Actualité citoyenne
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Avis aux écolos et aux pacifistes qui ont à coeur un monde meilleur. En fin de semaine, il y aura 2 évènements majeurs à ne pas rater.

Tout d’abord, ce samedi 27 octobre il y aura une manifestation pour exiger le retrait des troupes canadiennes de l’Afghanistan. Le même jour, des actions sont également prévues à travers les États-Unis pour le retrait des troupes étasuniennes de l’Irak. À Montréal, la manif débutera à 13h, du Square Dorchester (coin Peel et René-Lévesque) - rassemblement à partir de 12h30.

[ image provenant du site «Presse-toi à gauche» ]
Puis dimanche 28 octobre, il aura une importante manifestation pour protester contre le projet Rabaska. Il y a quelques jours, le gouvernement du Québec annonçait qu’il donnait le feu vert au projet Rabaska pour l’implantation d’un terminal méthanier à Lévis. Il va sans dire que ce projet est loin de faire l’unanimité au sein de la population québécoise. Plusieurs groupes environnementaux ont démontré que ce projet allait à l’encontre du Protocole de Kyoto et pourrait avoir de graves conséquences environnementales. Je vous invite à télécharger le communiqué de l’AQLPA intitulé: « Ports méthaniers et Kyoto, quand la théorie cache la réalité. »
La manifestation aura lieu à Québec dimanche le 28 octobre 2007. Le rassemblement se fera devant le musée des Beaux-arts du Québec (plaines d’Abraham), puis les manifestants se déplaceront pour arriver, vers 14h30, devant l’Assemblée nationale.

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Mots clés: Canada, énergie, environnement, guerre, manifestation, Québec, société
Pour certains, les 20 ans de l’Accord de libre-échange (ALE) est une célébration parce qu’elle aurait dynamisé l’économie canadienne. Pour d’autres, il s’agit plutôt d’une triste réalité qui asservit sournoisement notre économie à celle des États-Unis. Il faut se rappeler que c’est l’ALE qui a tracé la voie à l’ALENA.
À ce sujet, il y a un excellent article de Jacques B. Gélinas publié sur le site « Presse-toi à gauche!» intitulé: « Le partage obligatoire des ressources énergétiques du Canada avec les États-Unis ».
Dans cet article, le sociologue Jacques B. Gélinas dévoile un nouvel aspect plutôt inquiétant de l’ALÉNA dont personne n’avait encore vraiment parlé. Il s’agit de la « clause dite de ” partage proportionnel ” qui oblige les CanadienNEs à partager leurs ressources énergétiques avec les États-Unis, même en cas de crise ou de pénurie au Canada ».
En fait, il faut savoir que l’ALENA est truffé de clauses de la sorte qui rendent le Canada dépendant des États-Unis et complètement vulnérable face aux multinationales. Il n’y a qu’à rappeler l’existence du fameux chapitre 11 où les entreprises privées peuvent en tout temps poursuivre le gouvernement lorsque celui-ci adopte des réglementations que les compagnies jugent nuisibles à leur expansion.
Un article à lire:
Le partage obligatoire des ressources énergétiques du Canada avec les États-Unis, de Jacques B. Gélinas
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Ce lundi il y a le lancement du manifeste du parti Néorhino, voici leur communiqué!

[ extrait du communiqué de presse du parti Néorhino]
Le parti neorhino.ca du Canada, farce montante dans le paysage gris et monotone de notre beau et «plus meilleur» pays, vous invite au lancement de son manifeste/programme intitulé: «L’Utopie Réalisable»
LUNDI 15 OCTOBRE 2007 à 17h au Quai Des Brumes
4481 St-Denis (coin Mont-Royal) 514-499-0467
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Mots clés: Canada, démocratie, politique
Sur le site d’Indymedia Paris, je suis tombé sur une nouvelle assez inquiétante qui s’intitule, « Des drones de surveillance contre nos quartiers ». Des avions sans-pilotes qui vont survoler des quartiers pour mieux contrôler la population, mieux contrôler ce qu’ils appellent « les zones sensibles ». Est-ce que je fais un cauchemar ou quoi ? On dirait qu’on se rapproche toujours plus du roman 1984 de George Orwell.
Voici le petit texte trouvé sur Indymédia Paris:
Des drones de surveillance contre nos quartiers
La police va expérimenter des avions sans pilote pour surveiller les zones “sensibles”
“Un avion sans pilote dans le ciel des zones « sensibles » : la police va tester dès décembre l’utilisation d’un drone, l’une des attractions du salon Milipol qui s’ouvre demain à Paris.
C’est une recrue de choix pour la police : Elsa, pour « engin léger de surveillance aérienne », va intégrer les rangs des forces de l’ordre en décembre prochain. Un drone de 600 grammes, un mètre d’envergure, 30 minutes d’autonomie en vol. Muni de sa caméra embarquée à visée infrarouge, Elsa pourra, de jour comme de nuit, survoler rassemblements et manifestations, venir en aide aux forces de l’ordre en cas de violences urbaines ou encore recueillir des informations avant une intervention délicate du GIGN ou du GIPN. Michèle Alliot-Marie découvrira l’engin demain au salon Milipol (Mondial de la sécurité intérieure des états), le grand supermarché de la police, à Paris-Expo porte de Versailles.
Les premiers drones (« bourdons » en français) ont été testés par l’armée allemande dès 1938. Puis par les Américains pendant la guerre du Vietnam. Mais ce sont les Israéliens qui les ont utilisés pour la première fois en opération il y a une quinzaine d’années. Aussi, sur le plan symbolique, l’usage civil de ces engins militaires n’est pas anodin.
Des dizaines de drones sont déjà pourtant en service en France. Mais pas dans la police. Pour le contrôle du trafic routier ou encore le relais de transmissions. En Belgique, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la police a mis en service ses premiers drones. Scotland Yard réfléchit d’ailleurs d’ores et déjà à un système d’armement embarqué. Ce type de surveillance automatisée pourrait donc devenir rapidement la norme en matière de police urbaine. A l’heure actuelle, plus de 250 entreprises fabriquent des drones dans une cinquantaine de pays.”
source maireinfo et diverses ” revues ” chantres du tout sécuritaire
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autre article sur le sujet:
Des drones pour surveiller banlieues et manifestations - (journal Le Monde)
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Mots clés: contrôle-de-la-population, démocratie
[une collaboration spéciale de Isabelle Baez qui écrit aussi dans le journal Le Couac]
C’est avec un a priori plutôt positif que je me suis pointée à la deuxième réunion thématique sur la Décroissance, à l’Archie - local à découvrir si ce n’est déjà fait, au 6250, Hutchinson. J’avais lu quelques jours auparavant le papier de Bruno Dubuc dans Le Couac, mensuel pour lequel j’écris aussi et l’idée me rejoignait sur bien des points.
La réunion s’est ouverte par une présentation par une des exceptions professorales des HEC, avec Omar Aktouf, Yves-Marie Abraham. M. Abraham nous a parlé de Georgescu-Roegen, un mathématicien et économiste d’origine roumaine, mort en 1994 au Tennessee.
On retiendra que le principal argument que Roegen opposait à la croissance était le principe de l’entropie (une des lois de la thermodynamique), qui veut que toute énergie utilisée ne le soit plus par la suite parce que dégradée. Pour Roegen, il s’agissait principalement de ralentir, par la décroissance économique, un anéantissement de l’humanité, laquelle, selon lui, courait de toutes façons irrémédiablement à sa perte.
Une présentation claire de Yves-Marie Abraham, même si ce n’était pas l’avis de tous, et qui était un bon point de départ pour une discussion. Et puis, les économistes qui ne ventent pas la croissance sont si peu nombreux qu’ils méritent qu’on les connaisse !
On était une bonne trentaine dans la salle et la discussion qui a suivi la présentation a été assez animée, mais elle est partie dans tous les sens. Chacun ayant à cœur d’exprimer les frustrations personnelles qu’il ou elle subit de la part du système capitaliste.
On est, à l’occasion, revenu au thème annoncé ce soir-là « Pourquoi vouloir la décroissance ? L’impossibilité de poursuivre une telle croissance économique » et à Roegen. Notamment à la nécessité selon lui d’une décroissance démographique, partant du principe que si nous sommes moins nombreux, nous consommerons, nous gaspillerons moins. Un homme dans la salle a rappelé qu’au Canada, avec nos 2,6 habitants au km2, on gaspille pourtant pas mal plus que dans bien des endroits surpeuplés de la planète.
Serge Mongeau qui avait animé la première conférence et qui était là aussi lundi soir, a régulièrement résumé les objectifs de la soirée, dont celui d’arriver à un consensus sur la nécessité de stopper la croissance. Il a dit qu’avant de parler de solutions, il fallait déjà réfléchir sur la question de la décroissance car en s’opposant à la croissance, on se retrouve à s’attaquer à un véritable géant, celui que Yves-Marie Abraham a qualifié d’équivalent de la chrétienté au moyen-âge : le capitalisme. Abraham et Mongeau étaient également d’accord sur le fait que ce n’est pas en disant aux gens « Il nous faut décroître sinon l’humanité s’en va à sa perte à long terme » qu’on va les inciter à se mobiliser et à descendre dans la rue pour soutenir l’idée de la décroissance.
François Gourd, du parti NéoRhino, était là lui aussi, avec la dérision qu’on lui connaît. Il a livré un message optimiste en disant que son parti a réussi sans guère de moyens à attirer les médias et à se présenter aux élections. Ce qu’il a oublié de relever, c’est qu’il est dans la reconstruction d’un ancien parti et qu’il joue très bien un rôle qui ne fait aucunement peur au monde du pouvoir, celui de fou du roi. Le clown est drôle et les caméras le suivent, mais est-ce que ça nous mène pour autant à un questionnement en profondeur du système actuel ?
Et c’est à mon sens justement du rôle que vont inévitablement jouer les médias en ce qui concerne l’idée de la décroissance qu’on n’a pas assez parlé. Je n’ai guère entendu de prise de conscience du fait que si les gens sont aussi apathiques que beaucoup l’ont soulevé (avec raison) c’est parce que la société les maintient dans cet état. Parler d’un mouvement aussi révolutionnaire que celui de la décroissance est tout simplement impensable dans les grands médias sans se faire cataloguer « fou idéaliste » dans le meilleur des cas. Comme l’a très bien soulevé une femme présente à l’Archie, les médias attendent les idées avec des cases toutes prêtes, des cases savamment décorées avec toutes sortes de vieux clichés efficaces : l’écolo est barbu, ne connaît rien à la science, etc.
Un participant a mentionné Beppe Grillo , un comique italien, tenu à l’écart par la classe politique italienne et qui a su, grâce à un blog, rejoindre des milliers de personnes, en dénonçant la corruption des différents partis, qu’ils soient de gauche ou de droite. Il est parvenu à récolter plus de 300 000 signatures afin de proposer, entre autres, des lois limitant le pouvoir des partis. Internet étant dans ce cas un moyen de traverser l’écran de fumée médiatique qui tient la grande majorité de la population captive d’un style de vie suicidaire pour notre planète. L’écran de l’ordinateur sera-t-il sauver l’humanité de l’écran de TV ?
J’ai donc quitté L’Archie après 2 heures de présence sans avoir vraiment entendu de discussion autour du thème annoncé « Pourquoi vouloir la décroissance ? », mais avec pleins de questions utiles en tête. Et si ces réunions ne servaient qu’à ça, réfléchir autour de la décroissance, elles seraient déjà très utiles. Alors, rendez-vous pour la 3e rencontre thématique qui devrait avoir lieu à la même place le mois prochain !
ISABELLE BAEZ
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Mots clés: décroissance, engagement-social
L’Action concertée en sécurité alimentaire (ACSA) à Pointe-Saint-Charles organisait le 15 septembre dernier sa fête des récoltes. Ce court-métrage est avant tout un assemblage de courtes entrevues, nous permettant de comprendre le concept des jardins collectifs que l’ACSA coordonne depuis près de 7 ans déjà dans ce quartier ouvrier de Montréal.
En plus d’aider à la sécurité alimentaire du quartier, le jardin collectif est aussi un lieu social où l’on apprend à mieux vivre ensemble. Jardiner collectivement devient même un geste de résistance face à une industrie de l’agroalimentaire qui conçoit l’alimentation en terme de marché économique dans le seul but de faire des profits.
Jardiner ensemble dans une perspective de souveraineté alimentaire
réalisation: Santiago Bertolino
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Mots clés: alimentation, communautaire, Consommation, décroissance, environnement
[ Un texte de Bruno Dubuc provenant de la dernière édition de l'excellent journal indépendant « Le Couac » ]
« It’s capitalism or a habitable planet - you can’t have both »
* Robert Newman, The Guardian, 2 février 2006.
Vous qui lisez Le Couac et vous informez sur l’état du monde ailleurs qu’à Radio-Canada ou dans La Presse, vous en êtes sûrement arrivé tôt à tard à la fameuse question : Est-ce que je me tire une balle dans la tête tout de suite ou est-ce que j’attends encore un peu ?
Personnellement, et comme j’écris ces lignes, vous comprendrez que j’ai choisi d’attendre un peu (par lâcheté, instinct de survie, ou indécrottable optimisme, va savoir…). Et en attendant, comme bien des gens, j’essaie de ne pas trop contribuer au gâchis en prenant mon vélo, en réutilisant des trucs trouvés dans les poubelles, en boycottant les multinationales, en essayant de manger local et en cultivant jalousement ma haine profonde pour cette société de consommation.
Un jour j’ai appris que mon mode de vie avait un nom officiel, la simplicité volontaire. Et un slogan : « Moins de biens, plus de liens ! ». Bon, évidemment ça m’allait. Sauf qu’on connaît tous les limites du « lifestyle activism » et du « acheter c’est voter » (voir « Le piège Waridel », Le Couac, août 2007, p.7). Et comme le chantait Brassens dans Marinette : « Avec mon p’tit vélo, j’avais l’air d’un con » à côté de tous ces riches qui détruisent la planète (« Comment les riches détruisent la planète », Le Couac, mai 2007, p.7)
En 2006, le Fonds mondial de la nature (WWF) écrivait qu’il faudrait l’équivalent de deux planètes Terre pour nourrir l’humanité en 2050 si la consommation des ressources biologiques se poursuit au rythme actuel. L’empreinte écologique moyenne mondiale se situe déjà à 1,2 planètes. Le mode de vie énergivore de l’Occident en utilise déjà de 3 à 5 selon les estimations. Si au niveau mondial on hypothèque déjà notre capital environnemental, en Occident on le brûle carrément. Et les listes d’attente pour les BMW en Chine sont semble-t-il de 5 ans… C’était quoi déjà l’autre option à part « attendre un encore un peu » ?
Et dire que tout cela découle d’une connerie monumentale qu’un enfant de cinq ans remarquerait au premier coup d’œil : le capitalisme promeut une croissance infinie sur une planète finie. Ou encore, comme l’écrivait l’économiste Kenneth Boulding qui avait une vision toute particulière de sa profession : « Celui qui croît qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, ou un économiste ». Sauf que ceux qui spolient le monde connaissent aussi leur finitude en tant qu’individu et optent pour la fuite en avant, pour le « après moi le déluge »… Six millions d’années d’hominisation pour en arriver là… C’était quoi la toune de Renaud déjà… ah oui : Où c’est qu’j’ai mis mon flingue ?
« Oui mais les innovations technologiques vont venir régler tout ça », claironnent les thuriféraires de Prométhée. C’est bien mal connaître la psychologie du « chef-d’œuvre de l’évolution ». L’histoire nous montre en effet à maintes reprises que les époques de forte croissance de la consommation énergétique sont suivies d’une baisse subséquente grâce aux gains d’efficience issus des progrès technologiques, mais que cette consommation rebondit ensuite, les gains étant toujours réinvestis pour produire encore plus ou pour aller plus loin. Monsieur Brossard de Brossard le sait, lui qui, après avoir récemment changé sa grosse bagnole pour une petite voiture qui consomme moins, vient d’en acheter une deuxième à sa femme, tout aussi petite et économe… Les suicidés peuvent-ils être accusés d’homicide ?
Et puis il y a l’ostie de moron, euh… je veux dire l’oxymoron par excellence, j’ai nommé le ô combien pratique « développement durable ». Car si le « développement » en question, qui ne dit jamais son nom, est notre bonne vieille « croissance économique », comment peut-elle être durable sur la Terre ? Je vous renvoie à l’enfant de cinq ans de tout à l’heure. Au mieux, cette expression revient donc à dire qu’il faut faire durer le développement. C.Q.F.D. Le comptoir d’arme à feu le plus proche, c’est par où ?
Quant au protocole de Kyoto, s’il-vous-plaît arrêtez ! C’est comme aller porter une pétition de mille noms contre la guerre à W. Bush, ce truc. Réduire d’au moins 5% par rapport aux niveaux de 1990 les émissions de gaz à effet de serre durant la période 2008-2012, voilà tout ce que dit le plus important instrument visant à lutter contre les changements climatiques ? S’il est de bon ton de répéter qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, tous les experts s’accordent pour dire que c’est grandement insuffisant. Et c’est sur ce traité frileux que le Canada n’a cessé de demander des allégements pour en réduire la portée ? Et c’est le même traité que les États-Unis, méga-producteur de gaz à effet de serre s’il en est un, n’a même pas signé ? Au fond, l’attentat suicide, qui fait d’une pierre deux coups, c’est pas mal…
Au moment donc où j’allais sombrer dans l’axe du mal, je fus sauvé in extremis de mes penchants terrorisss très exactement lundi soir le 10 septembre dernier, alors que j’ai assisté à la première rencontre thématique sur la décroissance conviviale.
Après avoir présenté un petit exposé intitulé « Le réchauffement du climat et les fausses solutions : Kyoto et cie », Serge Mongeau, auteur du désormais classique La simplicité volontaire (Éditions Écosociété, 1998), en venait lui-même au constat suivant : après la posture individuelle de la simplicité volontaire, et devant l’urgence de la situation, il faut maintenant passer au mouvement collectif de la décroissance conviviale.
Mouvement déjà bien développé, notamment en France, la décroissance est le changement de paradigme nécessaire pour sortir de l’impasse productiviste actuelle. Il ne s’agit évidemment pas de décroître indéfiniment (ce qui serait aussi absurde) mais d’imposer des limites, individuelles et collectives, à la démesure. Concrètement, cela signifie « une diminution régulière de la consommation actuelle matérielle et énergétique, dans les pays et pour les populations qui consomment plus que leur empreinte écologique admissible, en évacuant en priorité le superflu matériel, au profit d’une croissance des relations humaines » (Nicolas Ridoux. La décroissance pour tous. Parangon, 2006.)
Facile à dire, mais comment ?, se sont demandés les gens présents à la rencontre du 10 septembre dernier. De la stimulante discussion qui a suivi, une chose ressortait, comme une première étape essentielle : il faut « décoloniser » notre imaginaire, le sortir du carcan de la société de consommation, dans laquelle les choses sont consommées pour leur représentation symbolique plus qu’autre chose. Sauf que lorsqu’on sait qu’il se dépense chaque année entre 400 et 500 milliards de dollars pour la publicité dans le monde, ça donne le goût, encore une fois, d’en finir tout de suite. Mais comme je me sens maintenant moins seul, je vais attendre encore un peu, juste pour voir, au cas où…
BRUNO DUBUC
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La 2ème rencontre thématique sur la décroissance aura lieu lundi le 8 octobre 2007 à 19h à L’Archie (6250, rue Hutchison, au nord de Van Horne et proche du métro Outremont). Thème : « Pourquoi vouloir la décroissance ? L’impossibilité de poursuivre une telle croissance économique » Une discussion sur le sujet suivra une présentation de 30 minutes par Yves-Marie Abraham.
Pour en savoir plus :
Mouvement québécois pour une décroissance conviviale
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Mots clés: Consommation, décroissance, société
Le 11 octobre prochain, je vous invite à venir vous ressourcer et surtout fêter au Cabaret de la rentrée militante:
[ voici le communiqué de l'évènement ]
Un moment de répit dans l’engrenage des luttes annuelles
Cabaret de la rentrée militante
…Parce que militer n’a rien de facile en ces jours bien souvent apathiques et empreints de conservatisme;
…Parce que le mouvement de toutes les révolutions, celui des étudiantEs, est en marche vers une ultime grande grève automnale;
…Parce que lutter, c’est à l’année et qu’il y a presqu’autant de raisons de lutter qu’il y a de militantEs;
…Parce qu’il peut être bon, avant de retourner à nos luttes plus spécifiques, de débuter l’année en dilettante…
…Cabaret de la rentrée militante
Jeudi 11 octobre à 19h30
au Café Chaos (2031 St-Denis)
(donnez ce que vous pouvez/voulez)
Mettant en musique: Paul Cargnello Norman Nawrocki Ève-Marie-Claude Bernard et ses désaccords Mitch L’affront Du faim-fond d’notre ruelle Amerythmes Lydia et Virginy (duo comique) Jean-François Lessard Ensemble chaotic insurectionnel
Infos Café Chaos (514) 844-1301 bdesaccords@yahoo.ca
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