[Communiqué du Collectif de solidarité Lac Barrière]
LES DROITS AUTOCHTONES SOUS CLÉ: Manifestation en soutien des Algonquins du Lac Barriere et le chef Benjamin Nottaway incarceré
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le jeudi 8 janvier 2008, à midi
devant le bureau de Jean Charest
au coin du Collège McGill et de Sherbrooke.
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* Apportez bannières, pancartes, et outils sonores…
Le chef intérimaire du Lac Barrière et père de six enfants, est incarcéré.
Benjamin Nottaway passe la période des Fêtes en prison. Il est un prisonnier politique des gouvernements du Québec et du Canada, qui ont emprisonné un dirigeant autochtone lors d’une contestation pacifique plutôt que d’honorer des ententes historiques et de respecter le processus de sélection des dirigeants de la communauté comme le veut la coutume.
Joignez-vous aux membres de la communauté du Lac Barrière à Montreal alors qu’ils exigent que le gouvernement québécois respecte ses promesses, libère le chef intérimaire Nottaway de prison, et qu’il cesse la criminalisation de la communauté et de ses dirigeants
Comme l’avait mentionné Santiago dans un autre billet, « le cas du Lac Barrière et une affaire assez complexe où il est entre autres question d’un accord trilatéral (Algonquin, gouv. fédéral, gouv. provincial) qui n’aurait pas été respecté. Accord qui, s’il était appliqué, permettrait à la communauté du Lac Barrière d’obtenir des redevances sur l’exploitation des ressources naturelles. » Dans son billet, vous pouvez lire un extrait du document de Ressources naturelles Canada qui explique l’Accord Trilatéral du Lac Barrière.
Comme lors du barrage qui avait eu lieu au début du mois d’octobre dernier, la manifestation pacifique de Lac Barrière s’est terminée par de la répression policière, l’arrivée des anti-émeutes pour libérer la voie routière des quelques dizaines de personnes présentes et l’arrestation de 5 personnes, dont l’ancien chef, Benjamin Nottaway. D’ailleurs, le 4 décembre, il a été reconnu coupable de 45 jours en prison à cause de son implication dans la défense d’une communauté qui veut tout simplement avoir la possibilité de négocier avec les gouvernements et de faire respecter les ententes déjà conclues.
Marylynn Poucachice, une porte-parole de Lac Barrière qui a été arrêté pendant le blocus de Novembre, spécifie dans un communiqué de Solidarité Lac Barrière que le « Québec a maintenant rejoint l’Ontario, qui emprisonna les chefs de la première nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (KI) et des Algonquins d’Ardoch pour une démonstration pacifique. La méthode préférée des provinces pour s’occuper de nos droits semble être l’utilisation de la police et des tribunaux jusqu’à ce qu’on oublie que nous en avons.»
Video du deuxième blocus du Lac Barrière, novembre 2008:
Je filme cette semaine le colloque Dialogue pour la vie qui réunit plus de 700 personnes des Premières Nations et Inuits du Québec-Labrador, et qui vise à échanger des idées, stratégies et projets sur la prévention du suicide et sur les problématiques sociales dans les communautés autochtones. Également dans ce billet je vous propose quelques liens de vidéos à voir sur le web, ne manquez pas la section qui se trouve au bas.
C’est l’Association Prévention Suicide Premières Nations et Inuits du Québec et du Labrador qui organise le colloque depuis maintenant 6 ans et qui m’a demandé de filmer l’événement. Je ne connaissais pas ce colloque qui est pourtant d’une grande envergure, réunissant les 11 nations du Québec et où il règne une belle synergie entre les participants, qui sont pour la plupart des intervenants sociaux, professeurs et citoyens qui travaillent à la transformation sociale de leur milieu.
La cérémonie d’ouverture d’hier matin regorgeait d’énergie, de rires et d’échanges, annonçant bien les 3 jours à venir remplis d’ateliers et de présentation sur des thèmes comme; le suicide et les impacts intergénérationnels des pensionnats et traumas historiques, les stratégies de guérison individuelle, familiale et communautaire (violence, abus sexuels, dépendances), l’enseignement des aînés, l’engagement des jeunes, la présentation de projets exemplaires…
Le colloque permet donc aux différents acteurs de changements d’échanger sur les projets qui se font dans les autres communautés, de partager leurs forces et réussites et d’alimenter leurs réseaux.
Les gens avec qui j’ai discuté ont tous comme objectifs de retourner dans leur communauté avec bien des connaissances supplémentaires au niveau de la prévention du suicide, des idées de projets qui alimenteront leur travail et de créer des liens avec d’autres nations. Ils spécifient bien sûr qu’il y a beaucoup de travail à faire encore, mais que les communautés se prennent de plus en plus en main et beaucoup de projets voient le jour afin de générer de l’entraide à tous les niveaux.
Chez les jeunes autochtones de 15 à 24 ans, le suicide est à la source du quart des décès et se place au second rang des causes de mortalité après les accidents de la route. L’histoire de l’assimilation des autochtones, des pensionnats indiens qui ont eu cours jusqu’à la fin des années 70 sont des traumatismes historiques qui ont entraîné de trop nombreuses séquelles et répercussions intergénérationnelles. 1 enfant sur 6 a fréquenté le pensionnat! La guérison doit suivre un processus qui prend du temps mais qui est bel et bien en marche.
À voir en ligne:
À propos des pensionnats indiens, je vous conseille de visiter l’exposition en ligne : Que sont les enfants devenus? qui offre des visites en 3D des pensionnats, plein de vidéos et témoignages des survivants du pensionnat.
J’ai aussi trouvé dans les archives de Radio-Canada plusieurs reportages, dont un film tourné en 1957 qui nous livre des images saisissantes d’un groupe d’enfants qui arrivent au pensionnat.
Il y a plusieurs sites et documents pertinents sur le suicide et la santé chez les autochtones, sur le site du colloque ont retrouve plusieurs ressources et liens.
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:: Je vous prépare dans les semaines à venir un petit résumé vidéo du colloque Dialogue pour la vie. ::
Du coup, profitez-en pour signer la pétition un débat pour tous! pour que les chefs de Québec Solidaire et du Parti Vert soient présents au débat des chefs!
Le 9 octobre dernier, les deux autres communautés Innus à être consultées pour la construction du barrage Hydroélectrique sur la rivière Romaine, Unamen Shipu (La Romaine) et de Pakuashipi (Saint-Augustin), ont « accepté » de signer l’entente avec Hydro-Québec. Elles recevront 14,5 millions, pour les deux, et ce, sur 60 ans… (!)
Comme à Nutaskuan, l’entente qui est signée par le chef ne fait pas l’unanimité chez les Innus des communautés. En effet, j’étais à Natashquan cet été et j’ai eu l’occasion de discuter du projet avec quelques Innus de Nutaskuan choqués par la signature de l’entente puisqu’ils ne se disent pas du tout en accord avec celle-ci et qu’ils n’ont pas eu leur mot à dire lors d’une consultation.
De même, selon un article paru sur le site de Radio-Canada, « Un membre du conseil de bande de La Romaine demande même un référendum sur l’entente conclue avec Hydro-Québec. Le vice-chef des Innus de La Romaine, Adélard Bellefleur, soutient que ni la population, ni les conseillers n’ont été consultés sur le contenu de cette entente sur la construction de quatre barrages sur la rivière Romaine. M. Bellefleur affirme qu’une seule séance d’information sur le contenu de l’accord a été tenue au village. »
Il y a eu une rencontre le 5 septembre dernier où le chef en a profité pour faire voter les 35 personnes présentes, alors que la communauté Unamen Shipu compte 600 électeurs.
Alexis de Gheldere, réalisateur du documentaire sur l’ecosystème de la rivière Romaine et qui en a parcouru en canot les 712 Km cet été nous fait part de son expérience et des impacts de la construction du barrage. « Si le projet hydroélectrique a lieu, la Romaine deviendrait le 14e des 16 principaux cours d’eau du Québec à être harnachée à des fins hydroélectriques ou autres.
Déjà, on peut voir de nombreuses traces laissant présager l’avenir de la rivière : stations de mesure du débit, déboisement des lieux de barrages proposés, beaucoup d’étiquettes incrustées dans les troncs d’arbres ou dans le roc, et de nombreuses plates-formes d’atterrissage pour hélicoptères. »
Et il termine sur cette note :
« En contemplant ces sources de rivières, je ne peux m’empêcher de penser qu’en jouant à l’apprenti sorcier, le règne de l’homo industrialis, auquel j’appartiens, s’éloigne peut-être de sa propre source, de cet état harmonieux d’équilibre qu’il n’est pas aisé de modifier sans heurts. Tout l’art réside dans la façon de favoriser (ou rétablir) ces échanges au bénéfice de tous les membres des écosystèmes, humains et autres. »
Aussi, je vous conseille de lire l’article de l’APNQL sur le projet de la Romaine et qui veut rappeler que le projet hydroélectrique est situé sur un territoire autochtone qui n’a jamais été cédé puisqu’il n’y a jamais eu de traité.
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Ça me fait penser au film d’Arthur Lamothe: La conquête de l’Amérique, qui porte sur la communauté Innu de Nutaskuan. La conquête de l’Amérique I porte sur les revendications des Innus sur les terres, les forêts et les rivières qui leur ont été volées. Il nous fait comprendre les impacts qu’ont eu ces événements sur la vie des peuples Innus par le passé et donc ce à quoi ils sont confrontés au présent.
La conquête de l’Amérique II témoigne de leur difficile lutte pour reprendre leur droit de pêcher le saumon dans la rivière Natashquan! Cette rivière qui les nourrit depuis des millénaires était devenue l’exclusivité des pourvoyeurs qui interdisaient aux Innus de Nutaskuan d’y pêcher sans permis. Après plusieurs années de lutte et de négociations, une entente de gestion de la pêche est conclu en mai 1999.
Les participants/es vont tenter de passer 7 jours sans emballage à usage unique tout en relevant le défi collectif d’arriver à 10 000 emballage en moins! Vous trouverez sur le site des endroits où on peut acheter en vrac et quelques trucs et astuces pour relever le défi; apporter nos contenants quand on achète en vrac, réutiliser nos sacs, amener notre tasse au café du coin,…
Pourquoi un défi sans emballage?
« D’abord, l’emballage à usage unique est omniprésent. Tellement omniprésent, qu’on ne le remarque plus. Comme les lignes de trottoir. Qui saute encore par-dessus les lignes de trottoirs? Et qui s’étonne encore devant un petit jus dans une boîte dans une pellicule plastique dans une autre boîte dans une autre pellicule plastique? L’emballage est omniprésent!
Deuxièmement, l’emballage à usage unique ne nous mérite pas. La preuve? La première chose que l’on fait, c’est de s’en débarrasser! Quand on reçoit un cadeau dans une belle boîte, que fait-on? On la garde pour la réutiliser. L’emballage qu’on jete est celui qui est, à nos yeux, trop inutile pour être réutilisé. Se promenerait-on avec des vêtements qui ne valent pas la peine d’être portés une deuxième fois? L’emballage à usage unique est chiche. Il ne nous mérite pas!
De plus, l’emballage à usage unique n’est pas pratique! Il pince l’intérieur des doigts lorsqu’il est trop plein, il laisse le jus de viande couler, il déchire, … Qui s’en étonne? S’il était pratique, on ne le jèterait pas. Le principal avantage qu’on lui trouve est celui de pouvoir ne pas s’en encombrer lorsqu’on n’a pas de place. Soit. Mais, au fait, vous n’auriez pas déjà un petit sac? Une petite sacoche? Une petite voiture…
Mais surtout, l’emballage est un outil de réflexion idéal, car, superficiel au premier coup d’oeil, sa remise en question touche une panoplie d’enjeux et mène directement au coeur d’un système économique qui s’emballe et auquel il faudra bien un jour ou l’autre redonner un peu d’humanité. » En savoir plus!
Comme je l’avais mentionné dans mon billet sur le sujet, cette Déclaration n’a pas été adopter par le gouvernement de M. Harper, ni par les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Notons que dès son entrée en fonction le 13 février 2008, le nouveau Premier ministre australien, Kevin Rudd, “a demandé pardon à tous les Aborigènes pour les lois et les politiques passées ayant « infligé une douleur, une souffrance et des pertes profondes »” (un article sur l’International de l’Éducation) mais qu’en plus, selon Alexis Wawanoloath, député d’Abiti-Est, “il y a un projet de loi pour ratifier cette déclaration”.
Pouvons-nous en espérer autant de Harper ?! Il a fait ses excuses lui aussi mais rien de concret par la suite et son refus de signer la Déclaration prouve bien qu’il ne se préoccupe pas des droits fondamentaux des Premières Nations. Comme on peut le lire sur la pétition pour adhérer à la Déclaration, par l’APNQL et Amnistie International, “les peuples autochtones du Canada seraient classe?s au 63e rang selon l’indice du de?veloppement humain, alors que le Canada se situe au 4e rang mondial“.
Dans le cadre des élections fédérales, l’APNQL déroge à son principe non-partisan pour inciter la population à voter contre Harper. Il a aussi créer une campagne vidéo afin de rappeler aux différents partis qu’il y a beaucoup à faire en ce qui concerne l’éducation, le logement, le sport et les langues. Je vous mets ici la vidéo sur le logement.
Dans le cadre de la semaine d’action pancanadienne pour le rapatriement d’Omar Khadr, je vous invite à visionner le film: “Ya ummi: l’interrogatoire d’Omar Khadr” réalisé par un groupe de cinéastes québécois:
Entre le 13 et le 16 février 2003, trois agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et un fonctionnaire du ministère canadien des Affaires étrangères se sont rendus à la prison de Guantánamo pour y interroger le détenu Omar Khadr, qui n’avait alors que 16 ans.
Âgé aujourd’hui de 21 ans, Omar Khadr, citoyen canadien, est toujours détenu à Guantánamo.
Il est accusé par le gouvernement des États-Unis d’avoir tué un soldat des forces spéciales américaines lors d’un affrontement survenu en juillet 2002 en Afghanistan.
En juillet 2008, la Cour suprême du Canada a ordonné la diffusion d’une bande vidéo, d’une durée de sept heures, enregistrée à Guantánamo lors de l’interrogatoire d’Omar Khadr par les agents canadiens.
Ce document permet, pour la première fois, de voir et d’entendre une partie de ce qui se passe à l’intérieur de cette prison.
En conférence de presse le 19 août dernier, Hydro-Québec annonçait la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, malgré l’opposition de plusieurs groupes écologiques et citoyens.
L’accès à la conférence de presse a été interdit à quelques citoyens, dont Philippe Giroul (qui a fait paraître un article dans l’Aut’journal) et à Michel Fugère du Mouvement Vert Mauricie. Sébastien Bois, rédacteur en « chef » du journal de rue trifluvien La galère, a pu s’y faufiler mais on ne lui a pas autorisé la parole lors de la période de questions. Il ne s’est heureusement pas gêné pour lâcher quelques vérités au PDG d’Hydro-Qc, Thierry Vandal, et à la ministre Julie Boulet, lors de leurs discours!
Vous pouvez lire la lettre de Sébastien Bois sur cet événement.
Il y a quelques articles intéressants sur le site de Greenpeace et une résolution à signer qui « demande au gouvernement de cesser l’exploitation de la centrale Gentilly-2 et de la fermer de façon sécuritaire. »
Rappelons que Gentilly-2 produit moins de 3 % de l’électricité du Québec,
que les déchets radioactifs restent toxiques pendants des centaines de milliers d’années
et qu’Hydro-Qc n’a pas encore de plan de gestion pour ces déchets!
On nous dit souvent que l’énergie nucléaire est une énergie propre parce qu’elle n’émet pas de gaz à effets de serre… Mais il ne faut pas oublier que l’énergie nucléaire est créée à partir de l’extraction et du raffinementde l’Uranium. Comme le dit Steven Guilbeault, « ce sont des opérations industrielles très lourdes, très polluantes d’un point de vue gaz à effets de serre, d’un point de vue toxique aussi parce qu’on contamine des zones avec de fortes doses de radioactivité».
En plus, le coût de la réfection de Gentilly-2 est maintenant estimé à 1,9 milliards$ (alors qu’il était estimé à 500 millions$ en 2000 ).
Ne devrait-on pas plutôt investir ces milliards dans les énergies renouvelables ?!
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Une conférence de presse /grand public se tiendra la 7 octobre, organisé par le Mouvement Vert Mauricie, en collaboration avec Greenpeace et Laure Waridel, qui nous éclairera sur les conséquences environnementales, sociales et économiques de la réfection de Gentilly-2 :
« Sortons le Québec du nucléaire! »
Mardi 7 octobre, 10h30
Société des arts technologiques [SAT], 1195, boul. St-Laurent (au sud de Ste-Catherine),
Métro St-Laurent, Montréal
Rappelons que c’est le 13 septembre 2007 que le gouvernement conservateur s’opposait à la déclaration adoptée par l’assemblée Générale des Nations unies, accompagné de l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis. Elle fut pourtant adoptée par une majorité de 143 voix, 11 s’abstenant et les 4 pays mentionnés s’y opposant. Le Canada essaie de nous faire croire que la déclaration « remettrait en cause certaines décisions de la Cour suprême, qu’elle entrerait en conflit avec le mode de négociation des traités ainsi qu’avec les obligations du Canada à l’égard des populations autochtones. Elle serait également inconciliable avec la Loi sur la Défense nationale. » (voir le texte de Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador).
Le gouvernement Harper croit que les droits des autochtones sont incompatibles avec ses intérêts économiques et avec tout ce qui touche à la terre, aux ressources naturelles et aux territoires autochtones, puisque selon la déclaration l’obligation est faite aux États d’obtenir le « consentement libre, préalable et éclairé » avant de prendre toute décision concernant des « projets de développement » pouvant les concerner.
Vous pouvez lire le texte de la position du Canada face à la Déclaration.
Il est primordial de faire valoir notre mécontentement face à l’opposition du Canada à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en participant à cette manifestation.
Manifestation contre le refus du Canada de signer la Déclaration des droits des peuples autochtones
Le samedi 13 septembre 2008 à 14 heures
Départ du Parc Émilie-Gamelin (Carré Berri) métro Berri-UQAM
Le 13 septembre 2008 sera l’occasion de rappeler à la population dans son ensemble que le gouvernement du Canada a refusé d’adhérer à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (pdf). En effet, le Canada, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les quatre pays qui ont rejetés ce document, résultat de plus de vingt ans de réflexion au sein du Groupe de travail sur les populations autochtones des Nations Unies. Ce sont notamment les articles 19 et 26 de la Déclaration, ayant trait au consentement des Autochtones dans les dossiers concernant leurs intérêts, et au contrôle effectif et autonome des territoires ancestraux, qui posent le plus problème à l’administration fédérale canadienne. Ces articles sont supposément irrecevables parce qu’ils stipulent que les Autochtones ont des droits qui affectent l’exercice des compétences du gouvernement.
Cela signifie en outre que le gouvernement du Canada souhaite implicitement maintenir les Autochtones dans une situation d’infériorité où ils doivent accepter les décisions arbitraires du gouvernement les concernant et concernant leurs territoires. Cette situation inacceptable ne peut perdurer ! Il est nécessaire de faire entendre nos voix réunies afin d’éveiller les consciences sur l’histoire des Autochtones, sur leurs besoins et aspirations et sur les actions à entreprendre pour que soient respectés les fondements sociaux des nations autochtones.
Nous devons mettre fin à la marginalisation et à l’exclusion des peuples autochtones. C’est avec notre propre volonté que nous pourrons faire en sorte que les cultures et les territoires autochtones puissent être respectés et valorisés. Dans ce contexte, le Cercle des Premières Nations de l’UQAM, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Femmes Autochtones du Québec, Amnistie internationale et l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante vous invitent à marcher lors d’une manifestation qui se tiendra à Montréal, le 13 septembre 2008, en solidarité avec les peuples autochtones du monde entier.
Pour toute information supplémentaire, veuillez nous téléphoner au 514-987-3000, poste 6793 ou nous écrire par courriel à cpn@uqam.ca
Offrant vitrine aux causes et aux peuples ignorés des grands médias, elle cherche à faire réfléchir et à poser un tout autre regard sur la réalité de la planète.