Le fossé numérique
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
Serait-ce possible en 2008, ère de la société d’information, que l’on tient pour acquis que tous et toutes aient accès et/ou savent se servir d’un ordinateur ?
Travaillant comme animatrice et formatrice dans divers CACI (Centre d’accès communautaire à Internet) sur l’île de Montréal, j’ai pu constater le contraire. Un bon pourcentage de la population n’ose même pas toucher à un ordinateur puisqu’il s’agit pour eux d’une machine hypercomplexe qu’ils ne réussiront jamais à comprendre. D’ailleurs, plusieurs de ces personnes se sentent frustrées par leur inhabilité à se servir de cet engin, qui depuis quelque temps, est devenu un outil de travail quasiment essentiel.
La non-appropriation des nouvelles technologies (NTIC), telles que l’ordinateur et l’Internet, exclue les groupes concernés, les laissant ainsi à l’écart d’un énorme réseau d’information.. Il faut dire qu’en général, les jeunes ne font pas partie des groupes marginalisés par l’accès à l’information, puisque ceux-ci sont, dès un jeune âge, submergés dans le monde de l’informatique et des NTIC. Il n’est pas rare qu’un enfant de huit ans soit plus calé en informatique que ses parents. Dans les CACI où je travaille, je remarque que les plus concernées par l’exclusion technologique sont les personnes d’environ 40 à 50 ans et plus, les nouveaux arrivants, les ouvriers cherchant à faire un changement d’orientation de carrière, mais n’ayant pas été exposés à cette technologie, les inalphabètes, et les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté. Il faut dire que de nos jours, la « compétence informatique » est de plus en plus importante puisque l’on retrouve de plus en plus de ressources sur Internet ; Entre autre les sites de recherches d’emplois ou gouvernementaux. Bon nombre d’employeurs s’attendent à un minimum de connaissances informatiques (ex : Univers Windows, suites Microsoft Office, Internet) de la part des employés qu’ils engagent. Ceci dit, la mise à l’écart de ces groupes devient de plus en plus importante puisqu’ils n’ont pas accès aux même informations et aux même opportunités que les personnes « branchées ».
Bien qu’un bon nombre d’apprenants suivent des cours simplement pour leur culture personnelle, il y en a plusieurs qui en suivent afin d’avoir plus de chances de décrocher un emploi ou même simplement pour passer les examens d’embauche. D’autres, oeuvrant déjà dans les secteurs bureaucratiques avant l’explosion de cette ère de l’information, cherchent à approfondir le peu de connaissances qu’ils ont, afin d’être à niveau. Afin de remédier à cette problématique d’inaccessibilité, le gouvernement canadien a mit en place un projet nommé Programme d’accès communautaire (PAC), financé par Industrie Canada. La mission de l’initiative PAC à pour but :
d’offrir aux Canadiens un accès public abordable à Internet ainsi que les compétences nécessaires pour s’en servir efficacement. Grâce aux efforts combinés des gouvernements fédéraux, provinciaux et territoriaux, des groupes communautaires, des organismes sociaux, des bibliothèques, des écoles, des groupes de bénévoles et du milieu des affaires, le PAC aide les Canadiens de partout au pays à profiter des occasions qui se présentent dans la nouvelle économie mondiale du savoir.
Le Programme joue un rôle crucial lorsqu’il s’agit de combler le fossé numérique, de contribuer à l’établissement de l’accès électronique aux services gouvernementaux, d’encourager l’apprentissage en ligne et l’alphabétisation électronique, de favoriser le développement de l’infrastructure axée sur la collectivité et de promouvoir le commerce électronique au Canada.
Bien que ce projet fonctionne à merveille, un bon nombre de personnes ne connaissent même pas ce projet d’initiative. Par ailleurs, il n’y a pas toujours assez de place pour combler les besoins de tous les intéressés soit en raison des limites de l’infrastructure ou tout simplement puisque nous ne sommes pas assez nombreux comme animateurs pour combler la demande. Une fois qu’une affiche est mise dans le journal ou sur les babillards communautaires et que la communauté est au courant des services de cours d’informatique gratuits dans le secteur, les téléphones des centres en questions ne cessent de sonner. Une chose est certaine, les apprenants de ces cours gratuits sont toujours très reconnaissants de l’aide qu’on leur apporte. Le simple fait de démystifier l’ordinateur et de leur montrer les fonctions et les utilités d’un ordinateur représente pour ces gens le début de quelque chose de gros!
Nicole animatrice pour le PAC-IJ
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Catégories : Les TIC, Les participants, Les témoignages
Mots clés: accessibilité, exclusion sociale, gouvernement, information, initiative, marginalisation, nouvelles technologies, programme
C’est indéniable, nous vivons aujourd’hui dans une ère où l’information circule à une vitesse vertigineuse. Cellulaires, télé-avertisseurs, Ipod, lecteurs MP3… tous des appareils qui contribuent grandement à ce phénomène de rapidité globale qui envahie nos vie et nous fait souvent oublier ce qui est le plus important. En effet, on peut souvent se vanter d’avoir plein d’amis en ligne, de connaître des gens en Afrique ou en Australie… mais qu’en est-il des gens que nous croisons chaque jours dans la rue? De nos collègues de travail? De nos voisins? Nous attardons-nous même à leur dire bonjour quand nous les croisons?
C’est un peu triste, mais la société d’aujourd’hui ne favorise pas du tout le contact humain. On doit tous performer, produire, être les meilleurs. On demande aux jeunes de faire des choix de vie avant même qu’ils ne terminent leur secondaire. Ce n’est pas étonnant donc si on voit tant de jeunes décrocher, si on voit tant de familles se décomposer… les pressions sociales sont devenues démesurées et ce n’est pas tout le monde qui est armé pour y faire face.
Cependant, dans cet univers en constante effervescence, il existe certains endroits qui permettent aux familles épuisées de reprendre leur souffle, aux aînés isolés de rompre leur solitude, aux jeunes égarés de trouver l’appui et le soutien dont ils ont besoin. Je parle évidemment des centre communautaires.
Ces organismes sans but lucratif sont très respectés et aimés au sein de leur communauté, car ils offrent souvent nombre de services et activités à des prix que personnes d’autre ne peut offrir. Cependant, je crois qu’il est important de réaliser que, ce que nous ne payons pas, ces organismes doivent le trouver quelque-part… et ce quelque-part, c’est souvent les dons qui leur sont fait, les subventions qui leur sont accordées.
Même si un organisme n’a pas de but lucratif, ça ne veut pas dire qu’il n’a pas besoin d’argent pour autant. Après tout, chacun à ses factures à payer. Alors, si vous avez quelques dollars que vous comptez envoyer à Green Peace, aux œuvres du Cardinal Léger ou encore à la Croix-Rouge… pourquoi ne pas en réserver quelques-uns pour les centres communautaires oeuvrant dans votre quartier? Certes, en faisant un don à ce genre d’organisme, vous ne pourrez pas vous vanter d’avoir sauvé une vie, vous ne pourrez pas non plus dire que vous avez aidé à reconstruire un pays dévasté par les désastres naturels ou les épidémies… mais vous pourrez regarder la petite fille de votre voisin et penser que votre don lui a peut-être permis s’inscrire aux cours de danse qu’elle voulait tant suivre. Un chaud après-midi de juillet, vous pourrez regarder une cohorte d’enfants membres d’un camp de jour et penser que peut-être, quelques-uns d’entre eux sont là grâce à vous.
C’est indéniable, nous vivons dans une ère où l’information circule à une vitesse vertigineuse… alors avant de mettre vos écouteurs sur vos oreilles ou de plaquer votre cellulaire à votre tempe, pourquoi ne pas prendre quelques instants de votre temps pour regarder et apprécier votre quartier? Qui sait, peut-être le quartier vous le rendra-t-il un jour.
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Catégories : La vie de quartier, Le monde communautaire
Si vous lisez ce texte, c’est que vous connaissez ce qu’est un blogue. Les blogues se multiplient chaque jour sur le Web, et ils sont devenus des outils, des plates-formes de plus en plus importantes dans le paysage social et politique de notre société. Je vous invite à lire cet article paru sur Cyberpresse qui fait état du nouveau pouvoir des blogues dans une société de consommation comme la nôtre…
En espérant que nos opinions exprimés sur le Web continuent de faire changer les choses, de donner du pouvoir aux citoyens face aux puissances qui dominent ce monde.
Les entreprises s’intéressent plus aux blogues
Alain McKenna, La Presse
23 juillet 2008
Les blogues, ces carnets électroniques sur lesquels tout internaute peut ajouter son grain de sel, prennent de plus en plus de place dans le paysage médiatique. Sans faire directement concurrence aux médias traditionnels, leur influence auprès des entreprises, voire du gouvernement, semble de plus en plus évidente.
À l’échelle mondiale, les blogues sont en pleine explosion. L’agrégateur Technorati en recense 112,8 millions à l’heure actuelle, et leur influence auprès des consommateurs est généralement acceptée: un sondage pancanadien réalisé l’été dernier par Ipsos Reid révélait que plus de six Canadiens sur 10 basaient leur décision d’achat sur la teneur -positive ou négative- des commentaires émis sur des blogues.
Pas surprenant, donc, si les entreprises soucieuses de bien paraître tentent de calmer le jeu dans la blogosphère, si leur image y est malmenée. La semaine dernière, le lancement du iPhone d’Apple par Rogers, au Canada, illustre la capacité de mobilisation de cette variante du web 2.0.
L’effet multiplicateur
Le 11 juillet, jour officiel du lancement du téléphone d’Apple, Influence Communication recensait, sur l’internet, une nouvelle sur le sujet toutes les quatre secondes. C’est beaucoup plus que dans les autres médias électroniques, où l’iPhone était mentionné une fois toutes les 22 secondes.
Les jours précédents, l’insatisfaction des internautes quant aux forfaits proposés par Rogers, jugés trop coûteux, a profité de cette vague. Elle s’est cristallisée en une pétition en ligne immédiatement reprise par de nombreux blogues nord-américains, et recensée par le populaire agrégateur américain Digg, entre autres. Au même moment, l’entreprise torontoise annonçait un nouveau forfait plus abordable, offert de façon limitée. Coïncidence?
“Internet n’est pas un moteur de changement, comme les médias traditionnels, mais c’est un multiplicateur idéal, soutient Jean-François Dumas, président d’Influence Communication. Les blogueurs maintiennent des sujets dans l’actualité beaucoup plus longtemps, en faisant circuler l’information, la désinformation, les rumeurs…”
Il y a eu du vrai et du moins vrai à propos de la relation entre Rogers et Apple, mais au bout du compte, la nouvelle a pris des proportions énormes grâce à ce nouveau média. “Avant l’internet, on n’en aurait pas parlé tant que ça”, estime M. Dumas. Aujourd’hui, les internautes forment une “communauté d’individualistes”, ajoute-t-il. “Ils sont à l’abri des regards, mais ils font partie d’un groupe et ils ont l’impression qu’ils peuvent faire changer les choses.”
Ministères à l’écoute
Le gouvernement aussi est à l’écoute. Michael Geist, de la chaire de recherche du Canada en droit de l’internet et du commerce électronique à l’Université d’Ottawa, en sait quelque chose. Le professeur, blogueur et chroniqueur suit de près et commente régulièrement l’évolution du projet de loi C-61, qui renforce la loi canadienne du droit d’auteur face aux nouvelles technologies informatiques.
“Les blogues ont un niveau d’influence qui va grandissant, dit-il. Les bureaux du gouvernement les intègrent à leur veille médiatique et ils sont lus par les membres du gouvernement.”
Là encore, c’est la capacité de multiplication de l’internet qui est la clé. Jim Prentice, ministre de l’Industrie, a reçu plus de 20 000 lettres par la poste, critiquant le projet de loi C-61.
“Il en a reçu bien plus que ça par l’internet, indique M. Geist. C’est plus facile de mobiliser les blogueurs. Utiliser l’internet comme un outil de plaidoyer est très efficace.” Conséquence de cette levée de boucliers: des députés organisent des assemblées publiques dans leurs comtés, afin de recueillir l’avis de leurs électeurs.
Certaines entreprises ont commencé à se servir de l’influence naissante des blogues pour des fins promotionnelles. Le jour où elles tenteront de le faire pour agir sur le gouvernement n’est pas si loin, estime le professeur universitaire. “Ça pourrait arriver, dit-il. Il y a une authenticité, une désorganisation dans les blogues qui n’ont pas l’air feintes et qui ont un impact sur l’opinion publique.”
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Catégories : Le monde communautaire, Les TIC, Les témoignages

En début de semaine, j’ai décidé de faire le grand saut et d’acheter une carte à puce pour le métro. Depuis le printemps, les cartes à puce de la Société de transport de Montréal (STM) ont fait leur apparition. Il suffit de les présenter à proximité des lecteurs de cartes (sans contact nécessaire) pour faire ouvrir les nouvelles portes rouges qui remplacent les tourniquets de métros. Elles sont également rechargeables dans des guichets bleus disposés dans les stations, et qui acceptent les cartes bancaires.
Or, bien que la STM ait fait des efforts pour rendre la transition progressive en l’étalant sur plusieurs mois et en mettant des agents un peu partout près des tourniquets pour répondre aux questions des usagers, cela ne se fait pas facilement pour tout le monde.
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Quand je me suis présentée au comptoir pour acheter ma nouvelle carte, j’ai pu observer une scène devant moi, entre une dame et le changeur (commis au comptoir) de la STM. La dame possédait une carte à puce, mais ne savais pas comment l’utiliser. Le commis, un peu débordé, probablement dépassé par les événements (une longue file d’utilisateurs attendaient impatiemment leur tour, à l’heure de pointe), s’est mis à dire à la dame d’aller recharger sa carte au guichet “là-bas, le guichet bleu, juste là!”. Elle ne comprends pas, il répète plus fort, elle ne comprends toujours pas mais comprend qu’il ne la fera pas passer, et se dirige donc vers le guichet en question.
Elle revient quelques minutes plus tard, au moment où c’est mon tour de poser mes questions au commis pour comprendre l’utilisation de la nouvelle carte. Elle revient devant moi, et montre un billet qu’elle a acheté (et non pas sa carte qu’elle a rechargée) au changeur. Il lui dit de mettre alors son billet dans la fente, elle le passe plutôt au dessus du lecteur comme on le ferait pour la carte à puce. La porte aurait dû rester fermée, puisqu’elle faisait une mauvaise utilisation de la carte, mais elle s’ouvre!
La dame tenait aussi dans sa main sa carte à puce qui ÉTAIT rechargée! Cette dernière a donc fait ouvrir les portes. Mais voilà que la porte se referme alors que la dame écoute le commis lui crier que sa carte n’était pas vide finalement! Ah ok, elle vient de comprendre. Elle réutilise donc sa carte à puce pour réouvrir la porte et enfin passer, mais voilà que non, ça ne marche pas! Les cartes à puces ne sont pas valides deux fois de suite, pour éviter la fraude. Alors voilà une dame qui n’y comprends plus rien!
La cliente quitte donc, incrédule, et ne comprends toujours pas comment utiliser la carte, ni les nouveaux billets.
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Bref, je salue les efforts déjà présents de la STM, mais je pense qu’il faudrait encore plus de personnes ressources disponibles pour répondre aux questions des utilisateurs, et surtout aider les gens lors de leur première utilisation des nouvelles cartes. Cette petite histoire me prouve que bien que les technologies soient maintenant inhérentes au fonctionnement de notre société, elles représentent un obstacle, ou du moins une difficulté, pour beaucoup de gens.
En attendant, la STM offre l’information de base sur leur site Internet, pour ceux qui y ont accès. J’espère toutefois que les utilisateurs et les employés de la STM feront preuve de patience et de compréhension les uns envers les autres.
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Catégories : La vie de quartier, Les TIC, Les témoignages
Quand j’ai commencé avec le programme IJ-PAC, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. En effet, j’étais très inquiète lorsqu’on m’a dit que ma première vraie formation serait avec une douzaine d’aînés. Une douzaine! Je ne pensais pas être capable de réussir avec un si grand groupe. Serai-je capable de surmonter la gêne de parler devant un grand groupe d’adultes? Serai-je capable de formuler des cours appropriés et intéressants? Et si j’avais des participants qui ne comprenaient pas du tout et d’autres plus rapides qui s’ennuyaient dans ma classe?
Après quelques cours, j’ai trouvé que tout s’est arrangé. Maintenant, j’attends mes formations avec mon grand groupe avec impatience puisqu’on s’amuse tellement! Peu importe ce qu’on fait, tout le monde s’y intéresse. Un de mes participants me confie que c’est la découverte d’un univers complet pour lui et il est tellement dévorant des connaissances en informatique que je ne peux pas répondre à toutes ses questions en classe. Il me parle maintenant qu’il veut défaire un ordinateur comme il faisait avec des radios dans son jeune temps. Je suis soulagée que les formations si nombreuses soient une réussite puisque les participants en parlent avec leurs amis (es) et chaque semaine il semble y avoir une personne de plus qui souhaite se joindre à nous.
Renée Allard
Animatrice IJ-PAC
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Catégories : Les formations
Mots clés: aînés, animation, communautaire, informatique, Internet
Depuis mon arrivée chez Communautique, j’ai donné de l’aide et des formations informatiques dans trois centres communautaires internet dans l’est de Montréal. L’un de ceux-là est un centre dont les membres sont gravement handicapés sur le plan physique. Ma première journée au Centre fut une expérience totalement nouvelle pour moi, qui, comme sans doute plusieurs d’entre vous, n’avais jamais vraiment côtoyé d’handicapés. J’étais d’abord un peu mal à l’aise avec cette idée. Je ne savais pas comment j’allais « dealer » avec ça, des tonnes de questions se succédaient dans ma tête… J’avais beau avoir de l’expérience avec les ordinateurs : d’être en mesure d’enseigner l’informatique à des personnes en chaise roulante, avec des difficultés motrices ou même aveugle me semblait du ressort des professionnels de l’enseignement spécialisé.
À mon arrivée là-bas, j’attendis dans le hall, regardant par la fenêtre un autobus adapté de la STM arrivée. Je vis les passagers descendre et se diriger vers l’entrée en chaise roulante électrique. « Pourquoi ce malaise Marylin? » « Pourquoi te sens-tu si prise au dépourvu tout à coup? » En fait, j’en suis arrivée à la conclusion que je n’avais à ce moment aucune idée de leur réalité, de ce que ces gens vivent au quotidien, de ce que ça implique d’être handicapé. Durant cette première avant-midi en leur compagnie, involontairement, dans mon for intérieur, je tentais de combattre ma vision de « leur différence »; j’essayais de faire « comme s’ » ils n’étaient pas handicapés. Mais pourquoi? Je faisais de la projection… Je m’imaginais ce qu’ils devaient ressentir quand les gens qu’ils croisaient détournaient les yeux…On m’avait spécifié que leurs handicaps étaient d’ordre moteur et non intellectuel. Je me suis surprise à en douter, car à certains égards plusieurs membres « paraissaient » déficients intellectuels. Pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude « de se fier aux apparences », ce doute de moi-même me mit vraiment une claque.
Ma première avant-midi fut assez surprenante. Tout se passa très rapidement. D’abord, j’appris que je ne serais pas seule, que j’allais plutôt être l’assistante de l’enseignante (Fiew!), qui me fit vite sentir sa joie de me voir arriver elle qui ne m’attendait pas. J’appris que le centre était une sorte « d’école communautaire » dont les membres étaient considérés inaptes au travail vu la gravité de leurs handicaps. Nous n’eûmes pas énormément de temps pour discuter avant le début du cours, quinze minutes tout au plus. J’eus juste le temps de faire le tour du local informatique et remarquer les différentes pièces d’équipement adaptées, protèges-touches, trackball…C’est à la vue de cet équipement que j’ai réalisé ce que voulait dire « la fracture numérique » dans leur cas…
Marylin
Animatrice IJ-PAC
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Catégories : Les participants
Mots clés: communautaire, informatique, Internet
Tout comme l’imprimerie, la télévision et les autres médiums, l’ère de l’informatique affecte la perception profonde de la conception du monde qui nous entoure. Comme Herbert Marshall Mac Luhan a pu nous le faire remarquer, ce n’est pas le contenu qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même avec ça célèbre phrase « le média est le message ». Comme vous pouvez conclure, nous parlerons ici du canal qu’est Internet, principalement de ce qui a trait au téléchargement, peu importe le type et le contenu des fichiers.
Maintenant, tenant ceci comme fait, penchons-nous sur la problématique du téléchargement (légal ou non). Quel effet a-t-il sur notre perception du travail derrière les fichiers, programme et autres?
Pour mettre en relief la valeur que nous attribuons aux choses en général regardons nos réactions de consommateurs, si quelque chose est très cher, nous le considérons en général de meilleure qualité et par ce fait, que les gens derrières ce produit sont plus compétent comparativement aux compagnies qui offrent un produit similaire moins cher. En exemple, le fameux « made in Taiwan » demeure un préjugé très tenace… (Malgré que beaucoup de produits « fait » ici ne sont en fait qu’assemblés au Canada avec des pièces importées…)
J’en entends dire « je suis conscient de ce que j’achète et je sais que ce n’est pas le prix qui fait la qualité… » J’y consens. Moi aussi je me dis la même chose, mais cette réflexion demande un certain effort lors de l’achat… Honnêtement dans ce monde de « j’en fais le moins possible, car j’en fais déjà trop » faisons-nous cet effort de réflexion? Malheureusement non, la plupart du temps, comme bien d’autres réflexions d’ailleurs…
Nous pourrions citer beaucoup d’autres exemples, comme les « marques » qui donnent plus de valeur à un produit et du même coup à celui qui le possède. C’est triste, mais bien introduit dans notre inconscient par les pratiques marketings qui ont fort probablement été calqué sur notre besoin de sacré, de quelque chose de plus grand, Dieu étant maintenant remplacé par la sacro-sainte Économie.
Pour en revenir notre sujet principal, la valeur que nous attribuons au travail. Si nous prenons en considération les faits mentionner plus haut, une utilisation marquée du téléchargement peut finir par modifier notre rapport au créateur de produit, sois du programme ou de l’oeuvre, car la rareté et l’unicité du produit s’en trouvent altéré. Déjà que le statut de l’artiste est précaire, surtout du point de vue du capital économique, la trop grande diffusion gratuite de son oeuvre nuit à la possibilité quelle augmente sa valeur marchande et du même coup sa crédibilité. Si tout le monde peut se procurer quelque chose gratuitement sa valeur marchande est nulle donc naturellement moins considérer par la majorité. Comme exemple si nous regardons les systèmes d’exploitation, il en existe de très bon gratuits, Ubuntu, Linux pour ne nommer que ceux-là, mais la majorité d’entre nous continuons a payé plus de 300 $ pour un système d’exploitation de Microsoft qui fait la même chose, à quelques détails près, que les systèmes gratuits.
Pourquoi? Ce n’est pas le manque de publicité ni la complexité de l’utilisation qui sont en cause, mais bien le fait qu’ils soient gratuits. La gratuité nous donne l’impression que le produit est de moins bonne qualité donc de moins grande valeur. Cela affecte notre perception même lorsque nous téléchargeons un logiciel piraté ou bien un MP3. Nous ne le payons pas donc nous lui accordons une moins grande importance et par le fait même aux personnes derrière sa création. Exemple, une personne qui achète un film a plus de chance de le regarder dans la même semaine qu’une personne qui télécharge le même film sur internet. (On connaît tous quelqu’un qui a plus de 500 films ou MP3 de téléchargés et qui n’a pas écouté le 8e de ceux-ci…)
La création dans ce cas-ci ne devient que la production d’informations sans plus ou moins d’importance ou d’influence étant donné la multitude d’informations présente sur le web qui est d’ailleurs un médium froid, donc difficilement porteur de grandes idées, le tout couplé d’un anonymat virtuel qui ne fait qu’affaiblir la pertinence du message.
Tout comme les liens entre les personnes via Internet, l’oeuvre perd de sa véracité, de son impact au sens large. Pour illustrer ce propos, référons-nous à Facebook, à combien de vos amis virtuels confieriez-vous vos enfants? Vos secrets intimes? Quand est-ce la dernière fois que vous leur avez serré la main ou embrassez? Combien d’entre eux appelez-vous toutes les semaines? Vous voyez où je veux en venir.
Ce qui est virtuel ne se transpose pas totalement dans le réel, ils font parti d’une catégorie à part et nous oblige à réagir différemment dans nos rapports à autrui. De la même façon, nous réagissons autrement face à l’oeuvre.
Sans le considérer bon ou mauvais, il est à présent un des éléments le plus influant sur notre façon d’être et d’interagir. Il a déjà, pour plusieurs d’entre nous, contracté le temps et l’espace. Nous téléchargeons en moins de deux minutes un document situé à plus de 40 000 kilomètres. Il nous permet d’espérer une réponse en moins de quelques heures à l’instar des 10 jours ouvrables de la poste. La rapidité grandissante de la vitesse de téléchargement influence grandement nos attentes envers le monde en général, nous sommes moins enclins à prendre le temps de faire les choses, il nous faut tout, tout de suite. Retourneriez-vous au modem 56k?
Bien entendu à ce stade-ci du développement d’Internet nous ne pouvons que pressentir son effet à long terme, car tout comme l’imprimerie ce n’est qu’une fois qu’elle fut bien implantée et commune à tous que nous avons pu prendre le recule nécessaire pour en comprendre l’influence majeure qu’elle a eue dans nos vies.
Donc la question demeure entière, quel est l’effet présent du téléchargement et quelle sera sa répercussion dans le futur?
François
Animateur PAC-IJ
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Catégories : Les TIC
Mots clés: cinéma, communautaire, économie, informatique, Internet, musique, société
Ça fait 4 ans que je suis ici au Canada. Je suis arrivé au pays avec beaucoup d’attente et d’espoirs. Au niveau personnel, j’ai toujours voulu avoir une société plus juste et égalitaire, et au niveau professionnelle, j’ai toujours eu envie de travailler dans le milieu communautaire. Donc j’ai dû prendre des cours de langue pour apprendre le français et l’anglais pour mieux m’intégrer à la société canadienne.
De cette manière, j’ai trouvé heureusement le programme PAC-IJ de Communautique, lequel m’a permis de mieux m’intégrer et aussi de comprendre les défis de cette société. Avec mon stage, j’ai pu transmettre mes expériences au Canada, mes connaissances de l’informatique, et mes espoirs et valeurs de positivisme parmi mes participants. De la même manière, j’ai été capable de m’insérer aussi dans les défis auxquels nous sommes confrontés chaque jour dû au développement des technologies de l’information et de la communication. Pour cette raison, je crois nécessaire de continuer avec le support de programmes comme le PAC parce qu’ils donnent la capacité, à moi et à la communauté, de faire parti du processus de développement pour construire une meilleure société, tous ensemble !
Au niveau organisationnel, le programme PAC permet aussi aux différents organismes sociaux et centres communautaires de créer des alternatives et d’édifier des liens qui sont indispensables pour la consolidation et le partage des ressources du support institutionnel.
Finalement, j’aimerais faire un appel aux grosses compagnies multifonctionnelles de permettre l’accès gratuit et illimité aux technologies et aux différents softwares comme l’Internet et Microsoft Office et d’arrêter la discrimination contre des communautés pauvres et marginalisées.
Merci beaucoup Communautique/L’Avenue pour cette grande opportunité !!
Alexis
Animateur CSAI/ALPHA
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: Amérique-Latine, communautaire, communautés_culturelles, informatique, Internet, lutte-populaire, pauvreté
Comme le croyait si bien Karl Marx, l’homme se détermine par son travail. Le travail est une composante de la vie des individus si bien que parfois ceux-ci ne font qu’en parler, faisant abstraction de tout le reste. C’est donc dans ce sens que tout comme pour Marx, on peut en arriver à dire qu’on se détermine par son travail. Il est donc important d’effectuer un travail dans lequel on se sentira confortable et qui nous permettra de grandir.
Le travail en communauté est ce type de travail par lequel on perd son sentiment d’individualité pour entrer pleinement en relation avec les personnes que l’on aide. Ce travail qui au fond, consiste à être altruiste, permet la transcendance de soi vers un idéal sanctificateur. C’est une des plus belles expériences qu’il m’ait été donné de vivre. J’ai pu apprendre beaucoup et je la recommande à tous.
Louis-Charles Tessier
Animateur PAC-IJ La Maisonnée
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Catégories : Le monde communautaire
Mots clés: communautaire, travail
Au cours de mon expérience dans les centres communautaires, j’ai constaté que certains participants avaient peur de manipuler un ordinateur. Certains avaient de la difficulté à manier la souris et d’autres avaient peur de toucher l’un des composants de l’engin. L’une de mes participantes l’a surnommé : la bête. Il fallait je sois armée de patience. J’ai su les détendre en les rassurant afin de les permettre de manier la bête.
Après quelques séances de formations, je pouvais constaté l’évolution et l’habileté des participants face à la bête. Le prédateur est devenu chassé par l’animal le plus intelligent au monde. Ce qui est extraordinaire c’est la détermination et la persévérance qu’ont les participants a apprendre. Je n’aurais jamais imaginé que le fait d’être animatrice pouvait changer le cours de ma vie, car cela me permet de me dépasser dans tout ce que j’entreprend dans la vie. Encore une fois j’ai la preuve que la machine ne dirige pas l’être humain et ce peu importe l’âge.
Alectus Landy Stacy
animatrice PAC-IJ
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Catégories : Les formations
Mots clés: communautaire, engagement-social, informatique, Internet
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