A partir de 12h, les activistes pour la paix se sont massivement dirigés vers le site de l’OTAN, sur lequel ils ont tenté de pénétrer de manière non violente. Il y avait un grand contraste entre l’attitude non violente des activistes et l’agressivité des services de polices, qui étaient déployés en grand nombre et n’ont pas hésité à utiliser chiens, chevaux, spray au poivre, matraques, canon à eau,… Plus de 500 personnes ont été arrêtées. Malgré ce déploiement massif, les forces de l’ordre n’ont pas pu empêcher plus de 50 activistes pour la paix de pénétrer sur le domaine militaire dans l’intention de le sceller.
Ce matin du 27 mars, de 8:00 à 8:35 une petite manif a eu lieu à l’entrée du dépôt postal de la rue Bridge (dont on voit une photo ci-contre), à l’endroit où les bureaucrates privatisateurs de Postes Canada ont décidé derrière des portes closes de déménager le bureau de poste local de Pointe-Saint-Charles.
Un petit groupe de citoyenNEs du quartier ont reçu l’appui enthousiasme et non dissimulé d’un groupe de postiers sur les lieux. Ceux-ci ont profité de l’occasion pour remettre une pile de lettres d’appuis en faveur de la bataille pour conserver le bureau de poste de notre quartier.
En se rendant sur les lieux, c’est là que nous pouvons nous rendre compte que les technocrates et le gouvernement, qui sont supposés défendre un service public accessible à la population, nous méprisent profondément en essayant de nous faire croire qu’ils protègent les services pour lesquels nous payons généreusement.
Endroit quasi inaccessible, pollué par la circulation intense du pont Victoria et dangereux pour qui voudrait si aventurer, la bêtise des dirigeantEs de Postes Canada nous est apparu ce matin dans toute sa splendeur.
Évidemment, ce ne sont plus les mots qui comptent puisque nous avons prouvé logiquement, avec des arguments raisonnables et hors de tout doute, que les intellectuelLEs de Postes Canada n’arrivaient pas à la cheville des citoyens et des citoyennes de Pointe-Saint-Charles avec les arguments ridicules qu’ils nous ont servis.
Alors, la seule chose que Postes Canada et le gouvernement peut comprendre c’est le rapport de force.
Participons massivement à la manifestation qui aura lieu le 28 mars à partir de 16:00 à la Maison St-Charles.
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Ce court film de douze minutes met en perspective le combat que mènent à l’heure actuelle certains syndicats, groupes communautaires et citoyens contre la privatisation du système santé au Québec.
La lutte contre la privatisation du sytème de santé
ou « le combat du recommencement »!
Réalisation: Santiago Bertolino
durée: 12 minutes
Il semble bien que M.Castonguay ait choisi de présenter son rapport devant un public qui l’encense, celui du monde des affaires. Un monde des affaires avide de voir le système de santé public du Québec se déconstruire, pour ainsi laisser la voie toute grande ouverte au secteur privé.
Selon eux, les recommandations que propose le rapport Castonguay risquent de nous ramener 40 ans en arrière, là où six Québécois sur dix n’avaient pas d’assurance-maladie, et de mettre fin à ce “bijou” qu’est notre système de santé public au Québec.
Lorraine Guay, dans l’une des conférences qui ont donné le ton au forum, a posé cette question: « Pourquoi se mobiliser ? ». Voici quelques éléments de sa réponse que j’ai puisés dans son discours d’une vingtaine de minutes. Ainsi, il faut se mobiliser parce que:
” le retour en force du privé entraîne l’impossibilité d’un monde commun[...] Plus les institutions privées pénètrent le champ de la santé, plus les aspirations à la participation citoyenne s’amenuisent [...] Le privé, ce qu’il fait quand il introduit, entre autres, l’accès à des assurances privées pour ceux qui ont des moyens, c’est qu’il crée des clans dans la société, qui vont se protéger [...] Et ça ne sera pas très long avant que ceux qui vont se munir d’assurances privées vont refuser de payer des impôts. C’est évident ! Pourquoi ils paieraient à deux places ? ”
Finalement, pour Lorraine Guay, cette lutte contre la privatisation de la santé, c’est un combat de recommencement. D’après elle, ” il faut recommencer un certain nombre de combats et c’est dans le recommencement qu’il faut trouver le fondement de la mobilisation citoyenne à l’heure actuelle. Recommencer, ce n’est pas s’immobiliser. C’est le contraire, c’est repartir à l’attaque. Repartir, pas seulement à la défense, mais au développement du système public.”
[ Mise en contexte par Santiago Bertolino d'Actualité citoyenne: Parce que la situation en territoire palestinien est de plus en plus préoccupante, je tiens à diffuser au cours du mois quelques articles de journalistes indépendants qui osent dénoncer la situation de violations des droits humains que subit en ce moment, et plus que jamais, le peuple palestinien.
Je diffuse ici un premier article de la journaliste indépendante Silvia Cattori intitulé « Les habitants de Gaza condamnés à boire une eau polluée ». Il faut savoir que depuis le 17 janvier dernier la population de la bande de Gaza est soumise à un blocus. Les 1,5 million d'habitants vivant dans la bande de Gaza se retrouvent refermés sur eux-même, il n'y a presque plus d'activité économique, on parle de 80% de la population qui dépend de l’aide alimentaire... Selon un rapport d'Oxfam, la population de Gaza vivrait la pire situation humanitaire depuis 1967. Ici, Silvia Cattori brosse le portrait d'une population assiégée qui est condamnée à boire une eau impropre à la consommation... ]
« Les habitants de Gaza condamnés à boire une eau polluée »
un article de Silvia Cattori
Les habitants de Gaza ont toute raison de craindre pour leur vie, depuis qu’Israël a bouclé leur territoire et interdit de laisser entrer les produits nécessaires pour purifier l’eau polluée, comme le chlore. L’eau qu’ils sont obligés de boire compromet la santé d’un million et demi de personnes.(*) Ce qui les expose à une mort lente car elle est impropre à la consommation.
Hier, une mère de sept enfants de Jabalyia nous a fait part de son extrême inquiétude de n’avoir d’autre choix que de continuer à cuisiner avec l’eau contaminée par l’infiltration des eaux usées et de la donner à boire à ses enfants tout en sachant que cette eau, très salée et empoisonnée, compromet gravement leur santé. « Nous avons tous mal aux reins et à l’estomac, mais je n’ai pas les moyens d’acheter de l’eau minérale. On est obligés de boire cette eau absolument imbuvable ».
Cela ne date pas d’aujourd’hui. Nous avions évoqué ce grave problème d’eau en mars 2007 [1]. Et en janvier 2008 en diffusant ce témoignage : « L’approvisionnement en eau, ainsi que l’évacuation des eaux usées, qui dépendent du raccordement au réseau d’électricité, ne sont plus assurés depuis longtemps. D’ici à demain nous allons nous effondrer si rien ne change. Notre réserve d’eau est terminée…Depuis qu’Israël l’avait bombardée en 2006, la centrale électrique ne fonctionnait plus qu’au minimum de ses capacités. Si rien ne se passe dans les heures qui suivent, nous allons mourir de soif » [2].
Depuis, la situation s’est encore plus gravement détériorée.
Les autorités israéliennes sont en train de tout mettre en œuvre pour mettre à genoux ce peuple, dont l’esprit de résistance leur est insupportable, créant ainsi une catastrophe humanitaire, en l’affamant et en ne lui laissant que des filets d’eau polluée.
Au moment même où des enfants et des adultes risquent de mourir à Gaza de maladies dues à l’eau polluée, la société EDEN SPRINGS -distributeur, dans de nombreux pays européens, de bouteilles d’eau- avertit sa clientèle européenne que « pour fonctionner convenablement notre corps a besoin d’au moins 2 litres d’eau par jour », et lui propose d’acheter EDEN « une eau fraîche, pure et intacte ( …) extraite naturellement d’une source rigoureusement sélectionnée (…)parfaitement équilibrée en magnésium et en calcium » apportant ainsi« les bienfaits de sa pureté pour le bon fonctionnement et le bien-être de l’organisme » [3].
Or il se trouve qu’une association écossaise de défense des droits des Palestiniens (Scottish Palestine Solidarity Campaign) a lancé un appel au boycottage contre la branche anglaise de cette société, “Eden Springs UK Ltd”, parce qu’elle serait « possédée, dirigée et contrôlée par Eden Springs Ltd/Mayanot Eden [4], une compagnie israélienne coupable de graves violations du droit international. Eden Springs viole directement les droits humains des habitants du Golan syrien occupé par le vol de leurs ressources naturelles, incluant la terre et l’eau. La Compagnie Eden Springs profite directement de l’exploitation de l’eau du Golan » [5].
Cet appel souligne que la motivation du boycottage n’est pas l’origine de l’eau distribuée au Royaume Uni par “Eden Springs” – qui ne vient pas du Golan – mais « la question centrale (…) des violations du droit international par la compagnie parente Eden Springs Ltd/Mayanot Eden », basée en Israël.
Durant le mois de mars 2008, le groupe « Personne n’est illegal-Montréal » participe à l’organisation d’une série d’actions visant à dénoncer le racisme et le sexisme inhérents au soi-disant « débat » sur les accommodements raisonnables et à la Commission Bouchard-Taylor. Selon leur communiqué, il s’agit aussi de sensibiliser les gens sur les vrais enjeux auxquels font face les communautés racialisées et migrantes à Montréal, c’est-à-dire les lois injustes d’immigration, les déportations, les détentions, la surveillance et le harcèlement, l’exploitation au travail, la pauvreté, la criminalisation, le sexisme, la brutalité policière, le profilage racial, la précarité sous toutes ses formes, etc.
Cette série d’évènements qui se déroule actuellement s’intitule « Accommode donc ça! ». Un atelier a déjà été donné lundi dernier, mais il reste encore deux autres ateliers qui auront lieu les 15 et 16 mars prochains. L’atelier du 15 mars s’intitule « Sexe, race et identité religieuse » (cet atelier est ouvert aux personnes s’identifiant comme femmes seulement) et celui du 16 mars portera sur la lutte contre la violence sexiste, étatique et interpersonnelle. Pour connaître l’horaire, cliquez ICI
Mais le point culminant de cette campagne de sensibilisation antiraciste c’est le lancement du rapport « Accommode donc ça! ». Dans le communiqué de presse de l’événement, on peut y lire que: ” ce rapport est constitué d’une collection de témoignages, de lettres, de discussions, d’analyse et plus, qui retransmet les voix de personnes migrantes et racialisées qui dénoncent le racisme, le sexisme et toutes les formes de marginalisation. Allant à l’encontre du rapport Bouchard Taylor, il vise à aller plus loin que le « débat » à la fois biaisé et restrictif sur les accommodements raisonnables et à aborder les véritables enjeux qui affectent nos communautés. Le Rapport « Accommode donc ça ! » sera lancé lors d’un forum public à Montréal.”
Ce forum aura donc lieu jeudi 20 mars, 18h30 à L’Alizé (900 Ontario est, métro Berri-UQAM). Au programme: extraits vidéos et photos tirés du rapport “Accommode donc ça!”; témoignages et présentations ; [ prestations de Kalmunity Vibe Collective, Île City, des poètes 23 (tu-three) et Aliah, et bien plus! ]
UTIL vous invite à faire partie d’une armée de louches et de fausses mitraillettes à l’occasion du 5e anniversaire de l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan samedi 15 mars prochain.
Le fusil et la louche: une escouade qui met en lumière l’absurdité du discours que nous servent nos politiciens au sujet de la participation militaire canadienne en Afghanistan.
Une seule et unique répétition aura lieu mercredi le 12 mars. Rendez-vous à 18h30 dans le hall de l’École Nationale de théâtre du Canada, située au 5030 rue St-Denis, à deux pas du métro Laurier.
- Plus que jamais nous semblons emboîter le pas à nos voisins américains dans notre idéologie militaire. Les instances politiques justifient la présence canadienne en Afghanistan en invoquant la sécurité d’un peuple alors que l’instabilité est croissante et les victimes civiles de plus en plus nombreuses.
- En Irak, depuis l’invasion, l’eau potable est encore moins accessible que sous les sanctions.
- Les dépenses Canadiennes en matière de défense nationale sont 7 fois plus élevées qu’en matière de Santé et d’environnement.
- En février 2007, les États-Unis ont déployé 38 000 soldats supplémentaires en Irak. Pourtant, ils disent que la situation est sous contrôle.
- Afghanistan : 2007 fut l’année la plus meurtrière depuis 2001. Plus de 6500 personnes sont mortes au combat.
- Les bombardements aériens massifs remplacent les opérations au sol.
- Début janvier 2008 : 20 tonnes de bombes ont été largués sur un seul et même village irakien.
- Après 5 ans d’invasion étrangère en Afghanistan, aucun changement positif majeur n’a été observé.
- L’ONU n’a jamais « autorisé » ces guerres.
- Le budget de la défense nationale du Canada passera de 1,5% à 2% par année.
- La mission en Afghanistan ne cesse de se prolonger : Stephen Harper propose que la mission canadienne à Kandahar prenne fin en juillet 2011. Les libéraux ont proposés décembre 2011.
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur « le rôle du Canada en Afghanistan », il y aura ce soir (4 mars 2008) deux conférences sur le sujet, à laquelle irez-vous (pour en savoir plus lire les infos plus bas) !?
J’en profite aussi pour rappeler qu’il y aura le samedi 15 mars 2008 dans le cadre de la Journée mondiale d’action une grande manifestation à Montréal contre la guerre en Irak et en Afghanistan! Ensemble nous scanderons « Troupes étrangères hors de l’Irak et de l’Afghanistan! ». La manifestation aura lieu à 12h30 au Carré Dorchester (coin Peel et René-Lévesque)
Voici les informations que j’ai reçu du Collectif échec à la guerre au sujet des 2 conférences qui auront lieu ce soir:
vous trouverez, ci-dessous, de l’information concernant deux conférences/débats sur l’intervention militaire canadienne en Afghanistan qui ont lieu CE SOIR, en anglais.
1. Le rôle du Canada en Afghanistan :
Qu’est-ce qu’on y fait au juste ?
Est-ce un bon usage de nos ressources ?
Quelle est l’alternative ?
Organisé par le Montreal Public Forum
Mardi le 4 mars, 2008, à 19h
St-James United Church, 1440 St-Alexandre
(métro Place-des-Arts ou autobus 15 ou 80)
Voir le infos plus détaillées ci-dessous (en anglais)
2. Le rôle du Canada en Afghanistan :
Organisé par l’École des affaires publiques
et communautaires de l’Université Concordia
(en anglais et en français)
Mardi le 4 mars, 2008, de 18h à 20h
Édifice Samuel Bronfman, 1590 rue Dr. Penfield
Parmi les conférenciers invités, on retrouve
* Almas Bawar Zakhiwal, directeur pour le Canada du Conseil de Senlis
* Rémi Landry, lieutenant-colonel à la retraite
* Matt Jones, du Collectif Échec à la guerre
* Mirwais Nahzat, du Centre de recherche sur l’Afghanistan (Ottawa)
Modérateur : Julian Schofield, du département de science politique de l’Université Concordia.
Sympathisant de tous les échevelés, Steve Patry est cinéaste/producteur au sein de Funambules Médias. Il pratique le cinéma social depuis plusieurs années et s’intéresse plus particulièrement au mode de vie des marginaux. Il est le co-réalisateur du projet documentaire De prisons en prisons.
Offrant vitrine aux causes et aux peuples ignorés des grands médias, elle cherche à faire réfléchir et à poser un tout autre regard sur la réalité de la planète.