Facebook, msn, compte courriel, cellulaire,…De nos jours, la classe sociale d’un individu ne se mesure plus uniquement par le capital actif qu’il possède, mais aussi, par sa capacité d’élargir et accéder à un plus grand réseau de contacts. Cette transformation de notre organisation sociale et économique nous pousse de plus en plus à vouloir multiplier nos expériences humaines. Que ce soit de voyager, varier nos assiettes, diversifier le credo de notre consommation culturelle, cela entraîne une dénaturation du patrimoine artistique étranger. Le produit culturel devient source de consommation, il est donc maintenant de plus en plus standardisé avant d’être exporté. Un des exemples, c’est le « world music ». Pour qu’un artiste puisse franchir les frontières de l’occident, il doit, peu à peu, modifier sa musique pour quelle soit produite et exportée à plus grande échelle, qu’elle sonne plus pop. Or, si le patrimoine culturel de plusieurs nations est de plus en plus en danger, c’est sans doute à cause d’une organisation réticulaire globale, qui tout comme les routes de l’empire romain à l’époque, permet l’échange d’idées. Or aujourd’hui, la culture dominante est celle des États-unis. Cette dernière repose sur la transmission et la recherche de valeurs hédonistes. Voulant montrer une image de richesse et de luxe, de plus en plus d’états-unien s’endettent pour atteindre un niveau de vie au dessus de leurs moyens…mais comme je dis, ce n’est pas posséder qui compte aujourd’hui, c’est accéder. (à suivre).
Pascal
Animateur Techno-Écolo
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Catégories : Les billets d'humeur
Mots clés: 5- États-Unis, Consommation, culture, société
Al Gore a, à travers Une vérité qui dérange, réussis à faire entendre la cause du réchauffement climatique à un nouveau public séduit par la crédibilité qu’on lui accorde à titre d’ancien vice-président des États-Unis. Ce film, mi-documentaire mi-dramatique, se veut certes un excellent outil de vulgarisation qui expose des chiffres et des faits justes. Mais il demeure, selon moi, que l’auteur n’aborde pas la problématique depuis sa base, en profitant même pour adopter un ton patriotique (conquête de la lune par les Américains!), voire préélectoral. Je ne crois pas que Monsieur Madame tout le monde s’y reconnaisse vraiment. On se contente d’attaquer ce que je considère n’être que la pointe du iceberg : Al Gore affirme que si les gouvernements optent dès aujourd’hui pour le développement massif des énergies et du transport verts, la courbe ascendante des concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait chuter radicalement. Foutaise!
La population mondiale continue d’augmenter, le niveau de vie aussi, nos besoins sont toujours plus illimités…notre consommation s’accroît à un rythme exponentiel. Et je traite ici de n’importe quel type de consommation. De l’essence mise dans la voiture, de nourriture venue de l’autre bout du monde, de « gogosses » made in China fait de dérivés du pétrole et dont la fabrication a contribué au boum économique de ce pays et de ses trop nombreuses industries qui carburent au charbon …toutes ces habitudes de consommation, relativement très récentes, s’installent sournoisement dans nos modes de vie. Tous les objets qui se trouvent en ce moment autour de vous ont nécessité l’extraction, le transport et la transformation de matière première. On nous amène à consommer toujours plus : je me rends à l’épicerie pour acheter un litre de jus, mais ce format n’existe plus. Bon ben…je prends ce qu’il y a! Et se sont dorénavant 2 litres de jus que j’achèterai. Consommation de masse, surconsommation, matérialisme….je ne vous apprends rien. Ici je traite du mode de vie qui a mené à la crise écologique actuelle. American way of life…appelons la comme nous voulons, mais il s’agit forcément de la pire épidémie dont n’ait jamais souffert l’humanité!
Al Gore a omis de traiter de ce point dans Une vérité qui dérange. Il n’a pas osé révéler cette traumatisante destinée qui nous guète tous…celle de devoir revoir en profondeur notre mode de vie. Au lieu de panser les problèmes actuels avec des mesures qui ne feront en fait que soutenir encore sous respirateur artificiel notre niveau de vie occidental, il est en mon sens grand temps de, de, de…..décroissance! Outch, ça fait mal!
Oui aux éoliennes, oui aux voitures hybrides et aux transports en commun….mais ce n’est pas suffisant. On veut revenir en arrière pour atteindre les niveaux d’émission de CO2 d’avant 1990. En cohérence, sera-t-il alors nécessaire d’en revenir au niveau de consommation, au mode de vie qui prévalait à cette époque?
Décroître notre niveau de consommation nous forcerait à revoir les fondements dominateurs du monde contemporain, soit l’économie et le développement.
Al Gore, c’est un rendez-vous dans une dizaine d’années avec cette fois Une vérité qui dérange encore plus ?!
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Catégories : L'environnement
Mots clés: 5- États-Unis, Consommation, environnement