Le fossé numérique
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
Tout comme l’imprimerie, la télévision et les autres médiums, l’ère de l’informatique affecte la perception profonde de la conception du monde qui nous entoure. Comme Herbert Marshall Mac Luhan a pu nous le faire remarquer, ce n’est pas le contenu qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même avec ça célèbre phrase « le média est le message ». Comme vous pouvez conclure, nous parlerons ici du canal qu’est Internet, principalement de ce qui a trait au téléchargement, peu importe le type et le contenu des fichiers.
Maintenant, tenant ceci comme fait, penchons-nous sur la problématique du téléchargement (légal ou non). Quel effet a-t-il sur notre perception du travail derrière les fichiers, programme et autres?
Pour mettre en relief la valeur que nous attribuons aux choses en général regardons nos réactions de consommateurs, si quelque chose est très cher, nous le considérons en général de meilleure qualité et par ce fait, que les gens derrières ce produit sont plus compétent comparativement aux compagnies qui offrent un produit similaire moins cher. En exemple, le fameux « made in Taiwan » demeure un préjugé très tenace… (Malgré que beaucoup de produits « fait » ici ne sont en fait qu’assemblés au Canada avec des pièces importées…)
J’en entends dire « je suis conscient de ce que j’achète et je sais que ce n’est pas le prix qui fait la qualité… » J’y consens. Moi aussi je me dis la même chose, mais cette réflexion demande un certain effort lors de l’achat… Honnêtement dans ce monde de « j’en fais le moins possible, car j’en fais déjà trop » faisons-nous cet effort de réflexion? Malheureusement non, la plupart du temps, comme bien d’autres réflexions d’ailleurs…
Nous pourrions citer beaucoup d’autres exemples, comme les « marques » qui donnent plus de valeur à un produit et du même coup à celui qui le possède. C’est triste, mais bien introduit dans notre inconscient par les pratiques marketings qui ont fort probablement été calqué sur notre besoin de sacré, de quelque chose de plus grand, Dieu étant maintenant remplacé par la sacro-sainte Économie.
Pour en revenir notre sujet principal, la valeur que nous attribuons au travail. Si nous prenons en considération les faits mentionner plus haut, une utilisation marquée du téléchargement peut finir par modifier notre rapport au créateur de produit, sois du programme ou de l’oeuvre, car la rareté et l’unicité du produit s’en trouvent altéré. Déjà que le statut de l’artiste est précaire, surtout du point de vue du capital économique, la trop grande diffusion gratuite de son oeuvre nuit à la possibilité quelle augmente sa valeur marchande et du même coup sa crédibilité. Si tout le monde peut se procurer quelque chose gratuitement sa valeur marchande est nulle donc naturellement moins considérer par la majorité. Comme exemple si nous regardons les systèmes d’exploitation, il en existe de très bon gratuits, Ubuntu, Linux pour ne nommer que ceux-là, mais la majorité d’entre nous continuons a payé plus de 300 $ pour un système d’exploitation de Microsoft qui fait la même chose, à quelques détails près, que les systèmes gratuits.
Pourquoi? Ce n’est pas le manque de publicité ni la complexité de l’utilisation qui sont en cause, mais bien le fait qu’ils soient gratuits. La gratuité nous donne l’impression que le produit est de moins bonne qualité donc de moins grande valeur. Cela affecte notre perception même lorsque nous téléchargeons un logiciel piraté ou bien un MP3. Nous ne le payons pas donc nous lui accordons une moins grande importance et par le fait même aux personnes derrière sa création. Exemple, une personne qui achète un film a plus de chance de le regarder dans la même semaine qu’une personne qui télécharge le même film sur internet. (On connaît tous quelqu’un qui a plus de 500 films ou MP3 de téléchargés et qui n’a pas écouté le 8e de ceux-ci…)
La création dans ce cas-ci ne devient que la production d’informations sans plus ou moins d’importance ou d’influence étant donné la multitude d’informations présente sur le web qui est d’ailleurs un médium froid, donc difficilement porteur de grandes idées, le tout couplé d’un anonymat virtuel qui ne fait qu’affaiblir la pertinence du message.
Tout comme les liens entre les personnes via Internet, l’oeuvre perd de sa véracité, de son impact au sens large. Pour illustrer ce propos, référons-nous à Facebook, à combien de vos amis virtuels confieriez-vous vos enfants? Vos secrets intimes? Quand est-ce la dernière fois que vous leur avez serré la main ou embrassez? Combien d’entre eux appelez-vous toutes les semaines? Vous voyez où je veux en venir.
Ce qui est virtuel ne se transpose pas totalement dans le réel, ils font parti d’une catégorie à part et nous oblige à réagir différemment dans nos rapports à autrui. De la même façon, nous réagissons autrement face à l’oeuvre.
Sans le considérer bon ou mauvais, il est à présent un des éléments le plus influant sur notre façon d’être et d’interagir. Il a déjà, pour plusieurs d’entre nous, contracté le temps et l’espace. Nous téléchargeons en moins de deux minutes un document situé à plus de 40 000 kilomètres. Il nous permet d’espérer une réponse en moins de quelques heures à l’instar des 10 jours ouvrables de la poste. La rapidité grandissante de la vitesse de téléchargement influence grandement nos attentes envers le monde en général, nous sommes moins enclins à prendre le temps de faire les choses, il nous faut tout, tout de suite. Retourneriez-vous au modem 56k?
Bien entendu à ce stade-ci du développement d’Internet nous ne pouvons que pressentir son effet à long terme, car tout comme l’imprimerie ce n’est qu’une fois qu’elle fut bien implantée et commune à tous que nous avons pu prendre le recule nécessaire pour en comprendre l’influence majeure qu’elle a eue dans nos vies.
Donc la question demeure entière, quel est l’effet présent du téléchargement et quelle sera sa répercussion dans le futur?
François
Animateur PAC-IJ
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Catégories : Les TIC
Mots clés: cinéma, communautaire, économie, informatique, Internet, musique, société
Ça fait 4 ans que je suis ici au Canada. Je suis arrivé au pays avec beaucoup d’attente et d’espoirs. Au niveau personnel, j’ai toujours voulu avoir une société plus juste et égalitaire, et au niveau professionnelle, j’ai toujours eu envie de travailler dans le milieu communautaire. Donc j’ai dû prendre des cours de langue pour apprendre le français et l’anglais pour mieux m’intégrer à la société canadienne.
De cette manière, j’ai trouvé heureusement le programme PAC-IJ de Communautique, lequel m’a permis de mieux m’intégrer et aussi de comprendre les défis de cette société. Avec mon stage, j’ai pu transmettre mes expériences au Canada, mes connaissances de l’informatique, et mes espoirs et valeurs de positivisme parmi mes participants. De la même manière, j’ai été capable de m’insérer aussi dans les défis auxquels nous sommes confrontés chaque jour dû au développement des technologies de l’information et de la communication. Pour cette raison, je crois nécessaire de continuer avec le support de programmes comme le PAC parce qu’ils donnent la capacité, à moi et à la communauté, de faire parti du processus de développement pour construire une meilleure société, tous ensemble !
Au niveau organisationnel, le programme PAC permet aussi aux différents organismes sociaux et centres communautaires de créer des alternatives et d’édifier des liens qui sont indispensables pour la consolidation et le partage des ressources du support institutionnel.
Finalement, j’aimerais faire un appel aux grosses compagnies multifonctionnelles de permettre l’accès gratuit et illimité aux technologies et aux différents softwares comme l’Internet et Microsoft Office et d’arrêter la discrimination contre des communautés pauvres et marginalisées.
Merci beaucoup Communautique/L’Avenue pour cette grande opportunité !!
Alexis
Animateur CSAI/ALPHA
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: Amérique-Latine, communautaire, communautés_culturelles, informatique, Internet, lutte-populaire, pauvreté
Comme le croyait si bien Karl Marx, l’homme se détermine par son travail. Le travail est une composante de la vie des individus si bien que parfois ceux-ci ne font qu’en parler, faisant abstraction de tout le reste. C’est donc dans ce sens que tout comme pour Marx, on peut en arriver à dire qu’on se détermine par son travail. Il est donc important d’effectuer un travail dans lequel on se sentira confortable et qui nous permettra de grandir.
Le travail en communauté est ce type de travail par lequel on perd son sentiment d’individualité pour entrer pleinement en relation avec les personnes que l’on aide. Ce travail qui au fond, consiste à être altruiste, permet la transcendance de soi vers un idéal sanctificateur. C’est une des plus belles expériences qu’il m’ait été donné de vivre. J’ai pu apprendre beaucoup et je la recommande à tous.
Louis-Charles Tessier
Animateur PAC-IJ La Maisonnée
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: communautaire, travail
Au cours de mon expérience dans les centres communautaires, j’ai constaté que certains participants avaient peur de manipuler un ordinateur. Certains avaient de la difficulté à manier la souris et d’autres avaient peur de toucher l’un des composants de l’engin. L’une de mes participantes l’a surnommé : la bête. Il fallait je sois armée de patience. J’ai su les détendre en les rassurant afin de les permettre de manier la bête.
Après quelques séances de formations, je pouvais constaté l’évolution et l’habileté des participants face à la bête. Le prédateur est devenu chassé par l’animal le plus intelligent au monde. Ce qui est extraordinaire c’est la détermination et la persévérance qu’ont les participants a apprendre. Je n’aurais jamais imaginé que le fait d’être animatrice pouvait changer le cours de ma vie, car cela me permet de me dépasser dans tout ce que j’entreprend dans la vie. Encore une fois j’ai la preuve que la machine ne dirige pas l’être humain et ce peu importe l’âge.
Alectus Landy Stacy
animatrice PAC-IJ
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Catégories : Les formations
Mots clés: communautaire, engagement-social, informatique, Internet
Été ‘74, Manuel Fierro est forcé de quitter le Chili pour venir s’installer en terre canadienne. Coordonnateur communautaire des quartiers pauvres de Santiago, il appelle au statut de réfugié politique après que des amis lui annoncent que les gaillards de Pinochet le recherche.
“La première chose que j’ai constatée lorsque je suis arrivé à Montréal, c’est qu’il y avait une grève sur la rue St-Denis. Et à ma grande surprise, il n’y avait personne pour casser la gueule des manifestants.”
Le premier boulot de Manuel fut à Radio Centre-Ville. “Je couvrais essentiellement les nouvelles du sport. Par la suite, j’ai occupé à peu près tous les postes pour finalement terminer directeur de l’équipe hispanophone.” Poste qu’il a occupé pendant 15 ans et qu’il tutelle aujourd’hui comme bénévole.
Après être tombé gravement malade en ’98, Manuel se résout à prendre sa retraite. Depuis, il oriente son travail sur la dénonciation de la violence dont sont victimes les gens du troisième âge.
Espiègle, Manuel raconte:
“Il y a beaucoup d’information sur le Web pour nous, les vieux, et il faut en profiter. Ce que j’aime, c’est vulgariser à la radio les textes que je découvre en surfant sur le Net.
Récemment, j’ai même appris à faire un blogue! Moi qui ne savais même pas de quoi il s’agissait il y a un mois! Je peux maintenant y copier-coller des textes et inviter mes auditeurs à s’informer davantage de leur situation. “
Mais ce qu’il y a de merveilleux, selon Manuel, c’est le rayonnement que la radio peut atteindre une fois diffusé sur le Web.
“Ma fille, qui habite en Norvège, me dit qu’elle m’écoute toutes les semaines avec ses enfants alors c’est aussi pour eux que je continue ce métier.’
Manuel Fierro est en onde tous les dimanches à 11h au 102,3 FM.
Vous pouvez l’écouter sur le web au www.radiocentreville.com
Pascal
Animateur PAC-IJ
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Catégories : Les participants
Mots clés: aînés, Amérique-Latine, blogues, communautaire, communautés_culturelles, démocratie, engagement-social, immigration, information, informatique, Internet