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Grand angle : cinéma et culture

Un blogue sur la culture avec un accent sur le cinéma et la voix de la relève culturelle.

Découvrir le Super 8

Main Film est un centre d’artiste voué au cinéma indépendant offrant notamment des ateliers de formation et un programme de soutien en production. Parmi l’équipement offert en location, on retrouve des caméras Super 8.

Voici en partage, pour ces temps des fêtes, de la famille et des souvenirs, un petit moment passé en compagnie de mon frère Ky Nam chez Main Film, à l’abri des rafales de vent… brève introduction au monde de cette pellicule oubliée dans les garde-robes de certains, ou redécouverte comme des petits trésors par d’autres. (cette vidéo a été filmée avec un petit appareil numérique, je dois l’avouer!)


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Entendre le monde : la Carte sonographique de Montréal

Pour parler d’un lieu, l’image est commode, j’en conviens. Si par exemple, je ressens tout à coup l’indicible urgence de voir le palais impérial de Tokyo, Google Earth me le dévoilera sans problème. “Google Earth lets you fly anywhere on Earth to view satellite imagery, maps, terrain, 3D buildings and even explore galaxies in the Sky.” La technologie militaire devenant un jeu d’enfant, le monde est dérobé dans un simple vol d’oiseau… mais figé dans l’instant d’une photographie satellite prise dans un passé récent, dans une saison révolue. Parfois, regarder ce genre d’image m’éblouit complètement, d’autres fois, son aspect big brotheresque me repulse, et la fausse impression de la présence d’un lieu ressemble à un repas froid.

Une autre façon de voir le monde passe par … le son.

C’est le souci du mouvement de l’écologie acoustique notamment. D’ailleurs, il semble que cette préoccupation du rapport entre l’humain et l’environnement, passant par l’écoute des sons qui nous entourent, est une chose particulièrement canadienne. Le compositeur et théoricien à l’aube de cette école et du terme soundscape, ou ‘paysage sonore’ est nul autre que Raymond Murray Schafer, né en Ontario. L’écologie sonore vise donc à prendre le pouls de nos paysages sonores, et de dévoiler les déséquilibres entre le monde acoustique et nous.

Dans cette veine est né récemment le projet Carte sonographique de Montréal (Montreal Sound Map) une  initiative de l’Association des Étudiants en Électroacoustique de l’Université Concordia. Ce site Internet permet d’écouter et de proposer ses propres prises sonores de la ville de Montréal. Du chemin de fer à St-Henri en passant par le 10ème étage d’un immeuble d’habitation, cliquez sur la carte de la ville pour entendre toutes sortes de paysages sonores urbains. Pour la conscience de l’écologie acoustique, la nécessité d’un programme hygiène sonore est nécessaire. Et le premier pas dans cette direction, c’est par un effort d’attention à l’environnement et les sons qui le peuplent.

Écoutez, pour entendre !

Quelques pistes pour les curieux du son :

Association Canadienne pour l’Écologie Sonore

Mississauga Sound Map

New York Sound Map

City in a Sound Map (NY)

Les Electric Walks de l’artiste Christina Kubisch

Les cartes postales sonores de ArteRadio

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I Met The Walrus : l’art de frapper aux portes

Je viens de voir ce court métrage d’animation, qui pourtant, s’est déjà beaucoup baladé et a également décroché une nomination pour l’Oscar du meilleur court-métrage en animation, compétition dont faisait  partie la chère Madame Tutli-Putli.

I Met The Walrus, réalisé par John Raskin, reprend une certaine esthétique des années 60 (à l’image du “Yellow Submarine”). Jerry Levitan, producteur de l’animation, n’avait que 14 ans en 1969. Ayant pris connaissance du passage de Lennon à Toronto, lors d’un bed-in avec sa conjointe Yoko Ono, Levitan a littéralement fait des pieds et des mains pour les retracer et alla jusqu’à parcourir tous les halls des grands hôtels. C’est finalement une femme de chambre qui lui dévoilera le gîte du chanteur.

Ce film est donc une illustration de l’entretien entre Lennon et Levitan, jeune journaliste passionné des Beatles… ce qui me fait penser tant au William Miller du film Almost Famous ou d’une certaine façon au Wilson Rodrigues de la Cité de Dieu : des personnages qui incarnent le métissage entre l’adolescence, le juvénile avec un certain esprit du journalisme. Comme si le moment de grandir et du devenir adulte recelait en lui toutes les germes de cette curiosité. Une curiosité ou une soif des lendemains qui ne s’assouvit qu’en frappant à toutes les portes d’un hôtel un matin, alors qu’on devrait être assis en classe…

Catégories : Animation et bande-dessinée

Les sommets de l’animation de Montréal

Les 7e sommets de l’animation de Montréal se terminaient hier soir. Pour la première fois, la cinémathèque a décidé de remettre un prix du public. Les spectateurs devaient donc voter à la sortie de la salle. J’ai porté mon choix sur Skhizein, du français Jérémy Clapin, pour la sensibilité de cette œuvre presque trop touchante. Ce court-métrage de 13 minutes avait déjà remporté le prix du public au Festival international du film d’animation d’Annecy en juin dernier.

Skhizein raconte l’histoire d’Henri, un célibataire d’une trentaine d’année qui, frappé une nuit par une météorite, vit désormais à très exactement 91 centimètres de lui. L’universalité de son propos (l’étrange mélancolie que nous inspire le monde contemporain) et la poésie avec laquelle Henri raconte son histoire pourraient bien pousser le public à choisir ce film, comme cela s’est produit à Annecy. Réalisé à l’ordinateur (2D et 3D), son graphisme est joli, tout en couleurs verdâtres. Je note particulièrement le travail effectué sur la luminosité. Le personnage d’Henri me fait penser aux bonshommes de l’illustrateur québécois Pishier, mais c’est une parenthèse.

Voici maintenant quelques-uns des autres films, parmi mes préférés, qui étaient présentés dans la programmation sommets I et sommets II, et qui, pour leur forme tout au moins, mériteraient eux aussi la distinction.

- Muto, de l’italien Blu. Une animation peinte en graffiti sur des murs extérieurs et intérieurs. Des figures et des insectes s’y transforment et s’y poursuivent. Un exercice vraiment étonnant.

- La sacoche perdue : une animation en marionnettes de bois, réalisée par les français Jean-Luc Gréco et Catherine Buffet. Inspiré d’une fable du Moyen-Âge sur l’honnêteté et l’honneur, La sacoche perdue est un film drôle, mais surtout un film esthétiquement remarquable. Les décors sculptés, ceux de l’église notamment, sont superbes. On peut voir le film ici.

- Retouches, du Suisse Georges Schwizgebel. Ce dernier film de celui qui est considéré comme l’un des plus important cinéastes d’animation contemporain est mon préféré jusqu’à présent. Jeux formels et gracieuses peintures pour 6 minutes de virtuosité esthétique.

- Morana (ordinateur 3D), par le croate Simon Bogojevic-Narath. L’histoire d’un homme qui vit dans un monde fantastique peuplé d’animaux aux allures préhistoriques et improbables (tel un canidé qui vole). Cet homme est frappé de visions cauchemardesques, évoquant sans équivoque la guerre en ex-Yougoslavie. Intriguant, original et fort, bien que là, le graphisme me touche moins.

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Supreme Master Television

Certains jours sont faits de peu de surprises, comme ces dimanches où tout semble réglé d’avance. Quand la météo déclare un ennuagement en début d’après-midi, il n’y a pas beaucoup de place pour l’imagination. Or, en me rendant chez ma grand-mère en banlieue de Montréal, j’ai remarqué un autocollant assez particulier derrière une voiture familiale (le genre d’étiquettes dont les américains sont si friands, que ce soit pour déclarer leur appartenance politique, religieuse, sexuelle, ou simplement routière.)

Lorsque les mots ‘Supreme‘, ‘Master‘ et ‘Television‘ se suivent, ma curiosité est éveillée…

Supreme Master Television, c’est une chaîne télévisuelle qui diffuse 7 jours sur 7, 24 heures par jour, un contenu TRÈS éclectique et ce, à travers le monde. Nous retrouvons sur son site Internet des vidéos sur le végétarisme, les préoccupations environnementales, le respect des animaux… tout cela, baignant dans un sentiment élevé de spiritualité, fait de couleurs pastels et d’étoiles scintillantes programmées par infographie. Adepte d’une programmation dite ‘positive’, cette télévision mise sur les évènements qui travaillent à bâtir la paix dans le monde et le pont entre les cultures. Dans le spectre de l’international, ses vidéos sont sous-titrées dans des dizaines de langues… simultanément! Chapeau!

Cette télévision est menée par la leader spirituelle Ching Hai, fondatrice de la méditation Quan Yin et au look unique : blonde platine, cellulaire à l’oreille et habits flamboyants. Elle est également poète, peintre, musicienne, joallière, designer de mode et écrivaine. Le hasard fait qu’elle est née dans la même région du Vietnam que ma grand-mère (je vous promets que c’est le seul lien entre elles.)

Supreme Master Television fait la promotion d’un style de vie ‘vert’, soucieux de la santé et nourri de compassion. Sa programmation diversifiée passe de l’actualité au documentaire à l’émission de cuisine et j’en passe. Retenons le sympathique programme “Enlightement Entertainment” (’illumination’ et ‘divertissement’, qui a déjà eu le courage de les associer si intimement?!)


SupremeMasterTV.com

La proximité entre la vidéo, le web et la religion avait déjà été mise de l’avant avec des initiatives telles GodTube, un portail vidéo à saveur chrétienne (“Broadcast Him” est son slogan). L’ampleur de Supreme Master Television semble elle également unique, à l’image d’une super-puissance des communications. Un CNN de la voie du milieu.

Voici le commentaire d’appréciateurs de cette télévision :

“Supreme Master Television is the best TV I have seen so far.”

Samuel, Uganda

“…Finally a TV channel that is broadcasting from heaven…”

Mehrdad, Iran

Et vous, qu’en pensez-vous?

SupremeMasterTV.com

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Exposition au CCA : Des actions pour s’approprier nos villes

Cueillir les fruits qui poussent dans le centre de Los Angeles. Installer des parcs temporaires sur des stationnements en louant des parcomètres. Transférer une voie ferrée abandonnée dans Manhattan en un parc linéaire. Planter clandestinement des fleurs sur les îlots directionnels. Louer un troupeau de mouton pour remplacer les tondeuses à gazon en Italie.

Voici quelques-unes des 98 initiatives présentées au Centre canadien d’architecture jusqu’au 19 avril. L’exposition intitulée Actions, comment s’approprier la ville est probablement la plus riche et ludique de celles que j’ai pu voir au CCA. Une centaine d’associations, artistes et urbanistes y sont documentés en photos, vidéos et œuvres diverses. Le but de leur actions est de décorer la ville, d’en détourner les institutions (légalement ou non) de protester contre les inepties de la vie urbaine et de tenter d’y retrouver un coin de nature.

Parmi mes Actions préférées :

Les costumes de l’américaine Sarah Ross, qui permettent de s’allonger confortablement sur des bancs ou des endroits conçus pour que, justement, on ne puisse pas le faire.

Les passages piétons à dérouler de l’allemand Gerhard Lang.

Les tentes en forme de voiture de Michael Rakowitz, pour camper ni vu ni connu en pleine ville.

Les vaches de Cow the udder way qui paissent à Liverpool, et que les habitants peuvent venir traire.

Il faut compter une à deux heures pour faire le tour de l’exposition. Si l’on a encore faim d’idées à puiser, le livre du même nom que l’exposition Actions : comment s’approprier la ville publie quelques présentations de thèses universitaires sur des sujets comme la place du piéton dans la ville, l’agriculture urbaine, l’intégration du jeu dans les quartiers, etc.

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Le court gagne du terrain

Une bonne nouvelle dans l’univers du court métrage résonne depuis plusieurs jours!

Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, le court s’apprête à jouer dans la cour des grands, puisque le programme Pourquoi pas un court? permettra à douze courts d’être présentés avant de longs métrages dans autant de salles à travers le Québec. Ces films, dûment gonflés en 35 mm, revivront également leurs (courts) moments de gloire sur les ondes de Télé-Québec, puis sur une compilation en DVD.

Pour plus d’info sur l’univers du court-métrage, consultez le blogue Haut les courts ! de Danny Lennon.

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QuiNousSommes.ca

QuiNousSommes.ca est une plate-forme de diffusion et de distribution qui permet de visionner, mettre en ligne et partager des vidéos faisant le portrait d’immigrants. C’est également un blogue qui se tourne principalement vers les questions d’immigration, d’identité culturelle ou de tout ce qu’on nomme multi ou interculturalisme.

Si l’immigration est un sujet qui vous tient à cœur, et si vous aussi, vous voulez partager votre expérience ou celle d’un autre à travers une capsule vidéo, alors QuiNousSommes.ca vous invite à le faire en participant à l’élaboration de sa mosaïque!

Soumettez votre projet vidéo et peut-être obtiendrez-vous une contribution financière allant jusqu’à 1000$ pour le réaliser!

Pour plus d’infos, visitez le site www.quinoussommes.ca

Faites vite! La date limite est le 15 décembre 2008.

http://www.quinoussommes.ca/account

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Dans la même veine, il est toujours le temps de visionner et de coter les films finalistes de ‘Migr@tions’, un concours de courts-métrages et de balados sur la question de l’immigration. Par ici!

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