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Actualité citoyenne

Bienvenue dans ce laboratoire de l’actualité populaire, citoyenne, communautaire, sociale et engagée. Pour en savoir plus.

Manif de dernière heure pour sauver le Tri-postal

En ce 26 octobre 2006, où le soleil pointait quelques rayons chaleureux, le RESO, Bâtir son quartier et la Coalition de la Petite Bourgogne ont réunit environ 165 personnes, dont une dizaine de Pointe Saint-Charles, en face du bureau du ministre Michael Fortier au 400 Place d´Youville. L´objectif est de faire des pressions pour éviter la vente du tri-postal à un promoteur privé, la compagnie Kevlar inc, déjà choisie lors d´un « appel d´offre ».

Ce projet de plus de 600 unités de logements comprenant une partie de logements sociaux est bloqué par le gouvernement fédéral depuis plus de 2 ans. Il semble que la Société immobilière du Canada (SIC) mène le jeu à sa façon depuis le début et que les ministres qui se sont succédés à Ottawa se sont entendus comme larrons en foire pour tergiverser.

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En fait, il s´agit de la première véritable manifestation publique depuis que le projet a été lancé voilà presque 3 ans par les 3 organismes plus haut mentionnés. On connaît déjà le fort appui que le projet reçoit de tous les secteurs du Sud-Ouest. Pratiquement un appui unanime. On peut donc se demander pourquoi ce projet du milieu est sur le point de rendre l´âme.

Quoiqu´il en soit, ce fut une manif bien organisée, on sentait de l´énergie. Probablement ce type d´énergie qui aurait pu être déployé tout au long de cette bataille. Puisqu´il s´agit dans les faits d´une lutte entre ceux et celles qui prônent un plus grand interventionnisme de l´État et ceux qui croient que le développement de nos quartiers est strictemnent du ressort des promoteurs immobiliers. On peut simplement espérer qu´il n´est pas trop tard pour renverser la machine.

un article de Marcel Sévigny

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« Il faut plus que des peanuts » (vidéo de la manifestation)

Le 21 octobre dernier, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec organisait une manifestation à Montréal. C’est près de 600 personnes, venues d’un peu partout à travers le Québec, qui ont marché dans les rues du quartier Hochelaga-Maisonneuve pour réclamer une pleine indexation de l’aide sociale.

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En ce moment la moyenne des chèques mensuels de l’aide sociale est d’environ 545$. Avec cette somme, selon Marie-Josée Corriveau du FRAPRU, c’est à peine si on peut payer un loyer dont la moyenne montréalaise est de 562$ par mois. De plus, ces prestations ne sont soumises qu’à une demi-indexation au coût de la vie, ce qui amène les prestataires de l’aide sociale à s’appauvrir davantage année après année. Selon Nicole Jetté du Front commun, en réclamant la pleine indexation des prestations de l’aide sociale, on permet aux prestataires de répondre à des besoins vitaux: « nous sommes dans l’urgence des urgences » ajoute-t-elle. Aussi, plusieurs manifestantEs ont souligné le fait qu’il faudrait même réclamer beaucoup plus que la simple indexation, c’est-à-dire réclamer la couverture des besoins essentiels, se loger, se nourrir, se vêtir.

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Ce court-métrage de 7 minutes est un compte-rendu faisant la lumière sur cette manifestation qui a d’ailleurs été très peu médiatisée. Ce jour-là, il y avait les militantEs du PLC-Québec réuniEs à l’auditorium du cégep Maisonneuve. Les médias de masse ont préféré accorder plus d’importance à « cette mascarade ». Pourtant, cet auditorium est situé à quelques pas du lieu où se tenait la manifestation, il aurait été facile pour les journalistes de faire la couverture de ces deux évènements en même temps.

Il semble évident que pour les médias de masse le spectacle de Stéphane Dion se faisant huer par ses propres compatriotes était beaucoup plus important que les revendications des personnes assistées sociales, qui seraient, comme on l’entend trop souvent , « de toute façon jamais contents et toujours en train de chialer ». Pourtant, les prestataires de l’aide sociale m’apparaissent plutôt courageux et peut-être même un peu trop silencieux, survivre avec 543$ par mois est loin d’être évident, leur cause mérite d’être entendue et diffusée largement!

Pour finir, lorsque Nicole Jetté affirme que la ministre Courchesnes connaît les souffrances des prestataires de l’aide sociale, elle fait référence à cette lettre que la ministre a fait paraître le 17 octobre dernier aux médias, dans le cadre de la journée mondiale du Refus de la misère. Dans cette lettre, la ministre de l´Emploi et de la Solidarité sociale se permet, en parlant de la lutte contre la pauvreté, « de lancer un appel à la générosité et à l’empathie des entreprises et citoyens afin qu’ils s’impliquent davantage, de façon durable et solidaire, dans ce défi collectif qui se veut certes exigeant, mais réalisable.»

Cet appel à l’empathie et à la générosité a beaucoup irrité la porte-parole du Front commun ainsi que les groupes populaires présents lors de la manifestation, et avec raison. Ils ont été nombreux lors du discours de clôture à dire qu’ils ne voulaient pas de charité. C’est ce qui a amené par exemple Lorraine Guay du Réseau de Vigilance à dire « qu’il n’y a aucun geste de charité, aussi pur soit-il, qui remplace des politiques, des programmes et des lois. »

Quoi qu’il en soit, comme tout bon gouvernement néolibéral, il semble encore une fois, que le nôtre cherche à se défiler de ses responsabilités sociales. Le Front commun pour les personnes assistées sociales du Québec et ses groupes partenaires font ce qu’ils peuvent pour contraindre le gouvernement à respecter ses engagements, mais la lutte est dure et terriblement inégale. Et comme d’habitude, il ne faut pas lâcher, être vigilants et continuer à se battre!

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Photographier les sans-statut pour les faire exister aux yeux du monde

‘Between States’ (Entre deux états): une expo-photo à ne pas manquer
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Au cours des 18 derniers mois, le photographe montréalais Darren Ell a photographié et interviewé plusieurs individus et familles travaillant avec le réseau militant Solidarité sans frontières : des personnes qui sont menacées d’expulsion ou qui vivent en refuge, des personnes sans-statut prises dans les limbes d’Immigration Canada et des hommes détenus sans accusations en vertu des certificats de sécurité(photo: Mahmoud Jaballah). Les entrevues et les photographies grandeur nature de Darren seront présentées dans le cadre d’une exposition professionnelle, pour quatre semaines à compter du 12 octobre 2006, au Dazibao ˆ Centre de photographies actuelles, au 4001 de la rue Berri.

L’exposition, intitulée « Between States » (Entre deux états), permettra au public d’en apprendre davantage sur les luttes des migrant-e-s et réfugié-e-s qui ont fuit leurs terres natales pour se retrouver victimes de nouvelles injustices aux mains des autorités canadiennes. « Between States » présente les histoires, les images et les voix de quelques unes des centaines de milliers de personnes au Canada qui luttent quotidiennement pour une vie digne et juste. L’exposition a ouvert ses portes le 12 octobre, précédée par une conférence de Tatiana Gomez, de Solidarité sans frontières, Youssef El-Loubani, de la Coalition contre la déportation des réfugiés Palestiniens, Sophie Harkat, l’épouse de Mohamed Harkat, détenu sous un certificat de sécurité et Amparo Torres, une militante colombienne réfugiée, menacée d’expulsion.
Ne manquez pas cette exposition à la fois artistique et éducative, un hommage à celles et ceux qui luttent pour la justice et travaillent en solidarité. Darren peut être contacté au darren.e@sympatico.ca et ses oeuvres peuvent être vues au www.darrenell.com

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Darren Ell : « Between States »
Du 12 octobre au 10 novembre 2006
Lieu : Dazibao ˆ Centre de photographies actuelles
4001, rue Berri, près de Duluth
Téléphone : 514-845-0063
http://www.dazibao-photo.org/

Catégories : Événements
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Un groupe environnemental dénonce les SLAPP

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L’Association de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) organisait, le 10 octobre dernier à Montréal, une conférence de presse afin de dénoncer les SLAPP (strategegic lawsuits against public participation). Ce document vidéo de 17 min. contient presque l’intégral de la conférence de presse. Il permet de comprendre les grandes lignes de cette affaire.

Après avoir convaincu la Cour supérieure de suspendre les travaux de construction de l’usine de déchiquetage de carcasses d’automobiles de AIM à Lévis pour défaut de s’être conformée à plusieurs articles de la Loi sur la qualité de l’environnement, l’AQLPA a reçu une poursuite de 5 millions de dollars de la part de cette même compagnie (AIM).

SLAPP

L’objectif de la conférence de presse était donc de lancer une campagne afin de ramasser de l’argent pour faire face à cette poursuite, mais aussi d’informer la population sur les méfaits que peuvent avoir les SLAPP (poursuites abusives) sur la démoncratie, ou plutôt sur notre pseudo-démocratie et sur la liberté d’expression.

Catégories : Actualités, À voir
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La stratégie du mensonge assumé

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On vient d´apprendre (AFP, 08-09-06) qu´un rapport du Sénat américain confirme que l´Irak n´a jamais eu d´armes de destruction massive et que Saddam Hussein n´a jamais eu de relation avec al-Qaïda. Pire, il s´en méfiait et avait tenté d´arrêter al-Zarqaoui.

‘[…] le peuple peut toujours être amené à adhérer aux choix et aux paris pris par leurs leaders. C´est facile. Tout ce qu´il faut dire à ces gens c´est qu´ils sont attaqués, en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme, en les accusant d´exposer la patrie à un danger. Ça marche de la même façon dans tous les pays du monde.’
- Hermann Goering, homme politique de l´Allemagne nazie

« Une bonne propagande s´appuie sur des médias uniformes dans les principes, polyformes dans les nuances. »
- Joseph Goebbels, ministre de la propagande de l´Allemagne nazie

On vient d´apprendre (AFP, 08-09-06) qu´un rapport du Sénat américain confirme que l´Irak n´a jamais eu d´armes de destruction massive et que Saddam Hussein n´a jamais eu de relation avec al-Qaïda. Pire, il s´en méfiait et avait tenté d´arrêter al-Zarqaoui.

Voilà. C´est dit. Ce dont tout le monde se doutait est enfin sorti de source officielle. Cela devrait faire scandale. Cela devrait faire la Une de tous les journaux, de tous les téléjournaux, pendant des semaines, voire des mois : cette guerre et ses conséquences désastreuses étaient basées sur des mensonges. On nous a sciemment menti.

Mais que dit aujourd´hui le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, pour expliquer cette position intenable ? Ceci : « OK, on va laisser les gens discutailler sur ce qui s’est passé il y a trois ans, mais l’important c’est de savoir ce qu’on va faire demain, et après-demain, et le mois prochain, et l’année prochaine, pour s’assurer qu’on gagne cette guerre contre le terrorisme ».

Voilà ce qu´il dit. Voilà aussi sans doute ce qu´il savait qu´il dirait. Car à ceux de l´administration Bush qui ont dû demander « Et si ça se savait qu´on leur ment en pleine face ? », on aura probablement répondu « Bien sûr que ça se saura, mais plusieurs années plus tard, et alors on s´en foutra, et on leur dira qu´il faut se concentrer sur ce qui se passe maintenant. »

C´est le principe même des documents classifiés. On vous dira la vérité, mais plus tard, beaucoup plus tard, quand on aura pu vivre notre vie dans l´impunité. Toujours cette impunité institutionnalisée des puissants, rarement accessible au pauvre type qui se fait prendre à piquer une montre…

* * *

Dans le pays gouverné par la même administration qui vient d´avouer avoir menti pour aller en guerre en Irak, arrive finalement le rapport d´enquête expliquant comment les attentats du 11 septembre 2001 ont pu se produire. Ce rapport affirme que le cerveau des attaques était Mohamed Atta et qu´il obéissait aux ordres que donnait Ben Laden, bien planqué dans une grotte en Afghanistan. Le rapport concluait en outre que les terroristes avaient été bien malins, que l´administration Bush ne savait rien et que finalement les attaques n´auraient pas pu être évitées.
Or encore une fois, ô surprise, on apprend de source bien informée qu´il s´agissait de mensonges. À moins que vous ne considériez le Wahington Post comme un obscure webzine conspirationniste, on pouvait y lire le 2 août dernier des révélations accablantes de membres de la commission d’enquête américaine sur le 911. Pour eux, l´histoire initiale racontée par le Pentagone sur la façon dont ils ont réagit le jour des attaques « may have been part of a deliberate effort to mislead the commission and the public rather than a reflection of the fog of events on that day ». En fait, les preuves de faux témoignages semblaient si solides que les dix membres de la commission auraient considéré demander la tenue d´une enquête criminelle au Département de la Justice !
Pourtant rien de tout cela n´apparaît dans le rapport officiel de la commission sur le 911. Et ceux qui posent des questions sur cette version officielle pour savoir pourquoi ces faits n´y figurent pas reçoivent immédiatement l´étiquette d´adepte de la « théorie du complot », l´équivalent de la peste des temps moderne. Admirez la logique imparable du beau travail des spin doctors : le seul fait de questionner la version officielle, pourtant remise en question de l´aveu même de ceux qui l´ont écrite, c´est se discréditer.
Alors on reste dans l´ignorance non seulement de ce qui s´est réellement passé le 911, mais des mensonges avérés qui l´entourent et qui sont traités comme des faits divers dans les grands médias. Et au nom de ce 911, on continue à tuer, à envahir, à détruire la diversité de la biosphère et à poursuivre cette fuite en avant énergivore qui mène, lentement mais sûrement, la planète à sa perte.

Pendant ce temps, de grands esprits se réunissent pour essayer de trouver des solutions au réchauffement planétaire. Les éditorialistes bien-pensants réprimandent les chefs d´état qui refusent Kyoto. Une belle unanimité se dessine. « On veut Kyoto !», scandent les masses. Sauf que Kyoto n´est presque rien. Un frein de bicyclette sur un dix roues. Les causes ultimes du dérèglement du monde sont ailleurs. Mais on ne peut y remonter. Sous peine d´attraper la peste.

BRUNO DUBUC
L’auteur est neurobiologiste de formation, il travaille en
vulgarisation scientifique. Il est aussi cinéaste indépendant et collabore depuis plusieurs années au journal Le Couac.

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28 octobre grande manifestation anti-guerre!

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extrait du communiqué d’échec à la guerre:

« Même si les soldats canadiens peuvent partir en Afghanistan avec les meilleures intentions, ils opèrent sous les auspices d´un projet étasunien d´édification d´un État fort peu soucieux des besoins du peuple afghan. Les intérêts étasuniens et canadiens reposent plutôt sur l´imposant projet de pipeline trans-afghan (PTA) d´une valeur de 3,2 milliards $, qui amènera le gaz naturel de la région caspienne, à travers le sud de l´Afghanistan (où le Canada est stationné), vers les ports du Pakistan. Ce n´est pas un secret que le PTA a dominé la politique étrangère des États-Unis envers l´Afghanistan depuis 10 ans. À présent, les compagnies pétrolières et gazières canadiennes y ont leurs propres intérêts. »

Le 28 octobre, prenons position :
Troupes canadiennes hors de
l´Afghanistan maintenant !

MANIFESTATION À MONTRÉAL

Samedi 28 octobre, 2006

Départ à 13h

Square Dorchester

(coin Peel et René-Lévesque)

Rassemblement: 12h30

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David Bernans auteur du roman «North of 9/11» est victime de censure à l’Université Concordia !? (film à voir)

Tout d’abord, il faut savoir que le livre de David Bernans est une fiction basée sur des faits réels. C’est un roman politique faisant le lien entre les attentats du 11 septembre et leurs impacts sur la politique de l’Université Concordia.

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L’hystérie de la guerre, la montée du racisme a fait rapidement irruption après le 11 septembre , affectant entre autres, la psychologie collective de la planète, et Dave Bernans dépeint les répercussions de cette frénésie au sein du microcosme concordiens.

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Après le 11 septembre, la tension est montée de plusieurs crans dans une université où la question israélo palestinienne revient souvent à l’ordre du jour. Le roman nous plonge donc à l’intérieur de ces débats politiques et pose un regard critique sur l’administration universitaire qui a le plus souvent participé à enflammer la situation au lieu de la calmer. Le roman aborde donc, deux cordes ultras sensibles pour l’université Concordia.

Il s’agit donc d’un auteur engagé, Dave Bernans, étudiant gradué de l’U. Concordia en science politique qui a voulu réserver un local pour le 11 septembre 2006 afin de faire une lecture publique de son roman « North of 9/11 » et qui s’est fait refuser cette possibilité par le Comité d’évaluation des risques de l’université. Pour Dave Bernans il s’agit de censure, pour l’université il s’agirait d’une erreur bureaucratique, entremêlée d’un bog informatique.

Dans ce court-métrage de 12min, Dave Bernans raconte en détail les démêlés administratifs absurdes qu’il a eu avec l’Université Concordia, tout en faisant la lecture publique, tant attendue, d’extraits de son roman engagé.

En fait, Dave Bernans a finalement réussi à avoir l’autorisation de lire son roman à l’Université, mais seulement après avoir amené cette affaire dans les médias. Le film est donc un compte-rendu techno expérimental de la présentation qu’il a fait à la Librairie coopérative de Concordia le 11 septembre 2006.

Pour plus de détails, rendez-vous sur Cumulus Press

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La face cachée de la Fédération des chambres de commerce du Québec!

Peut-être que la population Québécoise a un véritable ras-le-bol de projets pollueurs et néfastes pour la société ? Peut-être que la population n’en peut plus qu’on place les profits avant le bien-être collectif de l’ensemble de la société ? Peut-être que les gens n’en peuvent plus d’être pris pour des « caves » ?

Voilà les véritables questions que devrait se poser la Fédération des chambres de commerce du Québec. Dans son communiqué envoyé aux médias le 27 septembre dernier, la FCCQ, sous prétexte que la société québécoise devrait se doter d’une agence d’analyse de l’économie, a cherché à dénigrer et à culpabiliser tous ceux et celles qui ont contribuéEs à ce que le gouvernement abandonne les projets de la centrale thermique du Suroît et du déménagement du Casino.

Plus du deux-tiers du communiqué tente de créer un climat de peur. Selon l’étude que la FCCQ a commandée au professeur Rabeau, celui qui avait tenté de nous convaincre que le projet du méga casino était essentiel pour l’avenir du Québec, « le climat social actuel risquerait de saper l’esprit d’innovation des Québécois et de freiner notre développement. » L’étude doit sûrement parler du climat social qui a amené les gens à prendre la rue pour dénoncer les projets du Suroît et du casino. Si c’est le cas, pour moi, ce « climat social » m’apparaît au contraire bénéfique pour la société québécoise, puisqu’il démontre que la population ne se laisse plus berner par des projets où seule la rentabilité économique est au menu.

Car, c’est justement parce qu’on place l’économie avant l’être humain que la société va si mal aujourd’hui.

La FCCQ affirme, par exemple, que l’abandon de ces deux mégas projets a privé le Québec de 2 milliards de dollars seulement en « retombées temporaires ». Et que « à long terme, si on ne va pas de l’avant avec des projets d’envergure, les investisseurs risquent de déserter le paysage québécois ». Je pense qu’il ne faut pas se laisser effrayer par ces propos, parce qu’en vérité l’abandon du projet de la centrale thermique a plutôt sauvé le Québec d’une catastrophe écologique. Aussi, l’abandon du projet du méga casino a permis de rescaper de justesse un quartier populaire, qui, selon moi, est un modèle d’organisation communautaire pour notre société. De plus, je pense qu’il n’y a pas de mal à ce que des investisseurs qui n’ont aucune éthique morale quittent la province; en fait, ça serait un véritable bénéfice !

Il y a aussi une partie du communiqué qui aborde la manière dont les médias ont traité les dossiers du casino et du Suroît. La FCCQ, en se basant sur une analyse effectuée par le Cabinet de relations publiques NATIONAL, affirme que « le point de vue critique véhiculé par différents intervenants bénéficie souvent d´une plus grande couverture médiatique ». Pour ensuite en conclure que « l´idée ne serait pas d´empêcher les médias de couvrir l´ensemble des points de vue provenant des intervenants, au contraire, il faudrait que l´ensemble des points de vue soit exprimé et rapporté. »

Ici, je me pose la question: pourquoi la FCCQ soulève-t-elle ce point ? Cherche-t-elle à dire que les médias seraient tombés dans le camp des groupes communautaires et militants ? Qu’il ne faut plus se fier aux médias ? Cherche-t-elle à discréditer tout ce qui a été dit par les médias en terme de critiques envers les projets du casino et du Suroît ? Que la population n’a pas eu la possibilité de véritablement comprendre les enjeux de ces dossiers ? Ou qu’il faudrait éviter que trop de contenu critique soit médiatisé dans les journaux ?

Le message est flou. Mais, en tout cas, il semble que la FCCQ se demande pourquoi les groupes s’opposant aux projets du Suroît et du casino ont eu autant de médiatisation dans les médias de masse. On n´a pas besoin d’une étude approfondie pour comprendre qu’en fait, les médias de masse n’ont tout simplement pas eu le choix de médiatiser la position des groupes de pression s’opposant à ces deux projets.

En effet, la FCCQ semble oublier que 10 000 personnes, le 1er février 2004, ont marché dans les rues pour dire « Non à la centrale du Suroît », que près de 8 000 personnes sur une population d’environ 13 000 dans Pointe Saint-Charles ont signé une pétition pour dire « Non au déménagement du Casino » et près de 200 organisations communautaires à travers le Québec l’ont signée aussi. Il n’y a pas de complot, il y a tout simplement une grande partie de la population qui n’a pas peur de brandir un porte-voix et d’oser manifester son désaccord contre des projets qui lui apparaissent néfastes pour la société. Une population lucide, qui ne voit pas seulement les choses dans une perspective strictement économique.

Contrairement à ce qu’affirme la FCCQ, pour moi, le Québec s’en va dans la bonne direction, la population est en train, progressivement, de sortir de sa torpeur, de se réveiller. Dénoncer et surtout contrer des projets qui représenteraient un danger pour notre société ce n’est pas de « l’immobilisme », c’est une action préventive. Selon moi, le Québec reprend graduellement vie. La population devient de moins en moins individualiste et se préoccupe davantage qu’auparavant des enjeux socio-politiques touchant la société. C’est bon signe !

Pour lire le communiqué de la FCCQ: communiqué FCCQ

Pour se remémorer la lutte contre le déménagement du Casino il y a toute une série que j’ai réalisé l’année dernière: La saga du Casino

Voici aussi un lien qui parle de l’Opération Populaire d’Aménagement de Point-Saint Charles, ça peut donner une idée de la manière dont fonctionne certain groupe communautaire pour discuter de projets et arriver à un concensus: OPA

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