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Le fossé numérique

Le fossé numérique a une ambition : ramener l’humain au cœur des technologies. Vous y retrouverez les voix des participants aux différents projets jeunesse de Communautique qui résonneront dans le cyberespace citoyen. Alors faites comme nous, restez branchés… sur le monde!

La rentrée sera-t-elle verte cette année?

La rentrée des classes approche et avec elle l’inévitable pile de fournitures scolaires qui ira alourdir les sacs à dos de nos enfants. J’ai dû me livrer la semaine dernière à l’exercice de l’achat de ces fameuses fournitures. Me laissant avoir par la publicité, je décidai de me rendre chez Bureau en Gros qui annonçait une gamme élargie de produits écolos pour que nos petits commencent leur année en sauveur de la planète. Donc je me rends pleine d’espoir à l’entrepôt du bureau avec ma liste exhaustive: les marques et le nombre de chacun des articles étant obligatoires. Eh bien en sortant du magasin, je n’avais absolument rien en matière recyclée et pire, j’ai dû acheter des cahiers et crayons fait en Chine. Pas très vert quand on connaît la quantité de carburant fossile nécessaire pour transporter ces articles jusqu’ici.

J’ai bien trouvé chez le détaillant des articles écologiques, mais malheureusement aucun ne figurait sur la liste des effets à se procurer… La commission scolaire et l’école devraient peut-être se renseigner sur ces nouveaux produits.

Je vous invite à consulter le site Zetika pour avoir plus d’informations sur la rentrée scolaire écologique. Je vous invite d’ailleurs à découvrir ce site collaboratif sur la consommation responsable, si vous ne le connaissez pas déjà.

http://www.zetika.com/

Marie-Eve

Catégories : L'environnement
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Carte de crédit ou pas

Aujourd’hui en 2008 est-il possible de vivre sans carte de crédit ? Essayez d’acheter une voiture ou bien un téléphone portable (cellulaire), impossible à moins de payer cash si vous n’avez pas de carte de crédit. Pour en obtenir une c’est très facile et la dépense l’est tout autant !

Une carte de crédit peu se nommer tout bonnement la carte du diable pour ceux qui sont des dépensiers compulsifs.

Souvent des personnes se retrouvent avec plusieurs cartes de crédit et même plusieurs emprunts ou hypothèques sur leurs différentes cartes. Le danger dans tout ça ce sont les paiements. Et si jamais il y a des problèmes, le dossier se rend directement au recouvrement du Canada. Dans ce cas, le dossier de crédit est entaché pour 7 ans.

Carte de crédit découpée

Une expérience personnelle lors d’un paiement à l’achat d’un ordinateur. Afin que mon achat soit accepté en remplissant le contrat, le marchand m’envoie une carte de crédit avec laquelle je suis obligé de faire mes paiements. Façon il me semble pas tellement correcte car je m’endette avec mon achat et en plus je possède une carte avec un montant qui me fait dépenser encore plus. Cela provoque la plupart du temps un mauvais paiement à la fin du mois et une mauvaise cote dans le dossier de crédit.

Pour connaître votre dossier de crédit vous pouvez communiquer avec 2 compagnies Equifax et TranUnion dont voici les coordonnées:

Equifax Canada Inc.
Division des relations avec les consommateurs
C.P. 190, Station Jean-Talon
Montréal (Québec)
H1S 2Z2
514-493-2314
1-800-465-7166
Fax: 514-355-8502
www.equifax.ca

TransUnion
1, Place Laval
bureau 370
Laval (Québec)
H7N 1A1
514-335-0374
1-877-713-3393
www.tuc.ca

Jean-Bernard
Participant projet Techno-Écolo

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Suggestions vertes pour un Noël blanc

L’an passé, même dans les nordiques Laurentides, il n’y avait pas un seul petit flocon. Du gazon vert (!) et de la bouette partout! Un Noël vert, dans ce sens là, ce n’est pas très réjouissant… Pour lutter contre les changements climatiques, je me dis que nous n’avons pas le choix. Nos Noël devront être de plus en plus verts! Évidemment, je ne parle pas de Noël sans neige, mais plutôt de festivités plus respectueuses de l’environnement.

La fête de Noël véhicule une tonne de beaux symboles et rituels, mais elle génère aussi beaucoup de déchets et de non-sens dans les pays du Nord. Retrouver le sens de Noël n’est pas chose simple, mais je vous propose ici quelques stratégies que j’ai adoptées, des alternatives plus respectueuses des gens et de l’environnement.

Premièrement, prenez le temps d’être avec. Cuisinez, bricolez, décorez, jouez, prenez le thé, discutez, faites la vaisselle avec les gens que vous aimez…C’est ce qui fait le plus plaisir et ce qui laisse les plus de beaux souvenirs!

Ensuite, évitez de courir les magasins pour trouver un gadget de dernière minute, vide et impersonnel… Une carte que vous faites vous-même touche davantage les gens car vous y mettez du temps et du cœur. Pour ceux qui n’ont pas la fibre artistique, faites d’une pierre deux coups : soutenez Unicef ou une entreprise comme Vert Tendre qui crée des cartes écologiques (www.verttendre.com) et écrivez un beau message personnalisé!

Si vous tenez à offrir des cadeaux, fabriquez-les vous-même. Offrez des cadeaux comestibles ou utiles qui ne laisseront pas de traces. Cuisinez de bons biscuits ou des petits plats, faites des savons, des chandelles. Montrez ce que vous savez faire…

Moins de temps? Achetez des cadeaux faits de matériaux récupérés, encouragez des jeunes créateurs québécois et des artisans locaux ou soutenez le commerce équitable. À Montréal, on retrouve de plus en plus d’événements et de boutiques favorisant une consommation éthique et écologique.

Les 8 et 9 décembre, la Biosphère organise son Noël Vert. Vous pourrez y rencontrer plusieurs artisans recycleurs et acheter des créations uniques, écologiques et produites au Québec. http://biosphere.ec.gc.ca/Salon-WS173B78D6-1_Fr.htm . La SAT propose sa 5e édition du Souk@SAT (http://souk.sat.qc.ca/) et vous présente les créations de plusieurs designers montréalais du 13 au 16 décembre. Il y a toujours le « classique » Salon des Métiers d’Art, à la place Bonaventure du 7 au 22 décembre (http://www.salondesmetiersdart.com/ ).

Si vous aimez l’ambiance de Noël dans les boutiques, arrêtez-vous à la boutique Dix Milles Villages (http://www.dixmillevillages.com/) ou à la COOP de la Maison Verte (http://www.cooplamaisonverte.com/ ). Sur Internet, vous pouvez aussi consulter www.ethiquette.ca , un site voué à la consommation responsable.

Une fois les cadeaux achetés, évitez de les emballer dans un beau papier tout neuf qui se retrouvera au recyclage une semaine plus tard. Afin de diminuer notre consommation déjà abusive de papier, remplacez le papier d’emballage du commerce par des vieux journaux ou joli tissu réutilisable. Vous pouvez aussi recycler vos vieilles affiches! C’est à la fois original, écologique et économique!

Finalement, vous pouvez choisir une dinde bio, des lumières de Noël à faible consommation énergétique, vous balader en covoiturage, créer un sapin de Noël avec le contenu de votre bac de récupération, utiliser de la vaisselle réutilisable, etc.

En naviguant sur Internet, vous trouverez une tonne de suggestions inspirantes! Gardez l’œil ouvert! Vous débusquerez certainement de belles opportunités de rendre votre Noël plus vert et solidaire!

Caroline Cyr

Animatrice PAC-IJ

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Les déchets électroniques : un sujet de plus en plus médiatisé

Ce mois-ci, le téléjournal de Radio-Canada a présenté une série de reportages à caractère environnemental. Leur thématique : Gestes verts pour planète en danger. Cette initiative est issue d’un désir de présenter la protection de la planète non pas seulement comme un enjeu gouvernemental, mais bien également comme la responsabilité quotidienne de chacun. Chaque petit reportage présentait différents gestes simples et habitudes de vie quotidienne qui, rassemblés bout à bout, ont à la fin plus d’impact que tout ce qu’un gouvernement pourrait faire! (En comptant aussi sur le fait que l’opinion publique est ce qui influence les dirigeants politiques en première ligne…)

Le premier de la série, présenté ce lundi 12 novembre, s’intitulait : comment recycler le matériel électronique. Décrivant la pollution engendrée par la production et l’enfouissement des ordinateurs et autres appareils électroniques, il expliquait aussi les alternatives adoptées par différentes provinces du Canada. Le programme REP Canada (Recyclage des Produits Électroniques Canada), regroupement à but non lucratif fondé il y a quelques années par un regroupement de fabricants de matériel informatique (Apple, Canon, Dell, etc, en tout 16 compagnies), s’est donné pour mission de trouver des solutions au problème des déchets électroniques. À travers ce programme, l’Alberta fonctionne depuis trois ans déjà avec un système de taxe à l’achat. Par ce moyen, les gens achetant un produit se retrouvent à payer une taxe, pouvant aller de 5 à 45 $ selon le produit en question, qui finance le coût de recyclage ou de réutilisation de l’appareil, une fois sa vie utile terminée. Des sites de dépôt d’appareils informatiques ont été établis à différents endroits, où les gens peuvent venir se débarrasser de leurs machines. Les consommateurs ont très bien réagi à ce mode de fonctionnement, selon les journalistes : surtout très contents d’avoir enfin un moyen de se défaire de leur matériel sans toutes les conséquences qui venaient avec le fait de l’envoyer à la poubelle. Ce système a par la suite été implanté en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, et devrait arriver en Nouvelle-Écosse l’année prochaine.

Au Québec, nous avons opté pour une autre méthode : la Responsabilité Élargie des Producteurs. Dans ce système, ce sont les compagnies qui doivent financer le coût de décontamination et de récupération des appareils qu’ils vendent : les dépenses sont internalisées. Ce coût revient toutefois bien souvent aux consommateurs à travers des prix légèrement plus élevés… Et le mode d’emploi pour se débarrasser de nos appareils : les amener à des compagnies qui en font la récupération, la revente ou le recyclage; à un éco-centre qui s’occupera de les rediriger vers une de ces compagnies; à un des magasins Bureau en Gros qui en font la redistribution dans les écoles du Québec; ou encore mieux : à l’éco-quartier Parc-Extension qui les réutilisera à travers le projet Techno-Écolo! (projet de réinsertion sociale en informatique et en environnement) (inscrivez-vous, il reste encore des places! Cours de jour et de soir!)

Audrey

Catégories : L'environnement
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Société de réseau (première partie)

Facebook, msn, compte courriel, cellulaire,…De nos jours, la classe sociale d’un individu ne se mesure plus uniquement par le capital actif qu’il possède, mais aussi, par sa capacité d’élargir et accéder à un plus grand réseau de contacts. Cette transformation de notre organisation sociale et économique nous pousse de plus en plus à vouloir multiplier nos expériences humaines. Que ce soit de voyager, varier nos assiettes, diversifier le credo de notre consommation culturelle, cela entraîne une dénaturation du patrimoine artistique étranger. Le produit culturel devient source de consommation, il est donc maintenant de plus en plus standardisé avant d’être exporté. Un des exemples, c’est le « world music ». Pour qu’un artiste puisse franchir les frontières de l’occident, il doit, peu à peu, modifier sa musique pour quelle soit produite et exportée à plus grande échelle, qu’elle sonne plus pop. Or, si le patrimoine culturel de plusieurs nations est de plus en plus en danger, c’est sans doute à cause d’une organisation réticulaire globale, qui tout comme les routes de l’empire romain à l’époque, permet l’échange d’idées. Or aujourd’hui, la culture dominante est celle des États-unis. Cette dernière repose sur la transmission et la recherche de valeurs hédonistes. Voulant montrer une image de richesse et de luxe, de plus en plus d’états-unien s’endettent pour atteindre un niveau de vie au dessus de leurs moyens…mais comme je dis, ce n’est pas posséder qui compte aujourd’hui, c’est accéder. (à suivre).

Pascal
Animateur Techno-Écolo

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Une vérité qui dérange …et une qui pourrait déranger encore plus!

Al Gore a, à travers Une vérité qui dérange, réussis à faire entendre la cause du réchauffement climatique à un nouveau public séduit par la crédibilité qu’on lui accorde à titre d’ancien vice-président des États-Unis. Ce film, mi-documentaire mi-dramatique, se veut certes un excellent outil de vulgarisation qui expose des chiffres et des faits justes. Mais il demeure, selon moi, que l’auteur n’aborde pas la problématique depuis sa base, en profitant même pour adopter un ton patriotique (conquête de la lune par les Américains!), voire préélectoral. Je ne crois pas que Monsieur Madame tout le monde s’y reconnaisse vraiment. On se contente d’attaquer ce que je considère n’être que la pointe du iceberg : Al Gore affirme que si les gouvernements optent dès aujourd’hui pour le développement massif des énergies et du transport verts, la courbe ascendante des concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait chuter radicalement. Foutaise!

La population mondiale continue d’augmenter, le niveau de vie aussi, nos besoins sont toujours plus illimités…notre consommation s’accroît à un rythme exponentiel. Et je traite ici de n’importe quel type de consommation. De l’essence mise dans la voiture, de nourriture venue de l’autre bout du monde, de « gogosses » made in China fait de dérivés du pétrole et dont la fabrication a contribué au boum économique de ce pays et de ses trop nombreuses industries qui carburent au charbon …toutes ces habitudes de consommation, relativement très récentes, s’installent sournoisement dans nos modes de vie. Tous les objets qui se trouvent en ce moment autour de vous ont nécessité l’extraction, le transport et la transformation de matière première. On nous amène à consommer toujours plus : je me rends à l’épicerie pour acheter un litre de jus, mais ce format n’existe plus. Bon ben…je prends ce qu’il y a! Et se sont dorénavant 2 litres de jus que j’achèterai. Consommation de masse, surconsommation, matérialisme….je ne vous apprends rien. Ici je traite du mode de vie qui a mené à la crise écologique actuelle. American way of life…appelons la comme nous voulons, mais il s’agit forcément de la pire épidémie dont n’ait jamais souffert l’humanité!

Al Gore a omis de traiter de ce point dans Une vérité qui dérange. Il n’a pas osé révéler cette traumatisante destinée qui nous guète tous…celle de devoir revoir en profondeur notre mode de vie. Au lieu de panser les problèmes actuels avec des mesures qui ne feront en fait que soutenir encore sous respirateur artificiel notre niveau de vie occidental, il est en mon sens grand temps de, de, de…..décroissance! Outch, ça fait mal!

Oui aux éoliennes, oui aux voitures hybrides et aux transports en commun….mais ce n’est pas suffisant. On veut revenir en arrière pour atteindre les niveaux d’émission de CO2 d’avant 1990. En cohérence, sera-t-il alors nécessaire d’en revenir au niveau de consommation, au mode de vie qui prévalait à cette époque?

Décroître notre niveau de consommation nous forcerait à revoir les fondements dominateurs du monde contemporain, soit l’économie et le développement.

Al Gore, c’est un rendez-vous dans une dizaine d’années avec cette fois Une vérité qui dérange encore plus ?!

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Des ordinateurs pour lutter contre les changements climatiques?

Décidément, les changements climatiques font vendre. Les grands de l’industrie dont Intel, Google, Dell, EDS, EPA, HP, IBM, Lenovo, Microsoft, PG&E et d’autres se sont associés avec le WWF (World Wildlife Fund) pour lancer le Climate Savers Computing Initiative. Leur objectif est de créer des ordinateurs plus performants sur le plan énergétique dans le but de diminuer les gaz à effet de serre produits par ces appareils.

L’initiative se dit un groupe à but non lucratif composé de consommateurs éco-conscients, d’entreprises et d’organisations de conservation de la nature. Un mariage qui semble étrange. L’objectif premier des entreprises n’étant pas justement de faire du profit?

Les manufacturiers qui supportent l’initiative doivent s’angager à produire des appareils qui respectent ou surpassent les exigences du programme Énergie Star.

Les ordinateurs économes comme ceux certifiés Énergie Star sont pésentement plus chers que leurs équivalents moins écologiques. L’initiative vise à éliminer ces coûts et rendre les appareils verts disponibles au même prix. Le groupe estime ainsi que les économies d’énergie équivaleront à retirer de la circulation 11 millions de voitures d’ici 2010. Cela équivaut à environ 54 millions de tonnes de CO2 en moins. En 2002, c’est plus de 24 milliards de tonnes de ces gaz qui ont été rejetés dans le monde.

Le saviez-vous, un ordinateur utilise seulement la moitié de l’énergie qui lui est acheminé. Près de 50% se dissipe dans l’air sous forme de chaleur ou se perd pendant la conversion entre courant alternatif (AC) et courant continu (DC). La perte d’énergie se prousuit lorsque la machine est en veille. Si le projet se concrétise, d’ici à 2010, PC et serveurs devraient disposer d’une alimentation électrique efficace à 90% au moins.

Je vous conseille, en attendant, d’aller consulter les conseils en efficacité énergétique pour les appareils électroniques et informatiques d’Équiterre. Quelques petits trucs pour rendre votre utilisation de matériel informatique plus respectueuse de l’environnement.

Marie-Eve

Catégories : L'environnement
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Mission zéro déchet électronique

J’aimerais revenir encore une fois sur la question des déchets électroniques puisqu’une initiative non banale a été lancée dernièrement afin de régler une partie du problème. Petit rappel: selon les chiffres de Recyc-Québec, en 2004, 3,4 millions d’appareils électroniques avaient été vendus au Québec. Malheureusement pour la planète, la majorité de ces vieilles machines finissent leur vie au dépotoir. La vie en vert, une émission diffusée à Télé-Québec, a lancé une pétition dans le but d’apporter une solution à ce problème.

Dans une lettre ouverte collective, Marc St-Onge, concepteur, producteur du Rebut global et de La vie en vert; Charles-Mathieu Brunelle, vice-président exécutif et directeur général de la TOHU et Paul-Antoine Pichard, photographe et auteur de l’exposition Mine d’ordures, proposent de créer un point de chute incontournable et facile d’accès pour les citoyens. La façon la plus simple pour le consommateur de disposer de ses équipements électroniques désuets est de les ramener là où l’on en vend. Selon eux, les détaillants constituent le trait d’union logique entre les consommateurs et les entreprises de récupération.

Bien entendu, les marchands affirment qu’ils ne disposent pas des moyens et de l’espace nécessaires pour reprendre le matériel. C’est pourtant déjà vers les détaillants que retournent les huiles, les peintures et les pneus.

Il s’agit donc d’un moyen plus simple pour les consommateurs de se débarrasser de leurs vieux dinosaures, qui deviennent vieux de plus en plus vite, avec la conscience tranquille. Mais encore faut-il qu’ils soient encouragés à le faire. Il y a un grand travail de sensibilisation à faire de ce côté, si ce n’est d’adopter des règlements obligeant le recyclage de ce type d’appareil.

Et une fois que ces appareils reviennent à leur point de départ, il doit y avoir un réseau d’entreprises de recyclage développé et dynamique qui puisse prendre la relève. Le nombre de ces entreprises est en croissance, mais plusieurs doivent charger des frais pour recycler certaines pièces d’ordinateurs, car le recyclage ne se fait pas gratuitement, il nécessite temps et main-d’oeuvre. Quelqu’un quelque part devra assumer ces coûts.

Il y a encore beaucoup à faire, mais ce premier pas proposé par la vie en vert ne peut qu’améliorer la situation et encourager d’autres actions pour une planète plus verte.

Il est toujours temps de soutenir cette initiative en signant la lettre d’appui.

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Consommer la technologie de façon responsable

Si vous comptiez vous acheter un ordinateur ou tout autre appareil électronique prochainement, je vous conseille de jeter un coup d’œil au nouveau guide pour un high-tech responsable de Greenpeace France avant d’arrêter votre choix. Dans sa troisième édition, l’organisation a classé les quatorze principales entreprises du secteur en fonction de leurs politiques et de leurs pratiques en matière d’utilisation de substances chimiques et de gestion des déchets.

Au premier rang on retrouve Lenovo avec une note de 8 sur 10. On apprend que cette entreprise chinoise est la première entreprise à mettre en place des services de reprise et de recyclage dans tous les pays où sont commercialisés ses produits en plus d’adhérer au principe de précaution et de responsabilité individuelle du producteur. Apple se classe encore une fois au dernier rang avec une piètre note de 2,7 sur 10. Selon Greenpeace, la compagnie n’a fait aucun effort pour améliorer son rendement environnemental. Seul point positif, Appel, comme plusieurs fabricants, a aussi un programme de recyclage dans certains pays où sont vendus ses équipements.

Ou encore, si vous voulez vraiment être écolo, le mieux reste encore de faire réparer votre vieil ordi ou de vous procurer un ordinateur remis à neuf. Voici quelques entreprises qui offrent des machines faites à partir de pièces recyclées: Ecosys, Dantec, Recyclinfo PC, Computation, Insertech, Écono-Clik, Recypro et Interlogic.

Comme quoi il est possible d’être techno et écolo!!!

Marie-Eve

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Quand la technologie flirte avec l’écologie !

Qu’adviendra-t-il de l’ordinateur devant lequel vous êtes présentement assis lorsqu’on le considérera désuet et surpassé par de plus récentes technologies (dans quelques mois à peine!) ?

Au Québec, ce sont 94% des appareils issus des technologies de l’information et des communications (TIC) qui se retrouvent au site d’enfouissement contre un faible 6% que l’on réussit à revaloriser d’une quelconque façon. Autrement dit, 30 000 tonnes de pièces électroniques (ordinateurs, téléviseurs, téléphones cellulaires, etc.) terminent leur vie utile dans nos dépotoirs. Si ce n’était que des tonnes de plastique, de verre et de filage que cela représente, on doit cependant considérer les quantités de matières toxiques que renferme ce matériel à l’apparence pourtant si inoffensive. À titre d’exemple, l’écran d’ordinateur conventionnel contient plusieurs kilogrammes de plomb. Les boîtiers d’ordinateur renferment aussi de dangereux métaux lourds tels le mercure, le cadmium et le plomb présents dans les cartes de circuits imprimés. Avec le temps, ces éléments toxiques sont libérés et s’écoulent inévitablement depuis les sites d’enfouissement jusqu’aux nappes phréatiques et se propagent dans l’environnement…jusqu’à nous! Les métaux lourds sont cancérigènes et ont la fâcheuse propriété de s’immiscer de façon durable dans la chaîne alimentaire.

Rien ne laisse présager que la situation se règlera prochainement, et bien au contraire à voir le rythme auquel se consomme la nouvelle technologie. En 1997, les ordinateurs avaient une durée de vie moyenne de 5 ans tandis qu’aujourd’hui, on croit bon les changer tous les 2 ans.

Le projet Techno-Écolo est une initiative qui apporte une part de solution au problème des déchets informatiques. En plus de répondre à une mission sociale, Techno-Écolo redonne une seconde vie à des ordinateurs toujours utiles qui auraient pourtant pris le chemin du dépotoir et entraîné toutes les conséquences néfastes qui s’en suivent.

Pour pousser encore plus loin l’identification du problème de la pollution informatique, on doit analyser le chemin de vie d’un ordinateur, depuis sa conception, en passant par son achat et finalement la fin de sa vie utile.

Le chemin de vie de l’ordinateur…quel destin?

À venir…

Violaine

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