Difficile de rester indifférent face aux violences ethniques en Chine, où près de 10 000 individus de la minorité ouïghours auraient disparu en une nuit. Difficile également, de rester de pierre devant l’incapacité de Washington d’intervenir dans “les affaires intérieures de la Chine”. Lors des récentes journées de dialogue entre les grandes puissances américaines et chinoises, le président Obama avait toutefois souligné son souci de voir la Chine se comporter plus sagement dans le dossier des droits humains :
“En même temps que nous respectons la culture ancienne de la Chine et ses remarquables prouesses, nous croyons fermement qu’on doit respecter la religion et la culture de tous les peuples, que chacun doit pouvoir s’exprimer librement, a-t-il dit. Cela inclut les minorités religieuses et ethniques de Chine, aussi sûrement que cela inclut les minorités des États-Unis”. (rapporté dans Le Devoir, le mardi 28 juillet 2009)
“Du 10 juillet au 21 août, à l’occasion des célébrations soulignant le 475e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier en Amérique, la ville de Gaspé accueillera quatorze diplômés de l’Institut national de l’image et du son (INIS) formés à titre de scénaristes, de réalisateurs ou de producteurs dans les domaines du cinéma, de la télévision et du documentaire. Pendant leur séjour, ils auront le mandat de concevoir et de produire une douzaine de courts métrages s’inspirant des thèmes des célébrations et qui pourront être vus sur le site Web des Fêtes du 475e.” (www.inis.qc.ca)
Voyez tous les courts métrages tournés à Gaspé ici.
Parole citoyenne a assisté à l’édition 2009 du festival Regard sur le court métrage au Saguenay. Voici un reportage sonore bâti autour d’une discussion qui y a eu lieu sur les nouvelles plateformes de diffusion du cinéma numérique.
“Où s’en va le court métrage?” Voilà grossièrement la grande question qui tente de saisir l’avenir, mais surtout l’état présent du court-métrage dans une ère marquée par des changements importants. Ces influences sont technologiques d’une part; pensons aux plateformes de diffusion bien établies, les YouTube et compagnie par exemple. D’autre part, on parle aussi de mentalités qui évoluent, tant chez les spectateurs, mais aussi bien chez les réalisateurs.
Nous faisons donc un bref parcours “De la préhistoire au futur…“, comme l’introduit Philippe Gajan, l’animateur de la discussion. Nous jetterons ainsi un regard sur les principaux enjeux du court-métrage d’aujourd’hui: l’importance de la reconnaissance (être vu sur Internet ou ailleurs), le droit d’auteur (vs. la culture de la gratuité), et les promesses des nouvelles plateformes grandissantes (la téléphonie mobile, le multi-plateformes, etc.)
Essentiellement, on constate que le film court n’a pas tout à fait de modèle concret pour se déployer sur l’Internet. Les intervenants dans ce reportage ont chacun leur propre proposition…
PROJECTIONS, DÉBATS, ATELIERS ET RENCONTRES SUR LE JEUNE CINÉMA D’AUTEUR AU QUÉBEC ET AILLEURS. EN PRÉSENCE DE PLUSIEURS CINÉASTES ET ARTISANS DU CINÉMA.
JEUNE CINÉMA D’AUTEUR À L’HONNEUR À PERCÉ
Dans le cadre du 2e Festival international de cinéma et d’art de Percé, Les Percéides en août prochain, les cinéphiles gaspésiens et de l’extérieur sont invités à participer à un cycle de projections, débats et rencontres sur le jeune cinéma d’auteur du Québec et d’ailleurs, en présence de plusieurs cinéastes et artisans du cinéma d’ici et de l’étranger. Ces rencontres et projections de films sont ouvertes au public et se dérouleront dans l’amphithéâtre du festival Les Percéides situé au 343 route d’Irlande à Percé en Gaspésie, les 20, 21, 22 et 23 août prochains de 9h à 15h. et mettront en valeur la fougue et le talent de jeunes réalisateurs de fiction, de documentaire et de cinéma expérimental, de même que les artisans qui les soutiennent dans leur création. Ces premières journées autour du cinéma d’auteur à Percé inaugurent une nouvelle activité académique estivale pour Les Percéides dont l’objectif premier est la découverte du cinéma d’auteur contemporain et de son public.
Inscrivez-vous dès maintenant ! Lieu : 343, Route d’Irlande à Percé. (Québec) Dates : 20, 21, 22 et 23 août 2009 Horaire : 9h-15h Tarif unique : $ 25.00 (peu importe le nombre de jour(s) ou rencontre(s) auxquels vous vous inscrivez)
Tarif étudiant : $ 15.00 Inscription obligatoire.
Nombre de places limité.
LES PERCÉIDES
4, rue du Quai - C.P. 345
Percé (Québec)
Canada GOC 2LO
Tél. (418) 782-1495
Fax. (418) 782-2241 www.perceides.ca info@perceides.ca
Il y a quelques temps, Philippe Tremblay-Berberi et Serge Abiaad partaient à Beyrouth pour palper le pouls de la scène musicale émergeante; une musique et des voix en scène de conflits. Ces extraits, rassemblés sous le dossier : Beyrouth, 6dB Underground, sont les pièces d’un film d’une plus grande ampleur qui prendra forme autour de 2010.
Un de ces extrait a paru cette semaine sur Spinearth.tv, la web TV de l’important magazine musical américain SPIN. Cet extrait introduit bien le contexte des risques et des dangers dans la culture musicale libanaise et on y rencontre de Mazen Kerbaj, dessinateur et pionnier de la musique d’improvisation au Liban. Pour voir la vidéo, c’est par ici.
Également, pour en apprendre davantage, visitez le dossier Beyrouth 6dB Underground, et écoutez un entretien avec le dessinateur et bédéiste Jimmy Beaulieu (où il est question de bande dessinée politique)
Si vous ne l’avez pas fait encore, allez supporter la campagne de sensibilisation “Sauvons le documentaire”!
Pourquoi le faire?
Voici la situation du documentaire résumée par le site Internet :
“Au cours des derniers mois, un train de mesures du gouvernement canadien est venu mettre à mal les ressources disponibles à la production documentaire. La disparition du Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants a ainsi privé le documentaire d’auteur d’une source importante de financement. Les coupures récentes à la Société Radio-Canada, qui est un des acteurs privilégiés dans le démarrage de plusieurs productions documentaires, se traduisent déjà par une réduction du nombre et de la diversité des documentaires produits au cours de l’année à venir. À cela s’ajoute l’annonce d’un nouvel exercice de compressions budgétaires à l’Office national du film du Canada. Enfin, la création récente du Fonds des médias du Canada, issu de la fusion du Fonds canadien de télévision et du Fonds des nouveaux médias, laisse présager le pire. L’enveloppe réservée au documentaire dans le Fonds canadien de la télévision est ainsi abolie. De plus, les principes édictés pour le nouveau Fonds des médias entraînent l’élimination des budgets réservés aux projets de la télévision publique tout en favorisant les projets générateurs de fortes cotes d’écoute. Non seulement la production documentaire n’est plus privilégiée par le Fonds, mais elle fait face à de nouvelles exigences. Les producteurs devront en effet faire la preuve que leurs projets ne peuvent pas être soutenus par le marché pour avoir accès au Fonds.
Pour le regroupement, l’ensemble de ces mesures menacent la survie même du documentaire. La situation doit être corrigée de façon urgente.”
Stéphane Baillargeon consacrait samedi dernier, dans le quotidien Le Devoir, un article à propos du vide à combler en terme d’art public à Montréal : “Une ville en manque d’art public”, décriait le journaliste. On y apprenait notamment l’état du Bureau d’art public de la métropole, créé en 1989 en préparation des fêtes du 350e de la ville. Le plus frappant des constats demeure donc celui du faible investissement par la municipalité dans cette “minuscule structure” et dans le domaine de l’art public en général.
Bien sûr, la consolation de la présence du Mont-Royal persiste face à la réflexion des lieux identitaires de la métropole québécoise. Pas de tour d’Eiffel, pas de “Porte des nuages“, cette fierté de Chicago, mais toujours l’espace vert reviendra à notre rescousse. Il est ainsi vrai que l’absence d’un “super-monument” concède une aura particulière à la ville, comme si les découvertes, les espaces et les trésors devaient se mériter. Quelle est alors l’utilité de l’art public? Pourquoi sortir l’art des musées? Comme le souligne Clarence Epstein, directeur des projets spéciaux et des affaires culturelles de l’Université Concordia dans l’article de Baillargeon : “Les monuments aux héros comme les pièces abstraites représentent des points de repère importants pour une ville. L’art public redonne aux gens un certaine image de leurs valeurs et renseigne sur l’histoire commune.” Voilà peut-être la raison pour laquelle le monument de Chicago est-il si populaire auprès de la population. Sa surface réfléchissante, installée en plein espace public, devient miroir des passages et des époques; un miroir qu’on frotte et caresse assidûment tous les matins dès l’aube…
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Paysages éphémères
Dans le cadre de l’évènement Paysages éphémères, présentation d’installations artistiques sur l’avenue Mont-Royal, difficile de passer à côté de l’installation par Francis Montillaud à la sortie du métro (Mont-Royal). Voisins est la mise en place de deux maisons séparées d’une clôture, comme une incarnation de l’idée de délimitation territoriale et de l’archétype de l’univers des banlieux… en plein centre urbain. Au travers des fenêtres des maisons, c’est donc le court film déjanté du célèbre Norman McClaren qu’il est possible de voir : Neighbours, réalisé en 1952. Un délice.
Vous avez peut-être entendu, au travers du tsunami entourant la mort récente du King de la Pop, que l’homme de théâtre Wajdi Mouawad se verra décerner le Grand prix de Théâtre par l’Académie Française. Par cette récompense, le dramaturge d’origine libanaise, auteur de Littoral, Incendies et Forêts est ainsi célébré, une fois de plus, comme l’un des plus importants artistes de la francophonie. Si Littoral avait été, lors de son passage au cinéma, une adaptation mitigée, il faut croire que les attentes demeurent importantes face à l’entreprise de Denis Villeneuve qui s’attaque maintenant à Incendies.
“Écrit et réalisé par Denis Villeneuve d’après la pièce de Wajdi Mouawad, le film sera tourné à Montréal et en Jordanie pendant cet été. Mettant en vedette Rémy Girard, Maxim Gaudette, Mélissa Désormeaux-Poulin et Lubna Azabal, Incendies raconte le voyage initiatique d’un frère et d’une soeur québécois nés de mère arabe…”
En attendant la sortie du film, voici une invitation à se glisser dans les coulisses du tournage grâce à un blogue, animé par la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette, nous donnant des nouvelles, comme des cartes postales qui nous parviennent de Jordanie. A la fois des dérobées et évasions, à la fois carnet d’un film en construction, le blogue Regard sur Incendies porte joliment son nom, avec une plume invitante.
Regard sur Incendies, à lire lors des canicules d’été à Montréal, pour les parfums de Jordanie, ou pour apprendre quelques mots d’arabe.
***Ex-blogueuse*** Passionnée de bande dessinée et de cinéma, Julie écrit beaucoup, dessine un peu, bricole des sons, est allergique aux chats. On la retrouve sur CHOQ.FM et sur Le dernier kilomètre
***Ex-blogueuse*** Productrice de films éprise du documentaire comme de la fiction, Élaine se passionne pour le cinéma d'auteur, le court métrage et les arts en général.
Maryse étudie en médias interactifs à l'UQÀM et partage son temps entre ses nombreux champs d'intérêts. Suivez-la dans sa garde partagée entre les arts médiatiques, la musique et le théâtre.