Le fossé numérique
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
L’an passé, même dans les nordiques Laurentides, il n’y avait pas un seul petit flocon. Du gazon vert (!) et de la bouette partout! Un Noël vert, dans ce sens là, ce n’est pas très réjouissant… Pour lutter contre les changements climatiques, je me dis que nous n’avons pas le choix. Nos Noël devront être de plus en plus verts! Évidemment, je ne parle pas de Noël sans neige, mais plutôt de festivités plus respectueuses de l’environnement.
La fête de Noël véhicule une tonne de beaux symboles et rituels, mais elle génère aussi beaucoup de déchets et de non-sens dans les pays du Nord. Retrouver le sens de Noël n’est pas chose simple, mais je vous propose ici quelques stratégies que j’ai adoptées, des alternatives plus respectueuses des gens et de l’environnement.
Premièrement, prenez le temps d’être avec. Cuisinez, bricolez, décorez, jouez, prenez le thé, discutez, faites la vaisselle avec les gens que vous aimez…C’est ce qui fait le plus plaisir et ce qui laisse les plus de beaux souvenirs!
Ensuite, évitez de courir les magasins pour trouver un gadget de dernière minute, vide et impersonnel… Une carte que vous faites vous-même touche davantage les gens car vous y mettez du temps et du cœur. Pour ceux qui n’ont pas la fibre artistique, faites d’une pierre deux coups : soutenez Unicef ou une entreprise comme Vert Tendre qui crée des cartes écologiques (www.verttendre.com) et écrivez un beau message personnalisé!
Si vous tenez à offrir des cadeaux, fabriquez-les vous-même. Offrez des cadeaux comestibles ou utiles qui ne laisseront pas de traces. Cuisinez de bons biscuits ou des petits plats, faites des savons, des chandelles. Montrez ce que vous savez faire…
Moins de temps? Achetez des cadeaux faits de matériaux récupérés, encouragez des jeunes créateurs québécois et des artisans locaux ou soutenez le commerce équitable. À Montréal, on retrouve de plus en plus d’événements et de boutiques favorisant une consommation éthique et écologique.
Les 8 et 9 décembre, la Biosphère organise son Noël Vert. Vous pourrez y rencontrer plusieurs artisans recycleurs et acheter des créations uniques, écologiques et produites au Québec. http://biosphere.ec.gc.ca/Salon-WS173B78D6-1_Fr.htm . La SAT propose sa 5e édition du Souk@SAT (http://souk.sat.qc.ca/) et vous présente les créations de plusieurs designers montréalais du 13 au 16 décembre. Il y a toujours le « classique » Salon des Métiers d’Art, à la place Bonaventure du 7 au 22 décembre (http://www.salondesmetiersdart.com/ ).
Si vous aimez l’ambiance de Noël dans les boutiques, arrêtez-vous à la boutique Dix Milles Villages (http://www.dixmillevillages.com/) ou à la COOP de la Maison Verte (http://www.cooplamaisonverte.com/ ). Sur Internet, vous pouvez aussi consulter www.ethiquette.ca , un site voué à la consommation responsable.
Une fois les cadeaux achetés, évitez de les emballer dans un beau papier tout neuf qui se retrouvera au recyclage une semaine plus tard. Afin de diminuer notre consommation déjà abusive de papier, remplacez le papier d’emballage du commerce par des vieux journaux ou joli tissu réutilisable. Vous pouvez aussi recycler vos vieilles affiches! C’est à la fois original, écologique et économique!
Finalement, vous pouvez choisir une dinde bio, des lumières de Noël à faible consommation énergétique, vous balader en covoiturage, créer un sapin de Noël avec le contenu de votre bac de récupération, utiliser de la vaisselle réutilisable, etc.
En naviguant sur Internet, vous trouverez une tonne de suggestions inspirantes! Gardez l’œil ouvert! Vous débusquerez certainement de belles opportunités de rendre votre Noël plus vert et solidaire!
Caroline Cyr
Animatrice PAC-IJ
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Catégories : Uncategorized
Mots clés: alimentation, Consommation, culture, développement, économie, éducation, engagement-social, entrepreunariat-social, environnement, informatique, Internet, mondialisation, recyclage
Ce mois-ci, le téléjournal de Radio-Canada a présenté une série de reportages à caractère environnemental. Leur thématique : Gestes verts pour planète en danger. Cette initiative est issue d’un désir de présenter la protection de la planète non pas seulement comme un enjeu gouvernemental, mais bien également comme la responsabilité quotidienne de chacun. Chaque petit reportage présentait différents gestes simples et habitudes de vie quotidienne qui, rassemblés bout à bout, ont à la fin plus d’impact que tout ce qu’un gouvernement pourrait faire! (En comptant aussi sur le fait que l’opinion publique est ce qui influence les dirigeants politiques en première ligne…)
Le premier de la série, présenté ce lundi 12 novembre, s’intitulait : comment recycler le matériel électronique. Décrivant la pollution engendrée par la production et l’enfouissement des ordinateurs et autres appareils électroniques, il expliquait aussi les alternatives adoptées par différentes provinces du Canada. Le programme REP Canada (Recyclage des Produits Électroniques Canada), regroupement à but non lucratif fondé il y a quelques années par un regroupement de fabricants de matériel informatique (Apple, Canon, Dell, etc, en tout 16 compagnies), s’est donné pour mission de trouver des solutions au problème des déchets électroniques. À travers ce programme, l’Alberta fonctionne depuis trois ans déjà avec un système de taxe à l’achat. Par ce moyen, les gens achetant un produit se retrouvent à payer une taxe, pouvant aller de 5 à 45 $ selon le produit en question, qui finance le coût de recyclage ou de réutilisation de l’appareil, une fois sa vie utile terminée. Des sites de dépôt d’appareils informatiques ont été établis à différents endroits, où les gens peuvent venir se débarrasser de leurs machines. Les consommateurs ont très bien réagi à ce mode de fonctionnement, selon les journalistes : surtout très contents d’avoir enfin un moyen de se défaire de leur matériel sans toutes les conséquences qui venaient avec le fait de l’envoyer à la poubelle. Ce système a par la suite été implanté en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, et devrait arriver en Nouvelle-Écosse l’année prochaine.
Au Québec, nous avons opté pour une autre méthode : la Responsabilité Élargie des Producteurs. Dans ce système, ce sont les compagnies qui doivent financer le coût de décontamination et de récupération des appareils qu’ils vendent : les dépenses sont internalisées. Ce coût revient toutefois bien souvent aux consommateurs à travers des prix légèrement plus élevés… Et le mode d’emploi pour se débarrasser de nos appareils : les amener à des compagnies qui en font la récupération, la revente ou le recyclage; à un éco-centre qui s’occupera de les rediriger vers une de ces compagnies; à un des magasins Bureau en Gros qui en font la redistribution dans les écoles du Québec; ou encore mieux : à l’éco-quartier Parc-Extension qui les réutilisera à travers le projet Techno-Écolo! (projet de réinsertion sociale en informatique et en environnement) (inscrivez-vous, il reste encore des places! Cours de jour et de soir!)
Audrey
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Catégories : L'environnement
Mots clés: Consommation, environnement, Technologies
Comme certaines personnes, il m’arrive d’être impressionné par l’amélioration fulgurante des performances des appareils technologiques. Du processeur Pentium I au tout dernier modèle quadruple cœur, du bon vieux téléphone cellulaire (qu’on devait tenir à deux mains tellement il était gros) au tout dernier modèle à écran tactile, les avancées sont considérables à bien des égards.
Beaucoup de progrès donc, mais étrangement, il en faut toujours plus pour faire plus; il faut mettre ses logiciels à jours pour pouvoir continuer de les utiliser, une fois mis à jour ils se dévoilent plus gourmands en ressources, puis c’est le temps de remplacer ce matériel pour répondre à l’appétit croissant des logiciels. C’est donc une boucle sans fin qui nous amène à acheter un nouvel ordinateur dernier cri, équipé de Windows Vista (puisque c’est rendu la norme) sans qu’on l’ait jamais demandé, puis le calvaire de constater le nombre de logiciels que nous devons remplacer vu leur incompatibilité avec Vista…
Qui a décidé que les nouveaux logiciels devaient être développés pour utiliser de plus en plus de ressources matérielles? Le summum de l’efficacité ne serait-il pas plutôt d’avoir des meilleurs logiciels, plus efficaces, moins « gourmands », indépendants des plate-formes matérielles et indépendants du système d’exploitation?
Xubuntu: Linux avec seulement 64 Mo de RAM
Rome lightweight, modular, multitasking, embedded operating system
Antoine
Animateur Communautique
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Catégories : Les TIC
Depuis mon arrivée chez Communautique, j’ai eu la chance d’accueillir quotidiennement plusieurs personnes désireuses d’apprendre enfin comment se servir des ordinateurs. Des gens qui trop souvent en méconnaissent l’utilisation, n’y ayant jamais vraiment touché. Pourtant, leur entourage en ventent souvent les mérites et y découvrent constamment de nouveaux avantages. Et puis, pour cette raison, un jour, ces mêmes gens décident finalement de se procurer le fameux engin en question.
C’est à ce moment précis que certains et certaines viennent me voir dans le but apprendre les rudiments de l’informatique… Mais « informatique » est un bien grand mot puisque finalement tout ce que ces gens veulent c’est de pouvoir communiquer avec la famille par courrier électronique et faire quelques recherches sur Google. Ils et elles s’empressent tout de même de me demander conseil en vue de l’achat d’un ordinateur dernier cri. Là-dessus, je leur réponds qu’il devrait évaluer l’utilisation qu’ils veulent en faire avant de commencer à magasiner. Quand ce n’est que pour envoyer des courriers électroniques deux fois par semaine, je leur propose plutôt de visiter une bibliothèque ou un Centre d’Accès communautaire à Internet, en l’occurrence des services gratuits!
Le fait est que de plus en plus de gens se pressent d’aller acheter de l’équipement informatique alors qu’ils en feront qu’un usage minime. Il est devenu très à la mode, en particulier chez les jeunes, d’avoir son propre ordinateur (souvent un portable, beaucoup plus pratique). Bien entendu, cela peut être très utile pour les étudiants ou encore ceux et celles dont le travail exige un accès constant à Internet. Par contre, pour d’autres, posséder un ordinateur n’est pas d’une très grande utilité.
Ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que le fait de ne pas posséder un ordinateur ne signifie pas que nous sommes coupés du monde, « déconnectés » par rapport aux autres. On peut très bien avoir facilement accès à nos courriels et aux nombreux avantages qu’offre l’Internet sans posséder chez soi l’outil pour y accéder. De plus en plus de points d’accès partagés sont créés pour répondre aux besoins de la population. Les cafés Internet, les bibliothèques de quartier, les centres communautaires en sont des exemples. Autant d’endroits près de chez nous pour faciliter l’accès quotidien aux ressources informatiques.
Pour maximiser l’utilité de ces accès partagés, il faut en faire la promotion. Les gens doivent être informés de la présence de centre d’accès à l’Internet, ce qui leur permet de faire un choix éclairé quant à leur besoin en matière d’achat d’ordinateur. De plus, c’est souvent en se rendant dans un point d’accès à Internet que plusieurs peuvent bénéficier d’un soutien technique, se trouvant souvent en présence d’une personne ressource pouvant répondre à leurs questions. Dès lors, les débutants ont la chance d’apprendre plus rapidement qu’en pitonnant seul sur leur clavier à la maison, ne sachant plus trop où donner de la tête.
Les Centre d’accès communautaire à Internet(CACI) font foi de cette offre de services essentielle au développement des connaissances liées aux nouvelles technologies de l’information, et plus particulièrement à Internet. Plus que des simples centres d’accès aux ordinateurs, les CACI sont des lieux de rassemblements ouverts à tous et à toutes. Leur mission est de s’assurer que toute la population ait l’opportunité d’avoir accès à un ordinateur et à Internet dans le but de réduire le fossé numérique touchant différents groupes de notre société. En donnant l’opportunité à tous et chacun de pouvoir accéder à des formations d’initiation adéquates tout en donnant l’accès libre aux ordinateurs, on est en mesure d’offrir une alternative à l’achat explicite d’un ordinateur. Le portefeuille personnel et l’environnement ne font qu’en bénéficier!
Ismael Raymond
Animateur Sud-Ouest
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Catégories : Les participants
Mots clés: communautaire, recrutement, Technologies
Pour faire suite à l’article de Daniel, voici un portrait plus détaillé de la situation.
Malgré une augmentation constante de la demande pour un accès et des formations gratuites en informatique, la poursuite des Programmes d’Accès Communautaires (PAC) et son Initiative Jeunesse reste encore incertaine. Ainsi, de nombreux CACI financés par Industrie Canada devraient fermer leurs portes le 31 mars 2008.
Cette fermeture touchera principalement les populations potentiellement exclues de la société. Il est donc question de personnes âgées, de nouveaux arrivants, de chômeurs, de personnes analphabètes, d’itinérants et de personnes handicapées qui jouissent, grâce au PAC, de formations informatiques de qualité et ce, gratuitement.
On est encore bien loin d’un Québec complètement branché : pour 40% des utilisateurs des centres d’accès cette année, il s’agissait de leurs premiers pas avec l’informatique. Grâce à leurs connaissances nouvellement acquises, plusieurs participants peuvent désormais se chercher un emploi, accéder aux services du gouvernement en ligne, communiquer avec leur famille et leurs amis éloignés, s’auto-former ou mettre à jour leurs connaissances, briser l’isolement, faciliter la communication pour les personnes à mobilité réduite, etc.
On enregistre depuis 5 ans, une augmentation constante de la fréquentation des centres d’accès. Jusqu’à maintenant, pour l’année 2007, 113 stagiaires ont été embauchés par Communautique et ses partenaires et ont desservis 82 CACI dans le cadre de l’initiative Jeunesse du PAC. Les ateliers offerts ont permis à ces jeunes stagiaires d’acquérir une expérience unique dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour en savoir plus sur le projet, visionnez la vidéo produite l’an passé : http://citoyen.onf.ca/node/1272
Communautique, qui gère en partie le programme au Québec depuis 5 ans, souhaite qu’on accorde un financement récurrent et suffisant pour poursuivre ce programme qui est primordial dans notre société informatisée actuelle. À cette fin, Communautique, de concert avec TéléCommunautés Canada, lance une vaste campagne afin de sensibiliser la population sur les enjeux liés à la perte de ces ressources et de sommer les instances gouvernementales à agir afin de sauvegarder ces programmes.
Pour plus d’information, vous pouvez consulter le communiqué officiel sur le site de Communautique (http://www.communautique.qc.ca/nouvelles/communique/fin-acces-public.html) et appuyez la campagne en envoyant vos lettres et courriel à Monsieur Jim Prentice, ministre d’Industrie Canada à ministre.industrie@ic.gc.ca .
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Catégories : Les formations
Mots clés: communautaire, informatique, Internet, jeunesse, société, Technologies
Je crois pouvoir affirmer que je fais partie de ceux qui se débrouille très bien devant un ordinateur. Cependant, tout comme les gens que forment nos stagiaires, je ressens parfois l’angoisse d’affronter le monstre incontournable de l’informatique. Depuis 1997, année ou j’ai débuté mon CEGEP et par le fait même mon usage abusif de l’ordinateur, les logiciels n’ont pas beaucoup changé. Mon cœur s’est arrêter lorsque j’ai voulu pour la première fois démystifier la nouvelle suite office 2007…Horreur, qu’ont-ils osé faire à mes logiciels!!! Premier réflexe, refermer le programme aussi vite que possible et prétendre que je n’avais rien vu. J’étais bien résolu à continuer d’utiliser mon office 2003 envers et contre tous…Et puis j’ai réfléchi. Pouvais-je réellement décider de ne pas affronter mes peurs irrationnelles d’Office 2007 et de Vista (le monstre de tous les monstres) ? La réponse est inévitable : non.
C’est tout de même bon de temps en temps de ne plus pouvoir rouler passivement sur nos acquis, vous ne trouvez pas?
naima
Commentaire (1)
Catégories : Les TIC
Mots clés: informatique, Technologies, travail
Voilà maintenant deux semaines que je suis animatrice de milieu avec l’@venue-Communautique. Dans le cadre du Programme d’Accès Communautaire – Initiative Jeunesse (PAC-IJ), j’accompagne et je forme des gens de divers milieux qui veulent se familiariser avec le monde de l’informatique.
Le projet vise à briser la fracture numérique en favorisant l’apprentissage et l’appropriation des nouvelles technologies. La plupart des participants sont des débutants qui, étant issues de populations marginalisées, ont eu très peu de contact auparavant avec les ordinateurs. Le monde de l’informatique est tout nouveau pour eux.
Par contre, la diversité de gens avec qui je partage mes connaissances est remarquable car ils ont tous une histoire à raconter et me viennent d’horizons différents; ce qu’ils partagent est un fort désir d’apprendre. Je viens de me joindre à ce projet, mais j’ai déjà le sentiment d’avoir relevé des défis et je suis très touchée de voir à quel point mes participants sont passionnés par l’apprentissage de l’informatique. Une histoire en particulier s’est distinguée des autres et m’a fait réfléchir à la portée de ce programme.
Cette semaine j’ai passé plus de 6 heures pour accompagner une dame du 3e âge qui désirait apprendre comment accéder à Internet pour rester en contact avec sa famille. Elle vient de la Colombie et sa connaissance du français est limitée. Pour ma part, mes cours d’espagnol en 3e langue au secondaire ne m’ont légué qu’une « connaissance touristique » de l’espagnol et nous avons dû faire chacune des efforts pour se retrouver dans un langage informatique qu’elle ne connaissait pas du tout et dont je n’ai pas le vocabulaire en espagnol.
Plus encore, cette expérience fut pour moi un véritable échange participatif car nous avons toutes les deux fait des apprentissages. De mon côté, j’ai eu l’occasion de pratiquer mon espagnol et d’élargir mon vocabulaire pendant qu’elle apprenait à naviguer sur internet. Maintenant elle est en mesure de rester en contact avec les membres de sa famille qui demeurent toujours en Colombie. J’étais très fière d’elle car elle apprenait très vite et je crois que sa soif d’apprendre a été instrumentale dans son progrès!
Sa motivation pour apprendre m’a fait chaud au cœur et à travers nos hésitations et nos gesticulations nous avons réussi à trouver une façon de communiquer. Ça m’a impressionné de constater à quel point avec de la patience et de l’écoute mutuelle on peut arriver à se comprendre, échanger des choses et même apprendre ensemble, alors qu’on ne partage pas une langue maternelle commune.
*Bienvenue à l’autoroute de l’information : un échange participatif!
Maria-Héléna
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: aînés, Amérique-Latine, communautaire, communautés_culturelles
Parfois au cours de notre vie on rencontre des
modèles, des gens inspirants dont l’attitude, la façon
d’être nous impressionne. C’est le cas de l’une des
personnes que je reçois dans mon atelier
d’informatique au Centre Scalabrini.
Cette personne si spéciale à mes yeux est mon modèle
du troisième âge, elle a 82 ans. J’aime observer les
gens, voir à qui je m’identifie, à qui j’aimerais
ressembler plus tard “quand je serai grande”.
Madame Aubin, ponctuelle, arrive à chaque mercredi
matin à mon atelier bien coiffée, coquette et
légèrement maquillée. Elle apporte son ordinateur
portable et sa bonne humeur. Elle fréquente le Centre
depuis longtemps dans le but de savoir comment
utiliser l’Internet pour lire ses courriels et faire
du traitement de texte. C’est qu’avant la retraite,
Madame Aubin travaillait et pouvait taper 68
mots/minute à la machine à écrire et aimerait bien
être de nouveau capable de réaliser cette prouesse.
En plus de l’informatique, cette dame d’âge
vénérable pratique le yoga et aimerait apprendre la
musique. Mon objectif personnel étant de ne PAS
devenir une petite vielle rabougrie, Madame Aubin est
mon modèle, je l’admire car elle est loin du
stéréotype de la personne âgée toute courbée qui ne
fait que ressacer son passé et vivre à une autre
époque.
C’est ce que j’apprécie le plus de mon travail
actuel, le fait de rencontrer toute une galerie de
personnages, chacun avec sa particularité et sa
couleur unique.
Joëlle O’ Shaughnessey
Centre Scalabrini pour réfugiés et immigrants
Montréal
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Catégories : Les participants
Mots clés: aînés, communautaire, femmes, informatique, Internet
Entre deux-trois boulots bidons, les étudiants de mon espèce ont rarement la chance de se valoriser au travail. À part peut-être pour ceux qui manifestent un amour inconditionnel pour la patate, passer son bac à travailler devant une friteuse n’a rien de très alléchant pour le moral. Trop souvent, j’ai dû faire face à des emplois qui négligeaient mes forces, qui ne cherchaient qu’à me fondre au moule sans tenir compte de ma formation et de mon savoir. Sans vouloir critiquer ce si merveilleux monde de compétitivité, d’optimisation des ressources et de standardisation/aseptisation du capital humain, j’ai trop souvent fait partie de ceux qui voulaient contribuer à un système parallèle sans être capable d’y parvenir, du moins, jusqu’à tout récemment.
C’est par une belle journée de printemps, seul chez moi, devant mon ordinateur, ne tirant aucun avantage de cette merveilleuse température, que la problématique du fossé numérique me fut introduite. Ma première réaction fut celle d’un rire méprisant. Moi qui avais longtemps milité pour le végétarisme, Kyoto, contre les accords de libre-échange, les méga-porcheries et le retour de Bon Jovi, voilà qu’une nouvelle cause devait s’ajouter à mon carnet militant. Cette cause qui, à première vue, me semblait tirée par les cheveux, prit toute son importance lorsque je me penchais sur la question. Oui! Il est vrai que l’informatique prend une place de plus en plus importante dans notre société, que notre génération prends pour acquis la maîtrise ce médium indispensable de la vie courante et que ce savoir ne devrait pas seulement appartenir à une élite bien pensante ou à une classe économique en particulier, mais devrait plutôt se propager au sein de la collectivité comme un devoir de citoyenneté. Suite à cette profonde réflexion, (écrite en une phrase un peu trop longue je vous l’accorde), je décidai de postuler sur un poste de stagiaire chez Communautique. Trois mois plus tard, j’étais dans un 5 à 7 avec des « geeks », je faisais maintenant partie de la famille!
Au cours de mon expérience de travail, j’ai réalisé que l’informatique était beaucoup plus qu’une simple étape dans le processus de l’évolution humaine voulant projeter notre cher homme de Neandertal sur ebay. Les participants de mon centre communautaire étant en grande partie des personnes âgées, j’ai réalisé que ces dernières se sentent de plus en plus isolées par la dissolution du modèle familial et j’oserais même affirmer que certaines d’entre elles s’emmerdent royalement. Passant une grande partie de leur temps devant des émissions de télévisions abrutissantes, ces personnes cherchent à s’occuper à travers milles et unes activités peu constructives telles que la loterie vidéo, la lecture de magazines pseudo culturelles et j’en passe. Comment pouvons-nous tolérer que des personnes avides de savoir, pleines de compassions, ne voulant que communiquer avec l’extérieur puissent être laissées à elles-mêmes devant des produits de consommation superflus alors que l’information, la consolidation d’un réseau social, le divertissement culturel ainsi que plusieurs autres aspects essentiels reliés à l’épanouissement et à la valorisation de l’individu, peuvent être en partie comblée par le médium informatique?
Suis-je excessif dans mes propos? Sûrement, c’est mon genre! Malgré tout, les personnes que je fréquente à mon centre communautaire, le CEDA, sont intéressées par l’art, l’opéra, la musique, la géographie, la danse, l’actualité politique, bref, par tellement de choses que je passerais plusieurs paragraphes à énumérer leurs intérêts. Elles veulent communiquer avec leur famille, se divertir et font elles-mêmes le procès de ce que leur offre nos médias et la société. C’est ici que je vois mon rôle dans ce travail. Je ne suis pas plus intelligent, plus instruit ou plus perspicace que ceux à qui j’enseigne. Chaque personne a un potentiel immense qui est propre à elle. Elles manifestent toutes un désir d’apprendre, de communiquer et de changer les choses à leur façon. Je suis là pour leur montrer comment manier le clavier, la souris, les programmes, l’Internet, les feuilles de calculs et autres habiletés pertinentes à l’informatique, mais surtout à ne pas se fâcher contre l’écran mais plutôt contre le système d’exploitation!!! Avec les outils nécessaires, elles peuvent se façonner une meilleure qualité de vie. Bref, je ne suis qu’un intermédiaire temporaire entre l’ordinateur et leur pensée qui s’exprimera au fur à mesure que leur apprentissage prendra forme.
Pour appuyer cette théorie qui vous semble teintée à l’eau de rose tel un roman Arlequin , je vous raconterai l’histoire de cette dame qui peut maintenant communiquer par courriel avec sa petite fille qui habite à l’extérieur du Québec, de ce cher monsieur dans la soixantaine qui vient pratiquer son taptouche à chaque jour ou encore celle de cette gentille dame d’origine Colombienne qui veut réintégrer le marché du travail après dix longues années de chômage et qui a besoin d’un petit coup de main sur Excel pour y parvenir. C’est un fait! Pendant qu’elles sont dans le CACI, ces personnes communiquent entre elles, s’entraident les unes les autres. Elles rigolent, se questionnent et paniquent parfois quand elles rencontrent un problème. J’arrive alors avec mes blagues de « Mononcle » pour détendre l’atmosphère afin que la belle dynamique revienne en puissance. C’est impressionnant de voir comment un simple objet comme un ordinateur peut nouer des liens importants entre les personnes. Mes participants ont beaucoup de courage. Sortir de l’isolement tout en devant avouer ses faiblesses demande une volonté qui sort de l’ordinaire. C’est pourtant le lot de plusieurs personnes et c’est pour cette raison que je les admire. Je suis chanceux de ne pas être enchaîné à une friteuse mais d’être plutôt lié à ces personnes exceptionnelles par le biais d’un savoir que j’ai trop longtemps pris pour acquis. Sincèrement, je déteste les friteuses!
Éric Pilote
Animateur Sud-Ouest
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: communautaire, Québec
Il existe à Montréal deux mondes, deux réalités. Il y a celle où l’on fini sa journée de travail avec un 5 à 7, martini à la main, à comparer notre standing social avec le gratin de Montréal et celle où l’on rentre à la maison fier de pouvoir penser que l’on a enseigné ne serait-ce qu’une bride d’information à quelqu’un qui en fera bon usage. Peut-on avoir le meilleur des deux mondes ? En fait, la question qui se pose serait de savoir si l’on veut réellement naviguer entre ces deux mondes. Celui du rêve américain ou celui qui nous permet de se sentir utile dans notre société contemporaine.
Je travaille depuis deux mois pour le projet PAC-IJ dans le quartier Bordeaux-Cartierville. Mon expérience à moi m’a permis de confirmer que les gens ont beaucoup à offrir quand ils ne le font pas par opportunisme. J’ai découvert une chose, la reconnaissance. Celle qui se sent et qui s’exprime naturellement selon la bonne volonté des gens. Je suis heureuse de pouvoir intégrer cette communauté, de pouvoir faire ma petite contribution. Les gens à qui l’on offre un service le rendront éventuellement aux autres comme un réflexe naturel. Les nouvelles technologies, ce ne sont pas seulement des ouvertures mondiales dans notre réalité actuelle, mais ce sont aussi des façons de se rapprocher davantage. On peut se parler sans qu’il n’y ait de frontières. On peut se rejoindre et participer à mieux se comprendre.
Travailler avec l’élite montréalaise, c’est le luxe, parfois la futilité et l’opulence. Travailler avec les gens, c’est la proximité, la tolérance et la courtoisie. Ce sont des généralités et des clichés, je vous l’accorde, mais ils sont souvent réels. Je ne prétends pas vouloir juger de l’un ou l’autre de ces deux mondes, je veux simplement émettre mon opinion. Je crois que, peu importe ce que l’on fait, on peut en tirer satisfaction selon nos critères personnels.
Florence Sanson
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Catégories : Le monde communautaire
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