Du coup, profitez-en pour signer la pétition un débat pour tous! pour que les chefs de Québec Solidaire et du Parti Vert soient présents au débat des chefs!
Dernièrement, en faisant un ménage dans ma paperasse, j’ai trouvé une coupure de journal publiée dans Le Devoir en date du 12 octobre. L’article s’intitulait Un nouveau mobilier urbain au centre-ville. En lisant ce titre on pense peut-être à la construction de condos, à un autre processus de gentrification, au mieux à la construction d’espaces verts ou à un nouveau système de transport en commun. Détrompez-vous, ce nouveau mobilier urbain est en fait un renouvellement des bancs de parc dans l’arrondissement de Ville-Marie.
Pourquoi pas ? Les bancs sont peut-être usés, périmés, dangereux même ?
L’arrondissement compte actuellement 500 bancs…mais les aléas de la vie urbaine et les opérations de déneigement ont laissé des traces…
- Le Devoir
C’est pourquoi le maire de l’arrondissement Ville-Marie, Benoît Labonté, a engagé un designer pour donner une signature particulière au mobilier du centre-ville. Cette signature particulière est en fait l’intégration d’accoudoirs au centre du banc, qui empêchera définitivement la position à l’horizontale. Finit les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics et pire encore, finit l’itinérant qui voudra y faire un dodo.
(source : Le Devoir)
Tout comme l’interdiction des chiens au Carré Viger et au Carré St-Louis, ce projet a tout l’air d’une autre mesure malicieuse qui vise à nettoyer le centre-ville…
Néanmoins, le designer, Michel Dallaire, affirme que ce type de banc est présent autant à Toronto qu’à Paris et se défend d’avoir dessiné ce prototype à des fins discriminatoires : J’ai voulu que ce banc de parc ne soit pas perçu comme un empêchement de dormir, mais plutôt qu’il donne la place à tout le monde, explique-t-il. À vous de juger !
De toute façon : Ce n’est pas la fonction d’un banc, soutient l’arrondissement.
Vous pourrez admirer le tout nouveau modèle de banc de parc 2009 : gris et beige, confortable et surtout ergonomique, quelle blague, à partir du printemps prochain.
J’ai sous-titré en français ce discours prononcé en anglais par Jessica Yee, féministe Mohawk d’Akwesasne, qui à travers l’esprit de la grand-mère nous fait part de ce que la plupart des femmes autochtones ont subi à travers des années de colonisation.
Il faut écouter ce discours jusqu’au bout pour en apprécier toute sa valeur !
Ne manquez pas la présentation du dernier film de Patricio Henriquez: Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture. Un documentaire sur le thème des certificats de sécurité et du nouvel ordre mondial présent sur la planète depuis le 11 septembre 2001: la “guerre au terrorisme”. Si vous vous présentez à l’Ex-Centris ce vendredi 7 novembre à 20h45 ou encore dimanche 9 novembre 14h45, le réalisateur sera présent, ainsi qu’Adil Charkaoui.
Présenté en français, pachtoune, arabe, anglais, et espagnole, avec sous-titres en français.
Admission : 10 $ (étudiantE / aînéE : 7,50 $)
SOUS LA CAGOULE, un voyage au bout de la torture retrace le parcours d’individus qui ont été torturés en toute illégalité par des états ‘démocratiques’ sûrs de leur bon droit. Il illustre le drame méconnu des victimes de cette nouvelle barbarie et donne ainsi un vrai visage à la souffrance. Revenant sur l’historique de la torture érigé en système par l’Inquisition catholique au Moyen Âge, de même que sur le passé peu glorieux d’une Amérique souvent complice des tortionnaires, Patricio Henríquez en appelle à notre vigilance.
PATRICIO HENRIQUEZ. Né au Chili en 1948, Patricio Henriquez mène une carrière de journaliste puis de réalisateur à la télévision de l’Université du Chili. Lors du coup d’État du 11 septembre 1973, il est arrêté et emprisonné. Relâché deux mois après, il s’exile au Canada en janvier 1974. Il vit depuis à Montréal, ou il poursuit une carrière de réalisateur et producteur de documentaires. En 1995, avec Raymonde Provencher et Robert Cornellier, il fonde Macumba International, une maison de production de documentaires à caractère international. En 2005 et 2006, il a réalisé Désobéier et Le côté obscur de la Dame Blanche.
ADIL CHARKAOUI fut arrêté en mai 2003 sous un certificat de sécurité émis sous la loi sur l’immigration. Le 21 août 2003, un agent d’évaluation des risques avant renvoi (ERAR) d’Immigration Canada a conclu que Charkaoui risquerait de faire face à des traitements ou peines cruels et inusités, à la torture et à la mort s’il était forcé à retourner au Maroc. Cette évaluation a été réaffirmée en octobre 2007. Malgré cela, le Canada a maintenu les procédures d’expulsion contre lui.
Offrant vitrine aux causes et aux peuples ignorés des grands médias, elle cherche à faire réfléchir et à poser un tout autre regard sur la réalité de la planète.