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Le fossé numérique

Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!

Un ordinateur par enfant pour Noël

Si comme plusieurs, à peine l’Halloween passée, vous commencez déjà à penser à Noël et à l’esprit de partage qui est supposé accompagner cette période de l’année, eh bien sachez que le fameux ordinateur portable à 200$ de One laptop per child sera bientôt disponible.

À partir du 12 novembre, le programme give one get one arrive en Amérique du Nord pour une période très limitée, soit seulement deux semaines. Le concept est le suivant: vous achetez en fait deux portables XO au coût de 400$ (2 x 200$), l’un pour vous, l’autre pour un enfant dans un pays en développement. L’organisme vous expédiera le vôtre et se chargera de faire parvenir le second à son destinataire. Vous pouvez aussi permettre à un enfant de recevoir un XO en faisant un don. On ne dit pas comment ces enfants seront choisis, du moins je n’ai pas trouvé et certains critiquent aussi avec justesse qu’un ordinateur ne comble pas les besoins primaires des populations les plus défavorisées, mais l’initiative n’est pas nécessairement mauvaise pour autant. À vous d’en juger.

L’ordinateur XO de One laptop per child

En attendant Noël, je vous souhaite tout de même bonne Halloween!!

Marie-Eve

Catégories : Les TIC
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Entre manif du midi et double-clique de souris : vivre l’expérience d’éducation populaire à Pointe Saint-Charles

L’automne est clair et l’air, presque pur. Une odeur de soupe flotte au coin de la rue Richmond, face aux bâtiments de la Nordelec. Devant le bureau de Poste Canada, une membre de l‘organisme de solidarité PasserELLE explique au micro que lorsque l’on est dans une situation de précarité ou victime de violence conjugale,  on en vient littéralement à habiter dans un casier postal. Une centaine de personnes scandent alors « On n’est pas des timbrés, not bureau de poste on veut l’garder! ». Bienvenue à Pointe Saint-Charles, ou la « petite Gaule » de Montréal. C’est là que je travaille depuis quelques semaines, dans un des organismes piliers de cette effervescence communautaire : le Carrefour d’Éducation Populaire de Pointe-Saint-Charles.

En théorie, la fermeture du seul bureau de postes de ce quartier qui lutte contre l’abandon, le chômage et la conversion des anciennes usines en condominiums de luxe a peu à voir avec mon mandat d’animatrice en informatique auprès des personnes handicapées ou en processus d’alphabétisation. En théorie, apprivoiser Word avec une personne en démarche d’écriture apparaît loin des luttes contre l’ouverture du Casino. Et pourtant. En éducation populaire, rien n’est  totalement déconnecté de son tout, et le tout n’est jamais très loin de l’éducation des individus. Baigner dans la conscience collective des préoccupations du quartier devient essentiel pour approcher l’individu ; Travailler avec les personnes est toujours un prérequis pour affirmer le droit des communautés à prendre en main leur réalité.

Et ainsi se conjugue ma réflexion, entre le contact avec les participant.e.s, la participation à la vie démocratique du Carrefour et mes visions pour ce quartier, pour notre quartier. Je suis convaincue que mille projets restent à être imaginés pour travailler à renforcer cette relation et, pour l’instant, je reste sensible à ce que je sens, sans trop imposer, sans trop m’effacer. Communautique ne durera que quelques mois, je sens que le temps passe vite et que bientôt je devrai relever le défi de passer à l’action, pour profiter pleinement de cette intégration au monde communautaire. Joindre utilisation de l’outil, l’ordinateur, au processus collectif, la solidarité et l’autodétermination, afin de véritablement me plonger au cœur de ce qu’est l’éducation populaire.  Beau mandat en perspective, entre double-clique de souris et revendication du midi !

Par Judith Cayer
Animatrice Sud-Ouest

Pour plus d’informations sur le Carrefour :
http://carrefourpop.org/

Pour plus d’infos sur la manifestation contre la fermeture du bureau de poste :
http://lapointelibertaire.org/node/374

Catégories : Le monde communautaire
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Once upon a time in Pierre Charbonneau…

Featuring :

Yohane : l’animatrice du CACI, arrivée de France en deltaplane
Le Club Santé : les participants aux cours d’initiation à Internet, un concentré de gentillesse et de bonne humeur
Louise : à l’accueil avec son humour et sa douceur
Liudmila : détachée par l’ex-KGB pour faire la comptabilité du centre
Marjo : la pétillante coordo du Club Santé
Denis : le directeur à l’humour de choc, grand mangeur de biscuits Big Daddy
Pierre-Luc : futur grand écrivain, fan de hockey et de chansons quétaines!
Sylvain : l’organisateur d’événements qui oublie de nous ramener des beignes!
Lucien : le concierge conteur de blagues
Diane : la fan des têtes à claques

J’ai commencé à travailler pour Communautique au mois d’août 2007. J’y avais postulé sur les conseils de mon amie Claire, qui, très impliquée dans le domaine communautaire, est désormais coordonnatrice régionale pour Communautique. Elle m’avait décrit un environnement de travail dynamique et chaleureux, où les participants sont vraiment contents d’apprendre, et où la routine n’existe pas. Bref, un travail sympathique, enrichissant à la fois pour soi-même et pour ceux qui viennent suivre les cours d’informatique.

Envoyée au centre Pierre Charbonneau, j’ai découvert un univers tel que Claire me l’avait décrit. Je ne suis pas une « tech » comme on dit dans le jargon, je ne connais pas cinquante mille logiciels comme d’autres, mon approche est plus « humaine » je dirais. Mes participants sont des personnes âgées, inscrites au Club Santé du centre Pierre Charbonneau : avant ou après leurs entraînements sportifs, certaines d’entre elles viennent s’asseoir avec moi pour apprendre à faire une recherche sur Internet ou se créer une adresse de courriel. Mais, bien plus que pour suivre un cours, j’ai l’impression que les participants recherchent avant tout à discuter, se raconter.
Nicole, Lucette, Armelle, Marcelle, Lucille, Gérard… autant de prénoms, autant d’histoires et de coups de cœur. J’ai plaisir à voir leur curiosité vis-à-vis des technologies numériques, leur émerveillement devant la mine d’informations qu’est Internet, et leur reconnaissance quand je leur montre une petite chose. J’ai entendu ça et là que les personnes âgées ne retiennent que peu de ce qu’on leur apprend, et bien je dirai qu’au contraire, c’est peut-être le public le plus éveillé et le plus enthousiaste qui soit. Il suffit juste de montrer de la patience et de la gentillesse, avec un soupçon d’humour, et le tour est joué.

En outre, au centre Pierre Charbonneau, le point d’accès Internet n’est pas juste un maillon dans la chaîne, une salle perdue dans un coin d’un bâtiment. Situé juste derrière l’accueil, le point d’accès permet d’être au cœur de l’action, de vivre à 100% le quotidien du centre. Louise, Liudmila, Marjo, Sylvain, Pierre-Luc, Lucien et Diane, chapeautés par le dynamisme et les éclats de rires de Denis, le directeur, rythment mes journées. C’est comme une grande famille, et je suis vraiment heureuse d’y avoir été envoyée par Communautique.

Riche de 12 ordinateurs, ce point d’accès sert de théâtre à des formations, et est également en accès libre au grand public, tous les jours de la semaine du matin au soir. Je revois souvent les mêmes frimousses qui viennent consulter leurs courriels ou se tenir informer de l’actualité. C’est vraiment une place utile et indispensable pour tous ceux qui n’ont pas un ordinateur à la maison.
Depuis deux mois et demi que je le vis, le beau projet de Communautique est devenu pour moi synonyme d’enrichissement personnel, de visages éclairés à la vue des innombrables possibilités qu’offre Internet, et de bonne humeur! J’espère le vivre jusqu’en mars et je sais que de toute façon, quoique me réserve la suite, je sors grandie de cette expérience : plus patiente, plus à l’écoute, et plus branchée par l’informatique, car apprendre aux autres m’a donné le goût de découvrir plus moi-même…

To be continued…

Yohane
Animatrice FQCCL

Catégories : Le monde communautaire
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TIC et participation citoyenne

Dans le cadre du premier Forum social québécois, Communautique a produit un voxpop sur l’usage citoyen des technologies. Nous avons posé les questions suivantes aux participants :

  • Que pensez-vous des pétitions en ligne?
  • Que pensez-vous des forum de discussion?
  • Faites-vous confiance à l’information que vous trouvez sur Internet?
  • Pensez-vous que les TIC nuisent à la participation citoyenne ou l’améliore?

Et voici le résultat.

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YouTube Direkt

Catégories : Les TIC
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Semaine québécoise de réduction des déchets

Citoyens et citoyennes du monde, vous êtes invités à participer et à agir en grand nombre lors de la 7e édition de la semaine québécoise de réduction des déchets qui se tiendra du 14 au 21 octobre. Des activités sont organisées à travers tout le Québec et il est toujours temps d’en ajouter au calendrier.

Pour l’occasion, Techno-Écolo et l’Éco-quartier présenteront deux kiosques ayant pour thèmes le suremballage et les impacts des déchets informatiques sur l’environnement. Les participants auront la chance de mettre la main à la pâte en remontant un ordinateur à partir de pièces recyclées. Cette activité aura lieu au complexe William-Hingston de Parc-Extension situé au 419 rue St-Roch.

Tout au long de la semaine, les résidents sont aussi invités à venir déposer leur matériel informatique à l’entrée du complexe William-Hingston. Ces dons seront par la suite recyclés par le projet Techno-Écolo.

Et pour bien finir la semaine, nous serons présents à la TOHU lors de l’expo 3R le dimanche 21 octobre.

Affiche de la semaine québécoise de réduction des déchets

Venez nous voir!

Marie-Eve

Catégories : L'environnement
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L’ADQ et les blogues

Une certaine Élodie Gagnon-Martin a beaucoup fait parler dans la blogosphère depuis quelques temps. Son blogue se présente comme résolument à droite et adéquiste et sa plume est vitriolique à la limite de la diffamation. Son blogue est parfois même qualifié de « blogue-poubelle » (en référence à « radio-poubelle »). La question qui hante la blogoshère : « Qui est Élodie-Gagnon Martin ? » ; car il s’agit bien d’un nom fictif. La question est d’autant plus intéressante qu’il s’agit d’un blogue qui a été cité plusieurs fois dans les médias de masse, notamment Radio-Canada et La Presse.

Le suspect principal des blogueurs-enquêteurs se nomme Pierre Morin, un employé de l’ADQ très allumé sur le potentiel promotionnel du Web. L’enquête des blogueurs provoque une rapide succession d’événements :

- Pierre Morin nie être l’auteur du blogue.
- Élodie Gagnon-Martin nie être Pierre Morin et insiste pour garder l’anonymat.
- La grogne monte dans la blogosphère.
- Élodie cesse de publier sur son blogue
- Le blogue disparaît.

et finalement :

Mario Dumont annonce qu’il ne croit pas aux blogues, qui sont « une
façon idéale pour quelqu’un d’aller gaspiller beaucoup de son temps ».

Les dessous d’un mystérieux blogue adéquiste
http://www.ledevoir.com/2007/09/28/158572.html

La mystérieuse blogueuse adéquiste cesse ses activités
http://www.ledevoir.com/2007/09/29/158743.html

Bloguer est un gaspillage de temps, dit Dumont
http://www.ledevoir.com/2007/10/04/159301.html

Catégories : Les TIC
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L’art dénaturé (3e partie)

Les artistes scientifiques :

Dans le passé, le monde des artistes et celui de la science n’ont pas toujours fait bon ménage. D’abord sans doute parce que ces deux mondes ne semblaient rien avoir en commun : la recherche scientifique était institutionnalisée alors que la création artistique était beaucoup plus libre (pas toujours!). L’histoire de l’art nous expose des artistes qui ont un nom défini, alors que, très rarement, la science donna de l’importance aux noms des individus. Ce sont plutôt les « nouveaux faits » qui font la manchette et non le nom des scientifiques. Les scientifiques suivent une démarche raisonnable d’essais-erreurs, alors que, en général les artistes sont inspirés par leur imagination. Il y a certainement certaines exceptions dans les deux cas : un artiste peut sans doute avoir une démarche qui se rapproche plus de la démarche scientifique que de l’inspiration (ex : musiques construites mathématiquement) et le contraire existe sans doute aussi (Einstein, Darwin…Inspirés?). Mais là n’est pas la question. S’ils se rejoignent dans l’ambition et l’expérimentation (mais aussi dans le mystère de la chance!), ces deux mondes ont véritablement commencé à se rapprocher et à collaborer dès l’apparition des premières machines communes aux deux mondes. Machines qui firent de leurs univers différents, deux univers semblables. Pensons par exemple à l’art futuriste et à son avouée inspiration scientifique. Sans les machines, les recherches scientifiques sur le mouvement (photos qui découpent le mouvement), ces artistes avant-gardes n’auraient sans doute jamais existé.

L’existence des artistes « scientifiques» n’est pas sans rapport avec la maîtrise des techniques liées à la technologie mentionnée précédemment. Car en maîtrisant les techniques, les artistes apprennent à connaître leurs machines et ainsi peuvent les modifier et/ou conseiller les technoscientifiques afin que des changements soient apportés. C’est maintenant très fréquent en musique, la collaboration entre les artistes et les ingénieurs est très marquée. Plusieurs artistes, certains compositeurs de musique électroniques entre autres, collaborent étroitement avec un technicien/programmeur informatique, afin d’élaborer des logiciels sur mesure à l’image de leurs besoins. La même chose arrive dans les domaines du graphisme, de l’animation 2D / 3D, du cinéma… Il n’est pas non plus impossible qu’un artiste invente une machine.

L’imagination artistique est donc maintenant au service des développements technologiques. Mais cela engendre cependant une nouvelle contradiction qui est la suivante : étant donné que l’industrie a le monopole de la technologie, ces nouveaux avancements technologiques, engendrés par l’imagination des artistes, finissent par emplir les poches de l’industrie qui a une logique d’entreprise qui va à l’encontre de la logique artistique. Pourquoi un artiste, qui veut différencier son oeuvre des produits de l’industrie, irait l’encourager? C’est comme si les artistes enfonçaient encore plus profondément le couteau dans la plaie…

Fin!

Marylin
Animatrice l’@venue

Catégories : Les TIC
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