Après plus d’un an et demi, Abdelkader Belaouni, est toujours réfugié dans le presbytère de l’église St-Gabriel à Pointe-St-Charles, un quartier populaire de Montréal. Kader a dû prendre refuge dans cette église, le 1er janvier 2006, afin d’éviter qu’on le déporte.
Dignité pour Abdelkader: « Régularisez son statut! »
un film de Santiago Bertolino avec des entrevues réalisées par Patrick Cadorette, Jude Descadres et Nestor Navares
Abdelkader est un réfugié, aveugle et diabétique, « qui a fui les horreurs de la guerre civile en Algérie et la discrimination qu’ont généré les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis ». Il est arrivé au Québec, comme réfugié, en mars 2003. Depuis cette date, Abdelkader a su s’intégrer à sa communauté. Comme il le dit lui-même, il est loin d’être « un fardeau » pour la société québécoise, puisqu’il s’est impliqué dans plusieurs organismes communautaires de Montréal et réalise sa propre émission de radio diffusée sur les ondes de CKUT.
En fait, après plus d’un an et demi en réclusion dans le presbytère de l’église St-Gabriel et sans aucune nouvelle d’Immigration Canada, Kader est toujours déterminé à se battre; c’est au Canada qu’il a reconstruit sa vie, c’est ici qu’il veut vivre!
Dans ce film de 19 minutes, vous allez découvrir cet homme extraordinaire qu’est Abdelkader Belaouni, KADER pour les intimes…
Lancement du nouvel album de Bernard et ses désaccords:
Le schizo-orchestre sont en ville et encore vivant, les potes ! Nouvelles frasques, même caustique, toujours actuelisé et mondialisé…
Les désaccords reviennent vous siffoner 5 piastres afin de vous vendre sa propagande, avec son nouvel album « des mots » Espoirs bipolaires (attention, le nom change souvent). Nouveau matos sur les grandEs de ce monde (les personnes assistées sociales, surtout) et vieux stock à immortaliser dans votre collection de disques subversifs.
Rendez-vous pour une défonce musicale, jeudi le 21 juin 2007 dans Centre-sud (à L’Alizée, 900 Ontario Est, coin St-André) pour un petit 5 à 7 de lancement snob où les canapés ne seront pas fournis,mais où l’entrée est quand même gratos…
Hé bien si vous êtes de ceux et celles qui croient que l’intervention militaire canadienne en Afghanistan ne devrait tout simplement pas avoir lieu, vous serez sûrement intéresséEs de savoir qu’il y aura le 22 juin à Québec, une importante manifestation afin de dénoncer l’envoie de près de 2000 militaires canadiens qui partiront de la base de Valcartier pour l’Afghanistan. Cette manifestation concordera avec le défilé d’au revoir du Royal 22ème régiment des Forces armées canadiennes. Pour lire le communiqué de presse de la Coalition Guerre à la guerre: Valcartier 2007, cliquez ici
Pour finir, je vous invite à lire ce texte de Francis Dupuis-Déri intitulé « Lettre à ma soeur », où il explique pourquoi cette guerre menée en Afghanistan est selon lui injustifiée.
«Rebondissements dans le procès des 193 arrêtéEs du 19 novembre 2004, jour d’un congrès du Parti libéral du Québec quand celui-ci en était à ses meilleurs moments : Le juge Morton Minc ordonne l’arrêt des procédures judiciaires à l’endroit de ces manifestantEs accuséEs d’avoir troublé l’ordre public, l’équivalent d’un attroupement illégal au criminel».
On pourrait imaginer cette poire de Claude Poirier commenter l’affaire en ces termes. Néanmoins, il est vrai pour une fois que jusqu’à preuve du contraire, les résistantEs de ce vendredi noir n’auront pas à payer leur ticket pour avoir bruyamment manifesté contre les conneries du gouvernement Charest. Le plus bizarre, c’est que le somnolent juge a bel et bien considéré coupable les résistantEs ayant usé de certains drapeaux, bannières et écharpes… mais il a trouvé que les policiers ont été encore bien plus méchants.
Il vaut la peine de rappeler les faits : le 19 novembre 2004, des centaines de manifestantEs ont croisé le fer au Square Philips en fin de journée à l’appel de la CLAC pour manifester contre la tenue d’un congrès du PLQ. Plusieurs de ces personnes s’étaient jointes à une manifestation de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) tenue l’après-midi même. La manifestation s’est entre autres rendue devant les bureaux du premier ministre Charest et devant le Palais des congrès, où se tenait ledit rendez-vous des chiffemolles conserlibérales. On était alors dans les pires moments de ce gouvernement entrant dans sa seconde année de charcutage, entre autres avec sa réingénierie de l’État, des syndicats et des moins nantiEs avec sa loi 57 (contre les personnes assistées sociales). La manifestation a malencontreusement pris fin sur René-Lévesque au coin University, par une arrestation de masse «tout ce qu’il y a de plus classique», avec lumières de discothèque, caoutchouc et bottes de cuir. Les grandEs criminelLEs, près de 200, s’en sont finalement sortiEs avec moins qu’une accusation criminelle (une contravention) et à 4-5 heures encercléEs et, les menottes dans le dos, assisEs en indien sur la chaussée en plein boulevard René-Lévesque par un temps… de la fin novembre. Enfin, pour s’assurer que la manifestation ne reprenne plusieurs heures après le «vous êtes en état d’arrestation», l’aventure s’est achevée par un charmant tour d’autobus de la STM blindé vers les stations de métro des extrémités de la ville (comme Angrignon et Henri-Bourassa).
Le SPVM dispose d’environ trois semaines pour porter la décision en appel. L’institution a connu un sacré revers, il est vrai, mais les médias ont aussi beaucoup joué cette carte du méchant policier («Le SPVM sévèrement blâmé» titrait la presse en une le lendemain du jugement, le 31 mai dernier). La spéculation va bon train. On a maintenant un SPVM qui n’a pas intérêt à se faire servir une jurisprudence qui libérerait éventuellement toutE manifestantE ayant subi un minimum de préjudices en cas de manif, comme le 19 novembre : forcé de s’asseoir à terre alors qu’il fait froid et menotté dans le dos, pas le droit de parler à unE avocatE pour plusieurs heures, pas d’accès à des toilettes, détention trop longue, etc. Les flics devraient peut-être aussi avaler leur pilule, mais ils pourraient aussi être tentés de faire appel justement parce qu’une gang de jeunes manifestantEs et de jeunes avocatEs brillantEs les ont fait passer pour une gang de caves.
Revenons aux mesures utilisées par les policiers qui auraient «un caractère abusif et vexatoire» et qui constitueraient une atteinte à la dignité humaine». Honnêtement, et c’est ça qui est merveilleux dans ce cas-ci, ces préjudices ne sont pas les pires à avoir été subis dans le cadre d’une manifestation s’étant conclue par une arrestation de masse, mais plutôt semblables aux tords subis dans toutes les arrestations de masse passées. Dans ce cas-ci, la détention en prison n’a pas été de 15 à 25 heures comme c’est souvent le cas. Dans le fabuleux encerclement où on est trop souvent tasséEs comme des sardines, on a déjà connu des épisodes où ça brassait ou on se faisait malmener davantage… Par ailleurs, l’absence de contact rapide avec unE avocatE ou de la lecture des droits et la fouille effectuée avec la plus grande témérité sont le lot de toutes les situations de ce genre. C’est une des raisons pour laquelle il faut se réjouir d’un tel jugement, qui éclaire beaucoup de lanternes sur l’abus complètement démesuré de droits qui se déroule quand on se fait prendre dans la souricière… D’ailleurs, on avait trop brièvement fait échos dans le rapport du comité de l’ONU sur les droits civils et politiques, il y a un an, de cette atteinte, où on avait même ciblé spécifiquement le SPVM parmi l’ensemble des corps policiers municipaux canadiens.
L’exemple patent du 19 novembre et ce jugement salutaire (même s’il s’avérait contesté) constituent une lueur au bout d’un tunnel pénitenciaire, et nos héros (en particulier nos avocatEs Binsse-Masse et Fortin-Legris de même que le prof Francis), des exemples de bravoure à saluer sur l’autel de la résistance : Bravo (les superlatifs sont toujours bienvenus en cas de rares bonnes nouvelles) !
La Coalition Solidarité Santé (CSS) organise aujourd’hui le 6 juin 2007, une manifestation pour attirer l’attention du public sur le système de santé québécois qui est en train, lentement mais sûrement, de revenir entre les tentacules du secteur privé. La Coalition écrivait dans un communiqué que « la volonté de privatiser le réseau public de santé continue de plus belle et rapidement !!! Avec la nomination du groupe de travail Castonguay où la réponse est déjà écrite, il est plus qu’urgent de manifester notre opposition à ce qui se passe, mais aussi à défendre notre système de santé et de services sociaux.»
Dans cette entrevue radio de 10 minutes, que j’ai réalisé le 5 juin 2007, Gabrielle Pelletier de la Coalition Solidarité Santé nous explique plus en détail les manoeuvres de notre gouvernement qui veut graduellement mettre un terme à notre système de santé public et gratuit pour tous et toutes. Aussi, Mme Pelletier nous parle de la modification du projet de loi 33 passé sous le bâillon en décembre dernier et du groupe de travail sur le financement de notre système de santé mené par Claude Castonguay surnommé « le père de l’assurance maladie », mais aujourd’hui devenu un ardent défenseur de l’assurance privée et du ticket modérateur.
Pour écouter l’entrevue radio réalisée dans le cadre du «Magazine Centre-Ville du mardi» à Radio Centre-ville (102,3fm) cliquez ICI
Le 9 juin prochain la Coallition pour la justice et la paix en Palestine organise à Montréal une manifestation pour rappeler les 40 ans d’occupation de la Palestine par l’État d’Israël. Il s’agit, pour les groupes de solidarité avec la Palestine, d’une journée d’action internationale afin, entre autres, « de contraindre l’État israélien à appliquer le droit international, à savoir : le retrait des Territoires occupés depuis 1967, le démantèlement de toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, la démolition du Mur. »
La date du 9 juin est une date symbolique qui rappelle « la guerre des six jours» et donc par le fait même l’occpuation des territoires Palestiniens par l’État d’Israel en juin 1967.
Selon l’encyclopédie Wikipédia, « la Guerre des Six Jours est une guerre qui opposa, du 5 juin au 11 juin 1967, Israël à une coalition formée par l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Cette guerre a été déclenchée par une « attaque préventive » d’Israël contre ses voisins arabes. À l’issue des combats, Israël conquit la bande de Gaza, la péninsule du Sinaï, la Cisjordanie et le plateau du Golan. Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd’hui la géopolitique de la région. »
À noter aussi que cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’une semaine d’actions et de solidarité avec la Palestine. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Tadamon.
Sur ce, je vous laisse sur ce petit film qui démontre, par la symbolique de ce « Mur de l’Apartheid » qui entoure les territoires palestiniens, que l’occupation existe toujours.
Offrant vitrine aux causes et aux peuples ignorés des grands médias, elle cherche à faire réfléchir et à poser un tout autre regard sur la réalité de la planète.