environments alongside adults than those
from poorer backgrounds.
Je vous invite à lire le texte complet. Alors êtes-vous plus Facebook ou plus MySpace?
Un site à découvrir pour sortir des petites guerres de candidats et revenir aux enjeux de base. Une vision locale et communautaire de la campagne qui reconnecte à la réalité montréalaise.
Arrondissement.com, CIBL Radio-Montréal et le Journal L’Itinéraire vous présente le site web electionsmontreal2009.com. Cette initiative, qui est une première québécoise, est le résultat d’une collaboration entre trois médias fort impliqués dans leur communauté. Non-partisane, cette plateforme médiatique se veut d’abord un instrument d’information pour les Montréalais au sujet de l’actualité électorale. Il est à noter que le contenu de ce site est évolutif et que les sections seront bonifiées quotidiennement.
Pour que les citoyens fassent un choix éclairé le 1er novembre prochain, nous leurs offrons un lieu où ils pourront recueillir toutes les informations utiles à leur prise de décision. Des nouvelles quotidiennes aux biographies des candidats, des forums de discussions sur des enjeux précis aux communiqués de presse des partis, des blogues des citoyens aux portraits des arrondissements.
Durant mon séjour en France cet été, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’Association Défis, basée à Lanester en Bretagne. L’Asso, qui a à peine plus d’un an, agit selon deux approches :
celle infrastructurelle en palliant les déficits d’équipement et en facilitant l’accès au réseau pour tous. Une baisse des prix et des coûts de connexion apparaissent aux tenants de cette approche comme la condition quasi-suffisante à la résorption de l’e-exclusion.
la seconde dans laquelle on s’engouffre parce qu’elle nous apparaît à l’évidence comme la plus essentielle est celle des processus d’appropriation de la technologie et de la découverte des usages. Il existe un immense besoin de formation et d’information sur les techniques nécessaires à une utilisation pérenne d’Internet et de l’informatique en général.
Plusieurs activités sont mises en oeuvre par l’organisation. L’une d’elles consiste à revaloriser du matériel informatique qui est ensuite prêté gratuitement aux personnes qui n’en possèdent pas et qui n’ont pas les moyens de s’en procurer. L’organisation travaille aussi à offrir aux habitants des HLM des connexions Internet à très bas prix. Des formation de base en informatique sont offertes, et surtout, elle cherche à donner à la population démunie du secteur une voix sur le web. Le webzine Ze News est l’un de ces exemples.
L’ensemble de leurs activités se font avec des logiciels libres. L’appropriation de ces logiciels est d’aileurs très en avance dans cette région de la France. C’est toujours inspirant de rencontrer des associations qui partagent nos visées et agissent dans le même sens pour réduire la fracture numérique.
Je sais, je sais, certains d’entre vous après avoir lu le titre de ce billet me diront: “mais l’anonymat sur Internet est une utopie, nous ne sommes jamais (ou presque) complètement anonyme. Notre abonnement, ainsi que notre adresse IP permettent de nous localiser et de nous identifier. Bien qu’il existent certains moyens pour les contourner, la très grande majorité des internautes l’ignore.”
Ok, ok, je vous l’accorde, mais le sujet de mon article est plus superficiel, il ne traite que du fait d’indiquer clairement en ligne qui nous sommes, soit en utilisant notre vrai nom. Car il est clair que le web a exacerbé la possibilité de dire, commenter, exprimer sans avoir à l’assumer personnellement aux yeux de tous.
Je ne parle pas de certains pays où la liberté d’expression est réprimée de façon parfois très brutale. Je suis très consciente que dans ces cas, l’anonymat est une question de protection et même de survie. Je ne parle pas non plus de cas de violence ou de menace à la sécurité. Mais au quotidien, dans un pays où la liberté d’expression est un droit, dans un contexte de liberté et d’absence de menace ou de danger, devrions nous nous cacher sous un pseudonyme et un avatar pour nous exprimer. Trouvez vous que le respect et la courtoisie sont bafoués lorsque l’on se permet de commenter sans s’afficher? Il me semble que lorsque je parle en mon nom, je soupèse, je révise, je m’assure que mes paroles traduisent bien ma pensée. Le fait de ne pas avoir à indiquer qui je suis peut mener à négliger ces étapes.
Je sais aussi que certaines personnes ne se permettraient jamais d’exprimer à visage découvert de nombreuses choses qu’elles affichent sur le web sous une identité empruntée ou masquée. Si nous souhaitons que le web soit un espace citoyen, ne devrions nous pas nous afficher en tant que citoyen et citoyenne et agir en tant que tel???
Saviez-vous qu’un bon nombre des informations que vous mettez sur Internet, que ce soit sur un espace public ou sur un espace privé, peut aussi servir à vous envoyer de la publicité personnalisée, ou du moins qui rejoint les intérêts que vous affichez sur ces sites? La pub est partout, et de tout temps une bonne publicité a consisté à cibler le bon public.
Internet pousse une coche plus loin ce concept. Cela se fait grosso modo de deux façons. La première concerne vos recherches. Les requêtes que vous faites dans votre moteur de recherche préféré sont stockés soit directement chez la compagnie qui possède le moteur de recherche, soit dans de petits fichiers sur votre ordinateur (des cookies). Ce fichier est récupéré lors de votre prochaine visite pour vous afficher des publicités qui correspondent à ce qu’il contient. Une autre technique, utilisée particulièrement sur les sites privés ou semi-privés, comme votre boîte courriel ou vos réseaux sociaux, consiste à scanner vos informations pour vous afficher des publicités qui contiennent les expressions qui se retrouvent dans vos courriels (autant ceux envoyés que ceux reçus) ou dans votre profil. Ce n’est donc plus le groupe auquel vous appartenez qui est visé, mais vous en tant qu’individu. Les formulaires d’inscriptions sont aussi une source non négligeable d’informations sur vous.
Et surtout ne croyez pas que ces informations ne traversent pas les frontières du site sur lequel vous les affichez. Bien au contraire. Certains sites, comme Facebook, ont des partenaires externes qui recueillent des données sur les achats de leurs membres et leur renvoie l’information ainsi acquise. Il existe aussi des compagnies qui se chargent d’afficher des publicités sur plusieurs sites. Ces régies publicitaires ont ainsi accès aux données des visiteurs de ces différents sites sur lesquels elles louent de l’espace publicitaire. Certaines compagnies, comme Google, Yahoo et Microsoft, sont à la fois des diffuseurs de contenus sur leur propres sites et des régies publicitaires qui louent des espaces sur d’autres sites. Ces tentacules permettent ainsi d’acquérir beaucoup plus de données sur un même internaute.
Cette vidéo produite par Google, explique bien le fonctionnement de ces publicités ciblés et des liens entre les différents sites que vous visitez. Elle explique aussi de quelle façon vous pouvez indiquer que vous ne voulez pas recevoir de publicité ciblée, de Google du moins. (En anglais seulement, désolée)
En fait, cette publicité ciblée semble être le prix à payer pour avoir accès à tous ces services “gratuits”.
Je vous invite à faire le test sur Facebook, Gmail, Yahoo, Google ou tout autre site où vous retrouvez de la pub. Votre profil, vos courriels, vos recherches et même vos simples visites sur des sites qui contiennent de la pub n’ont plus aucuns secrets pour les compagnies qui cherchent à vous vendre des pilules miracles, des bidules électroniques, des voyages vers vos destinations de rêve ou tout produit qui pourrait combler vos besoins et faire votre bonheur.
Je vous invite à consulté l’étude La publicité ciblée en ligne (document PDF) si vous souhaitez en connaître davantage sur le sujet.
Non, je vous rassure tout de suite, Internet n’est pas sous la menace de zombies, loups-garous ou autres extra-terrestres… en fait, c’est plutôt des grandes compagnies de télécommunications qu’il faudrait se méfier, compagnies qui semblent mettre en péril la neutralité de notre réseau.
En effet, la neutralité d’Internet est menacée par les intérêts des grandes compagnies de télécommunications qui s’adonnent à des pratiques de gestion du trafic Internet, comme par exemple le contrôle de la bande passante ou le blocage/ralentissement de certains sites Internet, services et applications par rapport à d’autres.
Les cas les plus cités en exemple:
::: Les compagnies Bell et Rogers qui ont admis ouvertement réduire l’usage des échanges de fichiers pair-à-pair. :::
::: En 2005, durant la grève de ses employés, la compagnie Telus bloque l’accès au site syndical des employés, Voices for Change, ainsi qu’à au moins 766 autres sites. :::
Quelques vidéos à voir sur la question de la neutralité:
Pour en savoir plus sur la question et pour se renseigner sur les moyens d’action, on visite le site de la coalition canadienne SaveOurNet qui promeut la protection de l’accès juste et égalitaire à notre Internet: http://saveournet.ca/.
C’était hier, le 12 mars, la journée mondiale contre la cybercensure, et hier aussi que l’organisme Reporters sans frontière rendait public un rapport intitulé Les ennemis d’Internet ou il fait état de la censure Internet dans 22 pays…
Cet espace se veut un lieu de brassage d’idées sur les nouvelles technologies. Son objectif est de participer au développement d’un esprit critique face aux TIC et d’y faire découvrir les nouveautés citoyennes.
Passionnée autant de culture, qu'elle soit numérique ou non, d’environnement que de sociologie, Marie-Ève n’arrive pas toujours à se brancher mais demeure toujours connectée.
Ex-blogueuse. Curieuse avec une grande ouverture à l'autre, Nicole cherche toujours à analyser les comportements d'individus vivant en société, afin de mieux comprendre le pourquoi des choses.
Mayckoll est un passionné d'informatique, de logiciels libres et d'environnement. En d'autres mots, un G.G.L. (Green Geek Libre) version béta, car il est en constante évolution.
Ex-blogueuse. Que ce soit à Montréal ou de l'autre côté de la planète, elle veut faire connaître les histoires qui l'émeuvent et les gens qui la fascinent.
Karine s'intéresse notamment à l'utilisation des médias communautaires et des nouveaux médias comme outil de transformation sociale. Derrière son écran ou un micro, elle observe l'état du monde et s'obstine à rêver de paix et de justice pour tous.