inicio sindicaci;ón

Actualité citoyenne

Bienvenue dans ce laboratoire de l’actualité populaire, citoyenne, communautaire, sociale et engagée. Pour en savoir plus.

Lettre aux étudiantEs québécoisEs

Ceci n’est rien de moins qu’un appel à la mobilisation générale de toutEs les étudiantEs des niveaux postsecondaires. Vous direz qu’il n’y a rien de plus simple que de jouer les hasbeens dispensateurs de conseils à la jeunesse d’aujourd’hui et vous aurez bien raison. Cette jeunesse n’a certes pas besoin de faire les frais du paternalisme d’un trop grand nombre qui ne s’adonnent qu’au charcutage d’acquis sociaux, à commencer par le système d’éducation. Il n’en reste pas moins qu’il n’y a que vous qui pouvez stopper une énième hémorragie.

L’éducation a toujours été considérée comme le poumon d’une société, qu’il soit économique, culturel ou autre. Les gouvernements se targuent depuis des lunes d’y investir autant qu’ils le peuvent. Derrière de grandes promesses se cachent malheureusement de toutes petites priorités, où la compétitivité prend le dessus sur l’accessibilité et la qualité de l’enseignement général, où l’entrave à l’universalité ne se calcule que par le manque de livres scolaires…

On peut en effet douter qu’il existe une universalité véritable actuellement et on s’amuse encore trop à pavoiser avec l’idée selon laquelle « c’est moins pire qu’ailleurs ». Mais pire encore, il y a un principe qui s’étiole à cause d’un courant de plus en plus réactionnaire et « réingénierisant » : la gratuité scolaire.

On dira ce qu’on voudra, mais ce fantasme que constitue le principe de gratuité scolaire a traversé les petites époques, a transcendé les générations et nous a sauvé de bon nombre de menaces de dégel des frais de scolarité. Alors que le couple Charest-Dumont jubile d’être en train de réaliser un rêve et que la Marois ne semble pas s’outrer outre mesure (elle-même porteuse d’une menace de dégel en 1996, en plein déficit zéro), les conséquences pourraient bien être aussi « lucides » que tout ce que peut vous évoquer ce mot, pourtant vieux comme le monde. Nos gouvernantEs ont appris de leurs erreurs, ont peiné lors des rendez-vous manqués avec les dégels, et les voilà de retour avec une stratégie populiste redoutable qui n’est rien de moins qu’un dégel déguisé: celle du 2$ par semaine. Quel beau coup de marketing, où vous allez devoir vous laisser convaincre et convaincre la population que ce petit effort en apparence va vous couper les boyaux . Et voilà : 50$ de plus pour une session d’université cet automne, un autre cet hiver et on continue comme ça pendant trois ans… à moins que l’État n’y prenne trop goût !

La menace est déjà en branle. Si vous pouvez échouer une première session en payant la note (un premier 50$), vos trois prochaines années universitaires pourraient encore être sauvées du seul fait de votre rapport de force. Certes, bon nombre d’entre vous étaient là lors de la grande grève étudiante de l’hiver 2005 et en sont à peine remis, mais comme on dit, une menace n’attend pas l’autre. Trop de hasbeens ont courbé l’échine, mais bon nombre d’entre eux vous suivront si vous daigniez encore une fois sauver les meubles et vous battre, avec ce grand principe loin d’être utopique qu’est la gratuité scolaire. Allez, bonne rentrée !

Bernard St-Jacques / Montréal / 4 septembre 2007

Catégories : À propos de...
Mots clés: , ,

1er Forum social québécois : le supermarché de la gauche

Le premier Forum social québécois (FSQ) du 23 au 26 août vient de se terminer. On aurait pu craindre que les hippiEs amantEs de la coopération internationale, qui sont d’ailleurs à la base de cet événement (issu de la lignée des forums sociaux mondiaux), ne seraient pas capables de mobiliser les mouvements sociaux bien québécois. Enfin, il n’en a été rien. Malgré un bilan mitigé dont les troubles émanent de la gauche et de l’événement lui-même, un avantage indéniable : si elle est trop invisible et questionnable de par sa multiplicité, la gauche porte encore son lot d’adeptes.

Disons que l’ambiance y a été légère, malgré le pullulement de moments et de lieux où s’exprimer qui avait de quoi essouffler, tout comme les conversations qu’on n’arrivait jamais à finir tellement on y croisait de convives. Tous les réseaux, tout ce qu’il y a de social y était, du tout début de l’axe Gauche jusqu’à plus ou moins où on la considère plus extrême (n’en déplaise à trop d’anars). Le campus de l’UQAM grouillait de congressistes, le nom inscrit autour de leur cou, qui mangeaient de la bouffe végé dans le Parc Émilie-Gamelin, à l’exception de certainEs carnivores obstinéEs et confinéEs au McDo, en cachette. Le tout à l’image de la gauche, trop hétérogène, contradictoire, mais heureuse d’être enfin presque unie.

Le FSQ, c’était aussi un pari risqué de la mobilisation, finalement gagné avec ses au moins 3000 inscriptions. Pendant chacune de ses périodes se déroulaient 40 conférences ou 5 spectacles en même temps. Des idéaux de mêmes allégeances ne pouvaient alors être qu’en compétition. Samedi pm, on était trois qui, sans le savoir, se sont splittéEs dans trois différentes conférences : une sur l’état de l’UQAM, une sur le massacre de la caisse d’assurance-emploi et une autre sur le sort prochain de notre existence proféré par de vieux militantEs . Mmmh. Heureusement qu’on était là touTEs les trois pour se raconter ça.

La gauche gauche ?

La gauche est-elle si gauche?  Ce jeu de mot facile, très mauvais en apparence, n’est certes pas dénué de pertinence. Cette gauche, comme les Démocrates, est divisée, sinon fragmentée, et sert d’apanage à toutes les luttes, à toutes les misères, à tous les maux de la terre… Si elle a justement ce mérite de servir tout ce qui peut être considéré comme opprimé ou opprimable, cet avantage lui désert tout autant, diluant ainsi chaque pois dans la soupe progressiste. Certes, le néolibéralisme, l’impérialisme et le patriarcat sont les causes de tous nos malheurs, mais la lutte de chacunE, elle, semble ne trouver son sens que dans la spécificité…

Et dans la gauche, pour ceux et celles qui n’y sont pas, ça parle! Exemple : sur les au moins 3000 personnes présentes, certainement pas loin d’un millier y ont été panélistes ou artistes. Aussi, une assemblée des mouvements sociaux de clôture a réuni quelque 500 forumistes qui, tour à tour, ont exprimé leurs vœux pour la nouvelle année. Il ne manquait qu’un bulletin de vote à remplir à la sortie, chacunE faisant son choix de lutte. Votre humble serviteur ici ne critique pas, il constate.

Ce qu’il faut retenir de tout ça?

Que de tels événements ont leur pertinence, car en quelque part, on ne peut être contre la vertu, mais il ne faut pas oublier cependant que ce n’est pas parce qu’on œuvre à une cause et profite d’une tribune qu’on est ouvert à tout le reste. Ce n’est pas non plus parce qu’on adhère à des idéaux empreints de radicalisme que nos actions le sont tout autant. Mais encore, l’invisibilité de la gauche est manifeste, que ce soit dans la rue à cause de la brutalité policière ou du fait de sa trop grande multiplicité et son éparpillement. En passant, tout ça n’est pas nécessairement dommage : c’est la gauche d’aujourd’hui (c’est ça qu’y’est ça, comme on dit!)…

Le discours d’un certain vice-président de la CSN tenu à la toute fin du Forum social québécois a rappelé à votre humble serviteur une certaine citation qu’il paraphrasera ici plutôt mal, mais bon. Au début des années 1790, aux confins de la Révolution française, certains nobles et ecclésiastes, se sentant sur le bord d’être renversés, ont déclaré leur amour au petit peuple et confirmé que les revendications de ce dernier n’étaient que bien fondées. Une fois la mascarade terminée, Danton aurait déclaré à son ami Dumoulin : « Ils se sont saoulés de bonnes paroles, et ils vont se réveiller demain avec une bonne gueule de bois ». Qu’il n’en soit point ainsi en ce qui concerne notre bonne vieille gauche!

Et tant qu’à y être dans les citations, voici en écho une petite conversation que votre humble serviteur a attrapé au vol au sujet du FSQ. L’un des convives déclare avec un enthousiasme énorme : « On vient d’assister à l’événement du siècles »… et l’autre, de lui répondre : « Si c’est l’événement du siècle, ça parait que le siècle est jeune »! Y’aura d’autres occasions. En attendant, longue vie à la grève générale étudiante, le seul grand mouvement social potentiel de l’automne!

Catégories : À propos de...
Mots clés: , ,

«Non d’un chien !»

Petit rappel en pleine saison estivale : il y en qui font les frais de leur unique présence dans l’espace public, actuellement ! En période de festival, il est difficile d’évaluer l’effet de la répression policière sur les plus marginaux de notre communauté, mais essayez d’imaginer cependant, en vous rappelant le «fameux» règlement interdisant les chiens dans deux des plus fréquentés espaces publics du centre-ville de Montréal.

«Non d’un chien !»

À chaque saison estivale, c’est le branle-bas de combat sur la manière dont va se partager le centre-ville. Cette lutte est généralement perdue d’avance par les marginaux de notre société. Dès lors, c’est la fermeture de l’espace public qui devient roi, celle-ci passant principalement par un discours rétrograde de nos éluEs et la mise en place de mesures plus irresponsables qu’efficaces. Si la situation ne se dégrade pas cette année, elle ne sera certes pas moins pire que les autres.

À la mi-mai, le Maire de l’arrondissement Ville-Marie, Benoit Labonté, mettait la table : « il fallait s’attendre à la mise en place de mesures permettant de s’assurer de la propreté du centre-ville, que les parcs de notre cité ne soient transformés en camping et reconnaître qu’il y a durant l’été à Montréal, des bons et des mauvais itinérants ». Cette dynamique discursive peut créer autant de tords que la mise en place d’une réglementation appliquée à la lettre et n’ayant pour seul impact significatif que d’hypothéquer l’avenir de personnes déjà fragilisées par la vie.

Et voilà qu’à son conseil du 5 juin dernier, l’arrondissement adopte un règlement interdisant d’être accompagné d’un chien dans les uniques carrés Viger et Berri avec les personnes marginalisées comme cible de choix. L’arrondissement avait déjà assuré la fermeture de l’espace public cet automne par l’adoption d’un règlement sur la fermeture des parcs la nuit. À ce moment, notre organisation avait soulevé le même constat sur le discours et les actions de l’arrondissement, appuyé en novembre par la Commission des droits de la personne (CDPDJQ). Celle-ci avait tenu une rencontre avec la ville centrale et l’arrondissement et tous avaient convenu qu’à l’avenir, l’arrondissement devait tenir informé la Commission et les groupes communautaires des mesures qu’il envisageait prendre qui pourraient affecter la population itinérante. Force est de constater que Labonté le maire et son arrondissement n’ont absolument pas retenu leur leçon et sont allés de l’avant sans ménagement avec l’adoption du règlement sur les chiens.

Les effets de la fermeture pure et simple de l’espace public aux personnes marginalisées ont des conséquences graves sur les conditions de vie de ces dernières, ce que l’arrondissement n’est pas sans savoir. Encore récemment, une étude de la chercheure Céline Bellot révélait que la remise de contraventions aux personnes itinérantes avait diminué d’un maigre 11% depuis 2004. Avec encore un impressionnant 6397 constats annuellement, c’est 5 fois plus de contraventions émises qu’il y a dix ans.

Le premier danger de l’adoption de tels règlements est justement cette augmentation de la judiciarisation de ces personnes et des nombreux effets néfastes qui l’accompagnent : dette judiciaire, emprisonnement, déplacements, sentiment d’injustice, etc. L’autre danger consiste à ne pas reconnaître qu’il y a un manque criant de ressources adaptées à l’ensemble de la population itinérante, tellement celle-ci est hétérogène, et que l’on ne peut forcer personne à fréquenter ces services. Enfin, l’ultime danger concerne le poids même des propos tenus par nos décideurs en adoptant de telles mesures. Il n’y a en effet rien de mieux qu’un tel cocktail de bonnes paroles pour alimenter les préjugés dans la population, renforcer l’intolérance et le sentiment d’insécurité des bonNEs citoyenNEs et détériorer davantage la cohabitation dans la rue.

Enfin, voilà plus de deux ans que nous siégeons à un groupe de travail tripartite à l’invitation de la Commission des droits de la personne (CDPDJQ) où est présente la Ville de Montréal, dont l’arrondissement Ville-Marie. Nous sommes en train de travailler à la mise en place d’un projet de médiation sociale qui doit intervenir dans des situations conflictuelles précises entre des personnes itinérantes et d’autres acteurs et actrices de la communauté du centre-ville (résidentEs, commerçantEs, etc.). Mais comme c’est le cas actuellement, il y a des moments où nous nous demandons à quoi servent de tels efforts de concertation et d’initiatives quand quelques bonnes paroles et l’adoption d’un règlement viennent tout compromettre, l’espace d’un instant, dans notre espace… de moins en moins public. «Nom d’un chien » !

Bernard St-Jacques
Pierre Gaudreau
Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM

Catégories : Actualités, À propos de...
Mots clés: , ,

Bernard et ses désaccords récidivent…

Lancement du nouvel album de Bernard et ses désaccords:

photo bernard

Le schizo-orchestre sont en ville et encore vivant, les potes ! Nouvelles frasques, même caustique, toujours actuelisé et mondialisé…

Les désaccords reviennent vous siffoner 5 piastres afin de vous vendre sa propagande, avec son nouvel album « des mots » Espoirs bipolaires (attention, le nom change souvent). Nouveau matos sur les grandEs de ce monde (les personnes assistées sociales, surtout) et vieux stock à immortaliser dans votre collection de disques subversifs.

Rendez-vous pour une défonce musicale, jeudi le 21 juin 2007 dans Centre-sud (à L’Alizée, 900 Ontario Est, coin St-André) pour un petit 5 à 7 de lancement snob où les canapés ne seront pas fournis, mais où l’entrée est quand même gratos…

Catégories : Événements
Mots clés: , , ,

La résistance triomphe presqu’à la cour !

«Rebondissements dans le procès des 193 arrêtéEs du 19 novembre 2004, jour d’un congrès du Parti libéral du Québec quand celui-ci en était à ses meilleurs moments : Le juge Morton Minc ordonne l’arrêt des procédures judiciaires à l’endroit de ces manifestantEs accuséEs d’avoir troublé l’ordre public, l’équivalent d’un attroupement illégal au criminel».

On pourrait imaginer cette poire de Claude Poirier commenter l’affaire en ces termes. Néanmoins, il est vrai pour une fois que jusqu’à preuve du contraire, les résistantEs de ce vendredi noir n’auront pas à payer leur ticket pour avoir bruyamment manifesté contre les conneries du gouvernement Charest. Le plus bizarre, c’est que le somnolent juge a bel et bien considéré coupable les résistantEs ayant usé de certains drapeaux, bannières et écharpes… mais il a trouvé que les policiers ont été encore bien plus méchants.

Il vaut la peine de rappeler les faits : le 19 novembre 2004, des centaines de manifestantEs ont croisé le fer au Square Philips en fin de journée à l’appel de la CLAC pour manifester contre la tenue d’un congrès du PLQ. Plusieurs de ces personnes s’étaient jointes à une manifestation de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) tenue l’après-midi même. La manifestation s’est entre autres rendue devant les bureaux du premier ministre Charest et devant le Palais des congrès, où se tenait ledit rendez-vous des chiffemolles conserlibérales. On était alors dans les pires moments de ce gouvernement entrant dans sa seconde année de charcutage, entre autres avec sa réingénierie de l’État, des syndicats et des moins nantiEs avec sa loi 57 (contre les personnes assistées sociales). La manifestation a malencontreusement pris fin sur René-Lévesque au coin University, par une arrestation de masse «tout ce qu’il y a de plus classique», avec lumières de discothèque, caoutchouc et bottes de cuir. Les grandEs criminelLEs, près de 200, s’en sont finalement sortiEs avec moins qu’une accusation criminelle (une contravention) et à 4-5 heures encercléEs et, les menottes dans le dos, assisEs en indien sur la chaussée en plein boulevard René-Lévesque par un temps… de la fin novembre. Enfin, pour s’assurer que la manifestation ne reprenne plusieurs heures après le «vous êtes en état d’arrestation», l’aventure s’est achevée par un charmant tour d’autobus de la STM blindé vers les stations de métro des extrémités de la ville (comme Angrignon et Henri-Bourassa).

Le SPVM dispose d’environ trois semaines pour porter la décision en appel. L’institution a connu un sacré revers, il est vrai, mais les médias ont aussi beaucoup joué cette carte du méchant policier («Le SPVM sévèrement blâmé» titrait la presse en une le lendemain du jugement, le 31 mai dernier). La spéculation va bon train. On a maintenant un SPVM qui n’a pas intérêt à se faire servir une jurisprudence qui libérerait éventuellement toutE manifestantE ayant subi un minimum de préjudices en cas de manif, comme le 19 novembre : forcé de s’asseoir à terre alors qu’il fait froid et menotté dans le dos, pas le droit de parler à unE avocatE pour plusieurs heures, pas d’accès à des toilettes, détention trop longue, etc. Les flics devraient peut-être aussi avaler leur pilule, mais ils pourraient aussi être tentés de faire appel justement parce qu’une gang de jeunes manifestantEs et de jeunes avocatEs brillantEs les ont fait passer pour une gang de caves.

Revenons aux mesures utilisées par les policiers qui auraient «un caractère abusif et vexatoire» et qui constitueraient une atteinte à la dignité humaine». Honnêtement, et c’est ça qui est merveilleux dans ce cas-ci, ces préjudices ne sont pas les pires à avoir été subis dans le cadre d’une manifestation s’étant conclue par une arrestation de masse, mais plutôt semblables aux tords subis dans toutes les arrestations de masse passées. Dans ce cas-ci, la détention en prison n’a pas été de 15 à 25 heures comme c’est souvent le cas. Dans le fabuleux encerclement où on est trop souvent tasséEs comme des sardines, on a déjà connu des épisodes où ça brassait ou on se faisait malmener davantage… Par ailleurs, l’absence de contact rapide avec unE avocatE ou de la lecture des droits et la fouille effectuée avec la plus grande témérité sont le lot de toutes les situations de ce genre. C’est une des raisons pour laquelle il faut se réjouir d’un tel jugement, qui éclaire beaucoup de lanternes sur l’abus complètement démesuré de droits qui se déroule quand on se fait prendre dans la souricière… D’ailleurs, on avait trop brièvement fait échos dans le rapport du comité de l’ONU sur les droits civils et politiques, il y a un an, de cette atteinte, où on avait même ciblé spécifiquement le SPVM parmi l’ensemble des corps policiers municipaux canadiens.

L’exemple patent du 19 novembre et ce jugement salutaire (même s’il s’avérait contesté) constituent une lueur au bout d’un tunnel pénitenciaire, et nos héros (en particulier nos avocatEs Binsse-Masse et Fortin-Legris de même que le prof Francis), des exemples de bravoure à saluer sur l’autel de la résistance : Bravo (les superlatifs sont toujours bienvenus en cas de rares bonnes nouvelles) !

Catégories : Actualités, À propos de...
Mots clés: , ,

À chacun son 1er mai, grande fête des travailleurs et travailleuses

Ah, le 1er mai, cette journée toujours intense où on a de cesse de penser aux émules que nous sommes, pour la plupart asserviEs derrière la valeur la plus importante en ce monde : le travail. Peu de choses ont marqué la fête des travailleurs et travailleuses 2007, du moins dans les médias officiels.

Il y a d’abord eu le 1er mai syndical. Le rendez-vous annuel a encore ramassé quelques milliers de personnes. L’événement a eu lieu dans le Plateau, comme si on voulait rappeler le quartier ouvrier qui se cache désormais derrière les devantures branchées des commerces les plus «in» et les façades des édifices centenaires, âprement renippées.

Puis il y a eu le 1er mai alternatif de Monsieur FTQ, Henri Massé, qu’on a à peine «entrefilé» dans les médias. Une bande de manifestantEs ont occupé le bureau du président de la plus grande centrale syndicale. Ils se sont bien vite fait littéralement bottéEs les fesses, non pas par des policiers anti-émeutes, mais bien par des membres de la FTQ-Construction. Il faut d’ailleurs saluer le cran, non pas de ces fier-à-bras intolérants convertis en agents de sécurité pour le compte de ce meneur de claques, mais bien celui des occupantEs du bureau de ce dernier. En effet, ils et elles ont eu le courage d’aller dire à Massé, le jour de sa fête, qu’ils en avaient assez de le voir s’amuser à faire la pluie et le beau temps avec des paroles à l’emporte-pièce et de gambler à la va-vite le sort des futurEs syndiquéEs du Québec.

Ouais, il y en a eu pour tous les goûts, cette année, et même encore plus…

Le 1er mai de Lucien Bouchard

Probablement, la plus intéressante partie de cette journée de fête. Dans le cadre de sa campagne sur les «Ostis de crosseurs», les incorruptibles du Comité des sans-emploi avaient une vraie cible de choix : l’avocat et patroneux Lucien Bouchard.

tract-manifaction1er mai

L’avocat, d’abord, a vu le mobilier de son bureau perdre des plumes quand un commando sympathique est descendu de l’édifice sur McGill-College avec, en sa possession, deux causeuses, quelques plantes et des livres de droits. Le commando se constituait en fait d’huissiers à la «Robin des bois», puisqu’au moment où ils ont exhibé ces pièces à conviction devant l’édifice où environ 150 manifestantEs les attendaient, on a tenu un véritable procès à l’ex premier ministre de la province et architecte du déficit zéro.

1er mai-manifaction

(photo de Alexandra Bolduc)

Le patroneux, ça c’est parce que la majorité des actes d’accusations qui ont pesé sur lui (absent physiquement, mais fièrement représenté par une marionnette en papier mâché à son effigie) concernent ce rôle qu’il ne cesse de prendre au grand dam de combien d’ouvriers et ouvrières. Le départ du PQ, la baboune pendante avec un 76% à son dernier vote de confiance, l’a mené dans quelques fiascos menés dans l’ombre, comme les projets de développement de la Cité du Havre et du fameux déménagement du Casino dans le Sud-Ouest de Montréal. Ensuite, on l’a vu retrouver sa verve et le statut de «coqueluche à média» qui lui manquait trop quand il a sorti son Québec lucide, ou «Québec Lucien» (c’est selon). Mais le Comité des sans emploi a bien mis en exergue d’autres aspects, comme ses positions anti-avortement ou les projets où il était davantage dans l’ombre. Ils n’ont pas oublier, au passage, toutes les luttes où il a été négociateur patronal : Olymel, Vidéotron, Société des alcools (SAQ), etc. « Avec sa carrière politique, il s’est bâti une crédibilité qu’il se sert abondamment pour faire la morale à tout le monde et mettre de l’avant les idées les plus conservatrices qui soit », nous a révélé Marjolaine du CSE.

Je ne vous surprendrais pas en vous disant que Lucien Bouchard a été déclaré coupable, devant la totale jubilation des convives venus assister à cette simulation qu’on aurait bien aimée réaliste et semblable à celle de Conrad Black et Vincent Lacroix. L’idée des pièces à conviction était d’ailleurs pour le Comité des sans-emploi (CSE) assez significative. « Pourquoi ne pas lui faire (en partie) ce qu’il a fait à tant d’autres : le mettre à la rue », ajoute la militante . Un succès. La seule ombre triste aux tableau, c’est l’absence d’un trop grand nombre de militants et militantes. En effet, s’il est loin d’être dans sa plus grande forme, le mouvement d’extrême gauche aurait pu être rassuré sur son potentiel avec une telle action.

En terminant, si vous vous rappelez, Jacques Parizeau avait affirmé au lendemain du dépôt du Manifeste du Québec lucide quelque chose du genre : « Une fois encore, nous décevons monsieur Bouchard ». Certes, à chacun son 1er mai, mais ce coup original du Comité aurait pu être la réponse de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses au Curé Bouchard, à sa déception et à ses innombrables sermons.

Catégories : À propos de...
Mots clés: , , , , ,

« VOTEZ BIEN, VOTEZ RIEN » 2e partie : L’?élection actuelle

Comme on l´a vu, il existe une autre option (une ultime) qui s´ajoute aux 5 ou 6 choix de vote offerts lors d´élections. En effet, «votez bien, votez rien» constitue en soit un geste, une décision non comptabilisée, mais qui résiste à l´envahisseur de l´image et de l´étroitesse d´esprit. Pour le scrutin qui approche, on retrouve deux raisons pour lesquelles l´annulation se justifie encore davantage : un complot visant à faire taire le bilan des Libéraux et, tout d´abord, le mutisme sans précédent sur l´existence d´une extrême pauvreté au Québec.

Pus de pauvres au Québec ?

On le sait, les élections sont faites pour les votantEs et c´est en ciblant le centre qu´on va toucher le plus de gens, le centre s´entendant ici comme la médiane dans l´échelle des revenus. Donc, lors d´élections, ce n´est pas les plus riches (parce que les partis ont déjà reçu leur«s» contribution«s» financière«s») ni les plus pauvres qui sont viséEs. Néanmoins, cette élection a l´air encore plus désastreuse pour le sort de nos moins nantiEs, surtout devant l´absence éhontée d´engagements en regard d´enjeux aussi considérables que le logement social ou l´aide tout aussi sociale.

Taisons le bilan libéral !

Vous rappelez-vous quand El Duce, sa sorcière thatcherisante pis ses bijoux brandissaient le spectre de la réingénierie de l´État et du charcutage dans le gras d´un fonctionnariat qui n´en finissait plus? Certes, cette réingénierie n´a pas été aussi pire que prévu, il en est de même pour l´application de la loi 25 sur la réorganisation du système de santé et on n´a encore pas vu trop de PPP. Mais au-delà du Mont Orford, des baillons annuels et d´un «j´taime pas» frôlant les 70%, tout le monde semble oublier les années (dont les toutes premières) du règne libéral.

En effet, à quel prix en contestation et en pression populaire tout ça s´est révélé «moins pire»? Vous rappelez-vous cette journée du 11 décembre 2003 : blocage économique général, avec ses manifs, ses barricades, ses routes et des entreprises bloquées? Cette superbe commotion, elle date d´à peine quatre ans et s´est déroulée sous le présent règne libéral. Sinon, comment oublier la grève étudiante de 2005, la lutte contre le Casino dans le sud-ouest de Montréal ou encore les 14 avril? On n´aura jamais aussi bien connu la date d´une élection (14 avril 2003) tellement on ne compte plus le nombre d´actions qui s´y sont tenues presque religieusement à chaque année (surtout en 2004 et en 2005). Souvenons-nous encore de la fin de semaine du congrès libéral de novembre 2004, avec une manif de la gauche radicale et son lot d´arrestations le vendredi soir et le gros rassemblement communautaro-syndical du samedi après-midi. Bref, y´en a eu de la grogne depuis quatre ans.

Et pourtant, un train de mesures rétrogrades a passé, sous le bâillon comme d´autres manières :les garderies (fleuron de notre chère politique familiale) passent de 5$ à 7$; les négos sur l´équité salariale et la loi 142 sur les conditions des employéEs du secteur public dans lesquelles on aurait cru voir Lucien Bouchard à la table pour les patroneux; la loi 33 sur le privé en santé; les changements à l´article 45 du code du travail laissant libre court à la sous-traitance; la loi 30 sur la fusion d´unités syndicales qui appelle à la bisbille, au maraudage et à la désunion du prolétariat; la loi 57 visant à maintenir dans la merde tout ce qu´il y a d´assistéE socialE, surtout s´il ou elle vit seulE et est apte au travail ; et ça continue…

En définitive, il y a quelque chose de honteux à avoir autant oublié. Il faut se demander s´il n´y a pas un complot quelque part, alors que même les détracteurs du frisé ne soulèvent pas ces mesures répréhensibles ni la grogne qui a grogné dès les premiers jours de ce mandat. La raison doit être pourtant bien simple: Péquistes, Adéquistes et leurs appuis (syndicaux ou autres) doivent apprécier ou se contenter de ces mesures qu´ils n´auraient pas le loisir d´invalider. Alors, si vous voulez vraiment voter pour le moins pire, c´est le moment…

Enfin, rappelez-vous que vous votez bien quand vous votez rien, si vous allez voter!  Allez, au plaisir de se retrouver avec un nouveau gouvernement proportionnellement libéral majoritaire, même si c´est un peu plus sur la fesse!

Catégories : Actualités, À propos de...

« VOTEZ BIEN, VOTEZ RIEN » 1ère partie : le principe

Ce mot d´ordre avait failli provoquer une crise tellement il avait été pratiqué par les simples électeurs et électrices pendant la trop terne campagne électorale fédérale de 1997. Le tout avait été orchestré par une grande campagne de stickers qui, s´inscrivant comme un candidat en soit, rappelait le triplé d´« Aux Armes » de Danton tapissé sur les murs de Paris pendant la révolution française. Mais que voulez-vous, les temps changent.

Avec tout ce qu´il peut contenir d´anarcho-terroriste, il faut savoir que «Votez bien, votez rien» ne signifie pas nécessairement qu´on ne vote pas : il peut simplement suggérer d´aller annuler son vote dans un urinoir institutionnel, donc d´exercer son devoir de citoyen tout aussi simplement qu´en ne dessinant qu´une seule croix.

Ce que l´annulation apporte, c´est qu´elle dit NON aux « moins pires » (pensons à nos beaux frères qui s´intéressent tant à la politique, mais qu´on dirait qu´il faut à tout prix qu´ils votent pour le meilleur, sinon pour le moins pire).

Votez rien, c´est souvent un choix fait par une personne suite au constat qu´il n´y a pas de vote stratégique possible dans sa circonscription. Par extension, un désaveu à notre bon vieux mode de scrutin uninominal à un tour n´est pas à exclure non plus. L´annulation peut s´avérer aussi un choix somme toute éclairé quand, tout en continuant d´analyser la campagne avec minutie (LE politique), on ne tombe pas dans le panneau du spectacle, de la parade du têtage et du « prend moi pour unE cave » (LA politique).

Cet absentionnisme constitue enfin un rejet de la dynamique de «parti» en suggérant comme alternative la dynamique de «mouvements». Certes, c´est une démarche assez rude, car tout passe par la constitution d´un rapport de force, mais une démarche moins artificielle et qui repose moins sur l´image. À ce sujet, on a qu´à voir ce que donne le très concertationniste Québec Solidaire : ses bases reposent notamment sur des mouvements sociaux de fond (comme le RAP, le Rassemblement pour une alternative politique, et D´abord Solidaire) qui ont fait le choix de se morceler ou se saborder afin de prendre l´autobus électoraliste. À ce compte-là, vaut mieux, en connaissance de cause, essayer d´être dans les bonnes grâces de ceux et celles qui ont le pouvoir en leur rappelant leur devoir que de se casser le cul à aller chercher 2 ou 3 % de votes «lècheculatifs» (variante du très célèbre «torcheculatif» de François Rabelais).

Pour ceux et celles qui reprocheraient à votre humble serviteur de baigner dans l´abstraction pure, on se donne rendez-vous la semaine prochaine, alors qu´on appliquera ce charmant principe de «votez bien, votez rien» au «contenu» de l´élection actuelle. En effet, le cauchemar que nous vivons en ce moment (n´exagérons rien!) nous invite plus que jamais à l´annulation de notre vote le 26 mars prochain. Mmmh, à moins, bien sûr (peut-être pas si bête), que vous désiriez vraiment tenter de mettre sur la map l´un ou l´autre de nos « tiers » partis (une parenthèse : les tiers partis constituaient, il n´y a pas si longtemps, toutes les formations qui sortaient de notre traditionnel axe bipartiste PQ-PLQ, micro-représentants insatiables et éternels du tiers-monde de notre piège électoral. Mais dans l´élection actuelle, avec la torysation et la chaude lutte des trois principaux partis, on devrait davantage parler de quart-partis, qu´en pensez-vous? OK, fin de la parenthèse).

On comprendra enfin la prochaine fois que le scrutin qui s´annonce appelle en effet au tapissage des murs de Montréal d´un « Votez bien, votez rien » pour deux raisons : L´occultation monumentale du bilan libéral et, une grande nouveauté : il n´y a plus de pauvreté au Québec !

Catégories : Actualités, À propos de...
Mots clés: ,

LES APPATRIDES ANONYMES PRÉSENTENT

LES APPATRIDES ANONYMES PRÉSENTENT
Un film bilingue de Bruno Dubuc

Déportation Canada :

Ce vidéo promotionnel s’adresse à tout voyageur s’envolant vers des destinations exotiques tels le Maroc, le Mexique ou le Pakistan. Ce court-métrage éducatif met en vedette une personne déportée de force, son charmant compagnon de voyage ainsi que le personnel de bord. Mais la véritable vedette du film, c´est VOUS!

Les Apatrides Anonymes(AA) est un groupe d’action, d’appui et de sensibilisation sur
les droits des migrants et migrantes avec ou sans statut. À l´origine d´actions de dénonciation des politiques canadiennes en matière d´immigration au moyen de tracts, banderoles,  consultations populaires, actions de décoration, etc. Les Apatrides visent aussi tous les acteurs privés complices de la répression des autorités gouvernementales.

La pièce, dont ce film en constitue une adaptation, a été jouée lors de différents événements tels le Salon du tourisme de Montréal, la Commission populaire sur les mesures de sécurité en immigration et la Marche ‘Un statut pour tous et toutes’.

Le lancement de ce film coïncide d´ailleurs avec la Manifestation «Fermez Guantanamo Nord» (Centre de détention de Kingston) de samedi le 17 février dernier à Montréal. Cette manif portait sur la détention arbitraire et indéfinie de personnes aux prises avec un certificat de sécurité et, justement, contre la déportation vers la torture.

Catégories : Actualités, Événements
Mots clés: , , , , , ,

L’exhaustivité d’une revue de l’?année!

Le mérite d´une revue de l´année réside dans l´étalage de confiture : évaluer statistiquement combien de nuits dans la cinquantaine de dernières semaines on s´est couché… moins twit!

Extrait de l’émission de radio :

C´est d´une manière aussi peu scientifique qu´entre autres, trois singuliers personnages se sont récemment prêtéEs au jeu de la revue de l´année, soit Marie-Ève L´amy, Martin Peti et votre illustre serviteur narcissique (c´est ce qu´on dit). Le tout s´est déroulé dans les studios de CIBL au dernier soir de l´année 2006 dans le cadre de l´émission Faites d´la place, gracieuseté de Mathieu Coeurfranc.

L´année 2006 a été l´Année de… Un petit ordre du jour s´impose, déjà afin de ménager les susceptibilités de tous et toutes. Certes, certainEs souhaiteraient parler de l´Empire sortant et de son déclin vers la démence barbare : attention les racistes, car quand vous traitez les Arabes de barbares, vous les qualifiez du même titre que les Germains à une certaine époque, Germains qui ont contribué pour une bonne part au déclin et à la décrépitude du grand Empire romain. Mais on peut toujours rêver de son vivant. Sinon, on pourrait parler de l´Empire montant, ou encore des très politiques catastrophes naturelles : rappelez-vous le séisme cachemiris, celui-là même qui a laissé tant de villages à l´abandon et constitué une trêve dans l´indifférence généralisée de la communauté internationale. Il nous a fait oublier pendant quelques instants qu´il y a un débat sur la nation nettement plus violent qui se tient dans cette région, en plus d´encourager chacun des protagonistes indiens et pakistanais à enterrer leur hache de guerre nucléaire qu´eux ont le droit d´avoir.

Mais bon, cessons de suggérer maints sujets qu´on ne trouvera pas le moyen d´aborder. Rapportons plutôt ici l´usufruit de la mégalomanie de nos trois comparses travaillant au jour de l´an, en faisant l´étalage d´une partie d´un palmarès de distinctions destinées à rappeler certains souvenirs, douteux comme délectables. Pour les explications plus approfondies, vous deviez avoir autre chose à faire ce soir-là et il vous sera certainement difficile de mettre la main sur la copie de cet épisode de Faites d´la place. Alors bonne année!!!

DISTINCTIONS 2006 – Faites d´la place

1)Fausse sceptique de l´année:
-Rona Ambrose;
-Eastman/Rupert;
-Port méthanier/Rabaska

2) Nowhere de l´année:
-Rona Ambrose;
-Raul Castro;
-Ban Ki-Moon, nouveau Secrétaire général des Nations Unies ;
-Saparmourad Niazov, le dictateur turkmène récemment décédé

3) Le bonhomme 7 heures de l´année:
-Le scandale sur le système de sécurité des barrages d´Hydro Québec;
-L´autre scandale sur la sécurité à l´Aéroport Pierre-Elliot-Trudeau;
-La grippe aviaire;
-les 17 (presque tous de moins de 17) arrêtés pour complot terroriste à Toronto.

4) La cavale de l´année:
-Augusto Pinochet;
-Michael Weinberg de CINAR;
-Conrad Black;
-Richard Martineau au Journal de Montréal

5) La p´tite vite de l´année:
-La saga des hippodromes ;
-Le mont Orford;
-Gordon O´connor, notre ministre de la Défense, et ses contacts d´ancien lobbyiste.

6) Le couple de l´année:
-Chavez-Amadinejab;
-Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy;
-Joan Wong-Michaelle Jean;
-Maigret-Le Pen;
-Amir Khadir-Françoise David.

7) Le coup de boule de l´année:
-La mort bienvenue de Pinochet;
-La démission du tueur en série Donald Rumsfeld, ministre de la Défense des USA;
-La réélection du grand Hugo Chavez;
-La merveilleuse bataille gagnée contre le déménagement du casino

8) La surprise de l´année:
-L´élection de Stéphane Dion;
-La syndicalisation du Wall-Mart de Saint-Hyacinthe;
-Le Stade finalement payé;
-La guérilla maoïste népalaise s´installe au parlement.

9) Le come-back de l´année:
-Manuel Ortega, chef sandiniste réélu après plus 15 ans au Nicaragua;
-Gilles Taillon, ancien président du Conseil du patronat du Québec, à l´ADQ;
-Jean Lapierre à la radio.

10) Les bons débarras de l´année (de tout, mais…):
-Guy Fournier de Radio-Canada;
-Pauline Marois du PQ;
-Paul Martin du Canada;
-Ralph Klein d´Alberta;
-Sylvio Berlusconi d´Italie;
-Pierre Bourque de Montréal;
-Bernard Lord du Nouveau Brunswick;
-Slobodan Milosevic de la Serbie et de sa récente terre d´accueil à La Haye,
-Ariel Sharon d´Israël

L´émission Faite d´la place, traitant de la scène musicale locale, roule à l´année longue. Vous pouvez retrouver Mathieu Francoeur tous les mercredi de 21h30 à 23h00.

Catégories : À propos de...

Billets suivants »