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Actualité citoyenne

Bienvenue dans ce laboratoire de l’actualité populaire, citoyenne, communautaire, sociale et engagée. Pour en savoir plus.

Vidéo : Venceremos

Le 18 décembre 2006, quelques jours après la mort du dictateur Pinochet, des personnes de la communauté chilienne de Montréal ont organisé une manifestation afin de dénoncer le fait que Pinochet soit mort dans l´impunité totale.

« La réconciliation ne pourra se faire que lorsque la justice sera faite pour les victimes et le peuple chilien. » a affirmé une représentante de la communauté chilienne. Une soixantaine de personnes ont manifesté ce jour-là.

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Le 17 décembre sera la 4e journée internationale pour mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe

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« En guise d’action pour que prenne fin la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe, la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal vous invite à prendre part à une marche le 17 décembre au métro Papineau: La marche des parapluies rouge

Dans le communiqué apparaissant sur le site web du groupe communautaire Stella, on comprend qu’une des solutions pouvant aider à mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe est la décriminalisation des activités liées au travail du sexe. Ce qui permettrait aux travailleurs et travailleuses du sexe d´avoir pleinement accès aux services de santé et aux services sociaux de même qu’aux normes de protection sociales et du travail.

Stella est un groupe communautaire crée et géré par et pour des travailleuses du sexe de Montréal et existe depuis 1995. L’objectif de ce groupe est d´améliorer les conditions de vie et de travail des travailleuses du sexe, promouvoir leur santé et faire respecter leurs droits humains. Le groupe Stella fait parti de la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal et sera du nombre lors de la marche de dimanche.

Cette marche revendiquant la fin de la violence envers les travailleurs et travailleuse du sexe est d’actualité, du moins à la Chambre des Communes, puisqu’un rapport intitulé, « LE DÉFI DU CHANGEMENT; ÉTUDE DES LOIS PÉNALES EN MATIÈRE DE PROSTITUTION AU CANADA», vient juste d’y être déposé par le par le Sous-comité de l´examen des lois sur le racolage du Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes.

Selon Claire Thiboutot de Stella, le rapport du sous-comité « porte davantage attention aux témoignages conservateurs des personnes préoccupées d´ordre moral et public plutôt qu´aux nôtres ». Le rapport met l’accent sur la prévention de la prostitution et la réhabilitation des prostitués et ne fait aucunement mention de la reconnaissance du travail du sexe comme travail.

La décriminalisation du travail du sexe ne semble donc pas être au menu. Pourtant, toujours selon Mme Thiboutot, « le droit criminel en matière de prostitution échoue à protéger les travailleuses et travailleurs du sexe et contribue à générer plusieurs formes de violence à leurs égards, notamment de la brutalité policière et des agressions voire des meurtres de travailleuses du sexe .»

La marche des parapluies rouges de dimanche prochain est donc importante, puisqu’elle vise, entre autres, à défaire les préjugés, à sensibiliser les gens sur la dure réalité des travailleuses et travailleurs du sexe et expliquer ce qui pourrait être fait pour améliorer leurs conditions.

La marche des parapluies rouge s’inspire d´une manifestation organisée par un groupe de travailleuses et travailleurs du sexe d´Italie, le Comitato per i Diritti Civili delle Prostitute.

De plus après la marche, il y aura le grand lancement du DVD
LA PUTAIN DE COMPILE !
au Cabaret Café Cléopâtre
(1230 rue St-LaurentOuverture des portes : 19h00. Projection : 20h00, Contribution suggérée de 5$). Aussi, sur Parole Citoyenne, il y a un dossier sur le sujet intitulé: La parole aux travailleuses et travailleurs du sexe.

Catégories : Actualités
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À bâbord toute!

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Le numéro 17 de la revue sociale et politique « À bâbord! » est en kiosque depuis quelques jours déjà. Ce magazine bimestriel québécois de gauche existe depuis près de trois ans. Le grand mérite de cette revue est d’aborder des thèmes de l’actualité socio-politique d’ici et d’ailleurs et d’en faire une analyse rigoureuse tout en assumant une prise de position de gauche, une gauche diversifiée et vivante.

C’est une revue qu’on pourrait dire « altermondialiste » même si ce mot ne fait pas l’unanimité. Mais je pense que la majorité des auteurEs écrivant dans cette revue « contestent le modèle néo-libéral de la mondialisation et revendique un mode de développement plus soucieux de l’être humain et de l’environnement » ( extrait de la définition de l’altermondialisation selon l’encyclopédie libre Wikipédia).

« Syndicalisme; l’heure des choix » est le thème du dossier que nous propose le collectif d’À Bâbord; un dossier coordonné par Normand Baillargeon, Jean-Marc Piotte et Nicole de Sève. Pour vous donner un aperçu des thèmes abordés, voici une énumération de quelques titres d’articles assez évocateurs : « Pour contrer la syndicalisation des travailleurs migrants, manigances et intrigues»; « Contre Wal-Mart, la lutte pour la dignité »; « L’assaut gouvernemental contre le syndicalisme »; « Les fonds syndicaux: éthiques et créateurs d’emplois? ». Bien sûr, la revue ne se limite pas à ce dossier sur le syndicalisme; culture, éducation, écologie, féminisme et économie sont au rendez-vous.
Bonne lecture!

Catégories : Événements
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La position canadienne envers le protocole de Kyoto.

S´enfouir la tête dans le sable bitumineux

par Évariste Feurtey
Ing.Jr., spécialiste en énergie

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L´exploitation accélérée des sables bitumineux constitue le principal enjeu de la politique énergétique du Canada dans la perspective du protocole de Kyoto. Les sables bitumineux sont la principale source d´émission de gaz à effet de serre (GES) au Canada et la principale raison de leur hausse. Avec tous les projets de développement actuellement en cours et approuvés par le gouvernement, la production de GES canadiens va doubler entre 2000 et 2012. Face à ce constat, on comprend mieux pourquoi le gouvernement conservateur de Harper et la ministre de l´Environnement Rona Ambrose ont annoncé, le 20 octobre dernier, que le Canada repousse à 2050 ses objectifs de réduction de GES.

En fait, ce que l´on observe depuis l´arrivée des conservateurs au pouvoir, c´est l´interférence croissante du lobby des producteurs de pétrole sur la politique énergétique du Canada. Ces nouveaux rois du pétrole nord-américains, chefs de multinationales américaines et canadiennes, investiront plus de 125 milliards $ dans l´exploitation des sables bitumineux au cours de la prochaine décennie. D´ici 2015, les revenus des sables bitumineux devraient rapporter annuellement plus de 2,4 milliards $ au gouvernement de l´Alberta, et 3,5 milliards $ au gouvernement fédéral. Ces chiffres parlent d´eux-mêmes…



La ruée vers l´or noir albertain

Jusqu´au milieu des années 1990, les investissements dans les sables bitumineux étaient risqués et peu rentables, dû principalement au prix relativement bas du baril de pétrole sur le marché (autour de 30-35 $). Mais depuis, la forte demande mondiale en pétrole, propulsant le prix du baril au-delà de 50 $, a complètement modifié la donne.

L´épopée bitumineuse en Alberta a été stimulée par l´adoption en 1996 d´une politique fiscale incitative du gouvernement de Ralph Klein. Selon cette entente, tout promoteur n´est tenu de payer que 1 % de redevances sur ses revenus bruts, tant et aussi longtemps que ses coûts d´investissement n´aient été épongés. Après quoi, ce taux est majoré à 25 %.

Cette politique très avantageuse, conjuguée à la hausse du prix du baril de pétrole et à l´amélioration des technologies d´extraction, a grandement contribué à l´essor faramineux du développement des sables bitumineux, dont la production en 2004 atteignait 1,1 million de barils par jour. Aujourd´hui en 2006, les sables bitumineux représentent 45 % de toute la production canadienne de pétrole brut. Et cette part n´ira qu´en augmentant avec le temps.

L´exploitation des sables bitumineux est devenue une opération si rentable, qu´elle suscite un engouement sans précédent chez les promoteurs pétroliers du monde entier. En tenant compte
des projets majeurs en cours et des investissements annoncés dans cette industrie, les experts évaluent qu´on triplera en dix ans la production actuelle de pétrole pour atteindre 3 millions de barils par jour en 2015, et 5 millions de barils en 2030. Au rythme de cette expansion phénoménale, on évalue que les réserves de sables bitumineux seront épuisées d´ici 50 ans, au mieux 80 ans.

Avec une production totale assurée de 176 milliards de barils de pétrole au cours des prochaines décennies, les sables bitumineux de l´Alberta sont devenus le second gisement en importance d´hydrocarbure exploitable (après l´Arabie Saoudite) avec 15 % des ressources mondiales en pétrole. C´est dire toute l´importance stratégique que revêt l´exploitation de cette ressource dans le contexte mondial actuel.

Le pétrole canadien dérivé des sables bitumineux a un potentiel élevé d´expansion sur les marchés : d´abord, saturation du marché intérieur canadien, puis augmentation de son volume d´exportations actuelles vers les É.-U. tout en élargissant ce marché à la Californie et, finalement, ouverture sur le marché asiatique pour combler la forte demande en pétrole des pays émergents comme la Chine et l´Inde.

Les É.-U., avec une capacité de raffinage de 16 millions de barils par jour, représentent le principal marché d´exportation à développer, d´autant plus que la capacité pipelinière de transport est déjà installée. Ce qui laisse présager un rapport de dépendance énergétique encore plus étroit entre les É.-U. et le Canada dans les années à venir.



Impacts environnementaux

Comparativement à l´extraction du pétrole conventionnel, l´extraction des sables bitumineux est cinq fois plus énergivore et génère trois fois plus d´émission de GES. C´est la ressource fossile la plus polluante et la plus énergivore qui soit, dont l´exploitation est en parfaite contradiction avec les principes animant le protocole de Kyoto.

Outre cet apport important en émission de GES, l´exploitation des sables bitumineux entraîne d´autres impacts environnementaux majeurs.

LA CONSERVATION DE L´EAU. L´extraction des sables bitumineux nécessite une énorme quantité d´eau. Il faut en moyenne trois barils d´eau pour produire un baril de pétrole. Actuellement, l´eau utilisée provient de la rivière Arthabasca, un affluent du Mackenzie. Les retraits en eau effectués par l´industrie bitumineuse s´élèvent à 140 millions de m3 annuellement, soit l´équivalent de la consommation en eau de la ville de Calgary (800 000 hab.) Pour mener à bien les nouveaux projets d´exploitation, il faudrait augmenter encore de 50 % les prélèvements en eau dans la rivière, ce qui, selon une récente étude, est physiquement impossible sans mettre en danger l´approvisionnement en eau potable de la Saskatchewan et des Territoires du Nord-Ouest . Pour solutionner ce problème, on envisage le détournement de rivières secondaires et d´importants stockages d´eau dans des réservoirs.

LA GESTION DES MATIÈRES TOXIQUES. Les eaux utilisées dans l´extraction du bitume sont grandement contaminées par des métaux lourds (méthane, arsenic, mercure) et ne sont donc pas retournées à la rivière. Ces eaux toxiques et nauséabondes sont plutôt stockées dans d´immenses bassins de décantation constituant ainsi un problème majeur pour la santé publique et l´environnement. Par ailleurs, l´infiltration des eaux de surface dans les sites d´enfouissement des déchets solides représentent également un risque de contamination de la nappe phréatique.

LA DÉTÉRIORATION DES ÉCOSYSTÈMES. La déforestation, l´excavation du sol en profondeur, l´occupation du sol par des méga-usines de transformation et des infrastructures de transport (réseau de pipeline, routes, etc.), toutes ces activités ont des impacts irrémédiables sur l´environnement. D´autant plus qu´il n´y a aucune obligation légale pour les promoteurs de réhabiliter les terrains. Après avoir gravement perturbé les écosystèmes depuis dix ans, on observe aujourd´hui leurs effets négatifs sur la biodiversité : diminution de 10 % des terres humides, disparition des tourbières et des plantes indigènes, réduction de l´habitat de la faune sauvage mettant en péril la survie de certaines espèces animales comme le caribou des bois, le lynx, la martre et les oiseaux des bois.

Un nécessaire retour à la raison

Si l´expansion bitumineuse s´accélère au rythme prévu, on évalue que les dommages environnementaux affecteront jusqu´à 20 % du territoire albertain. Un moratoire s´impose… pour empêcher un désastre écologique à grande échelle.

Dans tout ce délire, il y a néanmoins une lueur d´espoir : les habitantEs de l´Alberta commencent à s´interroger sur l´acceptabilité sociale de l´exploitation effrénée des sables bitumineux. Selon un sondage réalisé en avril 2006 par le Pembina Institute, 86 % des AlbertainEs souhaitent qu´on « exige des entreprises qu´elles diminuent leurs émissions de GES ». C´est peut-être le début de la contestation !

L´essor de l´industrie des sables bitumineux est devenu le moteur économique de l´Alberta et l´enjeu majeur de la politique énergétique du gouvernement Harper.

À l´heure du protocole de Kyoto, le temps presse pour exploiter le filon bitumineux. C´est ainsi que le gouvernement Harper met tous ses efforts à renier ses engagements et à retarder les objectifs du protocole de Kyoto. Loin de lutter contre les changements climatiques, la politique actuelle du gouvernement Harper fait tout pour encourager l´industrie des sables bitumineux laquelle, en 2012, sera responsable de 50 % des émissions canadiennes de gaz à effet de serre. L´enjeu en cours est simple : des milliards $ de profits à court terme pour le lobby pétrolier nord-américain au détriment des conséquences du réchauffement planétaire pour les générations futures…

Sinon, comment expliquer ces décisions :

1. le renoncement du Canada à atteindre les objectifs de Kyoto pour l´année 2012 et leur
report jusqu´en 2050 !;
2. l´annulation du budget de 10 miliards $ consacré au plan canadien de lutte contre les changements climatiques;
3. le prolongement de l´allègement fiscal consenti aux promoteurs de l´industrie bitumineuse;
4. l´abolition du crédit à l´Encouragement Pour l´Énergie Éolienne dans le « plan vert fédéral »;
5. Le refus de valider le « plan vert » québécois (y compris le transfert de 328 millions $), tout en débloquant en même temps des fonds importants pour appuyer l´Ontario dans son « programme de réduction du smog ». Il est vrai que le plan vert du Québec est axé sur les énergies renouvelables et que l´Ontario (sans aucun plan vert intégré) est toujours de plus en plus assoiffé de pétrole albertain !

Et finalement, le comble…

Comment expliquer les comportements erratiques de la ministre Ambrose : déclarations provocantes, entêtements, contradictions, volteface, refus d´entendre… Elle fut la « honte canadienne» à la Conférence de Nairobi. Oui, Madame Ambrose, vous avez tout intérêt, comme le volatile, à vous enfouir profondément la tête dans le… bitume !

ÉVARISTE FEURTEY
Ing. Jr., spécialiste en énergie

N.B. : Pour de plus amples informations, voir le site site Web du Penbina Insitute : www.oilsandwatch.org. Pour observer l´exploitation des sables bitumineux depuis le ciel : aller sur www.google.ca. Cliquer sur l´onglet Maps. Taper Fort McMurray. Se rendre à cette localisation. Passer en mode satellite en cochant l´onglet Satellite. L´exploration 3D peut alors commencer en jouant avec le zoom et en se déplaçant sur la carte satellite.

À noter que ce texte paraît actuellement dans la revue À BÂBORD de décembre 2006/janvier 2007 disponible en kiosque.

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Arrestation de masse : première leçon !

Voilà une dizaine d´années maintenant qu´avec l´arrivée de notre super sociologique police de quartier (PDQ), la lutte à la dissidence (s´entendant ici comme « la lutte à la pauvreté = la lutte aux pauvres »!) et aux autres rejetons de la marge a connu une recrudescence. Les personnes itinérantes y ont passé, tout comme une nouvelle catégorie de criminelLEs : les manifestantEs.

Affres nous poussant à combattre la mondialisation des marchés avec nos immenses champs de bataille urbains, absence de désir à vouloir dénoncer les « pitcheux et pitcheuses de roches » aux vitrines des commerçantEs patroneux… Ce n´est tout de même pas ça qui a entraîné autant de haine, autant de répression : nous militons pour toutes sortes de causes depuis belle lurette, ne nous sommes pas toujours embarasséEs de gants blancs pendant nos actions de mobilisation et ce n´est pas dans les années 90 qu´ont volé en éclats les premières vitres de l´histoire (rappelez-vous la grève des policiers de 1963, ou quelque chose de même…).

S´il y a une approche aussi stupide qu´incompréhensible que répressive qui est devenue aussi monnaie courante qu´elle a entraîné des victimes dans son sillage, c´est bien ce qu´on appelle les ARRESTATIONS DE MASSE. Même, la très pieuse ONU, en vertu de son Pacte international sur les droits civils et politiques, a dénoncé il y a peu de temps cette pratique policière d´encerclement de « n´importe qui se trouvant dans une manif ou à proximité ». Les polices municipales ont été jugées coupables, à commencer par notre service montréalais, le SPVM. Depuis, combien d´âmes progressistes voulant davantage exercer leur citoyenneté dans la rue que dans l´isoloir paient les frais d´un tel fléau. Un scandale, comme dirait l´autre, couronné d´une entrave aux libertés de réunion, d´expression, de rassemblement, de dissidence et de pouvoir rentrer chez soi avec un peu moins d´heures de détention pour un autre geste aussi anodin ? Une chanson avec ça ! Pourquoi pas?

Arrestations de masse
Il faisait noir et on gelait des pieds / Les meilleures conditions pour manifester.
Mais voilà qu´un convoi sorti de nulle part / De vans remplies de robots et de gyrophares.
Étau resserré par une gang de violents / Courant partout, on ne fait que se rentrer dedans.
En cherchant le moindre espace oublié / Se perdent les secondes et la liberté.
Sophie tombée par terre se fait matraquer / À cinq sur Gaétan, la face sur la chaussée.
La horde de boucliers fermait maintenant la rue / Buildings verrouillés, les flics avaient tout prévu.
Plus tôt, les cris du coeur de Gaétan le cagoulé /Couverts de slogans, nous avaient réchauffés.
C´était une manif somme toute normale / Qui pour une fois se passait à Montréal.

Voici l´histoire vécue de Lucien et Gérard / Qui étaient dans les préparatifs de départ.
D´une manif ponctuée d´une occupation / Dont ils étaient du commando comme de raison.
À quelques heures du grand rendez-vous / Le téléphone sonna chez Gérard le pissou.
Qui, des slogans, se fit demander d´être le scandeur / Pour la manif, ce qui pour lui était un honneur.
Dès le départ la foule était en délire / Une manif contre laquelle il n´y avait rien à dire.
Et l´ambiance atteint enfin son apogée / Quand on vit les résistants dans le lieu occupé.
S´agitait une bannière de condamnation / Des crottés qui d´ordinaire occupaient la maison.
De plus en plus présents, les flics bloquaient toutes les entrées / Comme si l´immeuble était devenu zone sinistrée.
Presque sept ans plus tard, nous voici en appel / Et encore une vingtaine d´occupantEs sur l´autel
Qui doivent répondre d´atteintes à la bourgeoisie / Pour des meubles déplacés et quelques graffitis.
Gérard avait depuis longtemps retrouvé la voix / Et Lucien était en train d´oublier tout ça.
Mais le sort sera bien différent entre ces deux frères / Car Lucien écopera d´un casier judiciaire.

S‘il s´avère que vous n´avez rien pigé
On parle ici d´atteintes aux droits de manifester
Quelle honte, plus de 5000 arrestations abusives
En moins de 10 ans pour une société si peu combative

Serait-ce l´existence de la police communautaire
Ou de droits humains affaiblis par le laisser-faire
Chose certaine, l´État s´adonne toujours plus à la répression
Et les syndicats qui, ramollis, jouent au jeu des patrons

Et les aberrations se succèdent, l´attroupement illégal
Qui, même pour la cour suprême, n´a rien d´anormal
On nous fait payer combien d´heures supplémentaires
D´anti-émeutes et de mensonges dans le judiciaire

On devrait remplacer maints événements illusoires
Par des arrestations de masse comme milestones de l´histoire
Commando-bouffe, 1er mai à Westmount et CPQ
Tous les 15 mars, le dernier congrès du PLQ…

N´eut été des quelques chiffres du prof Francis
Du grand Alex et quelques autres devenus juristes
Dans ce monde, on ne ferait que criminaliser
Comme en Colombie, encore au nom de la sécurité

Encore une cause qu´on laisse trop souvent lettre morte
Alors que personne ne gagne à agir de la sorte
C´est rendu que mes parents ne me demandent même plus ce que j´ai fait
Quand je leur tends mes accusations pour avoir troublé la paix

À suivre…
Bernard et ses désaccords

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Le rendez-vous “shopping” des mort-vivants!

« Que font-ils? Pourquoi viennent-ils ici? »
« C´est une sorte… d´instinct. Le souvenir… de ce qu´ils faisaient avant. C´était un endroit important pour eux… »
« Ils sont nous. C´est tout. Quand il n´y aura plus de place en enfer, les morts iront magasiner ».

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Une réalisation de Bruno Dubuc

Ils sont de retour! Les zombies ont envahi le centre commercial de Montréal! L´épouvante gagne les shoppeurs et shoppeuses hébétés! De-ci de-là, les mort-vivants cafouillent sans direction, trébuchent et râlent tristement. Tout à l´heure à peine une poignée, les goules semblent se multiplier; des dizaines de créatures affamées se dispersent confusément sur la grand-place. Elles ont faim! Mais rien, pas un seul cerveau pour assouvir leur insatiable appétit! La transe consumériste a avarié leur pâture habituelle. L´horreur achevée : rien ne distingue plus les morts des vivants! Le désolant spectacle des zombies errants dans le faste clinquant et le décor rococo d´un noël faussement joyeux. Tout ça finira mal…

(À noté que le texte provient du communiqué trouvé sur le CMAQ)

P.S. Action ayant eu lieu le 25 novembre 2006 lors de la journée sans achat

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Vidéo:manif-action surprise!

Le 1er décembre 2006 à Montréal avait lieu une manif-action surprise contre la guerre et l’impérialisme canadien organisé par le Comité des Sans-Emploi Mtl-Centre.

Voici un extrait du communiqué: « Les derniers mois nous ont donné l’occasion de voir le vrai visage du gouvernement Harper: Tout dans la guerre, la sécurité, l’armement et la loi et l’ordre, mais rien dans les politiques sociales et les besoins de la population. ». Le thème de la manif soulève une question cruciale, peut-on dire que le Canada est un pays impérialiste? Qu’est-ce que l’impérialisme?Ce court-film de 5 min. fait le bilan de cette action surprise.

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Kader doit rester

Le 1 décembre 2006, par une température quelque peu exécrable, la communauté de Pointe-Saint-Charles a décidé de déclarer Abdelkader Belaouni citoyen de la communauté. Un certificat symbolique de citoyenneté lui a été remis en face des bureaux du Ministère de l’Immigration du Canada au 1010 rue Saint-Antoine. Plus de 100 personnes, dont beaucoup de jeunes, sont partis du refuge d’Abdelkader à l’église St-Gabriel rue Centre à la Pointe-Saint-Charles pour se rendre aux bureaux de l’Immigration.

L´oiseau de la liberté pour Abdelkader.

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Les différentEs orateurs et oratrices ont soulignés avec force la situation intolérable que vit Kader depuis 11 mois. Alors que le Canada se targue un peu partout à travers la Planète d’agir d’un point de vue humanitaire le gouvernement conservateur laisse pourrir des situations inadmissibles sur son territoire.

L´ensemble des organisations communautaires et des centaines de citoyennes et citoyens du quartier ont signé la pétition afin Abdelkader intègre normalement sa communauté de vie, Pointe Saint-Charles.

LIBERTÉ pour Kader, OUI à Kader citoyen de la communauté de Pointe Saint-Charles.

écrit par Marcel Sévigny

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