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Le fossé numérique

Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!

La fracture numérique au Québec, une problématique résolue?

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Alors que les dernières données du CEFRIO nous annoncent qu’en 2005, près de 4 millions de Québécois, ou 63,5 % de la population adulte, ont utilisé Internet, le gouvernement du Canada n’entend pas renouveller son financement au Programme d’accès communautaire qui a permis depuis les dernières années de donner un accès public dans différents groupes communautaires à travers le pays et de fournir des ressources humaines qui donnent des formations à l’utilisation de l’informatique et l’Internet.

Le PAC n’est pas seul à voir son financement mis en péril, plusieurs programmes sociaux touchant les populations les moins privilégiées et à risque d’exclusion passeront aussi sous la hache du gouvernement.

À l’initiative de Télécommunautés Canada dont Communautique est membre, une campagne courriel pour la poursuite du programme PAC dans son ensemble est amorcée cette semaine tant au Québec que dans l’ensemble du Canada. Je vous invite à nous appuyer en faisant parvenir aussi un courriel au ministre Maxime Bernier, invitant à la prolongation du programme.

La fin du Programme d´accès communautaire dans son ensemble ainsi que de l´Initiative jeunesse de ce même programme aura des conséquences importantes pour plusieurs communautés à travers le Québec et le Canada et plus particulièrement pour les personnes les plus touchées par la fracture numérique soit : les personnes handicapées, les personnes en processus d´alphabétisation, les personnes voulant intégrer le marché du travail, les nouveaux arrivants, les Premières nations et les personnes vivant en région éloignée.

De plus, la mise en ligne des services gouvernementaux exclue et continuera d´exclure une large part de la société de l´accès à l´information essentielle à une participation pleine et entière à la société d´aujourd´hui. Que fait-on du 37% restant des gens qui n’utilisent pas Internet ou qui n’y ont pas accès? Si j’en crois le succès de nos activités (Plus de 7700 ateliers de formations donnés cet été, par 106 animateurs, un record!) ce programmme a toujours sa raison d’être…

Caroline

photo: Olivier Lavery

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Un très petit portrait d’un très petit échantillon d’immigrants à la recherche d’emploi

Qu’est-ce que l’on peut voir dans un centre communautaire qui offre des services de recherche d’emploi aux immigrants dans l’ile de Montréal ? Ce sont les expériences réunies des participants aux ateliers qui me motivent à écrire quelques mots à ce sujet…

En tant que chercheur d’emploi, on dirait qu’avec tous les outils qu’on y reçoit, toutes les journées passées à s’informer sur le marché du travail et tous les trucs cachés pour réussir dans la recherche, on pourrait trouver du boulot le lendemain même. Mais, ce n’est pas le cas au Québec.

Après avoir obtenu le diplôme d’attestation de la formation en recherche d’emploi et sans compter toutes les autres démarches officielles, les chercheurs se lancent à la tâche de trouver un job qui remplisse leurs attentes dans leur domaine. Ils passent de longues journées assis à l’ordinateur en corrigeant leur cv à la façon québécoise, en écrivant des lettres personnalisées pour les possibles employeurs, en s’informant sur les entreprises ou bien en postulant en ligne.

Ce n’est pas étonnant qu’on envoie plusieurs copies du cv par courriel, télécopieur ou la poste. Ce qui est étonnant est de ne pas recevoir des réponses aux centaines de postulations qu’on fait pendant des jours voire des mois. Et si l’on ne suivait pas des ateliers de recherche d’emploi, alors quelle serait-il le résultat ?

Malgré cela, il y a ceux qui trouvent l’emploi désiré, d’autres qui décident retourner à l’école ou encore des participants qui font des stages non rémunérés. Bien entendu, ce n’est que l’immense minorité. Le reste doit continuer sa recherche tout en soutenant ses familles et ceux qui ne touchent pas l’assistance ou l’assurance emploi, sont obligés de gagner le pain en travaillant dans divers métiers qu’on appelle ‘ petits boulots ‘, mais la seule chose qui est petite dans ces boulots est le salaire.

Contraire à ce qu’on pourrait penser, on y trouve aussi des participants qui sont déjà membres des ordres professionnels respectifs comme comptables, ingénieurs, architectes, etc. et qui ne sont toujours pas capables de trouver un job accord à leurs compétences. Que pourrait-on espérer alors des autres ?

On ne sait pas si ce sont des inconvénients individuels ou de la société d’accueil, mais ce qui saute aux yeux est que les immigrants ont hâte de travailler avec leur savoir faire et ils sont venus ici pour cela, mais malheureusement la réalité du travail est tout à fait différente à celle qu’ils pensaient.

John
Animateur de Communautique
Centre Génération Emploi

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De Vancouver à Trois-Rivières!

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Je suis un canadien anglais de Vancouver qui est au Québec depuis quelques mois. En venant ici, j’avais la ferme intention d’y passer l’été afin de parfaire mon français. Je n’avais pas pour seul espoir de trouver un emploi me permettant d’atteindre mes buts, mais bien d’occuper un emploi qui me permettrait d’être en contact avec les citoyens et les citoyennes et d’offrir ma contribution à la ville de Trois-Rivières, ville que j’affectionne particulièrement.

Suite à quelques recherches, je fus extrêmement heureux de trouver un poste à ECOF-CDEC de Trois-Rivières. Existante depuis 1996, ECOF-CDEC est située dans les premiers quartiers de la nouvelle ville de Trois-Rivières, lieu d’accueil des populations appauvries socialement et économiquement. ECOF-CDEC s’est démarquée par son approche en éducation populaire et sa mission qui consiste à améliorer les conditions de vie des personnes socio-économiquement appauvries et faiblement scolarisées par l’accès à l’emploi.

Mike et un groupe à ECOF

Mon emploi consiste à concevoir et enseigner cinq cours de base en informatique à quarante étudiants et étudiantes. Les personnes assistant à mes cours proviennent principalement des premiers quartiers de Trois-Rivières et viennent chercher de l’aide pour divers besoins.

Je dois avouer que j’étais un peu nerveux d’enseigner en français considérant que ma langue maternelle est l’anglais! Cependant, j’ai reçu un accueil très chaleureux des mes étudiants et de mes étudiantes et ceux-ci étaient réellement emballés à l’idée d’apprendre. Leur sincérité, leur ouverture et leur authenticité m’ont grandement inspiré ainsi que motivé à atteindre mes buts initiaux. J’étais très heureux de partager mes connaissances avec eux, mais je dois dire que j’ai reçu beaucoup plus que j’ai donné.

Mes cours portaient principalement sur l’utilisation de l’ordinateur : les programmes et Internet incluant les moteurs de recherche et le courriel. Les personnes participantes à mes cours ont évolué autant dans leurs connaissances informatiques que dans les autres sphères de leur vie. Plusieurs d’entre-elles quittaient le cours fières d’avoir appris comment envoyer un courriel avec une pièce jointe à un ami ou comment rechercher des informations sur Internet. Je suis content de pouvoir donner l’opportunité à des gens d’utiliser les ordinateurs, car dans notre société actuelle la plupart des jeunes savent s’en servir.

Avec l’aide du personnel d’ECOF-CDEC, j’ai aussi débuté des cours d’anglais séparément des cours d’informatique que je donnais. Je fus agréablement surpris de l’intérêt de mes étudiants et de mes étudiantes à apprendre l’anglais. Mon expérience à ECOF-CDEC a été enrichissante et m’a donné l’opportunité de m’intégrer dans une communauté formidable. Mon plus grand apprentissage est que malgré les différences au niveau de la religion, du statut social, de l’origine et même de la langue, nous avons beaucoup de points en communs. Je suis très fier d’avoir jouer un rôle dans l’application de la mission d’ECOF-CDEC, mais aussi d’avoir établit des liens entre les Canadiens anglais et les Canadiens français.

Michael
Animateur d’ECOF

Catégories : Les formations, Les participants
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Vieux-port et condition féminine

Mon intérêt est le travail communautaire…alors, quand j’ai appris que je travaillerais dans le quartier du Vieux Port de Montréal, j’ai pensé que mon rêve du communautaire serait remplacé par un style de vie d’affaires. Les rues du Vieux Port donnent un sens d’opulence. Tout est propre, les touristes explorent en chariot, et les hommes et femmes d’affaire marchent à leur prochaine réunion avec un air d’importance et un latté chaud en main.

Pour moi, offrir les cours d’informatique aux personnes dans la communauté semblait être inutile parce que la plupart des personnes qui visitent, travaillent ou habitent dans le Vieux Port ont déjà des connaissances informatique, ou, ils ont le temps et les moyens d’investir dans des cours et n’ont pas besoin des cours gratuits. Le Vieux Port est probablement un de les seul quartiers à Montréal ou il est difficile de trouver les personnes en besoin.

J’ai décidé de recruter des femmes en difficulté de la Rue des femmes - un des centres communautaire le plus proche du Vieux Port.Une des raisons que qui m’a fait penser aux femmes de la Rue des femmes est qu’elles sont toujours prêtes à apprendre quelque chose de nouveau qui pourrait les aider à améliorer leur vie. À partir du moment où j’ai mis une feuille de réservations dans leur centre de jour, les rendez-vous étaient pleins et les femmes demandaient pour plus de cours.

La clientèle est beaucoup plus différente des personnes qui fréquentent le Vieux Port, elles habitent dans un centre de femmes ou elles sont itinérantes, elles dépendent de l’assurance sociale, plusieurs d’entre elles ont des problèmes santé mentale et des difficultés à apprendre. Mais, même avec leur divers problèmes, elles sont animées, expérimentées et elles ont beaucoup a offrir à la tranquillité du Vieux Port.

J’offre des cours au Centre de documentation de d’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF) - qui est semblable à une bibliothèque, toute propre et organisée. Ils font beaucoup de travail avec les centres communautaires, mais pas de travail avec les personnes en difficulté directement dans le centre. Les femmes qui viennent offrent une vrai énergie au centre et en passant, vous ne pouvez pas les manquer. Je pense que c’est une excellente expérience pour les employées là bas, qui travaillent fort pour l’alphabétisation et l’amélioration de la condition féminine sur un niveau administratif et organisationnel de voir les résultats de leurs efforts dans l’apprentissage par les femmes.

Le CDÉACF à ouvert ses portes à des femmes qui ont souvent eu justement des portes fermées devant elles. Les témoignages des femmes qui confirment qu’elles ont appris beaucoup et qu’elles sont très contentes d’avoir eu la chance d’apprendre, je pense que le CDÉACF va continuer à inviter et supporter les femmes qui veulent continuer d’utiliser les ordinateurs même après la fin de mon stage.

Chelsea
Animatrice de Communautique

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La place de l’environnement dans la société

Depuis juin dernier, je suis stagiaire au C.R.R.R.L (Centre régional de recyclage et de récupération de Laval). Situé dans le parc industriel de Chomedey, cet OSBL accueille plus d’une quarantaine de participants tout au long de l’année afin d’y faire un parcours d’insertion professionnel.

Durant ces 36 semaines, ils développement des compétences transférables en travaillent sur quatre plateaux de travail différents, dont la coupe de chiffon industriel. Encadrés par une intervenante psychosociale/psychologue du travail, les participants sont encadrés et guidés dans leur recherche d’emploi à la fin de leur parcours. Bien que j’y aie passé un très bel été, vous décrire mon expérience au C.R.R.R.L dans tous ces détails, n’est pas l’objet principal de ce blog.

En faite, je désire vous parlez d’environnement. Bon je suis consciente que le sujet n’est pas des plus ‘original’, mais je crois qu’il faut continuer à en parler si nous voulons que les choses changent…

Voici donc l’entrée en matière de ce blog ‘vert’!

On remarque de plus en plus depuis quelques années des signes importants de changements du côté du climat mondial, que ce soit au niveau de la fonte des glaciers ou encore des ouragans qui sont de plus en plus forts, en étant souvent plus nombreux.

Malgré le fait que la société fasse d’autant plus d’efforts, par exemple avec le protocole de Kyoto, il semble évident que la santé de notre planète est menacée. Il est aussi facile de remarquer les effets de la société capitaliste qui est tellement implantée profondément dans notre système, que changer la moindre chose paraît impossible. Néanmoins, sans être trop pessimiste, la société, entre autres la tranche des plus jeunes, change et ’s’améliore’ partiellement, mais il reste toujours des points à améliorer.

Le premier comportement auquel on pense pour améliorer la santé de la planète reste le recyclage. Néanmoins, plusieurs points négatifs persistent avec le processus de recyclage quotidien. Dans un premier temps, plusieurs secteurs n’ont toujours pas accès au recyclage, et plusieurs entreprises ne recyclent toujours pas assez. On voit souvent des entreprises dans un parc industriel qui jettent plusieurs boîtes, car ils n’ont pas assez de contenants de recyclages bleus, où qu’ils doivent débourser des frais supplémentaires pour recycler des quantités ‘ excédentaires ‘.

Globalement, même si le recyclage n’est pas une mauvaise chose, il serait temps de sensibiliser la population sur l’attitude de surconsommation qui découle de la paix durable, du moins dans les pays riches et développés, ainsi que de la santé économique de ces mêmes pays. On remarque de plus en plus des emballages multiples sur des produits qui n’en ont pas vraiment besoin. La société recycle plus, mais surconsomme autant, alors on peut penser à un certain équilibre, mais cet équilibre demande de plus en plus de ressource, ce qui finalement n’aide pas grand chose, les grandes compagnies vendent plus de produits, qui produisent plus de recyclage, qui prennent plus d’énergie à récupérer, et finalement l’énergie et les gaz à effets de serre produits par toutes ces usines produisent la fonte des glaciers et des changements économiques importants.

On peut voir le phénomène de surconsommation dans le domaine de l’automobile. Les véhicules utilitaires sport grossissent de plus en plus, même si les besoins du citoyen moyen n’ont pas changé, mais montrer son statut semble d’autant plus important que le bien-être de la population, sinon de la durabilité de l’être humain sur la Terre.

Il faut donc arrêter de se cacher la tête dans le sable et assumer nos responsabilités vis-à-vis notre milieu, et arrêter de vivre comme s’il n’y avait pas de lendemain, car il sera là et nos petits enfants nous demanderons pourquoi notre belle Terre d’antan ne l’est plus autant.

Andréanne
Animatrice de Communautique

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Mon passage chez GEIPSI

Quand j’ai commencé ma formation à Communautique, j’étais à la fois curieuse et anxieuse à savoir à quels endroits j’allais être placée pour donner des formations…

On m’avait dit que nous allions être placés selon nos intérêts et compétences particulières. Je pensais… hum, je suis sexologue, spécialisée en condition masculine et j’ai un fort intérêt pour la toxicomanie…Que vont-ils me proposer? Finalement, j’ai été choyée! Un centre de jour pour personnes atteintes du V.I.H., toxicomanes et dont certains vivent dans la rue. Que demander de mieux? J’ai trouvé ma place!

Les premières semaines ont été très demandantes au plan de la connaissance avec les gars. Je dis ici gars car les femmes sont très minoritaire chez GEIPSI. Une ou deux semaines après le début des formations, les participants me jasaient de leur vie, de la consommation, de la maladie, j’ai assisté à toutes sortes de situations cocasses! Des heures et des heures de plaisir!

J’ai eu droit à plusieurs moments agréables avec cette gang, tous plus adorables les uns que les autres. Peut-être direz-vous…hum… des toxicomanes atteints du V.I.H., plusieurs ont fait du temps… c’est pas rose et agréable comme ambiance de travail ça! En bien! Vous n’êtes pas les seuls à y avoir pensé. J’ai entendu cette remarque à plusieurs reprise et… sérieusement… j’arrivais le matin chez GEIPSI avec le sourire aux lèvres en me disant que je me sentais bien avec eux! Bien que les formations informatiques n’aient pas été très nombreuses au départ, je me sentais utile!!

Agréable de se faire dire : ‘Madame de l’ordinateur, qu’est-ce que je ferais sans toi?’ ou encore, recevoir un appel d’un des gars qui a de la difficulté avec son courriel chez lui et qui aimerait que je l’aide par téléphone. Ça fait chaud au coeur et je me suis dit que ma présence était importante et que ces gens avaient besoin de mon aide.

D’accord, j’avoue que l’ambiance n’est pas toujours rose… Il y a des moments plus tristes, plus tranquilles mais dans ces cas là, il ne faut pas oublier les instants plus dynamiques passés avec une équipe géniale et une gang tout simplement attachante! Il faut simplement arrêter de juger les gens sans les connaître plus. La consommation est une chose, les ITSS en sont une autres… mais avant d’être des toxicomanes ou des gens qui ont contractés une ITSS… ils sont des gens agréables à connaître et à cotôyer!
Marie-Josée
Animatrice de Communautique

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La Réduction des Méfaits

Au début des années 1980, le sida fait irruption et met littéralement au monde l’Approche de la réduction des méfaits. La mobilisation des usagers et l’aménagement de nouvelles ressources comme les programmes d’échange de seringues, posent les jalons d’un nouveau modèle d’intervention en matière de drogues illicites. Les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Suisse et l’Australie sont et demeurent à l’avant-garde du mouvement. La France, les États-Unis et le Canada emboîtent le pas, vers la fin des années 1980.

L’Approche de la réduction des méfaits vise, dans une perspective de santé publique, à diminuer les effets pervers de la consommation chez les usagers qui ne sont pas prêt à cesser de prendre de la drogue. Elle s’est développée en réaction aux excès de l’Approche tolérance 0. Selon les statistiques, 70 à 80% des usagers qui tentent de changer leur comportement de dépendance dans un modèle d’abstinence, rechute moins d’un an après leur traitement.

L’approvisionnement en seringues (récupération, échange, distribution), représente l’essence même de l’Approche de la réduction des méfaits. Au Québec, les programmes existent depuis la fin des années 1980, dans les centres spécialisés de prévention (ex : CACTUS, Spectre de rue), implantés depuis le début en milieu urbain et assurant la grande majorité de la distribution des seringues.

Dans les contextes d’émergence à la réduction des méfaits, le travail hors des institutions, avec et par les usagers, s’est avéré déterminant. Par exemple, Spectre de rue offre premièrement, le Programme TAPAJ ( Traval Alternatif Payé À La Journée), une solution de dépannage économique qui offre la possibilité aux jeunes qui pratique les métiers de la rue ou qui ont une appartenance à cette dernière, de gagner un maximum de 200$ par mois. Chaque projet TAPAJ aide à réduire les préjugés, apporte une occasion pour les jeunes de s’impliquer dans leur environnement, et aide à construire un milieu plus coloré, plus sécuritaire, et moins pollué.

Deuxièmement, le Réseau de Récupération de seringues à la traîne est un autre programme offert par Spectre de rue et vise à diminuer la problématique de seringues souillées dans le centre-ville de Montréal. Les actions entreprises depuis 1996, ont permis de bonifier la qualité de vie de tous et chacun : commerçants, résidents et UDI (Utilisateurs de Drogues Injectables). Le syndrome du ‘pas dans ma cour’, agissant sur le climat socio-politique du quartier, a eu pour effet le déplacement des irritants entourant les problématiques découlant de la prostitution de rue, de la consommation de drogues injectables et de l’itinérance. Ce sont près de 4600 seringues qui ont été trouvées par les gens de Spectre de rue en 2004-2005 contre 3900 l’année précédente, sur le territoire du Centre-Sud de Montréal. L’installation de plus de 27 contenants autour de ces nombreux ‘coins chauds’, a pu diminuer la probabilité qu’une personne se pique accidentellement.

En somme, l’usage de drogues est une réalité qu’on ne peut ignorer. Il est important d’être en mesure de cerner les risques et les dangers de la consommation pour diminuer les conséquences néfastes de la santé personnelle et publique. On doit rencontrer les usagers là où ils sont et leur offrir une variété de moyens pour qu’ils puissent se prendre en charge et pour qu’ils puissent survivre dans un environnement plus propre et plus sécuritaire.

Marie-Claude
Animatrice de Communautique

Catégories : Le monde communautaire
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Des “ordinosaures”!

Le temps du stage défile comme un éclair; presque deux mois de terminé. Il s’agit de ma première expérience dans le monde communautaire et je suis tombée sous le charme de ce milieu. Un environnement sans pression où on prend le temps d’aider des gens qui ne sont pas des ‘ clients ‘ mais des personnes.

Comme sûrement plusieurs autres personnes qui vivent à Montréal, je n’étais pas vraiment consciente de la multitude de services que les centres communautaires offraient à la population. C’est pour cette raison que je vais vous décrire en gros les services qu’offrant les deux centres où je travaille, La Puce communautaire et le Projet Harmonie, ainsi qu’une petite description du genre de personnes qu’on y retrouve et de mon expérience vécue jusqu’à présent.

Le Projet Harmonie se trouve dans le quartier Mercier-Ouest au coeur d’un H.L.M. baptisé La Pépinière où résident 504 personnes qui sont répartis dans 190 appartements. Les gens qui habitent ces logements sont majoritairement sur le bien-être social, ils sont de familles très nombreuses ou de familles monoparentales et/ou des personnes multiculturels à problématiques. Pour ces gens le centre offre trois volets : enfance, jeunesse et adulte.

  • Le volet enfance offre des activités afin de promouvoir, de prévenir et de protéger la santé et le développement des jeunes de 3 à 12 ans. On y retrouve des ateliers d’éveil et de socialisation, de l’aide aux devoirs, un camp de jour durant la période estivale, des fêtes animées et des activités artistiques.
  • La maison des jeunes sert de lieu d’échanges et de rencontre pour les jeunes de 10 à 17 ans. La finalité de ce volet est de permettre à ces jeunes des personnes d’acquérir de l’autonomie, de développer un sens critique et devenir des adultes responsables. Pour ce faire, le centre offre des multitudes d’activité culturelles, éducatives, sportives, etc.
  • Le volet des adultes offres des services d’intervention familiale et de médiation, ainsi qu’un café Internet gratuit où je donne les formations d’informatique.

Dans ce centre, je donne des formations les mardi et les jeudi. À mon arrivé, j’ai du faire de la promotion afin de trouver des personnes qui pourraient être intéressées à suive ces formations. Pour ce faire, j’ai distribué des dépliants dans les 190 boîtes aux lettres de l’H.L.M. et j’ai posé des affiches dans des épiceries, pharmacies et bibliothèques du coin. Je pensais placer une petite annonce dans le journal local, mais en fin de compte, je suis quasiment complète jusqu’à la fin de mon stage! C’est majoritairement des femmes qui ont répondu à l’annonce. Elles sont soit retraitées et assez isolées ou elles résident dans le H.L.M. La plupart d’entre elles suivent les formations dans le but de correspondre avec leur proche qui sont pourtant loin…car il y a beaucoup d’immigrant dans le quartier.

À mon arrivé dans le centre, j’ai du travailler avec des ‘ dinosaures ‘ de première classe; c’est à dire 5 ordinateurs assez particulier. Un qui n’avait plus de souris, deux dont les souris étaient quasi plus répondante malgré un grand nettoyage et les deux survivants s’amusaient à nous jouer des tours de temps à l’autre; c’est à dire qu’ils ne répondaient plus du tout. Alors pour donner mes leçons, les participants et moi jouions à la chaise musicale dans le but de trouver un ordinateur qui aurait la gentillesse de nous laisser naviguer quelques minutes. Depuis ce cher 1er août 5 petits nouveaux sont arrivées et c’est un charme de travailler avec des ordinateurs fonctionnels.

La Puce Communautaire est un centre assez différent du Projet Harmonie et je serais plus brève dans mes descriptions car vous avez déjà pu lire sur cet endroit dans le billet de Jonathan Duran, Un petit tour d’Hochelaga-Maisonneuve. La Puce offre plusieurs services tel que des formations standard et sur mesure, un support au développement socioprofessionnel, une sensibilisation à Internet, un accès libre et un service technique aux entreprises. De plus, ce centre offre un coup de pouce particulier pour les femmes chef de famille monoparentale de l’île de Montréal. Il s’agit d’une formation totalement gratuite de 19 semaines qui inclue un stage en entreprise de 5 semaines où elles acquièrent des outils de base en informatique, des techniques de recherche d’emploi et un accompagnement dans la réalisation de leur plan d’action personnel et professionnel.

Dans ce centre, je travaille deux jours semaines comme animatrice et une journée semaine, je fais la promotion du coup de pouce vers l’emploi en distribuant des affiches un peu partout dans Montréal afin de recruter 12 femmes pour la prochaine session. Aussi, je conçois une affiche permanente qui sera placé dans les centres locaux d’emploi car le Coup de pouce vers l’emploi sera offert dorénavant trois fois par année.

Sylvie
Animatrice de La Puce

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Le degré de l’humanité

Je me rappelle encore des paroles d’un ami, lorsque j’étais en Afrique de l’ouest, qui me racontait son plus grand choc lorsqu’il est allé en Europe : ‘Sonia, j’ai vue un blanc mendier!’ La pauvreté n’a pas de couleur. Ici, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, elle est des plus évidente au point où on arrive à se demander comment une ville aussi riche que Montréal en Amérique du Nord peut contenir autant de misère.

Nous sommes ici à Alpa, un organisme qui vient en aide aux nouveaux immigrants ainsi qu’aux réfugiés. Il est intéressant de voir interagir des nouveaux arrivants qui sont le plus souvent du Sud, et des québécois vivants à Montréal, ville du Nord, mais faisant face à des réalités qui se ressemblent quant à la précarité de leurs situations. Une chose est certaine, la dignité est au rendez-vous, car au-delà des comptes à payer et du manque de ressources, il y a des hommes et des femmes qui continuent de croire, qu’un autre monde est possible…

Quelqu’un a un jour dit : ‘ Le degré d’humanité d’une nation se calcule par sa façon de traiter les plus faibles de la société. ‘ Nous perdons un peu plus de notre humanité de jour en jour…

Sonia Djelidi
Animatrice de Communautique

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Tranche de vie et réflexion sur la réalité de l’immigration au Canada !

Presque 70 000 personnes habitent dans l’arrondissement de St-Léonard à Montréal, dont la superficie frise le 14 km2. Cela fait presque 5000 personnes au pied carré. C’est beaucoup! C’est aussi beaucoup plus que la réalité à laquelle s’attendait une de mes participantes, Fatah, (nom fictif) originaire d’Algérie et immigrée au Canada, il y de cela maintenant plus d’un ans. C’est son histoire que j’ai envie de vous raconter aujourd’hui, non pas pour prendre position sur la réalité de l’immigration au Canada, mais plutôt pour lancer des pistes de réflexion sur ce sujet.

Au Centre de recherche d’emploi de l’Est, là ou j’offre mes cours d’informatique depuis près de 3 mois déjà, je reçois des participantes issues presque exclusivement de minorités visibles telles qu’arabe, italienne et africaine. Je passe donc la majorité de mon temps ‘ de bureau ‘ en compagnie de ces femmes immigrantes, pour la majorité musulmanes, qui sont arrivées au pays depuis quelques mois pour certaines, ou des années pour d’autres.

Ce qu’elles ont en commun? En plus d’entretenir le désir ardent d’apprendre à manier un ordinateur afin de se sentir moins en marge de la société, ce sont des femmes de tête qui, pour la plupart, ont quitté leur pays afin d’assurer de meilleures conditions de vie à leurs enfants. Elles ont laissé beaucoup derrière elles ( si ce n’est pas ‘ tout ‘ derrière elles…) pour venir ici dans l’espoir d’une vie meilleure. Ce sont des femmes toutes aussi intelligentes, allumées et débrouillardes les unes que les autres. Elles aspirent toutes à devenir, un jour, intégrées à leur pays d’accueil, trouver un boulot stimulant et participer à la vie de leur collectivité.

Elles ont fait le choix de venir ici et maintenant elles en assument les conséquences. Loin d’être une spécialiste du domaine de l’immigration au Canada et des réalités y étant afférentes, ces quelques mois passés au Centre de recherche d’emploi de l’Est, à côtoyer ces femmes issues de nationalités différentes à la mienne, m’ont plongé dans une réflexion sans fin quant à la réalité de l’immigration, du ‘ multiculturalisme ‘ canadien, de notre ouverture aux différences, et blablabla…

Commençons cette piste de réflexion en survolant brièvement quelques données concrètes concernant la réalité de l’immigration au Canada…

Le Canada, avec ses 30 millions d’habitants, est le pays qui contient la population la plus diversifiée au monde. Par année, 200 000 immigrants, provenant de partout sur la planète, traversent la frontière canadienne pour s’y établir. La qualité de vie, son ouverture, la sécurité qui y règne ainsi que sa réputation d’un pays qui accueille les nouveaux immigrants et respecte leurs différences attirent ces individus. De plus, le Canada est entouré par un cadre de lois et de politiques qui expliquent, justifient et appuient son multiculturalisme. Nous détenons une Charte des droits et libertés dont les libertés fondamentales s’appuient sur la liberté de conscience et de religion, la liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, la liberté d’association, etc. Nous détenons également des lois sur le travail ainsi qu’une loi sur le multiculturalisme canadien. En plus des ces lois, plusieurs programmes existent afin d’accueillir, soutenir et aider les nouveaux arrivants. Or, dans les faits, le Canada met tout en oeuvre pour promouvoir son multiculturalisme, accueillir les nouveaux immigrants et leur permettre de s’intégrer au sein de leur collectivité. Pourtant, ces femmes avec qui je passe la majorité de mon temps de ‘ bureau ‘, ne semblent pas toutes avoir l’impression d’être très intégrées dans leur nouveau pays d’accueil.

Je vois certaines participantes depuis maintenant plus de trois mois à raison d’une à deux fois par semaine. Par la force des choses, j’ai développé avec certaines participantes une relation de confiance mutuelle. Nous devions bien souvent du sujet principal de leur venu dans mon bureau afin de parler de leur situation en tant que nouvelle immigrante, de leurs perspectives d’emplois ici, des différences de culture ‘ arabo-québécoise ‘, de la religion musulmane, etc.

Je me suis particulièrement attachée à une de ces femmes qui est arrivé au pays depuis plus d’un ans déjà mais qui semble, pour toutes sortes de raisons, avoir cessé de se battre pour ‘ survivre ici ‘, au Canada, dans son pays d’accueil. Je lui donnerai le nom fictif de Fatha.

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Fatha était sage-femme en Algérie et son mari était propriétaire d’un magasin de pièces détachées. Ils avaient une belle et grande maison, deux voitures et étaient suffisamment à l’aise financièrement pour bien faire vivre leur deux enfants, maintenant adolescent. L’idée d’immigrer au Canada leur était née du désir d’assurer un avenir meilleur à leurs enfants. Pour Fatah, l’Algérie est un très beau pays ou il y fait bon vivre, cependant, nul ne peux s’y sentir en sécurité comme au Canada. C’est donc en pensant au futur de leurs deux enfants qu’ils ont fait une demande à l’immigration.

Suite à un long processus parsemé d’étapes bureaucratiques, un comité de sélection à finalement choisi la famille de Fatah pour immigrer au Canada. Pour ce faire, on leur à fait passer un long questionnaire pour s’assurer qu’ils étaient admissible à l’immigration. Fatah me racontait avec un certain dédain les types de questions posées concernant leurs salaires, leurs habitudes de vie, d’alimentation, le quotient intellectuel de leurs enfants (bon j’en met un peu là mais…pas tant que ça !!!), etc. Ensuite on leur a apparemment ‘ vendu ‘ le Canada. On leur à montré des photos de belles et grosses maisons, avec des prix collés dessus (comme dans des show télévisés tels que ‘ The price is right ‘, durant lesquels les participants courent la chance de gagner différents prix. On leur faisait miroiter la bonne qualité de vie au Canada, les grands espaces vert, les possibilités d’emploi, etc.

Mais leur a t’on dit qu’ils vivraient probablement plusieurs années dans un appartement avant d’avoir un boulot et donc les moyens de s’acheter une maison? Leur à t’on spécifié que leur statut social changerait drastiquement (pour certain du moins) et qu’il serait peut-être long, voir même impossible à regagner? A t’on tenu bon de leur faire part des difficultés reliées à la reconnaissance des diplômes et à leurs équivalences? Leur a t’on dit qu’ils devraient possiblement retourner à l’école encore de 2 à 3 ans afin de dénicher un emploi qui leur permettrait de faire que le 1/3 des tâches qu’ils occupaient dans leurs emplois antérieur, dans leur pays d’origine…

Finalement, leur a t’on dit qu’il serait peut-être parfois difficile de s’intégrer à la collectivité en raison des préjugés entretenus de part et d’autres à l’égard des nationalités et des religions différentes de la notre. De la réalité suite au 11 septembre 2001 et de la haine que beaucoup entretiennent envers la religion islamiste, et blablablalba…

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Fatha à 45 ans, elle avait une vie comblée en Algérie. Elle était heureuse! Elle avait un statut de professionnel, reconnu de tous, vivait très bien, dans une maison qui lui appartenait, qui lui permettait de mettre des sous de coté. Elle était respecté des autres membres de sa collectivité et vivaient entourée des membres de sa famille. Elle a travaillé une bonne partie de sa vie et n’a maintenant plus le courage de tout recommencer, elle n’a plus le courage de retourner sur les bancs d’école et elle n’a surtout pas le courage de se battre pour se faire respecter et reconnaître à sa juste valeur.

Fatah habite depuis près d’un ans dans un petit 4 et demi, avec son mari et ses deux adolescents dans l’arrondissement de St-Léonard à Montréal. Elle n’a pas trouver de travail, son mari non plus. Ils vivent en attendant leur chèque du bien être social à chaque mois. Elle m’a avoué ne pas s’être fait suffisamment supportée lors de son arrivé au pays. Elle se sent démunie, sans outils pour s’en sortir, dans un pays qui ne les comprends pas. Elle porte le voile et remarque les regards de certaines personnes dans la rue face à cette ‘ différence ‘. Elle se sent rejetée! Elle à perdu espoir et regrette sa vie dans son pays.

Cette histoire n’est sans doute pas la même pour l’ensemble des immigrants. Certains apprécient certes leur nouvelle vie ici et réussissent à s’intégrer plus facilement à leur collectivité. Beaucoup immigrent en compagnie de plusieurs membres de leur famille, réussissent rapidement à faire reconnaître leur diplôme obtenu dans leur pays d’origine, se trouvent un bon emploi et refont leur vie!

Cependant, tous n’ont pas la même chance. Un collègue, conseiller en emploi pour les nouveaux arrivants, me faisait remarquer que la déception que peuvent vivrent ces individus découlent souvent du grand rêve idéaliste qu’ils s’étaient fait, au départ, de leur venue au Canada. Ils avaient sans doutes tous été informée des difficultés reliées à l’immigration mais n’avait retenu que ce qu’ils souhaitent entendre, afin que rien ne les détournent de leur ‘ rêve ‘ de cette vie meilleure!

Est-ce le cas pour Fatah? avait-elle été mal informée avant son arrivée des possibilités de la non reconnaissance de son diplôme de sage-femme, des possibilité de vivre pour un certain temps dans un appartement deux fois plus petit que sa maison en Algérie et de la réalité du marché du travail au Québec? Ou en fut elle informé, mais a tout simplement fait fit, volontairement ou inconsciemment, de ces ‘ détails ‘ pour sauter pied joint dans cette aventure?

Peut-importe les causes de la détresse que Fatha et sa famille vivent aujourd’hui, une chose est sure, cette famille à besoin de support, d’aide et d’outils pour lui redonner espoir et les aider à changer leur situation afin de retrouver une meilleure qualité de vie. En leur offrant des cours sur Word, je leur permet entre-autre de refaire leur C.V. et de rédiger une lettre de présentation. En les initiant au moteur de recherche, je les aide à retrouver des offres d’emplois intéressantes sur le Web. En les introduisant au courrier électronique, je leur permet d’envoyer leur curriculum vitae en pièces jointes à un employeur. Puis, en leur prêtant une oreille attentive, je les aide à vaincre leur isolement et leur peur de s’intégrer dans notre collectivité et prendre la place qui leur reviennent..
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Je vous ai raconté cette tranche de vie, non pas pour prendre position sur la réalité de l’immigration au Canada et de si, oui ou non, notre pays accueille la ‘ diversité ‘ comme il le clame, la réponse à cette question ne saurait être objective et nécessiterait des études des plus approfondies.

Je souhaitait tout simplement vous faire réfléchir à cette réalité qu’est l’immigration afin qu’une majorité de gens acceptent la nécessité d’accueillir ces individus issus d’autres nationalités… qu’on ne voient plus les immigrants comme des voleurs d’emplois mais plutôt comme responsable de l’enrichissement de notre tissu social.

‘ Je souhaite que sur cette lancée, notre pays accède également à la maturité politique. Qu’il devienne en plénitude ce qu’il ne devrait jamais cesser d’être dans le coeur et dans l’esprit des Canadiens: un Canada de la rencontre des ethnies où, par un choix délibéré, des hommes et des femmes d’ascendance amérindienne, française et britannique s’unissent à leurs compatriotes d’origines et de traditions culturelles les plus diverses pour partager un même pays dans la paix, la justice et le respect de leurs différences. ‘

-Le très honorable Pierre Elliott Trudeau, Premier ministre du Canada, le 17 avril 1982

Petite publicité…

Pour votre information, Le Centre de recherche d’emploi de l’Est offre différent services pour les nouveaux arrivants et les immigrants présents au pays depuis plus longtemps…
-Soutien à l’intégration à l’emploi des nouveaux arrivants,
-Ateliers spécialisés pour minorités visibles et immigrantes.

Maryse
Animatrice de Communautique

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