Le fossé numérique
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
Al Gore a, à travers Une vérité qui dérange, réussis à faire entendre la cause du réchauffement climatique à un nouveau public séduit par la crédibilité qu’on lui accorde à titre d’ancien vice-président des États-Unis. Ce film, mi-documentaire mi-dramatique, se veut certes un excellent outil de vulgarisation qui expose des chiffres et des faits justes. Mais il demeure, selon moi, que l’auteur n’aborde pas la problématique depuis sa base, en profitant même pour adopter un ton patriotique (conquête de la lune par les Américains!), voire préélectoral. Je ne crois pas que Monsieur Madame tout le monde s’y reconnaisse vraiment. On se contente d’attaquer ce que je considère n’être que la pointe du iceberg : Al Gore affirme que si les gouvernements optent dès aujourd’hui pour le développement massif des énergies et du transport verts, la courbe ascendante des concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait chuter radicalement. Foutaise!
La population mondiale continue d’augmenter, le niveau de vie aussi, nos besoins sont toujours plus illimités…notre consommation s’accroît à un rythme exponentiel. Et je traite ici de n’importe quel type de consommation. De l’essence mise dans la voiture, de nourriture venue de l’autre bout du monde, de « gogosses » made in China fait de dérivés du pétrole et dont la fabrication a contribué au boum économique de ce pays et de ses trop nombreuses industries qui carburent au charbon …toutes ces habitudes de consommation, relativement très récentes, s’installent sournoisement dans nos modes de vie. Tous les objets qui se trouvent en ce moment autour de vous ont nécessité l’extraction, le transport et la transformation de matière première. On nous amène à consommer toujours plus : je me rends à l’épicerie pour acheter un litre de jus, mais ce format n’existe plus. Bon ben…je prends ce qu’il y a! Et se sont dorénavant 2 litres de jus que j’achèterai. Consommation de masse, surconsommation, matérialisme….je ne vous apprends rien. Ici je traite du mode de vie qui a mené à la crise écologique actuelle. American way of life…appelons la comme nous voulons, mais il s’agit forcément de la pire épidémie dont n’ait jamais souffert l’humanité!
Al Gore a omis de traiter de ce point dans Une vérité qui dérange. Il n’a pas osé révéler cette traumatisante destinée qui nous guète tous…celle de devoir revoir en profondeur notre mode de vie. Au lieu de panser les problèmes actuels avec des mesures qui ne feront en fait que soutenir encore sous respirateur artificiel notre niveau de vie occidental, il est en mon sens grand temps de, de, de…..décroissance! Outch, ça fait mal!
Oui aux éoliennes, oui aux voitures hybrides et aux transports en commun….mais ce n’est pas suffisant. On veut revenir en arrière pour atteindre les niveaux d’émission de CO2 d’avant 1990. En cohérence, sera-t-il alors nécessaire d’en revenir au niveau de consommation, au mode de vie qui prévalait à cette époque?
Décroître notre niveau de consommation nous forcerait à revoir les fondements dominateurs du monde contemporain, soit l’économie et le développement.
Al Gore, c’est un rendez-vous dans une dizaine d’années avec cette fois Une vérité qui dérange encore plus ?!
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Catégories : L'environnement
Mots clés: 5- États-Unis, Consommation, environnement
Je n’irai pas par quatre chemins… Avant de devenir animateur de milieu, pour autant que je savais, le PAC-IJ bénéficiait à une tonne d’individus, mais je sous-estimais tout de même sa portée et ce, malgré les bilans annuels tous plus reluisants les uns que les autres. Ce n’est qu’avec le temps et en travaillant sur le terrain que j’ai pu constater à quel point le PAC-IJ contribue à lutter concrètement contre la « fracture numérique ». Il y a déjà un mois que je divise mon temps entre deux organismes complètement différents : le Chic Resto Pop et le Club Garçons & Filles de Lasalle.
Au Chic Resto Pop, un restaurant communautaire dans Hochelaga-Maisonneuve, la majorité de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. Elle est peu éduquée, est exclue socialement et a peu ou pas de connaissance de l’informatique. Nul doute alors que les participants sont grandement reconnaissants de suivre ces cours gratuitement. Je n’ai qu’à penser à cet orphelin de Duplessis pour qui l’Internet est devenu un précieux allié dans sa quête de justice ou encore à cette dame âgée dont les yeux brillaient à la vue de son budget qu’elle a elle-même conçu à l’aide d’Excel. C’est peut-être difficile à croire, mais ça faisait un bail que je n’avais pas vu des yeux briller à ce point. Walt Disney aurait pu aller se rhabiller…
« Pis c’est tu dur d’enseigner à des newphees ? », m’avait spontanément demandé un des cuisiniers. Et bien, c’est surprenant à quel point ces gens, perçus trop souvent comme des imbéciles vu leur maigre revenu, apprennent rapidement ; ils sont motivés. Puis, qui a dit qu’il faut avoir quatre doctorats pour apprendre à naviguer sur le Web ou envoyer un courriel? Bon! C’est assez pour le Chic Resto Pop. Comme je vous l’ai mentionné plus tôt, je touche à deux milieux bien distincts. D’une part, des Québécois pur laine au-delà de la quarantaine et de l’autre, des Noirs anglophones, pour la plupart des mineurs.
Vous comprendrez que la dynamique est toute autre au camp de jour du Club Garçons & Filles de Lasalle. Au début, il était inusité pour un gars fraîchement arrivé de Québec de se retrouver dans un tel endroit. Je dois admettre que je me suis longuement creuser la tête afin de concevoir des ateliers éducatifs en anglais tout en concurrençant leurs habituelles sessions de jeux libres. Ça semble avoir porté ses fruits! Notamment, le rallye Internet impliquant le groupe des 8-9 ans s’est avéré un franc succès. Impossible toutefois de savoir si ce sont les prix de 1 $ remis aux équipes gagnantes qui ont contribué à un tel entrain! Mon atelier coup de cœur reste sans aucun doute le projet de vidéo-clip à saveur hip-hop concocté de concert avec les ados. Ils ont répété durant quelques semaines leurs chorégraphies. Je les ai filmés et je planifie leur montrer comment faire du montage afin qu’ils puissent produire leur propre vidéo-clip. J’ai bien hâte de voir le résultat !
On dira bien ce qu’on voudra, mais selon moi, le PAC-IJ compte parmi les bons coups du gouvernement fédéral et il faut que ça continue!
David
Animateur L’@venue
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Catégories : Les participants
Mots clés: communautaire, informatique, Internet, jeunesse, pauvreté
Le monde de l’informatique poursuit sa lancée vers la réduction des « méchants » déchets issus de son industrie. À vos bacs verts…voici l’arrivée du tout premier boîtier d’ordinateur en carton!
Recyclable ou compostable, cette tour pour le moins écolo évitera à des tonnes de carcasses métalliques d’aller terminer leurs jours dans nos sites d’enfouissement.
Et que dire de son « look » inspiré d’une boîte à pizza!

Facile à assembler, il ne suffit que de monter la tour à la façon d’un casse-tête 3D et d’y ajouter les périphériques désirés.
Conçue par la compagnie japonaise Lupo, cette tour en carton inspirera-t-elle de nouvelles initiatives vertes à l’industrie de l’informatique…ou encore sera-t-elle réduite en cendre dès la première surchauffe?
Violaine
Coordonnatrice Techno-Écolo
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Catégories : L'environnement
Mots clés: environnement, informatique
Voilà presqu’un mois que je suis animatrice au CACI du Centre d’emploi de la Petite Bourgogne et me voilà déjà bien intégrée à la famille du centre. En effet, c’est l’image immédiate qu’on se fait car les visages familiers réapparaissent souvent et les routines sont bien établies :
À 8 :30 c’est Abdul et Lavern qui se pointent, toujours en premier, Lavern se rattrape surtout dans ses emails et ses conversations MSN abondantes tandis qu’Abdul tape ses travaux de français du cours qu’il suit à Dawson.
Vers 9-10 c’est Inna qui vient faire des formations Office et Miriam qui fait surtout du traitement de texte. Assurément, Alison et Kamrun apparaîtront en après-midi, une pour pratiquer son doigté et des exercices de traitement de texte et l’autre déjà bien à l’aise requiert peu de notre aide. Aurora, elle, semble rendre service à tout le monde de son entourage en faisant des recherches Internet pour eux.
M. Edward et moi avons toujours notre rendez-vous le mercredi à 10 :30 où nous cherchons des sites sur St. Lucie, son île natale.
Tyndale c’est aussi des programmes de pré-emploi et de formation à la vente au détail. Ainsi un groupe de 10-15 personnes est présent tous les jours pour apprendre des habilités à l’emploi : cours de français, cours de calculs, ateliers d’entrevue et stage à notre friperie Tyndale Treasures. Nous les rencontrons surtout lors de leur passage au CACI pour les cours informatiques mais nous les voyons tous les jours tel des éponges, absorber le plus d’informations possibles pour leur permettre de s’intégrer au marché de l’emploi au Québec.
Comme dans toute famille, les enfants finissent par quitter le nid. Ainsi, on ne voit plus Emil, il est retourné au boulot après un hiatus dû à une blessure au travail, Donna et Monica se sont trouvé des emplois à leur dernière semaine en programme de pré-emploi. Justement, ce fut très touchant de les voir à leur graduation, oui, une vraie graduation, avec toge et remise de diplôme pour féliciter ces gens qui ont franchis beaucoup d’obstacles dans leur vie et qui ont suivi le programme jusqu’à la fin. Pour beaucoup c’était la première fois qu’ils terminaient une formation scolaire, ils montrent l’exemple à leurs familles, il n’est jamais trop tard et on n’est jamais trop vieux pour apprendre.
Bonus:
Ma collègue Leila a célébré son 25ème anniversaire le 11 juillet dernier, merci à Claire notre coordonnatrice du Sud-Ouest pour des croissants de fête (Leila n’aime pas le chocolat ni les gâteaux pfft!)
Marylin
Animatrice Sud-Ouest
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: communautaire, éducation, informatique
De nos jours, l’information est peu fiable. Nous suivons une révolution radicale du système de l’information. L’ordinateur a donné naissance à une nouvelle machine à communiquer. Comme la télévision et l’invention de Gutenberg, en 1440, l’Internet ouvre une nouvelle porte aux informations du monde entier. Mais pouvons nous croire tout ce qui se lit dans le « World Wide Web » ?
Pensez-y. Surtout quand nous savons que si vous vous fiez uniquement aux journaux en ligne locaux, votre connaissance des événements nationaux et internationaux risque au mieux d’être incomplète et au pire unilatérale ou complètement erronée. Prendre connaissance des publications étrangères est une façon d’obtenir une plus juste image des événements mondiaux. Par exemple, la couverture de la guerre en Irak n’est pas commentée de la même manière par la presse américaine que par la presse des pays du Moyen-Orient.
En plus, les journaux ou les informations que nous lisons sur le Web ne rapportent pas toujours des faits, mais une information filtrée par les yeux et la façon de penser des personnes particulières, des journalistes, des chroniqueurs, des éditorialistes et des agences de presse qui diffusent l’information. Pire encore, beaucoup de cybers journaux estiment préférable, pour le plus grand profit de leurs annonceurs et plus facile pour eux de tranquilliser leur public par un sensationnalisme creux, des histoires locales et des banalités qui leur assurent la meilleur part du marché.
Si vous vous mettez à parcourir la presse étrangère, vous pourriez être surpris de constater que les journaux d’Afrique, d’Europe et d’Asie relatent des événements internationaux que la presse américaine passe sous le silence. Dans tous les moyens de communication, que l’être humain a inventé jusqu’à aujourd’hui, l’information a toujours été mal manipulée par des personnes de mauvaise intention. Par des personnes qui tout simplement avaient différents intérêts soient politiques, économiques ou idéologiques. Un bon exemple de ceci serait le complot que la CIA a planifié contre le Guatemala, en 1954, ou les « gringos » ont influencé l’opinion internationale à travers les médias pour faire un coup d’état au président qui avait été élu par le peuple guatémaltèque. Alors, pourquoi l’Internet deviendrait l’exception à la règle ?
S’informer demeure une activité productive, impossible à réaliser sans effort et qui exige une véritable mobilisation intellectuelle. Dans le vingt-et-unième siècle, s’informer n’est pas un des aspects de la distraction moderne. Petit à petit les moyens de communication comme la télévision, l’Internet et même la presse écrite nous font croire à l’illusion que voir c’est comprendre. En effet, la satisfaction de tout citoyen n’est plus de comprendre la porte des événements, mais tout simplement de les regarder se produire sous ses yeux.
« Ce qu’il y a de plus terrible dans la communication, c’est l’inconscient de la communication. » Pierre Bourdieu
Mayckoll
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Catégories : Les billets d'humeur
Mots clés: information, Internet, médias, mondialisation
Vous vous souvenez peut-être du projet DVD de Place en Mouvement ? Dans le cadre de ce projet 3 jeunes filles entre 13 et 16 ans ont réalisé un documentaire sur le regroupement d’immeubles de Place l’Acadie et Henri-Bourassa (détails dans le blogue lancement du dvd mes places). Cet été, les jeunes filles font la promotion de leur expérience de production cinématographique pour inciter d’autres jeunes à utiliser la caméra pour représenter leur milieu de vie. Comme le communautaire aide souvent le communautaire,…la radio communautaire Centre-ville CINQ FM (102.3) fera une entrevue avec les jeunes filles en question le 23 juillet prochain de 11h30 à 12h30.
Entre-temps, depuis le début de l’été, le projet cinéma prend une nouvelle tournure, celle d’un collectif de jeunes vidéastes qui réalisera des courtes vidéos sur les “actualités du quartier” et qui diffusera ces dernières sur un site web. Une sorte de télévision web communautaire dirigée par les jeunes du quartier qui devront choisir, démocratiquement, lors des réunions du collectif, les sujets qui pourront intéresser les autres jeunes du quartier et la population en général. Le site web sera actif sous peu… à suivre !
Philippe
Animateur Communautique
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Catégories : Les projets spéciaux
Mots clés: cinéma, communautaire, information, Internet, jeunesse, médias, radio
Depuis quelques mois déjà, un journaliste du Devoir se promène dans Second Life. On a pu lire dans le quotidien au moins deux articles sur cet univers, un monde virtuel qui se retrouve dans les pages d’un journal qui lui est bien réel.
Le journaliste Fabien Deglise, en chair et en os, s’est créé un avatar dans ce monde fictif afin d’aller voir de l’intérieur le phénomène. Ce qui était au début une description du monde en 3D serait-il en train de devenir une source d’actualités?
Le journaliste virtuel a rencontré des personnages aussi virtuels que lui et rapporte leurs propos dans les pages du journal. Dans l’édition de la fin de semaine dernière, on apprenait que le journaliste avait interviewé un membre de Second Life qui utilise l’image de la GRC pour sa police virtuelle. Ce personnage dont on ne peut connaître la véritable identité est traité comme une source au même titre que les autres. Le journaliste prend soin de contextualiser la nouvelle et cette dernière a des racines dans la vraie vie puisque la GRC s’est saisie du dossier. Il n’en demeure pas moins que ces actualités puisées dans un univers parallèle soulèvent un certain nombre de questions.
Est-ce la place, dans les pages d’un quotidien, de traiter de ce qui se passe dans un monde qui au fond n’existe pas? Est-ce que ce monde à une valeur en soi? Derrière ces avatars, il y a des personnes réelles, donc où est la frontière entre la réalité et la fiction? Le réflexion est lancée.
Marie-Eve
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Catégories : Les billets d'humeur
Mots clés: information, Internet, médias