inicio sindicaci;ón

Grand angle : cinéma et culture

Un blogue sur la culture avec un accent sur le cinéma et la voix de la relève culturelle.

Les sommets de l’animation de Montréal

Les 7e sommets de l’animation de Montréal se terminaient hier soir. Pour la première fois, la cinémathèque a décidé de remettre un prix du public. Les spectateurs devaient donc voter à la sortie de la salle. J’ai porté mon choix sur Skhizein, du français Jérémy Clapin, pour la sensibilité de cette œuvre presque trop touchante. Ce court-métrage de 13 minutes avait déjà remporté le prix du public au Festival international du film d’animation d’Annecy en juin dernier.

Skhizein raconte l’histoire d’Henri, un célibataire d’une trentaine d’année qui, frappé une nuit par une météorite, vit désormais à très exactement 91 centimètres de lui. L’universalité de son propos (l’étrange mélancolie que nous inspire le monde contemporain) et la poésie avec laquelle Henri raconte son histoire pourraient bien pousser le public à choisir ce film, comme cela s’est produit à Annecy. Réalisé à l’ordinateur (2D et 3D), son graphisme est joli, tout en couleurs verdâtres. Je note particulièrement le travail effectué sur la luminosité. Le personnage d’Henri me fait penser aux bonshommes de l’illustrateur québécois Pishier, mais c’est une parenthèse.

Voici maintenant quelques-uns des autres films, parmi mes préférés, qui étaient présentés dans la programmation sommets I et sommets II, et qui, pour leur forme tout au moins, mériteraient eux aussi la distinction.

- Muto, de l’italien Blu. Une animation peinte en graffiti sur des murs extérieurs et intérieurs. Des figures et des insectes s’y transforment et s’y poursuivent. Un exercice vraiment étonnant.

- La sacoche perdue : une animation en marionnettes de bois, réalisée par les français Jean-Luc Gréco et Catherine Buffet. Inspiré d’une fable du Moyen-Âge sur l’honnêteté et l’honneur, La sacoche perdue est un film drôle, mais surtout un film esthétiquement remarquable. Les décors sculptés, ceux de l’église notamment, sont superbes. On peut voir le film ici.

- Retouches, du Suisse Georges Schwizgebel. Ce dernier film de celui qui est considéré comme l’un des plus important cinéastes d’animation contemporain est mon préféré jusqu’à présent. Jeux formels et gracieuses peintures pour 6 minutes de virtuosité esthétique.

- Morana (ordinateur 3D), par le croate Simon Bogojevic-Narath. L’histoire d’un homme qui vit dans un monde fantastique peuplé d’animaux aux allures préhistoriques et improbables (tel un canidé qui vole). Cet homme est frappé de visions cauchemardesques, évoquant sans équivoque la guerre en ex-Yougoslavie. Intriguant, original et fort, bien que là, le graphisme me touche moins.

Catégories : Uncategorized
Mots clés:

Valse avec Bachir : documentaire ou fiction ?

Dans ma première intervention sur ce blogue, je parlais du film Valse avec Bachir, d’Ari Folman. Pour compléter ma réflexion à propos de ce long-métrage d’animation, je mets en ligne une intervention de Marcel Jean, producteur et professeur de cinéma à l’Université de Montréal. Ce dernier n’est pas d’accord avec la qualification “documentaire”, attribué par bon nombre de critiques à Valse avec Bachir. Il explique pourquoi ici.

Cette intervention, je l’ai enregistré le vendredi 14 novembre, à l’occasion d’une table ronde des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) intitulée Documentaire et cinéma d’animation : Vieux mariés, passion nouvelle.

Catégories : Uncategorized
Mots clés: