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Le fossé numérique

Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!

Patcher les trous

L’implantation de l’informatique dans notre quotidien a déjà fait couler beaucoup d’encre et c’est normal. Dire qu’il y a à peine 15 ans, ce n’était que quelques marginaux ça et là qui s’initiaient à l’Internet. Maintenant, les marginaux, ce sont les récalcitrants. Souvent, ils ont les cheveux grisonnants. La plupart d’entres eux n’auraient jamais crus qu’ils auraient eu besoin de se convertir de leur vivant. Pourtant, c’est le cas. Les vieux sages doivent retourner à l’école pour demeurer crédibles et ne pas se sentir exclus. Les expériences qu’ils ont accumulées au cours de leur longue vie font maintenant concurrence à wikipédia… et à la Toile tout entière. Internet est maintenant rendu LA source du savoir et de la transmission des connaissances.

Chaque fois qu’une société fait face à de nouvelles transformations qui changent les habitudes de vie et bouleversent le confort du quotidien, il faut faire des mises au point, se questionner à savoir si c’est éthiquement bien ou mal, débattre sur le pour et le contre, appréhender les conséquences et faire des choix. Bref, rétablir l’équilibre entre les perpétuels traditionalistes et les avant-gardistes, et faire une transition graduelle. Quinze ans pour informatiser une société… ça laisse peu de temps pour s’adapter. C’est un peu le travail que Communautique s’efforce à faire depuis quelques années. Patcher les trous.

Maintenant, les fonds émis par notre très généreux gouvernement du Canada se sont épuisés. C’est ça le communautaire; ça marche à coup de contrats. Même si des centaines de personnes ont pu bénéficier de ce service gratuit, des centaines d’autres sont encore en attente. Ils devront patienter jusqu’au retour des sous.

Lucie
Animatrice de l’@venue

Catégories : Les billets d'humeur
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Être aux abois

Être aux abois : Autrefois, les ‘abois’ qualifiaient le moment où un animal chassé se trouvait encerclé par la meute de chiens. ‘Être aux abois’ signifie donc ‘être dans une situation désespérée (surtout dans le sens financier’)

Connaissez-vous le journal L’Injecteur? Grosso modo, il s’agit d’un journal quadri-annuel conçu ‘par et pour’ les personnes UDI (usagers de drogues injectables) du Québec. Il est possible de se procurer le périodique gratuitement dans tous les CSSS ainsi que dans nombre d’organismes communautaires dont CACTUS Montréal, Spectre de rue, Le Refuge Des Jeunes de Montréal et Dopamine.

Le dernier numéro, paru au début du mois, a pour thématique Les animaux. Après l’avoir lu en biso, je crois avoir déniché quelques pistes de réflexions qui pourraient peut-être se traduire en un blogue potable. Je m’essaie…

…Il y a 3 mois de cela, je faisais mon entrée au sein de l’équipage de Spectre de rue. Arrivé à Montréal depuis à peine quelques mois, j’en étais à mes premiers contacts avec la population de la rue. En bon néophyte, les questionnements de première heure ne se sont pas fait attendre…les réponses prématurées non plus! Bonjour les préjugés et autres réactions hâtives! Dans ce sens, je me suis entre autres interrogé à savoir : ‘Pourquoi ont-ils tant de chiens?’ Et comme beaucoup de gens (j’en suis persuadé), je me suis dit ‘Cela fait pourtant des bouches de plus à nourrir.’ J’étais tombé dans le panneau.

Il faut garder en tête que la vie de la rue, qu’elle soit sur une base volontaire ou non, regorge de problématiques (troubles de santé physique et mentale, pauvreté, répression policière, consommation de drogue, alcoolisme, exclusion sociale et discrimination, prostitution, carences à plusieurs niveaux, suicide, etc.) s’accumulant au lot de difficultés inhérent à La Vie elle-même. Dans cette optique, un animal peut devenir un compère fort appréciable. L’extrait qui suit illustre clairement les bienfaits zoothérapeutiques chez les gens de la rue : ‘ (…) [L'animal de compagnie] te protège, amène la sympathie des gens souvent plus qu’une affiche réclamant : ‘ un peu de change S.V.P.’, te réchauffe en hiver et surtout, tu peux compter sur lui en toute circonstance (Véronique Houle & Bianca Côté, L’Injecteur, #3, p.3) Dans la majorité des cas, un chien, un chat ou cætera fait office de meilleur ami, voire même de famille. Mario Paquet décrit son premier chien ainsi : ‘ (…) le meilleur ami que j’avais jamais eu, le seul qui m’acceptait vraiment tel que j’étais. ‘ (Mario Paquet, L’Injecteur, #3, p.8) Dans sa tranche de vie, Mario met aussi l’accent sur la complicité, la compréhension, le dévouement, le soutien physique, émotionnel, psychologique et moral, l’amour inconditionnel et le réconfort que lui apportent ses bêtes. Sans vouloir en révéler trop sur le contenu de l’article, je me permets une dernière citation : ‘ (…) cette quête d’harmonie [vécue par certaines personnes de la rue] prend son sens dès qu’ils partagent leurs vies en partenariat avec d’autres êtres vivants. ‘ (Mario Paquet, L’Injecteur, #3, p.8)

Finalement, je persiste à croire que nous sommes nombreux à, un jour, s’être demandé ‘ S’ils ont de la difficulté à bien se nourrir eux-mêmes, pourquoi ont-ils tant de chiens? ‘ J’espère maintenant avoir apporté des éléments de réponse à cette curieuse question…j’espère aussi avoir su dévier votre attention vers ce jeune et prometteur journal qu’est L’Injecteur.

Daniel
Animateur de Communautique

Catégories : Le monde communautaire
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Le projet Cité des rivières

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Le projet Cité des rivières a été créé pour mettre en valeur le potentiel récréotouristique des rivières Magog et St-François.

Un des aménagements se nomme La Promenade du Lac des Nations.

La promenade est une route piétonaire et cyclable d’une longueur de 3,5 km. Durant l’hiver, la route pétoniaire est remplacée par une piste glacée d’une longueur de 1,3km.

Promenade durant l'hiver

Il y a aussi quelques haltes qui ont été aménagées pour permettre de se reposer.

La première : la halte des nations.

Halte des nations

La seconde : une fontaine avec des bancs orientés vers la rivière.

La troisième : une fontaine plus imposante.

Il est maintenant possible de faire le tour du lac des Nations, car une passerelle a été aménagée pour lier le coté sud du lac et le coté nord.

Si vous voulez plus d’information sur ce projet, allez sur le site suivant : www.citedesrivieres.com

Rémi Nadeau
Animateur d’Aide à Sherbrooke

Catégories : La vie de quartier
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Quand le cinéma (re)crée la rencontre

Depuis maintenant 2 mois, en tant qu’animateur de Communautique, j’ai eu l’opportunité de démarrer un atelier de cinéma avec les jeunes fréquentant le Centre de loisirs l’Acadie et habitant à Place l’Acadie. Après avoir réalisé une formation en anthropologie (visuelle) et en cinéma il est extrêmement intéressant pour moi de proposer ce genre d’atelier et d’observer ces jeunes se réapproprier un médium qui les entourent intensément mais duquel les méthodes de base de production demeurent un apprentissage peu accessible.

Deux petits groupes se sont formés durant ces dernières semaines; le premier se penche présentement sur la création scénaristique et la production d’une fiction traitant de la surconsommation et de l’image (le prestige) alors que le deuxième tente de documenter les interactions culturelles et sociales à Place l’Acadie, milieu ‘multiculturel’ regroupant beaucoup de nouveaux arrivants. Dans les deux cas, et il s’agit sans doute du plus grand intérêt de cet atelier, les jeunes participant-es cherchent à parler d’une ‘réalité’ qu’ils vivent eux-mêmes ou, du moins, qui les touchent de façon significative. Ainsi, les jeunes utilisant la fiction semblent vouloir représenter une partie de leurs réalités de jeunes étudiant-es commençant le Cégep préoccupé-es par la nécessité de choisir une carrière et de gérer son temps efficacement. Les jeunes filles réalisant un documentaire vivent elles à Place l’Acadie (coin du Blv. L’Acadie et du Blv. Henri-Bourassa : regroupement d’immenses immeubles à appartements majoritairement mal entretenus et loués à de gros prix) connaissant aussi bien la réalité qu’elle veulent représenter à travers leurs yeux de jeunes filles également d’origines ‘autres’ que québécoises/canadiennes.

Dans le concret, nous avons tenté de proposer aux jeunes différentes manières de réaliser les projets respectifs. Je dis ‘nous’, puisque l’atelier cinéma est un projet dont l’implication est partagée entre plusieurs partenaires du milieu communautaire, soit : Jeunesse 2000 (MDJ Bordeaux-Cartierville), le Centre d’action Bénévole de Bordeaux-Cartierville et Place en Mouvement (situé à Place l’Acadie) d’où émerge le projet comme tel. L’Organisme Communautique fournissant finalement un formateur pour l’atelier. Plusieurs activités/rencontres ont été organisées pour aider ces jeunes à choisir ‘leurs utilisations’ de la vidéo numérique: un réalisateur de court métrage pour Ubisoft parlant de son travail au début du projet, une conférencière présentant un documentaire sur les favelas au Brésil (favelarising.com), la production d’un très court métrage de fiction dont le début fut réalisé par ‘nous’ et dont la conclusion était laissée aux mains des jeunes, etc. L’intérêt ici était de créer une dynamique d’échange entre les jeunes tout en les poussant à réfléchir sur les implications (si ce n’est sur le travail et sur la patience nécessaire!) de la production cinématographique/vidéographique sans réels budgets.

Il est encore tôt pour émettre des conclusions sur cet atelier de cinéma mais on peut, je crois, s’avancer suffisamment pour dire que les jeunes participant-es, en recréant et en représentant une réalité perçue et/ou vécue à travers la production cinématographique et la réappropriation de ce médium, franchissent les premiers pas de la rencontre vers l’Autre. Ce processus, et même lorsque cet Autre ressemble étrangement aux réalisateurs-trices en herbe, permet parfois de prendre la distance minimale d’une situation qui autrement submerge, autrement paralyse… Une distance qui finalement change bien des choses et qui commence, dans ce cas-ci, encore et toujours par un traditionnel : ‘ Caméra,… ça tourne,…action ! ‘.

Philippe
Animateur de Communautique

Catégories : Les formations, Les participants
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La censure en ligne

Face à tant de pervertis sexuels, de violeurs, de pédophilies, de tueurs en série, ou simplement de drôles d’oiseaux qui rôdent sur le Web à toutes heures du jour et de la nuit, certains font pression sur le gouvernement pour qu’il réglemente Internet. Bien que la réglementation puisse sembler une bonne chose à certains, elle est virtuellement impossible parce qu’Internet est un réseau mondial qui n’est soumis à aucune juridiction.

De plus, toute forme de censure serait en contradiction flagrante avec l’esprit du World Wide Web. Pourtant, beaucoup persistent à croire qu’une censure d’Internet serait nécessaire, pourvu qu’eux-mêmes en soient les juges et les décideurs. Apparemment, ils sont tout aussi désireux de pratiquer la censure que certains gouvernements.

Comme vous savez certains pays censurent leurs fournisseurs de services Internet (ISP). Des activistes ont parfois créé, à l’extérieur de ces pays, des sites web anti-gouvernementaux destinés à contourner la censure. Un des plus importants groupes anticastristes est le Cuban American National Foundation (CANF) qui transmet de première main la relation de violation des Droits de la personne à Cuba (rédigé par des réfugiés cubains). CubaNet diffuse hors frontières l’information reçues du mouvement démocratique clandestin de Cuba et la renvoie régulièrement par courrier à Cuba afin que les dissidents cubains puissent répandre leur message vers le reste du monde.

La Chine est aussi un pays qui réglemente l’usage d’Internet par le contrôle de son système national de télécommunications que tout fournisseur chinois d’Internet est tenu d’utiliser. Malgré ces restrictions, quelques citoyens chinois réussissent à avoir accès aux sites interdits et même si le gouvernement chinois peut limiter l’accès aux sites établis sur son territoire, il ne peut pas cependant filtrer la masse de courrier électronique qui traverse chaque jour ses frontières. Selon moi, la pensée de Henry Steele Commager reflète très bien mon opinion au sujet de la censure. ‘La censure trahit immanquablement son propre objectif car, à la fin du compte, elle donne naissance à un type de société incapable d’exercer son propre jugement…À la longue, elle créera une génération qui ne pourra apprécier la différence entre indépendance de pensée et asservissement.‘ Mais peut-être aussi qu’il faudrait penser comme Ernesto Guevara: ‘Soyons réalistes, Exigeons l’impossible‘ à vous d’en juger…

Mayckoll
Animateur de l’@venue

Catégories : Les billets d'humeur
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Des coupures qui créent des barrières…

Le choc numérique ou la fracture numérique réfère à une cassure résultant d’un coup violent, comme celui que donne Harper par ses coupures de 17.7 millions dans les programmes d’alphabétisation alors que 42 % des adultes Canadiens éprouvent des difficultés quotidiennes en lecture et en écriture.

Concrètement, cela signifie que le gouvernement ne souhaite pas épauler les analphabètes et les faibles lecteurs dans leur démarche d’apprentissage. Alors que le citoyen est sans cesse référer aux ressources du Web; la méconnaissance d’Internet et de l’ordinateur devient un autre facteur d’exclusion. Lorsque le gouvernement met un frein aux initiatives des regroupements en alphabétisation qui ont à coeur l’intégration des personnes analphabètes dans cette société numérique, il les exclut du ‘ village global ‘. Les coupures créent des barrières !

Julie
animatrice du Carrefour d’éducation populaire de Pointe-St-Charles

Catégories : Les billets d'humeur
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Café le Globe

Je suis animateur au centre d’accès communautaire du ‘ Café le Globe ‘, une activité qui a lieu au Pavois de Québec. L’objectif de notre organisme est de favoriser la réinsertion sociale de personnes vivant un problème de santé mentale.

Plusieurs outils favorisant la réinsertion des membres sont offerts par le Centre. Il peut s’agir d’ateliers, de stages, de supervision en milieu scolaire ou de travail et d’orientation pour les études. En ce sens, le Pavois possède trois entreprises dans la communauté qui offrent des stages ou des emplois et une quatrième est en processus de création.

Au Centre même, nous offrons des ateliers culinaires, d’écriture, de rétablissement, de recherche d’emploi, de français, de bénévolat et, bien sûr, d’informatique. J’interviens parfois dans le cadre de ces activités lorsqu’ils ont des besoins informatiques, par exemple pour aider des gens avec Word lors de l’atelier de français.

Enfin, le soir, les membres peuvent fréquenter librement le ‘Café le Globe’. Cette activité est offerte dans les locaux du Pavois et c’est principalement dans le cadre du Café que je travaille. En plus d’offrir l’accès à Internet, le Café propose quotidiennement des activités organisées par les membres ainsi que par une technicienne en loisir. En dehors de ces 2 attraits principaux, les membres peuvent aussi venir pour se rencontrer, lire, écouter la télé, etc.

Dans le cadre de mon travail je donne aussi l’atelier ‘Web et multimédia’ les vendredis après-midi. Lors de cette activité plusieurs thèmes sont abordés avec les membres tels que : création d’une présentation Power Point, utilisation d’un ’scanner’, d’un graveur, d’un appareils photo numérique, recherche Internet en fonction de divers thèmes comme l’emploi, la santé, les loisirs, compresser des fichiers, distinguer les différents types de sauvegarde, composantes d’un pc et branchement de périphériques.

Enfin, ce que j’apprécie particulièrement ici, c’est de côtoyer et d’aider des gens qui ont du potentiel, mais qui ne savent pas toujours comment le mettre en valeur dans le contexte des modèles proposés par la société.

Simon
Animateur du Café le Globe

Catégories : Le monde communautaire, Les formations
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Mieux vaut prévenir que guérir

Les quartiers en difficulté ont tous le même type de caractéristiques socio-démographiques : des forts taux de familles vivant sous le seuil de pauvreté, de familles monoparentales, de décrochage scolaire dans les écoles du quartier et de chômage. La délinquance et plus particulièrement la délinquance juvénile sont des problèmes majeurs qui peuvent découler directement des facteurs cités ci-dessous.

L’insécurité est un thème central de la politique moderne, et ce dans toutes les sociétés occidentales. On a entendu parler récemment d’un fond de 6 millions de dollars débloqué pour lutter contre les ‘gangs de rue’ (en fait, l’argent aurait déjà été dépensé, mais bon…). Pour lutter contre la délinquance, la criminalité, nous avons deux solutions, qui peuvent être d’ailleurs complémentaires : la répression et la prévention.

Les politiques répressives sont le plus souvent choisies par nos gouvernements. Les moyens utilisés sont plus visibles et facilement quantifiables : augmenter le nombre d’effectifs de la police et/ou le nombre de places dans une prison, hausser le nombre d’années de condamnation pour un délit, etc. S’en suit irrémédiablement une augmentation du nombre d’arrestations et de condamnations. Ces actions n’ont aucun impact direct sur les causes de la délinquance, elles permettent seulement de faire plus d’arrestations et d’avoir des chiffres positifs à exhiber devant l’opinion publique. Les actions répressives sont des politiques à court terme qui n’agissent pas sur les facteurs qui créent l’insécurité des quartiers. Elles ont quand même l’avantage de donner des résultats rapides qui coïncident avec l’agenda politique. Et comme vous le savez, chacun peut faire parler les chiffres à son avantage…

Parlons maintenant du volet préventif. Les actions s’adressent en grande majorité aux jeunes. Pour les adultes, on considère plus ou moins qu’il est déjà trop tard, les politiques qui leurs sont consacrées sont donc majoritairement répressives (la prévention, c’est de les prévenir qu’ils vont finir en taule si ils sont méchants!). La prévention pour les jeunes passe par l’éducation, la socialisation. Premiers acteurs : les parents. J’entends beaucoup de gens dire que les parents ne tiennent plus leurs rôles, qu’ils élèvent des enfants rois, que ce sont des poules qui couvent trop leurs enfants et ne les punissent plus (’Ah! de mon temps, une bonne claque et on en parlait plus!’), etc. Dans le même sens, on pourrait même ajouter que la femme doit retourner à la maison pour mieux s’occuper de ses gamins. Facile. Les conditions de vie ont changé, les rapports homme-femme et parents-enfants aussi.

Personnellement, je trouve ces changements positifs et il est vraiment trop facile de blâmer les parents pour des problèmes identitaires qui affectent toute la société. (c’est aussi facile et faux que de dire : c’est pas nous, c’est de la faute aux anglophones, aux religions, au fédéral, aux parents. Chacun trouve son coupable, ça évite de réfléchir aux problèmes de fond en attendant!).

L’école peut jouer un rôle important… quoi que : le décrochage scolaire fait partie des facteurs explicatifs des populations enclines à tomber dans la délinquance. Donc l’école aurait pu jouer un rôle important, mais elle a échoué. Comme c’est pas demain la veille qu’on va faire une réforme complète et novatrice de l’école (le changement radical a toujours fait peur), il faut qu’on fasse des ajustements à ce qui existe déjà. Qui fait les ajustements, qui ajuste la situation des enfants ‘risque’? Les organismes communautaires. Voilà, on y arrive enfin!

Tout le réel poids de la prévention jeunesse est porté par les organismes communautaires (de jeunes, on s’entend). Évidemment les effets sont plus aléatoires, moins quantifiables. Les centres ne peuvent pas choisir une cohorte de jeunes et regarder 10 ans après quel pourcentage a été arrêté par la police (avec quels fonds ferait-on cette étude?!). On ne peut pas faire la preuve que la fréquentation de tel ou tel centre aurait pu changer le comportement de certains jeunes qui aujourd’hui ont des démêlés avec la justice. Et pourtant il est évident que les jeunes qui fréquentent ces centres ont plus de chance de s’en sortir que les autres enfants du quartier. Parce qu’on leur apporte du soutien, de l’écoute, des valeurs. Il est évident qu’on leur propose également une pléiade d’activités récréatives ou du soutien scolaire, mais c’est surtout dans les relations inter-personnelles qu’ils vont se construire. Relations avec les adultes présents, qui sont différentes de celles qu’ils connaissent avec les parents ou les instituteurs de l’école. Et relations avec les autres enfants, dans un contexte à la fois libre et encadré sur fond de valeurs de respect et de partage (ok, je vous le dis, en ce moment je travaille dans le centre pour jeunes ‘Toujours Ensemble’, ça paraît, non?!)

Évidemment c’est plus facile pour un gouvernement de dire qu’il a donné 6 millions à la police pour lutter contre les gangs de rue, que de dire qu’il a donné 6 fois moins à divers organismes pour que des enfants aillent à la piscine, dessinent ou prennent des cours sur Internet pour prévenir le phénomène. Tu vas me dire, mais de toute façon il faut les deux : répression et prévention. Oui oui oui, je ne dis pas le contraire Albert. Je veux seulement te faire remarquer que ça marche comme ça pour tous les programmes politiques. On injecte les fonds les plus importants dans des politiques à court terme, et dans des corps institutionnalisés. L’armée et la police sont les premiers bénéficiaires. Dans le domaine scolaire, on injecte surtout des fonds pour payer des nouveaux profs ou rénover des bâtisses, mais pas de réformes sur le fond. Dans le domaine de la santé, des retraites : euh no comment. La prévention et la construction ne font pas partie des priorités politiques, tout simplement parce qu’elles s’inscrivent dans le long terme. Quel intérêt rationnel pour un gouvernement, et plus précisément pour un politicien qui veut le pouvoir ici et maintenant? Aucun. L’ennemi des organismes communautaires, ce n’est donc pas tel ou tel gouvernement, mais c’est bien l’agenda politique et la manière de faire de la politique actuellement. Il y a bien des gouvernements qui accordent plus de place au communautaire, mais toujours pour des programmes… à durée limitée.

Alors avant que tout cela ne change (!), on va s’accommoder de ce qu’on a. Moi je vais vous laisser, je dois retourner travailler, surtout qu’il ne me reste que trois semaines alors je profite, mon contrat a une date de péremption aussi!

Claire
Animatrice du Sud-ouest

Catégories : Le monde communautaire, Les billets d'humeur
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Un petit mot sur spectre de rue

Spectre de rue est un organisme communautaire dont le mandat est d’intervenir dans le Centre-ville de Montréal (quartiers Centre-ville et Centre-sud) pour prévenir et réduire la propagation des MTS, du VIH/Sida, et des diverses formes d’hépatite et autres maladies sanguines auprès des personnes itinérantes ou marginalisées habitant, travaillant ou transitant sur leur territoire.

Pour moi, c’était ma première expérience de travail dans un milieu pareil (avec des gens de la rue), mais c’est sûr que lorsque je suis allé là-bas j’avais un défi: réorganiser leur réseau, l’étendre et résoudre les problèmes. Une fois le travail commencé, j’ai tout de suite compris que c’était pas aussi simple que je pensais, il fallait faire une identification générale pour toutes les connexions, et pour ce faire j’ai eu besoin de l’aide d’autres animateurs de Communautique qui eux travaillaient sur place. Les conditions n’étaient pas extraordinaires surtout quand il s’agit d’une douzaine de chiens et quelques chats qui tournent autour de toi , des fois ils ne veulent pas te laisser la place pour passer et j’ai dû demander à leur maître de les déplacer. Bref, tout s’est très bien passé malgré tout, maintenant les deux sous-réseau que je viens d’ajouter fonctionnent très bien. Ah oui! il fallait trouver une bonne cachette pour les (switches) on avait peur que les gens partent avec (on m’a dit que ça arrive très souvent) ehhh oui …

Bon, mission accomplie, le tout fonctionne bien, une semaine plus tard j’apprends que les ordinateurs qu’on venait de mettre dans le C.A.C.I sont souvent utilisés pour aller sur des sites XXX. Le jeu du chat et le souris commence, il fallait trouver une solution. Sur Internet j’ai trouvé un bon logiciel de contrôle parental qui faisait l’affaire (oui - contrôle parental pour adultes et les petits vieux).Et ça l’air que ça marche :)

Edriss
Animateur de Communautique

Catégories : Le monde communautaire
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Les logiciels libres !

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Depuis le début du programme PAC-IJ, nous les stagiaires nous avons fait beaucoup de promotion sur les logiciels libres. Voila ce qui m´est arrivé à moi.

Dans mon centre ALPHA les gens ont eu assez des longues attentes sur une simple page Internet comme www.google.ca par exemple. Alors on m´a dit «On sait que tu peux installer un autre logiciel qui est un équivalent d´Internet Explorer, mais est-ce que c´est facile à utiliser ?». Et là je leur ai répondu qu´il faut essayer pour connaître et comprendre le fonctionnement des nouveaux logiciels.

J´ai installé le Mozilla Firefox et on a senti tout de suite la différence dans la vitesse de l´Internet qui est devenu plus rapide et stable. Bien sûr un grand «Woh» est venu de leur part. Alors on s´est assit ensemble et petit à petit j´ai commencé à leur expliquer l´utilisation de ce «monstre difficile» Mozilla Firefox.

Le directeur d'Alpha: Michel

Les premières impressions sont toujours les plus vraies et les plus importantes. Ils étaient curieux de se familiariser avec la nouveauté. Tout d´abord l´icône est jolie : «Petit renard…. mmm beau», et tout de suite après « Mais il est comme Internet Explorer, pas plus compliqué que ça, les boutons sont plus sympas, on a la possibilité de travailler avec plusieurs sites Web dans la même fenêtre». Finalement ils ont adoré. Semaine après semaine, ils se sont habitués et me disaient : «Tu sais, ça fonctionne toujours et on n´a pas de problèmes avec Internet maintenant». Tant mieux je leur ai répondu, et j´ai été très fier et content de les avoir initiés aux logiciels libres.

Si les gens n´avaient plus de préjugés et de craintes devant tout ce qui est nouveau et différent, ils pourraient commencer à utiliser de plus en plus les logiciels libres. Ils peuvent travailler au quotidien avec des systèmes d´exploitations libres, comme Linux - qui est aussi gratuit et s´améliore sans cesse. Ainsi le monde de l´informatique peut changer, peut s´améliorer et devenir plus accessible à la majorité de la population. Si on peut faciliter l´accès des nouvelles technologies aux citoyens et ne pas les obliger à payer pour profiter des services indispensables de nos jours, on pourrait tout simplement améliorer leur vie et lutter contre l´analphabétisme.

Dans le journal « Métro » du 4 octobre dernier, il y avait un article sur les failles de sécurité trouvées dans le code du Mozilla Firefox. Deux personnes ont trouvé et publicisé le manque d´efficacité des lignes de code Java Script, en mettant l´accent sur la sécurité des logiciels libres. Comme quoi rien n´est garanti!

Je ne lance pas un débat, parce que je sais que les opinions seront très divisées. Moi personnellement, je préfère utiliser des logiciels gratuits et ainsi stimuler ceux qui les inventent et améliorent en permanence. Malgré que ce ne soit pas toujours mieux, plus simple ou aussi sécuritaire que les programmes payants, ça motive les petites compagnies ou aussi les étudiants, à chercher à apprendre et développer des programmes à la portée de tous.

À la dernière minute, aujourd´hui le 6 octobre le même journal « Metro » a sorti un autre article « Firefox fausse faille » - « …L´un des auteurs de cette mascarade a démenti publiquement la chose et présente ses excuses à la presse et à la fondation Mozilla. » Ça sent l´argent, moi je préfère croire au premier article. Quand même, tout le monde est libre de croire ce qu´il veut.

J´ai également testé le nouveau Internet Explorer 7.0 Version Beta. Il apporte beaucoup de nouveautés dont la navigation par onglets, une nouvelle gestion des favoris, une nouvelle fonction aperçu avant impression permettant d’éviter les très agaçantes coupures, mais aussi un gestionnaire de flux RSS ou bien encore une fonction zoom pour agrandir ou réduire à loisir l’affichage de n’importe quel site web. Alors, certes il y a des nouveautés, mais il ne fait pas une révolution sur Internet, c´est plutôt un concurrent beaucoup plus attractif que Mozilla Firefox. Malheureusement Internet Explorer 7.0 ne fonctionne qu’avec Windows XP Service Pack 2 et exige une version authentique de Windows XP. Ce qui encore une fois impose des restrictions aux citoyens et exige des ressources pour s´en servir.

Svilen
animateur de L’Avenue

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