Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
TéléCommunautés Canada (TC) lance aujourd’hui la campagne « Internet
pour tous » [www.internetpourtous.ca] qui a pour objectif de remettre à
l’agenda du gouvernement fédéral une stratégie nationale en matière de
technologies de l’information et des communications (TIC).
« Aucun des partis, dans la campagne électorale actuelle, ne fait
mention de stratégie nationale pour l’usage de l’Internet comme outil de
développement », fait remarquer Garth Graham, expert en stratégie
Internet et membre du conseil d’administration de TéléCommunautés Canada.
Une telle stratégie devrait soulever la question de l’inclusion
numérique, principale préoccupation des membres de TéléCommunautés
Canada qui appuient cette campagne. Autrefois chef de file de l’accès à
Internet, le Canada fait maintenant piètre figure alors que l’inclusion
numérique universelle promise n’est toujours pas acquise. Selon une
étude de l’OCDE (2007), le Canada a chuté du deuxième au dixième rang
mondial en terme de connectivité avec 26.6 abonnés au haut débit par 100
habitants.
« Nous avons d’abord abordé le projet d’inclusion numérique avec de
grands objectifs, beaucoup de volonté politique et d’excellents
programmes. C’est désastreux d’avoir laissé notre position de leader
s’amenuiser autant », poursuit Gareth Shearman, président de TC.
Depuis les cinq dernières années, les programmes d’aide aux populations
potentiellement exclues de l’usage des technologies, soutenus par le
gouvernement fédéral, sont en constante lutte pour survivre avec une
aide financière de plus en plus limitée. Le Programme d’accès
communautaire (PAC) et son extension, l’Initiative jeunesse (IJ-PAC),
sont à la base d’un immense réseau national de centres communautaires
qui aident chaque année des centaines de milliers de personnes à
intégrer les nouvelles technologies dans leurs vies. Malgré les
coupures, ces centres demeurent extrêmement actifs, preuve d’un besoin
réel et de l’engagement des groupes locaux et de nombreux bénévoles.Lire la suite »
J’ai pu aider bien des gens qui ont eu besoin d’aide et donner des cours et du support. Ça été un succès! De plus, nous offrions un service de réparation, de mise à jour, de nettoyage et nous enlevions les virus qui contaminaient bien des ordinateurs. En général, les Sourds qui réussissent à se payer un ordinateur n’ont pas les moyens de payer des réparations, mise à jour, etc. et ils ont beaucoup de difficultés à expliquer au technicien qui répare quel est leur problème, ici nous pouvions offrir le service professionnel puisqu’un de nos stagiaire avait une très bonne formation en informatique (4 années) et moi j’étais moins bon mais je pouvais servir d’interprète et j’avais plus de facilité à expliquer les problèmes autant aux Sourds qu’à notre technicien, donc nous faisions une bonne équipe. Le service était très apprécié car nous avons certains membres demeurant à Montréal qui ont profité de notre service.
De plus, les Web-cam, surtout celle sur pied qui est plus spéciale car elle suit les mouvements de la personne et on peut changer notre apparence était très appréciée des Sourds car les Sourds sont dans 65 % des cas analphabètes et aiment beaucoup plus communiquer directement en langue des signes qu’en écrivant sur MSN. Nous avons même communiqué avec le service de vidéo-conférence avec des Sourds chinois, ce fut une expérience enrichissante par contre le chinois signé est aussi difficile à comprendre que le chinois parlé Ha ! Ha!
Nous espérons qu’Industrie Canada continuera à aider financièrement les cafés internet comme le nôtre car il contribue grandement à briser l’isolement des Sourds, ce qui est leur pire problème car dans aucun autre endroit qu’ici, ils peuvent avoir des tels services, soit des services dans leur langue et donnés par des gens vivant le même handicap, souvent ils venaient pour communiquer avec des amis de l’extérieur mais en général ils venaient pour pouvoir jaser dans leur langue.
Pendant trois mois j’ai donné des formations d’initiation à l’informatique aux personnes inscrites en alphabétisation au Comité d’Éducation Populaire de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri (CEDA). Incroyable mais vrai : l’analphabétisme est toujours présent dans nos sociétés occidentales qui sont supposément développées.
À regarder les données statistiques concernant les personnes analphabètes, il ne s’agit malheureusement pas d’un phénomène marginal. Pourquoi un Programme d’accès communautaire à l’informatique destiné aux personnes handicapées et/ou analphabètes? Pour répondre à cette question trois mois à côtoyer des personnes en processus d’alphabétisation dans un laboratoire informatique d’un centre communautaire a amplement suffit à répondre à cette question : parce que c’est ESSENTIEL! Et oui, mesdames et messieurs les fonctionnaires de l’Industrie Canadienne, des gens ne savent toujours pas se servir d’un ordinateur en 2008 et des gens ne savent toujours pas lire ce que je suis entrain de vous écrire en 2008, et ce, d’une mer à l’autre dans un pays appelé le Canada.
Il ne faut pas se méprendre, l’alphabétisme n’est pas un préalable à l’informatique. Bien au contraire, l’informatique aide à tracer la voie vers l’alphabétisme. Au cours de mes formations j’ai découvert que certains participants arrivaient mieux à lire sur un écran d’ordinateur que sur une feuille de papier, que l’Internet regorgeait de ressources pour l’alphabétisation, qu’un logiciel de traitement de texte, même s’il représente un mur infranchissable pour certaines personnes se transforme en motivation pour écrire pour des gens pour qui la composition était le mur infranchissable.
Je pourrais vous faire une liste exhaustive des bienfaits de l’informatique pour l’alphabétisation mais là n’en est pas le but. Le but de ce texte est pour vous dire à quel point j’ai apprécié l’opportunité offerte par le PAC-AH et à quel point je déprécie que ces programmes ne fassent pas partie de la priorité de nos gouvernements. Un programme de 10 mois qui offrent à des jeunes une expérience de travail enrichissante tout en leur faisant découvrir le milieu communautaire et qui offre des formations informatiques à des gens qui en ont vraiment besoin, quelle belle combinaison!
Il existe quelques sombres prédictions quant au fossé numérique qui se creuse et qui produit une nouvelle forme d’analphabétisme surnommé «analphanumérique», et bien, demandez à mes collègues PAC-AH et IJ, il ne s’agit pas de prédictions, il s’agit d’une réalité qui se déroule déjà sous nos yeux. Malheureusement, ce n’est pas avec une subvention qui soulagera le bobo pendant 10 mois qu’on pourra stopper l’hémorragie. Qu’attendez-vous pour faire des PAC-IJ et AH des programmes à financement récurrents?
L’initiative jeunesse du Programme d’accès communautaire (IJ-PAC) c’est avant tout des jeunes qui ont envie de s’impliquer dans leur milieu et de partager leurs connaissances pour aider leur communauté. Prise deux de la campagne Sauvons le PAC!
Et oui, déjà la fin! Ce 29 février se termine officiellement la première année du Projet Techno-Écolo. Après plusieurs mois de formations, de collecte de matériel et de sensibilisation de la population, on peut dire que le projet a été un franc succès! Bilan de cette aventure: environ 200 ordinateurs ont pu être détournés des sites d’enfouissement. De ces ordinateurs, plus d’une soixantaine ont pu bénéficier d’une seconde vie, soit entre les mains de nos participants, soit à travers des dons à des organismes communautaires. Une partie du matériel plus vieux et malheureusement rendu désuet dû à l’amélioration incessante des technologies, a pris le chemin de l’éco-centre Saint-Michel, où on lui a assuré un recyclage éthique et écologique.
Rappelons les différentes missions du projet : offrir une formation en informatique, récupération de matériel, employabilité et environnement à une clientèle de jeunes âgés de 16 à 30 ans en processus d’intégration à l’emploi ou aux études; récupérer et offrir une seconde vie à du matériel informatique; ainsi que sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et sociaux reliés au grandissant fléau des déchets électroniques.
De cette manière, des milliers de personnes ont été rejointes durant la Semaine de réduction des déchets, par le moyen de kiosques présentés aux enfants et aux citoyens du quartier Parc-Extension et de tout Montréal, ainsi que toute l’année par la voie de différentes listes de diffusion et autres médias. De nombreuses institutions d’enseignement et entreprises ont également suivi cette lancée, en nous faisant don de leur matériel ou en acceptant des conseils sur la manière écologique de s’en débarrasser : il y a de l’espoir! Le message passe! Chaque personne qui pose un geste éco-citoyen est un pilier qui assure la continuité et l’élargissement à toutes les sphères de la société de la lutte pour la santé de notre planète et de ses résidants. De plus, nos diplômés sortent avec en eux un important bagage de connaissances sur l’informatique et l’environnement qui, on l’espère, les soutiendra dans leurs projets de vie respectifs.
Alors, c’est la Fin…? Pas de si tôt! Les idées sont lancées pour plusieurs autres projets de recyclage et récupération de matériel informatique. Un projet du Programme Connexion Compétences verra ainsi le jour dès le mois de mars, et pourrait bien être suivi de quelques autres initiatives… Ce projet donnera la chance à 10 nouveaux jeunes de vivre une expérience d’ateliers et d’animation communautaire axée sur l’informatique et l’environnement. Restez branché pour avoir les détails!
Et pour finir, un gros bec de merci à tous les gens et organismes ou entreprises qui nous ont soutenus durant toute cette belle année! Ce fût une joie de faire affaire avec vous! Et merci à nos participants d’avoir crû au projet et d’y avoir mis tout leur cœur! On vous souhaite le meilleur dans la vie!
Vous vous souvenez peut-être du projet DVD de Place en Mouvement ? Dans le cadre de ce projet 3 jeunes filles entre 13 et 16 ans ont réalisé un documentaire sur le regroupement d’immeubles de Place l’Acadie et Henri-Bourassa (détails dans le blogue lancement du dvd mes places). Cet été, les jeunes filles font la promotion de leur expérience de production cinématographique pour inciter d’autres jeunes à utiliser la caméra pour représenter leur milieu de vie. Comme le communautaire aide souvent le communautaire,…la radio communautaire Centre-ville CINQ FM (102.3) fera une entrevue avec les jeunes filles en question le 23 juillet prochain de 11h30 à 12h30.
Entre-temps, depuis le début de l’été, le projet cinéma prend une nouvelle tournure, celle d’un collectif de jeunes vidéastes qui réalisera des courtes vidéos sur les “actualités du quartier” et qui diffusera ces dernières sur un site web. Une sorte de télévision web communautaire dirigée par les jeunes du quartier qui devront choisir, démocratiquement, lors des réunions du collectif, les sujets qui pourront intéresser les autres jeunes du quartier et la population en général. Le site web sera actif sous peu… à suivre !
Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!
Les animateurs du PAC-IJ offrent gratuitement des formations d'initiation à l'informatique dans les centres communautaires du Québec. Ils contribuent ainsi à réduire le fossé entre info-riches et info-pauvres.
Ex-blogueuse. Curieuse avec une grande ouverture à l'autre, Nicole cherche toujours à analyser les comportements d'individus vivant en société, afin de mieux comprendre le pourquoi des choses.