Le fossé numérique
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
Si vous lisez ce texte, c’est que vous connaissez ce qu’est un blogue. Les blogues se multiplient chaque jour sur le Web, et ils sont devenus des outils, des plates-formes de plus en plus importantes dans le paysage social et politique de notre société. Je vous invite à lire cet article paru sur Cyberpresse qui fait état du nouveau pouvoir des blogues dans une société de consommation comme la nôtre…
En espérant que nos opinions exprimés sur le Web continuent de faire changer les choses, de donner du pouvoir aux citoyens face aux puissances qui dominent ce monde.
Les entreprises s’intéressent plus aux blogues
Alain McKenna, La Presse
23 juillet 2008
Les blogues, ces carnets électroniques sur lesquels tout internaute peut ajouter son grain de sel, prennent de plus en plus de place dans le paysage médiatique. Sans faire directement concurrence aux médias traditionnels, leur influence auprès des entreprises, voire du gouvernement, semble de plus en plus évidente.
À l’échelle mondiale, les blogues sont en pleine explosion. L’agrégateur Technorati en recense 112,8 millions à l’heure actuelle, et leur influence auprès des consommateurs est généralement acceptée: un sondage pancanadien réalisé l’été dernier par Ipsos Reid révélait que plus de six Canadiens sur 10 basaient leur décision d’achat sur la teneur -positive ou négative- des commentaires émis sur des blogues.
Pas surprenant, donc, si les entreprises soucieuses de bien paraître tentent de calmer le jeu dans la blogosphère, si leur image y est malmenée. La semaine dernière, le lancement du iPhone d’Apple par Rogers, au Canada, illustre la capacité de mobilisation de cette variante du web 2.0.
L’effet multiplicateur
Le 11 juillet, jour officiel du lancement du téléphone d’Apple, Influence Communication recensait, sur l’internet, une nouvelle sur le sujet toutes les quatre secondes. C’est beaucoup plus que dans les autres médias électroniques, où l’iPhone était mentionné une fois toutes les 22 secondes.
Les jours précédents, l’insatisfaction des internautes quant aux forfaits proposés par Rogers, jugés trop coûteux, a profité de cette vague. Elle s’est cristallisée en une pétition en ligne immédiatement reprise par de nombreux blogues nord-américains, et recensée par le populaire agrégateur américain Digg, entre autres. Au même moment, l’entreprise torontoise annonçait un nouveau forfait plus abordable, offert de façon limitée. Coïncidence?
“Internet n’est pas un moteur de changement, comme les médias traditionnels, mais c’est un multiplicateur idéal, soutient Jean-François Dumas, président d’Influence Communication. Les blogueurs maintiennent des sujets dans l’actualité beaucoup plus longtemps, en faisant circuler l’information, la désinformation, les rumeurs…”
Il y a eu du vrai et du moins vrai à propos de la relation entre Rogers et Apple, mais au bout du compte, la nouvelle a pris des proportions énormes grâce à ce nouveau média. “Avant l’internet, on n’en aurait pas parlé tant que ça”, estime M. Dumas. Aujourd’hui, les internautes forment une “communauté d’individualistes”, ajoute-t-il. “Ils sont à l’abri des regards, mais ils font partie d’un groupe et ils ont l’impression qu’ils peuvent faire changer les choses.”
Ministères à l’écoute
Le gouvernement aussi est à l’écoute. Michael Geist, de la chaire de recherche du Canada en droit de l’internet et du commerce électronique à l’Université d’Ottawa, en sait quelque chose. Le professeur, blogueur et chroniqueur suit de près et commente régulièrement l’évolution du projet de loi C-61, qui renforce la loi canadienne du droit d’auteur face aux nouvelles technologies informatiques.
“Les blogues ont un niveau d’influence qui va grandissant, dit-il. Les bureaux du gouvernement les intègrent à leur veille médiatique et ils sont lus par les membres du gouvernement.”
Là encore, c’est la capacité de multiplication de l’internet qui est la clé. Jim Prentice, ministre de l’Industrie, a reçu plus de 20 000 lettres par la poste, critiquant le projet de loi C-61.
“Il en a reçu bien plus que ça par l’internet, indique M. Geist. C’est plus facile de mobiliser les blogueurs. Utiliser l’internet comme un outil de plaidoyer est très efficace.” Conséquence de cette levée de boucliers: des députés organisent des assemblées publiques dans leurs comtés, afin de recueillir l’avis de leurs électeurs.
Certaines entreprises ont commencé à se servir de l’influence naissante des blogues pour des fins promotionnelles. Le jour où elles tenteront de le faire pour agir sur le gouvernement n’est pas si loin, estime le professeur universitaire. “Ça pourrait arriver, dit-il. Il y a une authenticité, une désorganisation dans les blogues qui n’ont pas l’air feintes et qui ont un impact sur l’opinion publique.”
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Catégories : Le monde communautaire, Les TIC, Les témoignages
Je voudrais vous parler d’une entreprise d’insertion sociale que nous sommes allés visiter la semaine dernière : Insertech Angus. Cet entreprise offre un programme d’insertion aux jeunes de 18 à 35 ans qui leur permet d’intégrer le marché du travail.
Ce programme touche surtout l’assemblage d’ordinateurs, mais tu as quand même le choix entre plusieurs tâches: assembler des ordinateurs, réparer des écrans et des imprimantes, tenir un magasin et gérer des inventaires, gérer un entrepôt et conduire un chariot élévateur, vendre et conseiller la clientèle de la boutique (oui, ils possèdent même une boutique…), travailler comme réceptionniste et commis de bureau. Comme on peut le constater, il y en a pour tous les goûts.
À tout ça, on peut ajouter les formations: assemblage et réparation d’équipements informatiques, Santé et Sécurité – secourisme en milieu de travail, tenue de budget et connaissance des lois, une orientation scolaire et professionnelle, l’utilisation d’internet et ils ont une méthode dynamique de recherche d’emploi. Ces formations sont vraiment complètes et préparent les jeunes à regagner le marché du travail avec tous les outils en main. C’est vraiment bien.
Ce sont ces raisons qui me poussent à rejoindre Insertech, puisque l’assemblage d’ordinateurs est vraiment quelque chose que je veux développer. Ils ont un bon encadrement et aide vraiment le jeune à s’en sortir. Ils les encouragent et ne les laissent jamais tomber. Et c’est beaucoup pour une jeune, comme moi, qui a toujours été sur le B.S. et qui maintenant cherche à s’en sortir par de bons moyens.
http://www.insertech.qc.ca
Isabelle
Participante projet Techno-Écolo
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Catégories : Les témoignages
Mots clés: formation, Technologies, travail
Encore cette année, la SAT récidive avec son camp technologique pour les DJ en herbe.
![logo SAT[kid]](http://citoyen.onf.ca/blogs/wp-content/uploads/2008/07/satkid.jpg)
Cet été, la SAT invite à nouveau les jeunes à vivre une semaine intense dans le monde créatif du DJ-ing et du VJ-ing.
Ce séminaire pratique permettra aux jeunes de 13 à 17 ans de découvrir les aspects artistiques et techniques de la création sonore et visuelle en direct.
Accompagné par des professionnels, les jeunes explorerons les divers volets de ces disciplines en développant leurs propres aptitudes créatives. Un projet audiovisuel est créé et sera présenté à une session de performance où le public, les parents et les amis sont invités.
La Société des arts technologiques [SAT] occupe une place unique au Canada par ses activités de recherche, de création, de formation et de diffusion des arts numériques. Haut lieu du DJ-ing et VJ-ing à Montréal, la SAT produit depuis 10 ans de nombreux événements majeurs dans les arts électroniques.
Pour que la nouvelle génération d’artistes puisse connaître les nouveaux outils de création numérique.
Trois camps offerts:
- 14 juillet au 18 juillet
- 28 juillet au 1er août
- 11 août au 15 août
Pour plus d’info:
http://www.sat.qc.ca/post.php?id=82&post_id=1465?=fr
http://www.sat.qc.ca/upload/communiques/campsdejour.pdf
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Catégories : Les TIC
Mots clés: art-numérique, formation, jeunesse, Technologies

En début de semaine, j’ai décidé de faire le grand saut et d’acheter une carte à puce pour le métro. Depuis le printemps, les cartes à puce de la Société de transport de Montréal (STM) ont fait leur apparition. Il suffit de les présenter à proximité des lecteurs de cartes (sans contact nécessaire) pour faire ouvrir les nouvelles portes rouges qui remplacent les tourniquets de métros. Elles sont également rechargeables dans des guichets bleus disposés dans les stations, et qui acceptent les cartes bancaires.
Or, bien que la STM ait fait des efforts pour rendre la transition progressive en l’étalant sur plusieurs mois et en mettant des agents un peu partout près des tourniquets pour répondre aux questions des usagers, cela ne se fait pas facilement pour tout le monde.
***
Quand je me suis présentée au comptoir pour acheter ma nouvelle carte, j’ai pu observer une scène devant moi, entre une dame et le changeur (commis au comptoir) de la STM. La dame possédait une carte à puce, mais ne savais pas comment l’utiliser. Le commis, un peu débordé, probablement dépassé par les événements (une longue file d’utilisateurs attendaient impatiemment leur tour, à l’heure de pointe), s’est mis à dire à la dame d’aller recharger sa carte au guichet “là-bas, le guichet bleu, juste là!”. Elle ne comprends pas, il répète plus fort, elle ne comprends toujours pas mais comprend qu’il ne la fera pas passer, et se dirige donc vers le guichet en question.
Elle revient quelques minutes plus tard, au moment où c’est mon tour de poser mes questions au commis pour comprendre l’utilisation de la nouvelle carte. Elle revient devant moi, et montre un billet qu’elle a acheté (et non pas sa carte qu’elle a rechargée) au changeur. Il lui dit de mettre alors son billet dans la fente, elle le passe plutôt au dessus du lecteur comme on le ferait pour la carte à puce. La porte aurait dû rester fermée, puisqu’elle faisait une mauvaise utilisation de la carte, mais elle s’ouvre!
La dame tenait aussi dans sa main sa carte à puce qui ÉTAIT rechargée! Cette dernière a donc fait ouvrir les portes. Mais voilà que la porte se referme alors que la dame écoute le commis lui crier que sa carte n’était pas vide finalement! Ah ok, elle vient de comprendre. Elle réutilise donc sa carte à puce pour réouvrir la porte et enfin passer, mais voilà que non, ça ne marche pas! Les cartes à puces ne sont pas valides deux fois de suite, pour éviter la fraude. Alors voilà une dame qui n’y comprends plus rien!
La cliente quitte donc, incrédule, et ne comprends toujours pas comment utiliser la carte, ni les nouveaux billets.
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Bref, je salue les efforts déjà présents de la STM, mais je pense qu’il faudrait encore plus de personnes ressources disponibles pour répondre aux questions des utilisateurs, et surtout aider les gens lors de leur première utilisation des nouvelles cartes. Cette petite histoire me prouve que bien que les technologies soient maintenant inhérentes au fonctionnement de notre société, elles représentent un obstacle, ou du moins une difficulté, pour beaucoup de gens.
En attendant, la STM offre l’information de base sur leur site Internet, pour ceux qui y ont accès. J’espère toutefois que les utilisateurs et les employés de la STM feront preuve de patience et de compréhension les uns envers les autres.
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Catégories : La vie de quartier, Les TIC, Les témoignages
Depuis quelques années, nous entendons régulièrement parler des enfants qui sont négligés par leurs parents. Malheureusement, l’État prend souvent du temps avant de réagir et c’est ce qui est inquiétant, selon moi. Une bien triste statistique démontre que de plus en plus, les enfants qui sont confiés à la D.P.J ont été battus par leurs parents. Leur nombre a augmenté de 6% depuis 2002. L’an dernier, 3200 cas ont été retenus, 200 de plus qu’en 2002. Des histoires d’horreur, les intervenants de la D.P.J en voient de plus en plus, mais ce ne serait que la pointe de l’iceberg. De nombreux cas d’enfants victimes de mauvais traitements ne sont pas signalés. Cette statistique est tirée d’un reportage fait par Harold Gagné, journaliste pour LCN. Je trouve inquiétant de voir de telles statistiques. C’est difficile à croire mais pourtant c’est la réalité à laquelle nous sommes tous confrontés de près ou de loin. La sécurité et le développement des enfants qui nous entourent reposent beaucoup sur notre façon d’agir. Pourquoi garder le silence sur de telles situations? Nous devons tous réagir dans des situations aussi épouvantables. Une fois les enfants retirés de leur milieu familial, ils sont confiés soit à une famille d’accueil, à un centre de réadaptation ou, au besoin, à un centre hospitalier. Nous pouvons tous venir en aide à ces enfants. Il faut agir et ne pas garder le silence!
Je vous dis ça parce que moi je suis passée par là. J’ai passé par les familles d’accueil, les centres de réadaptation et même par le milieu hospitalier. Je n’avais que quatre ans quand pour moi a commencé ce long chemin… Je suis fière d’en parler aujourd’hui parce que je sais au fond de moi que c’est grâce à la D.P.J que je suis ce que je suis aujourd’hui. C’est sûr que j’ai dû me battre pour m’en sortir et je n’ai pas baissé les bras. Je me suis promenée d’un endroit à un autre. J’ai souffert d’instabilité et de problèmes de dépendance affective. À l’age de six ans j’avais déjà commencé à m’automutiler. À 15 ans, je faisais ma première tentative de suicide parmi tant d’autres qui ont suivi. J’ai passé une bonne période de ma vie à m’isoler. Je n’avais aucune confiance en moi et encore moins aux adultes qui m’entouraient. Cela n’était pas surprenant vu les événements qui ont marqué le début de mon enfance. Je suis sortie de cette isolement grâce à un gardien de sécurité qui me portait une attention particulière. C’est lui qui a mis la puce à l’oreille des intervenants. Il s’était aperçu que j’avais des coupures au niveau des poignets. Qui sait s’il n’avait pas porté attention à ça ou si simplement il avait gardé le silence jusqu’à quel point je me serais détruite. C’est pour ça que je vous le dit: ne gardez jamais le silence sur de telles situations. Quand j’y pense aujourd’hui j’ai de la difficulté à le croire mais pourtant j’ai déjà dû passer par là. Ma fierté aujourd’hui c’est d’avoir réussi à m’en sortir et avoir mon propre appartement. C’est sûr que j’en ai gardé des séquelles mais j’arrive à faire une vie que je peux me permettre de dire normale. Grâce aux gens qui m’entourent, je me sens moins seule et j’arrive à m’en sortir jour après jour. Je m’attache à eux et même trop parfois mais je n’arrive pas à faire autrement car j’ai besoin d’eux pour avancer dans la vie. Tout ça pour dire que si tout le monde porte une attention particulière à ceux qui les entourent, nous pourrions peut-être améliorer les conditions de vie de certaines personnes et éviter qu’elles posent des actes irréparables.
Line
Participante projet Techno-Écolo
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Catégories : Les témoignages
Mots clés: jeunesse
J’ai reçu ce matin ce bulletin que je trouve pertinent de partager:
VECAM, une association de réflexion et d’action pour l’internet citoyen participe avec d’autres organismes à la mise en place du Forum Social Mondial Sciences et Démocratie.
À ce jour, l’appel a reçu la signature de 50 organisations de 16 pays différents et 462 signatures individuelles.
Pour soutenir le FSM sciences et démocratie :
Vous pouvez voir les premières thématiques proposées et rejoindre les activités en discussion :
Si vous souhaitez publier une contribution : http://fsm-sciences.org/ecrire
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Catégories : Les TIC
Mots clés: engagement-social, Technologies