PROJECTIONS, DÉBATS, ATELIERS ET RENCONTRES SUR LE JEUNE CINÉMA D’AUTEUR AU QUÉBEC ET AILLEURS. EN PRÉSENCE DE PLUSIEURS CINÉASTES ET ARTISANS DU CINÉMA.
JEUNE CINÉMA D’AUTEUR À L’HONNEUR À PERCÉ
Dans le cadre du 2e Festival international de cinéma et d’art de Percé, Les Percéides en août prochain, les cinéphiles gaspésiens et de l’extérieur sont invités à participer à un cycle de projections, débats et rencontres sur le jeune cinéma d’auteur du Québec et d’ailleurs, en présence de plusieurs cinéastes et artisans du cinéma d’ici et de l’étranger. Ces rencontres et projections de films sont ouvertes au public et se dérouleront dans l’amphithéâtre du festival Les Percéides situé au 343 route d’Irlande à Percé en Gaspésie, les 20, 21, 22 et 23 août prochains de 9h à 15h. et mettront en valeur la fougue et le talent de jeunes réalisateurs de fiction, de documentaire et de cinéma expérimental, de même que les artisans qui les soutiennent dans leur création. Ces premières journées autour du cinéma d’auteur à Percé inaugurent une nouvelle activité académique estivale pour Les Percéides dont l’objectif premier est la découverte du cinéma d’auteur contemporain et de son public.
Inscrivez-vous dès maintenant ! Lieu : 343, Route d’Irlande à Percé. (Québec) Dates : 20, 21, 22 et 23 août 2009 Horaire : 9h-15h Tarif unique : $ 25.00 (peu importe le nombre de jour(s) ou rencontre(s) auxquels vous vous inscrivez)
Tarif étudiant : $ 15.00 Inscription obligatoire.
Nombre de places limité.
LES PERCÉIDES
4, rue du Quai - C.P. 345
Percé (Québec)
Canada GOC 2LO
Tél. (418) 782-1495
Fax. (418) 782-2241 www.perceides.ca info@perceides.ca
Il y a quelques temps, Philippe Tremblay-Berberi et Serge Abiaad partaient à Beyrouth pour palper le pouls de la scène musicale émergeante; une musique et des voix en scène de conflits. Ces extraits, rassemblés sous le dossier : Beyrouth, 6dB Underground, sont les pièces d’un film d’une plus grande ampleur qui prendra forme autour de 2010.
Un de ces extrait a paru cette semaine sur Spinearth.tv, la web TV de l’important magazine musical américain SPIN. Cet extrait introduit bien le contexte des risques et des dangers dans la culture musicale libanaise et on y rencontre de Mazen Kerbaj, dessinateur et pionnier de la musique d’improvisation au Liban. Pour voir la vidéo, c’est par ici.
Également, pour en apprendre davantage, visitez le dossier Beyrouth 6dB Underground, et écoutez un entretien avec le dessinateur et bédéiste Jimmy Beaulieu (où il est question de bande dessinée politique)
Peu avant la chute du régime en 2002 en Afghanistan, les talibans soulevaient toute une vague d’émoi à travers la planète en dynamitant les statues de bouddhas géants de Bamiyan, vieilles de quinze siècles. Profondément iconoclaste, la société afghane, sous le règne des talibans, interdisait toute forme de représentation de figures humaines et animales. Seule exception à la règle : les hommes qui avaient besoin d’un passeport, pouvaient être pris en portrait. Les femmes s’identifiaient elles, à l’encre et à l’empreinte de leurs doigts.
Thomas Dworzak, photographe pour la grande agence Magnum, se trouvait à Kandahar en 2001. A l’intérieur d’un studio de photo, il tomba sur une pile de photographies abandonnées, leurs propriétaires ayant déjà pris la fuite de la ville. On comprend l’intérêt de Dworzak pour cette découverte qui témoigne de l’affection des afghans à poser devant la caméra, mais également de l’importance d’une certaine ‘tradition’ d’homosexualité dans la société afghane. Ces images colorées font littéralement contraste avec le photojournalisme d’usage, rappelant plutôt des portraits de l’artiste Andy Warhol. Ces trouvailles dévoilent ici les soldats talibans posant entre eux, fardés, maquillés, tenant des fleurs et posant fusils en main devant des toiles idylliques évoquant l’éden de villas imaginaires. Un romantisme et des moments de paix presque désarmants.
A voir : un diaporama commenté sur ces curieuses photographies avec les commentaires d’Ahmed Rashid, journaliste d’expérience dans la région.
A consulter : le dossier Chroniques afghanes, avec des extraits du film documentaire de Dominic Morissette.
Betty Goodwin est décédée à Montréal le 1er décembre 2008, à l’âge de 85 ans. Le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) lui rend hommage par une exposition en forme de rétrospective, présentée du 22 mai au 4 octobre. À la fois reconnue pour ses gravures, sculptures, peintures et dessins, Betty Goodwin est l’une des figures les plus importantes de l’art contemporain canadien. En un demi-siècle de carrière, elle a reçu plusieurs prix distingués et a participé à une ribambelle de manifestations internationales. Les institutions n’ont pas attendu sa disparition pour reconnaître l’importance de son travail : en 1976 déjà, le MACM lui consacrait une première exposition.
L’hommage qui ouvre ses portes ces jours-ci retrace, en quelque 45 œuvres, les différentes pratiques qui ont forgé la reconnaissance de l’artiste montréalaise. Ce tour d’horizon d’une vie entière dégage une cohérence frappante : une esthétique sobre, sombre, qui se développe et se répond d’un médium à l’autre, autour du fil conducteur de la trace, du deuil, de la présence et de l’absence du corps. Betty Goodwin a vécu et a grandi, en tant qu’artiste, en même temps que le Pop Art. Mais, tout en tenant elle aussi une réflexion autour de la société de consommation (elle utilise par exemple des bâches de camions dans son travail) elle s’est cependant tenues à distance des couleurs du mouvement. D’emblée, son travail a quelque chose d’ancestral, il est davantage « métaphysique », précise Josée Bélisle, la conservatrice du MACM dans le texte du catalogue de l’exposition.
Pour la néophyte que je suis, la série la plus marquante de la rétrospective de l’oeuvre Betty Goodwin est celle des vestes (et autres vêtements : une casquette, une paire de gants…) gravées, compressées à l’eau forte afin d’en tirer une empreinte fossile, imprimée comme un fantôme sur le papier. Une métaphysique qui évoque les débuts de la photographie et les premiers portraits, qui gardaient l’image des êtres après leur mort. Plus tard, Betty Goodwin enferme ces mêmes vestes (elles représentent en partie le père, le sien était tailleur) dans une boîte en plexiglas, les enterrant sous une couche de terre, superposées comme des strates géologiques, ou comme… des cadavres.
Son dessin, lui aussi, peut accrocher n’importe quel œil novice. À l’amatrice de bande dessinée contemporaine que je suis, il rappelle dans quelle lignée se situe les traits de la talentueuse Dominique Goblet, ou du plus exposé Lino (que j’apprécie un peu moins, mais il m’est immédiatement venu en tête). Crayon, huile et fusain se mêlent pour tracer des corps anonymes car toujours, au moins légèrement, leurs têtes ont été effacées. Des Nageurs, on ne sait pas bien s’ils flottent, dérivent, coulent ou remontent le courant. Ils semblent avoir lutté, non dans la violence mais dans la beauté, comme pour So certain I was, I was a Horse ou Untitled (nerves) n5. « Une grande paix dans la douleur », disait Joseph Beuys, dont Betty Goodwin était l’admiratrice.
Betty Goodwin m’a touchée, comme s’il s’agissait de découvrir une œuvre que je connaissais sans connaître, quelque chose qui m’aurait inspiré sans le savoir.
Personne ne fabule en soulignant aujourd’hui l’importance du rêve dans l’élection du président américain Barack Obama. La sémantique de l’espoir, du désir et de l’ambition s’est déployée dans toutes les directions, depuis le titre des livres “Dreams of My Father” ou “The Audacity of Hope” à la fameuse devise “Yes, we can” reprise par tous aujourd’hui en situation critique. (Je l’ai entendue à la bouche d’un entraîneur de hockey lors d’un septième match des séries éliminatoires.)Les stratèges l’avaient compris : espoir rime avec croire. (Ça fonctionne en anglais aussi, il faut le croire.)
Lors des primaires de 2008, Sheila Heti rencontre une amie, la peintre Margaux Williamson, qui lui raconte son rêve de la nuit dernière où elle magasine des pots Tupperware… accompagnée de la sénatrice Hilary Clinton. Voyant là un potentiel comique et évocateur, Heti entreprend de recueillir autant de rêves que partagés à travers le pays sur les candidats présidentiels. 800 échantillons glanés en 6 mois - Obama menant les effectifs avec une avance marginale - et on y trouve de tout. Un Barack Obama près de l’adultère, qui regarde “Lost” dans votre salon ou qui vous bat au basket-ball. En général, on y découvre le portrait d’un Barack presque messianique et d’une Hillary plutôt castratrice, présages des résultats à venir. Quand le rêve des citoyens est l’Oracle de la politique contemporaine…
Pendant tout le mois de mai, la Biennale de Montréal, l’évènement en art contemporain, proposera de nombreux évènements, colloques et expositions qui auront au coeur l’idée de la culture libre.
On pourra notamment y voir le projet de cinéma ouvert 8 courts 1 collectif où “Huit cinéastes ont réalisé chacun un court métrage de quelques minutes à partir d’éléments fournis par les autres membres du collectif et par le public. Par le biais d’Internet, le public était convié à compléter en ligne un test de personnalité dont les résultats ont défini la personnalité du protagoniste du film : une jeune artiste dans la vingtaine, instable, ayant peur de paraître banale ou d’être oubliée. Huit comédiennes interprètent le même personnage mais de manière unique selon la vision particulière de chaque réalisateur. Les huit courts-métrages ont été regroupés en une seule œuvre qui multiplie les points de vue à partir d’éléments communs.”
Plus de détails sur le projet 8 courts 1 collectifici.
Également en matière de cinéma, l’artiste Perry Bard présentera un projet de remake global d’une oeuvre-clé dans l’histoire du cinéma : “L’homme à la caméra” de Dziga Vertov.
Ne manquez surtout pas le colloque sur la culture libre se déroulera le samedi et dimanche 2 et 3 mai, où prendra part Frédéric Dubois, chargé de projet pour Parole citoyenne.
- La programmation complète du festival est par ici.
- Pour en apprendre davantage sur la culture libre, écoutez cet épisode d’Ondes citoyennes en balado-diffusion.
L’artiste britannique Stephen Wiltshire est reconnu pour un talent exceptionnel : sa capacité de reproduire un paysage qu’il n’aura vu qu’une seule fois, et avec une précision ‘inhumaine’. Diagnostiqué comme enfant autiste à l’âge de 3 ans, sa vocation artistique se révèle très tôt. (Sa biographie parle de paysages post-apocalyptiques dessinés sur les bancs de l’école primaire!) On le surnomme ainsi “la caméra humaine” … et avec raison. Face à son travail, on se sent étrangement sur le mince fil séparant l’art de l’exploit ou du paranormal. Voyageant à travers les grandes villes du monde, Wiltshire accomplit à répétition le même tour de magie. L’artiste monte d’abord sur un hélicoptère qui survolera la ville, ou encore, en haut des plus hautes tours pour observer les paysages urbains. Au retour de ces moments d’observation, il se met au travail et reproduira ces panoramas avec une finesse et fidélité sans fautes…
«Une raison de vivre: eille, ça se se trouve pas à tous les coins de rue!» C’est cette réalité terrible que met en scène Véronika Makdissi-Warren, dans la pièce Le Psychomaton d’Anne-Marie Olivier, jouée par le groupe Ad Hoc. Lire la suite »
D’abord, il y a quelques jours, dans le sud-est de la Turquie, je me suis rendu à Mardin, près de la frontière syrienne. Une vieille ville perchée sur le flanc d’une montagne et regardant vers la Mésopotamie. Or, je n’étais pas seul! Cette même journée, Recep Tayyip Erdo?an, le premier ministre actuel et son parti l’AKP, leParti pour la justice et le développement,prenait d’assaut la ville.
Le 29 mars prochain, 2 941 représentants municipaux devront être élus en Turquie. Or, la campagne menée a des allures d’élection générale et de référendum sur d’importantes questions et notamment du “problème kurde”. Dans les districts majoritairement kurdes de la région de Mardin (non loin de Diyarbakir, la “forteresse kurde”), c’est le DTP (Parti de la société démocratique) qui tient les reines; un pouvoir que l’AKP tentera de ravir.
La présence d’Erdo?an, c’est donc une ville bourrée de policiers, des toits parsemés de tireurs d’élite, un ciel campé par des hélicoptères de patrouilles. Et bien sûr des foules et le drapeau rouge en main, venus assister à un grand spectable avant tout. L’intérêt pour ces élections? On le dit envolé depuis longtemps.
Il y a deux semaines déjà, je me trouvais dans un vernissage au Istanbul Modern, le musée d’art contemporain dont il était question dans cette vidéo. On y inaugurait une exposition intitulée “In praise of Shadows” - “L’éloge de l’ombre”. Ce titre, le musée l’a tiré d’une conférence donnée par l’artiste sud-africain William Kentridge, lui-même inspiré par l’oeuvre éponyme de l’auteur japonais Junichiro Tanizaki (un recueil d’essais sur l’esthétique orientale.)
Mettre de l’avant la figure de l’ombre consiste ici à revisiter l’influence du théâtre et des jeux d’ombres sur le cinéma ainsi que sur différentes pratiques en art contemporain. Le musée présente donc dans ce cadre le travail de 8 artistes contemporains venant de 7 pays différents, ainsi que l’oeuvre de deux grands cinéastes de la première moitié du 20è siècle.
***Ex-blogueuse*** Passionnée de bande dessinée et de cinéma, Julie écrit beaucoup, dessine un peu, bricole des sons, est allergique aux chats. On la retrouve sur CHOQ.FM et sur Le dernier kilomètre
***Ex-blogueuse*** Productrice de films éprise du documentaire comme de la fiction, Élaine se passionne pour le cinéma d'auteur, le court métrage et les arts en général.
Maryse étudie en médias interactifs à l'UQÀM et partage son temps entre ses nombreux champs d'intérêts. Suivez-la dans sa garde partagée entre les arts médiatiques, la musique et le théâtre.