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Grand angle : cinéma et culture

Un blogue sur la culture avec un accent sur le cinéma et la voix de la relève culturelle.

La mémoire au quotidien

Je crois que tout bloggeur se demande un jour ou l’autre : qu’adviendra-t-il de mon blogue dans 100 ans? Qui pourra faire le ménage dans mes courriels ou entretenir mon profil Facebook lorsque je serai mort?!  Il semble évident que la notion d’empreinte digitale est de plus en plus prégnante, mais quel héritage en gardera-t-on vraiment? Les mllions de vidéos, de photos et d’écrits sur le Net deviendront-ils que poussières? Le métier d’archiviste ne m’aura jamais semblé aussi excitant… car comment archiver le virtuel?

Plus les moyens de documenter le quotidien deviennent accessibles, plus les traces laissées sur la toile se multiplient. A l’ère du numérique, on rencontre sans trop de surprise des démarches comme celle de Noah Kalina qui se photographie quotidiennement depuis près de huit ans.

Lartiste Noah Kalina

L'artiste Noah Kalina

Je suis sincèrement beaucoup plus ému devant la mémoire laissée par Jamie Livingston, un auto-portraitiste à l’âge du Polaroïd qui a documenté 18 ans de sa vie par plus de 6000 photographies quotidiennes. Entre 1979 et et 1997, ces images nous transportent dans le fil d’une vie et témoignent par la même occasion de l’évolution de New York. C’est un véritable musée aux couleurs de l’intime qui évoque cette grande puissance du rapport entre l’image et la mémoire. Car l’image est une trace et elle dit avant tout : voilà, ça a eu lieu.

Une journée dans la vie de Jamie Livingston

Une journée dans la vie de Jamie Livingston

Quand je regarde ce genre de choses, la première chose qui me frappe est cette frontière entre le très intime et l’universel. C’est une sorte d’album de famille certes, mais il n’est pas dénudé de sens pour moi. Au contraire, la vie de Jamie Livingston a un poids, une valeur historique et non négligeable. Si l’univers de l’Internet est parsemé de confessions et de traces au JE,  ces éléments sont également le paysage d’une mémoire collective qu’il faut préserver.

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A ce propos, deux récents films fait d’archives : j’ai eu la chance de voir au FNC la semaine dernière un doucmentaire composé entièrement d’images et de son d’archives d’une famille vivant dans les années 60 aux États-Unis : Must Read After My Death. Espérons seulement qu’il aura une vie en salle.

Par ailleurs, surveillez la sortie cette semaine du film de Luc Bourdon, un documentaire revisitant la mémoire de Montréal des mêmes années : La mémoire des anges.

A écoutez : Spark, de la radio de CBC, qui a réalisé une excellente émission sur la question de la mémoire digitale.

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