Le fossé numérique
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
Ça fait maintenant plus d’un mois que je suis animateur dans le programme PAC-IJ de Communautique. Cette initiative constitue une expérience enrichissante au niveau personnel et intellectuel afin de réfléchir sur les alternatives concrètes pour la constitution d’une société plus démocratique.
Dans ce contexte, je me questionne sur la signification de la notion de fracture numérique. D’ailleurs, la clé pour comprendre le but de notre programme ce sont les différentes stratégiques pour la réduire.
À mon avis cette inégalité d’accès aux nouvelles technologies doit être inscrite dans une analyse du rapport de forces entre les classes sociales. Ainsi, je préfère laisser tomber la notion de fracture et mettre en place une approche politique de la question.
La plupart des gens qui n’ont pas accès constituent des secteurs vulnérables de la société québécoise: réfugiés politiques, personnes âgées, chômeurs sans études, immigrants, personnes avec des problèmes d’apprentissage, etc. Parce qu’ils ont un faible revenu ou peu d’éducation, ils n’ont pas accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.
La possibilité de commencer à maîtriser les nouvelles technologies constitue sans doute un premier pas important pour réduire une telle inégalité, mais elle n’est pas suffisante. Je suis contre l’idée naïve que les nouvelles technologies constituent de simples outils neutres. Elles constituent un rapport social en formant un type particulier de subjectivité dans le capitalisme post-fordiste actuel.
L’initiative du programme est excellente, mais nous croyons qu’il faut l’inscrire dans une stratégie politique à une échelle plus vaste afin d’améliorer la distribution de la richesse et de la connaissance dans une société.
Pour conclure, la démocratisation pour l’accès aux ressources symboliques ou économiques d’une société pourra être possible au fur et à mesure qu’elle s’inscrira dans un projet de création d’une citoyenneté politique plus active et rebelle.
Daniel
Animateur FQCCL
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Catégories : Les billets d'humeur
Mots clés: démocratie, politique, Technologies
Ravie de l’aide que nous pouvions lui fournir la coordonnatrice de l’ARMP (Association Récréative du Milton Park), Carla Carpio, nous affecta d’abord à des tâches de bureau. Lorsque la saison du club de vacances fut lancée, tous les projets sur lesquels nous allions travailler durant l’été s’entamèrent. Surestimant mes capacités internétiques, Carla me nomma responsable de la confection du site Web du club de vacances. Étant donné mon état de panique évident, elle réajusta le tir et me permit de prendre la confortable place d’assistante apprentie d’André-Philippe. Au sortir de la formation dispensée par Communautique, André-Philippe et moi avons donc fait de nous-mêmes des animateurs-stagiaires-traducteurs-rédacteurs-de-plans-de-cours-
techniciens-webmestre-photographes-caméramans-remplaçants-de-moniteurs-
ayant-trop-fêté-la-veille.
La représentativité (!) de l’organisation sur le net nécessitant la création d’une galerie de photos et de vidéos, nous avons eu le plaisir de suivre les enfants en différentes occasions, caméra ou appareil photo en main, dans les autobus nous menant à la Ronde, aux glissades d’eau, au Parc Safari et au Biodôme.

En plus de les accompagner lors de ces sorties, nous avons immortalisé certaines de leurs activités quotidiennes et activités spéciales.
Coqueluche des jeunes filles du camp, André-Philippe (alias Mr Man, alias Monsieur Lapin) a réussi à faire d’une partie de ‘cheat’ en sa compagnie, l’une des activités les plus prisées du Milton Park. C’est ainsi que notre implication quotidienne auprès des enfants nous a permis de les intéresser aux divers projets que nous voulions monter.
Provenant de milieux dissemblables, les connaissances qu’ils possédaient l’étaient tout autant, il nous a semblé que les formations à l’informatique (50 formations – 15 participants par formation) et informations que nous leur avons fournies aient fortifié l’intérêt et l’aisance qu’ils manifestaient dès le départ. Ils nous apparaissent aujourd’hui davantage outillés et conscients des ressources accessibles. Bien que modeste et sporadique, l’influence des cours qu’ils ont suivis semble avoir, du moins temporairement, contribuée au plâtrage de cette si vilaine fracture numérique…
Comme les ressources et subventions dont disposent les organismes communautaires semblent inversement proportionnelles à leur indispensabilité, l’ARMP a su profiter du support fourni par Communautique. La numérisation de l’organisme a donc été rendue possible; les frais associés à la création du site Web et à la traduction des documents ayant été évités. La facture numérique du Milton Park rendue nulle par Communautique, par l’intermédiaire d’André-Philippe et moi, a donc définitivement contribuée au rattrapage technologique de l’organisme et à l’amélioration des services rendus à la population.
Nadine
Animatrice Communautique
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: communautaire, informatique, Internet, jeunesse
Je ne me souviens plus comment j’ai appris à utiliser Internet…tout ce dont je me souviens, c’est que je l’ai appris. Il me semble que c’est un peu comme quand on commence à marcher, on ne sait pas trop comment ni pourquoi, mais on le fait. On voit les autres faire et on imite.
Aujourd’hui, je vous avoue que je n’imagine pas comment je pourrais travailler sans Internet.
Cette habitude d’utiliser le monde virtuel est si forte, qu’elle nous semble indispensable.
Travailler à Tyndale a quelque chose d’exceptionnel. Grâce à Miriam, Inna, Abdul et les autres, j’apprends à regarder le net avec un regard neuf. Croyez-moi, parfois je m’y perds!
Prendre du recul sur ce qui semblait si simple et si évident, c’est déstabilisant. Je m’explique : Comment expliquer à Miriam à lire les nouvelles sur Radio-Canada. La difficulté avec Miriam, ce n’est pas de lire les nouvelles, mais de ne lire que les nouvelles. Et bien oui, au milieu de toute cette publicité, ces annonces, ces phrases superflues mais oh combien présentes, Miriam me demande : mais où sont les nouvelles alors?
C’est vrai, l’information n’est plus qu’un cadavre au milieu de ces vautours publicitaires. Internet est donc devenu une victime du système….que dis-je!!!! Je suis la victime et la coupable…je ne remarquais presque plus toutes ces agressions quotidiennes…
Et bien que dire d’autre que MERCI Miriam et les autres, votre regard nouveau est une prise de conscience précieuse à laquelle toute notre génération devrait être sensible.
Tout au long des petites questions que Miriam me pose, je réalise l’aveugle habitue que l’internaute que je suis a prise. Tout le danger est probablement là, de ne plus remarquer ces images agressantes qui camouflent la vraie utilité de l’Internet.
Que faire? Sans prétendre avoir la réponse, je crois que se poser cette question collectivement est un pas de plus vers la réponse.
Mon but n’est pas de vous faire un portrait de l’agressivité de la publicité sur Internet, mais simplement susciter le recul…
Leila
Animatrice Sud-Ouest
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Catégories : Les participants
Mots clés: communautaire, information, Internet
Après le visionnement du film d’Al Gore qui traite des changements climatiques, Une vérité qui dérange, la gang de Techno-Écolo s’est lancée dans une mission hors du commun pour constater encore plus, et d’un point de vue scientifique, les impacts des changements climatiques. Elle s’est donc rendu, l’espace d’une heure et demi, en Antarctique…en fait, c’est par le biais d’une visite du Sedna IV, le voilier de Jean Lemire et son équipage, que l’on a pu baigner dans l’ambiance de la dernière mission de 16 mois menée par cette équipe de scientifiques en Antarctique.

Le Sedna IV offrira des visites guidées au public jusqu’au 3 septembre du mardi au dimanche, et jusqu’au 30 septembre les fins de semaine. Ce grand voilier aventureux a posé l’ancre pour la saison estivale au quai de l’horloge du Vieux-Port.
C’est en 2005 qu’ils ont hissé les voiles en direction de ce continent de glace fortement affecté par le réchauffement planétaire de par sa position géographique et l’influence des courants marins et des vents devenus trop chauds (c’est aussi le cas du continent Arctique au Nord). En plus de leur matériel de laboratoire, ils ont apporté avec eux tout l’arsenal nécessaire pour transmettre au public québécois l’ampleur du vent de changement qui souffle sur l’Antarctique, sa faune et sa flore. C’est ainsi qu’il a été possible de suivre leur périple à la radio, à la télévision, dans les journaux, au Biodôme et sur Internet (www.sedna.tv). Un documentaire télévisuel qui risque de nous émouvoir suivra sous peu.
La visite du Sedna IV nous permet de sentir l’ambiance qui a pu régner sur l’embarcation durant les 16 longs mois d’expédition, dont la période d’hivernage de 9 mois dans une petite baie de la péninsule antarctique. On nous y raconte d’innombrables défis qui ont dû être relevés au jour le jour par les membres de l’équipage…mais surtout, on nous convie à relever le défi individuel qui s’orchestre actuellement à l’échelle mondiale qu’est celui de la lutte aux changements climatiques.
Violaine
Coordo Techno-Écolo
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Catégories : L'environnement
Mots clés: environnement
Facebook, msn, compte courriel, cellulaire,…De nos jours, la classe sociale d’un individu ne se mesure plus uniquement par le capital actif qu’il possède, mais aussi, par sa capacité d’élargir et accéder à un plus grand réseau de contacts. Cette transformation de notre organisation sociale et économique nous pousse de plus en plus à vouloir multiplier nos expériences humaines. Que ce soit de voyager, varier nos assiettes, diversifier le credo de notre consommation culturelle, cela entraîne une dénaturation du patrimoine artistique étranger. Le produit culturel devient source de consommation, il est donc maintenant de plus en plus standardisé avant d’être exporté. Un des exemples, c’est le « world music ». Pour qu’un artiste puisse franchir les frontières de l’occident, il doit, peu à peu, modifier sa musique pour quelle soit produite et exportée à plus grande échelle, qu’elle sonne plus pop. Or, si le patrimoine culturel de plusieurs nations est de plus en plus en danger, c’est sans doute à cause d’une organisation réticulaire globale, qui tout comme les routes de l’empire romain à l’époque, permet l’échange d’idées. Or aujourd’hui, la culture dominante est celle des États-unis. Cette dernière repose sur la transmission et la recherche de valeurs hédonistes. Voulant montrer une image de richesse et de luxe, de plus en plus d’états-unien s’endettent pour atteindre un niveau de vie au dessus de leurs moyens…mais comme je dis, ce n’est pas posséder qui compte aujourd’hui, c’est accéder. (à suivre).
Pascal
Animateur Techno-Écolo
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Catégories : Les billets d'humeur
Mots clés: 5- États-Unis, Consommation, culture, société

J’ai lu le texte de Mayckoll S’informer fatigue et je pense qu’il est primordial d’avoir conscience que l’information n’est pas neutre. En cherchant une source sur un cas flagrant de manipulation de l’information pour vendre la Guerre du Golfe, celui des bébés koweïtiens supposément morts suite au vol des incubateurs par les soldats irakiens, j’ai fait une véritable trouvaille : un document qui s’intitule Le pouvoir d’influence des médias (Les médias… l’envers de la médaille) et qui est disponible dans la bibliothèque virtuelle du CDÉACF.
Cette initiative du COMSEP (Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire) s’inscrit dans une approche d’alphabétisation-conscientisation, qui consiste à analyser une réalité afin d’agir sur celle-ci. Le but est de faire prendre conscience aux participants et aux animateurs du pouvoir d’influence des médias et de développer leur esprit critique face à ceux-ci.
Sous forme d’ateliers, les thèmes suivants sont abordés : les structures et les types des médias, l’orientation et la perception de la nouvelle et la manipulation de l’opinion publique. Plusieurs outils sont utilisés lors des ateliers, dont des textes sur les médias, des articles de journaux positifs et négatifs sur les assistés sociaux (les participants ont d’ailleurs décidé d’envoyer une lettre à Gilles Proulx), la vidéo « une bonne histoire » dans laquelle une ex-réalisatrice révèle les coulisses du métier (Institut canadien d’éducation des adultes, 31 minutes, janvier 1993) et le reportage « Les mensonges de la guerre du Golfe » (émission Le Point, 45 minutes, 21 décembre 1993). De plus, quelques adresses utiles pour intervenir face aux médias et une feuille sur quoi, comment et où porter plainte sont annexées au document.
Bien que l’ouvrage date de 1995 et qu’il aurait besoin d’être actualisé (l’Internet a connu un essor considérable depuis 1995!), je crois qu’il est encore très pertinent aujourd’hui, surtout en ce qui a trait à la démarche. Il peut être utile pour outiller les participants des ateliers d’initiation à l’informatique face au flot d’informations qui circule sur le Web et dans les autres médias.
D’ailleurs, j’ai apprécié que le document s’adresse autant aux participants qu’aux animateurs. En effet, personne n’est à l’abri de la désinformation, même les personnes les plus scolarisées et les plus sensibilisés. Par exemple, j’ai reçu dernièrement un message affirmant que le GHB pouvait maintenant contenir une substance qui efface toute trace d’ADN du violeur et qui rend les femmes stériles. C’est une amie qui a son baccalauréat en journalisme (on lui a répéter maintes et maintes fois durant ses cours qu’elle devait vérifier ses sources) qui m’a envoyé cette « nouvelle ». Le 29 juin 2007, l’information a été diffusée sur la liste de NetFemmes, puis démentie. Pourtant, selon le site HoaxBuster, ce hoax circule depuis 1999…
Finalement, je recommande cet ouvrage car il a été fait dans une perspective d’éducation populaire plutôt que d’éducation aux adultes, et il y a vraiment un monde entre les deux : celui des réalités à transformer!
Geneviève
Coordonnatrice PAC-AH
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Catégories : Le monde communautaire, Les formations
Mots clés: éducation, femmes, information, Internet, journalisme, lutte-populaire, médias, société, Technologies
Why working at Tyndale St-George is so great:
1) I get to work with two other animators, Leila and Marilyn, plus Claire who is right next door, so it’s never lonely! The girls are a lot of fun and we often help each other out with any problems that we might have. Although our problems tend to be pretty minimal; the computers work super well, the participants are very friendly and the staff is really nice.
2) We’re planning on making a big poster with the three of us ‘Angels Style’ to attract people to the centre. My dream of being a model on a poster will finally come true! *
3) Everyday there’s either chocolate cake, cheesecake, cookies, muffins, croissants and other yummy treats
Needless to say, we have to make the poster soon before the three of us can no longer fit into one picture!
But more seriously, I really enjoy working at Tyndale because there’s a lot of people that use the centre, which makes for a lively environment, where there’s always something going on.
Tyndale has an employment assistance program that provides participants with necessary job realated skills. Once a week the twelve members of the program have a group computer class that is lead by Sarah (a former communautique animator herself). This week Sarah wasn’t there so Marilyn, Leila and I were in charge of preparing the exercises and teaching the class. We divided the class into three groups and made three different exercises to suit their varying skill levels. This allowed the class to be tailored to the participants’ specific needs and ensured that everyone was getting enough individual attention. Overall it went really well and turned out to be a great learning experience for teaching and managing a group of participants as opposed to teaching one-on-one sessions.
Today is our last day at Tyndale for two weeks since all the staff goes on a vacation (except for us!). We will be visiting other centres during that time. I am looking forward to seeing new CACI’s and working with new people
So LOOK OUT – our “Charlie’s Angels Trio” might be coming to your centre sometime soon!
*for those who thought we were actually making a poster – I was just joking!*
Samantha
Animatrice Sud-Ouest
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: communautaire