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Actualité citoyenne

Bienvenue dans ce laboratoire de l’actualité populaire, citoyenne, communautaire, sociale et engagée. Pour en savoir plus.

Qui a tué la voiture électrique?

«Who killed the electric Car?» est un film documentaire sur l’émergence, la commercialisation limitée et l’éventuelle suppression du véhicule à batterie électrique aux États-Unis, entre 1996 et aujourd’hui. Le film explore le rôle des constructeurs automobiles, de l’industrie pétrolière, du gouvernement américain et des groupes de pressions dans la répression de cette technologie ‘révolutionnaire’.
Voir cet article Wikipédia sur «Who killed te electric Car?»

Le film sera distribué officiellement en novembre prochain, mais il est possible d’en obtenir une copie par Bit Torrent.

Pour télécharger le logiciel bittorrent, cliquez ici.

Également sur la thématique de la crise énergétique et de la fin imminente des combustibles fossiles bon marché, il faut absolument voir «THE END OF SUBURBIA: Oil Depletion and the Collapse of The American Dream (Documentary)»

Téléchargez le Torrent ici.

Bonne Journée sans voiture!

PS Chaque journée devrait être une journée sans voiture…

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FEUX DE LA GUERRE ET VOIX DE LA RÉSISTANCE

Près d´un mois après la fin de la guerre d´agression menée par Israël au Liban, l´organisation Tadamon!Montréal et l´Association des jeunes libanais musulmans organisent une soirée de réflexion.

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L´événement aura lieu le mercredi 27 septembre à 20h à l´auditorium Frank Dawson Adams 3450, rue Université, 2ème étage [au coin des rues Milton et University • métro: McGill]

Deux questions fondamentales seront posées :
- Comment transformer les mobilisations d´urgence en une résistance stratégique?
- Comment confronter l´alliance entre le gouvernement canadien et le terrorisme de l´État israélien?

La soirée débutera avec un panel de discussion comprenant Hassan Al Akhras membre survivant de la famille canadienne de Montréal El Akhras qui a succombé au raid israélien dans le village d´Aitaroun, au sud du Liban, le 16 juillet dernier à un moment ou les médias de masse ne faisaient que parler du scandale du rapatriement des canadiens et semblaient oublier la détresse des familles victimes des bombardements, des crimes de guerre.

Il y aura aussi à ce panel de discussion, Rafeef Ziadah qui expliquera pourquoi et surtout, comment faire un boycott efficace d´Israël en Amérique du Nord.(p.s.boycotter Israël ne signifie pas qu´on est contre l´existence de l´État d´Israël, c´est tout simplement un moyen de pression pour signifier son désaccord avec certaines politiques de cet État).

Et pour finir seront aussi présents Sawsan Kalache et Stefan Christoff qui étaient au Liban durant l´été 2006 en tant que membre de la délégation de Tadamon. Ils témoigneront de ce qu´ils ont vécu là-bas, ils étaient présents au début du conflit. La soirée se terminera par des projections vidéo. Deux cours films sur la Solidarité avec le Liban à Montréal par Santiago Bertolino et le documentaire Bombes à sous-munitions au Sud du Liban produit par Ana Nogueria seront présentés.

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Richard Martineau s?’en prend à Israël et aux ÉU!

Richard Martineau, bien connu pour ses opinions tranchées, a récemment attiré l´attention pour une chronique où, contre toute attente, il s´affiche anticapitaliste et blâme les gouvernements américain et israélien pour l´impasse planétaire anticipée.

Dans sa chronique Ondes de choc du 7 septembre 2006, portant son regard généralement éclairé vers le Moyen Orient, le populaire chroniqueur du plateau Mont-Royal avance que l´État hébreu est responsable des troubles qui affecte cette région du monde. Selon lui, « tous les problèmes qui accablent le Moyen-Orient sont causés par Israël ». Portant son attention sur le récent conflit au Liban, il affirme que le « Hezbollah est un groupe de résistants » et que l´Islam, est vraiment « une religion d´amour et de paix ».

Affichant une candeur inhabituelle, Martineau estime que le gouvernement des États-unis serait quant à lui à blâmer pour l´ensemble des troubles planétaires. Il écrit, « tous les problèmes qui accablent 90 % de la planète sont causés par les Américains », à qui il attribue également l´échec des régimes socialistes. Dans la foulée, il estime que « le capitalisme est le pire système jamais inventé » et que « le socialisme est le meilleur système au monde », que « les gens d’affaires sont tous des crosseurs » et que « les riches n’ont pas de coeur ».

Il prétend même que « les films américains sont tous cons ».

Sur la polémique entourant les attentats du 11 septembre, Martineau tranche : « aucun avion n’a frappé le Pentagone » et « c’est le gouvernement américain qui a fait exploser le World Trade Center ». Quand à l´architecte présumé des attentats, le leader du réseau terroriste Al Qaeda, Ousama Ben Laden, Martineau le qualifie de « révolutionnaire qui venge l’honneur bafoué des plus démunis de la planète ».

Donnant du même coup son opinion sur le paysage médiatique actuel, l´intellectuel montréalais avance que « les grands journaux mentent » et que « la vérité se trouve sur Internet ». Toujours selon lui, « les journalistes de La Presse sont tous des idéologues de droite à la solde de l’empire Desmarais ». Du même souffle, Martineau avance dans son Onde de choc que « Le Journal de Montréal est un journal de twits qui ne parle que de sexe, de sang et de sport » et que « Le Devoir est le seul bon journal au Québec ».

S´avançant sur le terrain glissant de la question constitutionnelle, il croit que « tous les problèmes qui accablent le Québec sont causés par le gouvernement fédéral » que « le modèle québécois est extraordinaire », que « Québec Solidaire est le plus grand parti politique de l’Histoire du Québec » et que « si le Québec rapatriait tous ses pouvoirs, tout irait bien. On aurait le meilleur système de santé et le meilleur système d’éducation au monde ». Selon lui, les Québécois et Québécoises « ne paie pas assez d’impôts ».

Se fendant d´une opinion sur le patriarcat, il estime que « la femme est l’avenir de l’homme » et qu´il n´y aurait plus de guerre « s’il y avait plus de femmes au pouvoir ».

Pour compléter son élan, Martineau y va également d´une série de positions en vrac sur une foule de sujets d´actualité. À son avis, « le racisme n’existe que chez les Blancs », « les banlieusards sont tous des incultes finis qui ne pensent qu’à leur portefeuille et au pH de leur piscine », « les artistes qui tentent de faire carrière aux États-Unis sont tous des vendus », » « les gens intelligents ne s’occupent pas de leur apparence » et « les hommes qui portent des cravates sont tous des caves ».

Aucune réaction des Israéliens, des Américains, des capitalistes ou des hommes qui portent des cravates n´a encore été signalée.

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Vidéo:Die-in pour dénoncer l?’omniprésence des voitures

Ce vendredi 22 septembre aura lieu à Montréal une « action de résistance théâtrale contre les méfaits de la voiture! »

Selon le communiqué trouvé sur CMAQ, « L’évènement, prenant place lors de la Journée Sans Voiture du 22 septembre 2006, vise aussi à commémorer les trente ans du die-in de Montréal organisé en 1976 par le Monde à Bicyclette. »

Le vendredi 22 septembre 2006, à 17h
Rassemblement pré départ au Carré Philips
(Sainte-Catherine et Union, face au La Baie)

Les intéressé-e-s sont invité-e-s à apporter costumes et/ou accessoires pour reconstituer une scène d´accident et participer au Die-in.

Voici le reportage vidéo sur le die-in cycliste:

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(Suite du communiqué)

« Moins de voitures, des rues plus sûres !

En ville, la voiture semble omniprésente. C´est, soi-disant, l´outil essentiel du progrès. En effet, l´industrie dépense annuellement 100 millions de dollars en publicité pour nous convaincre de sa nécessité. Toutefois la société de l´automobile à des coûts beaucoup plus élevés que les 8000$ qui consacre annuellement leurs propriétaires (CAA-Québec). Les coûts sociaux sont énormes lorsqu´on considère les effets cumulés de la pollution, de l´étalement urbain, la dépendance au pétrole, les embouteillage etc.

En plus de faire disparaître la rue comme espace public, les dangers associés aux voitures relèguent les piétons, les cyclistes et autre adeptes de l´éco-mobilité à courrir des risques que trop de personnes paient de leur vie. L´Organisation Mondiale de la Santé (OMS-2004) estime à 1.2 millions par année le nombre de victimes de l´insécurité routière. Cela représente quotidiennement plus de 3200 morts, soit l´équivalent des victimes des attentats du World Trade Center chaque jour. »

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Le journaliste Greg Palast accusé de compromettre la sécurité nationale aux ÉU… puis immédiatement pardonné!

Connaissez-vous Greg Palast? Il est journaliste au Guardian de Londres et à la BBC. C´est lui qui nous avait donné l´excellent documentaire « Bush Family fortunes » où il détaillait le vol des élections américaines de 2000 et faisait le portrait de l´influence et des liens stratégiques tissés par le clan bush au cours des dernières décennies.

Palast est parmi les journalistes américains les plus respectés à l´extérieur des États-unis. Il va sans dire que ce jugement de valeur n´est pas partagé par l´élite politique américaine, ni par les dirigeants des grandes entreprises énergétiques.

Le 22 août dernier, alors qu´il tournait - pour Democracy Now! et Link.tv - un documentaire sur les milliers de réfugié-e-s du désastre politique et écologique entraîné par le passage de l´ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans (ils-elles seraient plus de 70 000 toujours enfermé-e-s dans des camps de fortune), Palast a cru bon filmer les installations d´Exxon qui se trouvent tout juste à côté d´un immense terrain vague où est installé un camp de réfugié-é-e.

Voilà t-y pas qu´il a reçu la semaine dernière des accusations criminelles, pour avoir filmé sans autorisation « une structure critique pour la sécurité nationale » en Louisiane.

Sûrement que son acharnement professionnel contre l´administration Bush, ses enquêtes sur Exxon et son actuel projet – un documentaire sur les ravages de la mondialisation capitaliste – n´y sont pour rien dans cet abracadabrant rebondissement.

Le plus drôle, c´est que l´installation en question peut être localisée en 20 secondes sur Google Earth.

Coup de théâtre, quelques jours plus tard, alors qu’Exxon décide de retirer sa plainte. Faut croire quela publicité que commencait â entraîner cette affaire n’était pas de la meilleure variété…

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La ligue d’improvisation

Vous souvenez-vous du 11 septembre 2001?

À 10h00, il y avait 30 000 morts. En après-midi, il n´y en avait plus que 10 000. À l´heure du souper 5 000, puis 4 000, puis quand la poussière fut retombée, il n´en restait plus que 3 000. Même pas. Assez, quand même, pour foutre la frousse aux John et Jane Doe du premier monde et justifier la bien mal nommée « guerre au terrorisme ».

Le 13 septembre 2006, Montréal a eu droit à son propre carnage de freak vampire. Si, comme moi, vous vous êtes fait pogner à suivre toute la sordide affaire à TVA, vous avez pu constater à quel point nos « professionnels de l´information » sont en réalité des amateurs de l´improvisation.

À son pupitre, le vétéran Pierre Bruneau tentait pathétiquement de mettre de l´ordre dans les informations contradictoires, les réactions paniquées et les rumeurs improbables qui lui parvenaient en temps réel de sa collection de dynamiques journalistes. Du haut de son hélicoptère, le reporter vedette de la station faisait semblant de savoir quoi dire, en filmant du rien pendant des heures, prenant bien garde de révéler la position exacte des véhicules de la SQ, pour des raisons « stratégiques », nous répétait-il. Même chose à CBC et CTV. À Radio-Canada on a choisi de ne pas interrompre la programmation habituelle, faite de soaps à la con.

Un bon quatre heures de n´importe quoi concentré. Avant que les flics commencent à confirmer ce que les journalistes ne pouvaient pas savoir, parce qu’ils patinaient en temps réel. Mais quoi, au diable l´intégrité journalistique, c´est le spectacle qui compte. Et ça bougeait vite, mes ami-e-s!

D´ailleurs, au sujet de ce qui constitue un nouvelle digne de ce nom, je vous invite à lire un article du journaliste australien John Pilger sur les « regular news » et les « slow news ».

 

 

 

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Solidarité avec le Liban (5 courts films)

Voici 5 courts métrages évoquant comment s´est manifesté, à Montréal, la solidarité avec le peuple Libanais, durant cette guerre d´agression menée par l´armée Israélienne contre le Liban.
Bon visionnement!

Ce 1er court-métrage, « Vigile de nuit » marque mon premier contact avec les différentes actions de solidarité avec le Liban qui auront lieu tout au long de l’été à Montréal.

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Une vigile de nuit en plein centre-ville est une action symbolique et pacifique. Elle se fait dans le calme et le recueillement à la mémoire des civils innocents morts sous les bombes. J´ai posé des questions à deux participants de l´action, écoutons-les.

Le 2e court-métrage « Manif à Cornwall » suit une délégation de Montréal ayant décidé de se rendre à Cornwall ou avait lieu le caucus des conservateurs afin de demander au gouvernement Harper d’appuyer un cesse-le-feu immédiat au Liban. Près d’une centaine de manifestants était sur les lieux, écoutons leurs revendications.

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Le 3e film se rapproche plus du vidéo-clip que du reportage, il s’agit d’un compte-rendu en musique de la grande manifestation qui a eu lieu le 6 août 2006 dans les rues de Montréal.

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Au lieu de se réjouir de voir autant de monde dans la rue pour dénoncer la guerre, Jean Charest et certains médias ont plutôt dénoncé le fait qu’il y avait un contingent du Hezbollah. Pourtant, ce n’était qu´un contingent de 50 à 100 personnes sur près de 30 000 personnes. Le message central de cette manifestation était clair, « nous voulons la PAIX, pas la guerre! »

Le 4e film porte sur la manifestation contre la venue de Colin Powell qui a tenu une conférence au chic hôtel Reine Elizabeth et était invité par le Fond National Juif. Le sujet de la conférence était; « comment bâtir un Israël plus fort ». Devant l´hôtel où se tenait la conférence, une centaine de personnes se sont donc réunies et ont organisé, dans la rue, une « contre-conférence » pour dire qu´on n´a pas besoin d´un Israël plus fort.

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Le 5e film, fait le portrait d´un Die-In qui a eu lieu le 17 août sur la Place des Arts et explique les motifs d´une telle action.

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Poètes contre la guerre!

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À Montréal, mercredi soir le 30 août 2006, a eu lieu l´événement Poètes contre la guerre. Une idée du poète et violoniste anarchiste Norman Nawrocki, une figure bien connue sur la scène militante montréalaise. Cet événement était donc co-organisé par Les pages noires et Tadamon, un groupe de solidarité avec le Liban. Depuis le début de l´été, Tadamon (qui signifie solidarité en arabe) a été à l´avant-scène de plusieurs activités de conscientisation du public sur le thème de la guerre au Liban.

Mais revenons à cette soirée… Vêtu d´un complet blanc et d´un chemisier noir, Norman qui présidera la soirée, est affairé à préparer les prestations des différents poètes qui prendront la parole. Il n´est pas encore 8h et un véritable brouhaha règne dans la petite salle de la Casa del Popolo, c´est signe que la salle est bondée. Norman se retourne pour vérifier si le public est nombreux, tout à coup je le sens s´apaiser un peu, puis il sourit fièrement, il y a beaucoup plus de gens qu´il espérait. Une vingtaine de poètes d´origines perses, arabes, juives, pakistanaises, canadiennes prendront la parole. Une atmosphère de recueillement règnera pendant près de 2 heures de prestation. Ils ont parlé de guerre, de réconciliation, de justice, d´ignorance, mais surtout d´espoir. La soirée s´est terminée dans l´allégresse avec Hassan el Hadi. Ce célèbre joueur de oud, d’origine marocaine, a dit que malgré tout il faut continuer à vivre, à sourire, à danser. Le public en a profité pour se dégourdir les jambes un peu et danser sur des airs de résistances bien connus.

Et maintenant, une entrevue avec Norman Nawcrocki.

S.B.: Comment t’est venue l’idée d’organiser cette soirée, « poètes contre la guerre! »?

N.N.: L’autre jour, j’étais dans une manifestation dans les rues ici à Montréal, une grande manifestation contre la guerre au Liban. J’ai dit à un ami poète, franchement il faut qu’on fasse quelque chose, il faut que nous les poètes on parle contre cette maudite guerre, il faut qu’on dénonce ça, il faut qu’on dénonce la participation du Canada dans cette guerre. Puis ce soir-là, je me suis dit « c’est ça! » il faut faire une soirée-bénéfice pour le peuple du Liban. Donc, j’ai appelé tous les amis, j’ai demandé : « est-ce que vous connaissez des poètes arabes, juifs, perses qui peuvent lire des poèmes contre la guerre? ». J’ai été étonné de la participation, mais en même temps je savais bien qu’il y avait du monde ayant quelque chose à dire là-dessus.

On a fait un geste pas juste politique, artistique, mais aussi pratique parce qu’on a amassé plus de 1000$ pour envoyer au peuple du Liban de concert avec Tadamon Montréal qui est en lien avec l’organisation Samidoun.

S.B.: Quel est le message politique de cette soirée?

Le message politique était poète contre la guerre. Pas juste la guerre en Palestine, en Irak, au Liban, en Afghanistan, mais toutes les guerres. Le concept de guerre comme une solution au conflit international. Pour moi ça ne marche pas, il faut arrêter la pensée militaire. La pensée qu’on va « attaquer » le problème de la guerre avec les armes, avec la violence, avec cette agression. Il faut que, nous, au Canada même, on commence à penser autrement. Que peut-on faire pour arrêter cette guerre?

On peut commencer par de la résistance passive, on peut contribuer à refuser la mentalité de guerre. On peut dénoncer le recrutement des jeunes dans les écoles secondaires, dans les rues, on peut dénoncer le gouvernement qui essaie de promouvoir la guerre. On peut dénoncer le budget consacré à la guerre. Au Canada, le budget de la défense a augmenté afin d’armer notre armée, pour qu’elle aille lutter par delà le monde.

On peut commencer par dire non! on n’appuie pas ça. On peut résister passivement au Canada, mais pas juste passivement, on peut aussi résister activement. On peut refuser le concept de guerre, on peut boycotter, bloquer, faire des occupations, des manifestations, contre les multinationales qui fabriquent les munitions, les armes pour la guerre. Parce qu’ici au Canada on manufacture beaucoup de bombes; des armes utilisées par les Américains, les Israéliens … Pour tuer les autres.

C’est ça le concept politique, du moins dans ma tête, pour cette soirée là. D’avoir une soirée où on dénonce la guerre dans sa totalité.

S.B. : Le poème que tu as récité ce soir portait sur quoi?

Ah! le titre c’est « Un autre jour à Washington ». C’est une petite pièce que j’avais écrite. J’ai imaginé ce qui se passerait si tous les squelettes, tous les morts qui ont été tués dans ces guerres décident un jour qu’ils ont en assez, qu’il faut arrêter cette « marde-là ». Donc il s’agit de squelettes, du Liban, de l’Irak, de l’Afghanistan, de Gaza qui marchent à travers le désert, les montagnes, les vallées, à travers l’océan jusqu’à Washington. Parce que dans ma tête je m’imagine qu’il est possible d´arrêter la machine à Washington. Mais comment arrive-t-on à ça? On a besoin d’aide. Donc imaginez-vous des squelettes, des morts tués dans les guerres disant : « c’est nous qui allons l’arrêter, cette machine de guerre infernale, c’est nous qui allons arrêter la Maison-Blanche! ».

(propos recueilli par Santiago Bertolino)

P.S. à voir aussi; compte-rendu de la soirée et biographie des poètes sur TADAMON

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