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Actualité citoyenne

Bienvenue dans ce laboratoire de l’actualité populaire, citoyenne, communautaire, sociale et engagée. Pour en savoir plus.

Un autre point de vue sur la manifestation du 15 mars

Voici une histoire que vous ne retrouverez probablement pas dans les médias sur la manifestation contre la brutalité policière dont nous avons beaucoup entendu parler le 15 mars dernier, le point de vue d’une mère à la recherche de son fils de 16 ans, détenu par la police.

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Lisez aussi les impressions de Steve sur cette manifestation dans son billet Et s’il n’y avait pas eu de violence ?

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Le féminisme… radical !

Quand une fille se dit féministe, ça fait peur.  Imaginez quand elle rajoute le terme radical après…  Pourtant, de plus en plus de filles se définissent comme féministes radicales, souvent à partir du moment où elles en apprennent la véritable définition.

Voici la définition que Le petit Robert donne du mot radical:  1. Qui tient à l’essence, au principe (d’une chose, d’un être).  2. Qui fait partie de la racine d’un mot.

C’est ce que les féministes radicales expriment: le phénomène du patriarcat doit être analysé jusque dans sa racine.

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Filles d’action et le carnaval des blogues

Pour faire suite à mon billet sur les activités à faire à la St-Valentin, Filles d’action m’a fait découvrir un nouveau blogue pour les jeunes femmes : kickaction.ca.

Ce blogue a été créé pour réunir sur le net des jeunes femmes engagées socialement et impliquées dans leur communauté.  L’objectif est aussi de donner des outils en production médiatique et d’aider les femmes à organiser des projets dans leur communauté.  Et justement, un carnaval de blogueuses a été mis sur pied et le thème cette semaine est: Parlons de sexualité.

” Venez lire ce que Jessica Yee a à dire sur la sexualité des femmes autochtones, lire la réflexion d’une jeune femme sur l’avortement et examiner de plus près le magazine Summum Girl.  Les blogueuses de cette semaine se pencheront également sur l’intersectionnalité de la pression sociale, des genres et de la prise de décision au niveau sexuel. ” (Extrait du communiqué)

En deux mots: vraiment intéressant !

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D’autres activités pour la St-Valentin

Le 14 février, je vous suggère d’aller voir le film À fleur de peau, un bouquet de Colombie, suggéré par Santiago sur le présent blog.  Mais si cela ne vous suffit pas, au cours de la journée, d’autres activités s’offrent à vous.  Pour cela, allez jeter un coup d’oeil au site de Filles d’action.  Pour une 6e année, cette fondation organise le jour de la St-Valentin la Journée nationale d’actions.  L’idée est de souligner par des actions concrètes l’engagement des femmes et des jeunes filles à travers le Canada.  Les femmes sont invitées à réaliser ces actions pour mobiliser leur communauté et conscientiser les gens à différentes inégalités sociales.


“Les projets d’action sont créés en lien avec ce qui passionne les membres du réseau, de ce qu’elle vivent et observent dans leur milieux et des questions qu’elles souhaitent mettre en lumière.” (Extrait du site internet)

Les actions se passent partout à travers le Canada et sont très diversifiées.  Cela va des ateliers sur l’anti-violence ou des actions contre le sexisme et l’hypersexualisation des jeunes filles, en passant par la prodution de fanzines et un cours sur la façon de manger sainement avec un budget fixe.  Aussi, des ateliers d’auto-défense et un camp d’autonomisation des jeunes femmes de la communauté d’Inuvik dans les Territoires du Nord-ouest !  Pour savoir ce qui se fait dans votre région, ou encore pour proposer une action, rendez vous ici.

La Fondation filles d’action - Girls Action Foundation est un organisme de bienfaisance national qui inspire et soutient le leadership et le renforcement du pouvoir d’agir des filles et jeunes femmes partout au Canada.

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[vidéo] Discours d’une féministe autochtone (sous-titré en français)

Un moment du Rassemblement pan-canadien des jeunes féministes Toujours RebELLES !

J’ai sous-titré en français ce discours prononcé en anglais par Jessica Yee, féministe Mohawk d’Akwesasne, qui à travers l’esprit de la grand-mère nous fait part de ce que la plupart des femmes autochtones ont subi à travers des années de colonisation.

Il faut écouter ce discours jusqu’au bout pour en apprécier toute sa valeur !

Bon visionnement !

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À voir : Sous la cagoule, Un voyage au bout de la torture

Ne manquez pas la présentation du dernier film de Patricio Henriquez: Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture. Un documentaire sur le thème des certificats de sécurité et du nouvel ordre mondial présent sur la planète depuis le 11 septembre 2001: la “guerre au terrorisme”. Si vous vous présentez à l’Ex-Centris ce vendredi 7 novembre à 20h45 ou encore dimanche 9 novembre 14h45, le réalisateur sera présent, ainsi qu’Adil Charkaoui.

Voici l’annonce tirée du site Coalition justice pour Adil Charkaoui.

7 et 9 nov. Sous la cagoule : Un voyage au bout de la torture

Un film documentaire de Patricio Henriquez, 2008. Canada, 2008, 107 min.

suivi par une discussion avec Patricio Henriquez et Adil Charkaoui.

vendredi le 7 novembre 2008, 20h45
&
dimanche le 9 novembre 2008, 14h45

Cinéma Parallèle (Ex-Centris)
3536, boul. Saint-Laurent

Billetterie : 514 847-2206
www.ex-centris.com

Présenté en français, pachtoune, arabe, anglais, et espagnole, avec sous-titres en français.

Admission : 10 $ (étudiantE / aînéE : 7,50 $)

SOUS LA CAGOULE, un voyage au bout de la torture retrace le parcours d’individus qui ont été torturés en toute illégalité par des états ‘démocratiques’ sûrs de leur bon droit. Il illustre le drame méconnu des victimes de cette nouvelle barbarie et donne ainsi un vrai visage à la souffrance. Revenant sur l’historique de la torture érigé en système par l’Inquisition catholique au Moyen Âge, de même que sur le passé peu glorieux d’une Amérique souvent complice des tortionnaires, Patricio Henríquez en appelle à notre vigilance.

PATRICIO HENRIQUEZ
. Né au Chili en 1948, Patricio Henriquez mène une carrière de journaliste puis de réalisateur à la télévision de l’Université du Chili. Lors du coup d’État du 11 septembre 1973, il est arrêté et emprisonné. Relâché deux mois après, il s’exile au Canada en janvier 1974. Il vit depuis à Montréal, ou il poursuit une carrière de réalisateur et producteur de documentaires. En 1995, avec Raymonde Provencher et Robert Cornellier, il fonde Macumba International, une maison de production de documentaires à caractère international. En 2005 et 2006, il a réalisé Désobéier et Le côté obscur de la Dame Blanche.

ADIL CHARKAOUI fut arrêté en mai 2003 sous un certificat de sécurité émis sous la loi sur l’immigration. Le 21 août 2003, un agent d’évaluation des risques avant renvoi (ERAR) d’Immigration Canada a conclu que Charkaoui risquerait de faire face à des traitements ou peines cruels et inusités, à la torture et à la mort s’il était forcé à retourner au Maroc. Cette évaluation a été réaffirmée en octobre 2007. Malgré cela, le Canada a maintenu les procédures d’expulsion contre lui.

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Le rassemblement Toujours RebELLEs !

Le week-end dernier avait lieu le premier Rassemblement pan-canadien des jeunes féministes Toujours RebELLEs ! à Montréal. L’évènement organisé une coalition de différents groupes féministes a été assez bien médiatisé tout au long de la fin de semaine. Cet évènement était une première au pays. Plus de 500 femmes de moins de 35 ans venant de toutes les provinces du Canada ont débattu de différentes questions concernant les femmes et le féminisme en général.

L’objectif du comité organisateur était de montrer que contrairement à la croyance populaire, les jeunes féministes existent bel et bien dans notre société, et qu’elles sont très actives ! Aussi, montrer que le féminisme a toujours sa raison d’être car les femmes subissent encore des discriminations, même dans les pays occidentalisés. Et face à ces oppressions, les féministes continueront de riposter. Dans cet esprit, un manifeste a été composé durant la fin de semaine, puis adopté par l’ensemble des filles présentes.

M’étant jointe à l’équipe du comité vidéo, j’ai assisté à cette rencontre à travers l’objectif de ma caméra. De mon point de vue, cet évènement a aidé beaucoup de femmes à mieux comprendre en quoi consiste le féminisme et en a amené quelques-unes à ne plus avoir peur de se dire féministe, passant par-dessus les préjugés que ce mot véhicule. Ce qui était frappant, c’était la diversité sous toutes ses formes qui était présente. Des femmes de toutes provenances, toutes origines, toutes orientations sexuelles. L’accent a d’ailleurs été mis sur des questions que les mouvements féministes occidentaux n’ont pas souvent mis de l’avant, notamment l’hétérocentrisme et le colonialisme.

À ce sujet, une place assez importante a été accordée aux femmes autochtones. Les femmes autochtones ont été et sont toujours les plus opprimées sur la planète. Et on l’oublie tellement ! Aujourd’hui, on commence à leur donner la place nécessaire sur différentes tribunes pour qu’elles puissent nous conscientiser sur leur situation et cela fait vraiment du bien!

Je vous laisse d’ailleurs sur le discours de Jessica Yee, une féministe Mohawk d’Akwesasne qui résume en quelques minutes l’histoire de la colonisation en Amérique du Nord (Ile de la tortue) à travers l’esprit de la grand-mère. Écoutez-la jusqu’au bout, ça vaut la peine

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Finalement, toutes s’entendaient pour dire que l’organisation était vraiment excellente, quel travail colossal !

Le site web de Toujours RebELLEs !: www.rebelles2008.org
Et le site de Femmes Autochtones du Québec: www.faq-qnw.org

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Manifestation : Pas d’autres C-484, on ne joue pas avec les droits des femmes

Les médias ont annoncé que le projet de loi C-484 était pour l’instant « mort au feuilleton » avec le déclenchement des élections fédérales et la dissolution du parlement. Mais il pourrait revenir en chambre dès la prochaine rentrée parlementaire. Ainsi, la menace que représentait ce projet de loi n’est pas écartée. En plus, le C-484 ne représente que la pointe d’un iceberg, car il fait partie des différentes stratégies orchestrées par les groupes anti-choix pour mettre un frein au droit à l’avortement. Rappelons que ces groupes sont très présents au sein du parlement depuis que le gouvernement conservateur a été élu minoritaire il y a deux ans.

Le projet de loi C-484, qui prévoyait accorder un statut juridique au fœtus, s’était rendu en deuxième lecture à la Chambre des communes du Canada, ce qui avait sonné l’alarme aux différents groupes luttant pour le droit des femmes à l’avortement. Mais ce projet conservateur n’en est qu’un parmi d’autres déposés à la Chambre des communes. Les projets de loi C-338, C-537 et C-543 menacent également le libre-choix des femmes.

Devant la possibilité d’un gouvernement conservateur majoritaire après les présentes élections, gouvernement qui base déjà ses actions sur celles de Bush aux États-Unis, et ce, dans un contexte où nous assistons à une montée de la droite au niveau mondial, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour contrer les politiques conservatrices qui ont toujours fait reculer les droits des femmes, particulièrement le droit à l’avortement. C’est pourquoi une coalition ad hoc composée des principales organisations pro-choix du Canada organise une journée d’actions pancanadienne intitulée «On ne joue pas avec les droits des femmes» le 28 septembre.

À Montréal, une grande manifestation aura lieu au Parc Lahaie (St-Joseph, coin St-Laurent; métro Laurier). Le rassemblement est à 13h30, le départ à 14h00, le dimanche 28 septembre.

Soyez-y en grand nombre, car après seulement 20 ans de décriminalisation de l’avortement, ce droit est de nouveau en danger !

Pour plus d’informations et pour voir les actions à venir: www.contreC484.qc.ca

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[vidéo] Non au projet de loi C-484 !

Voici un court-métrage traitant du projet de loi C-484.

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Ce projet de loi privé déposé par le député conservateur Ken Epp a passé l’étape de la deuxième lecture le 5 mars dernier à la Chambre des communes du Canada. En septembre prochain, il pourrait être adopté en troisième lecture.

Comme plusieurs groupes l’ont déjà expliqué dans les médias, ce projet de loi vise à donner des droits juridiques au fœtus, ce qui éventuellement pourrait mettre en danger le droit à l’avortement au Canada. En effet, en accordant un statut juridique au fœtus dans le code criminel, on pourra ensuite facilement interpréter l’avortement comme un meurtre. Mais C-484 menace aussi grandement l’autonomie des femmes, car selon ce projet de loi, le fœtus encore dans le ventre de sa mère aurait autant de droits que cette dernière. C’est ainsi que par exemple une mère ayant consommé de l’alcool durant sa grossesse pourrait être accusée de mauvais traitement envers son fœtus et être condamnée. D’ailleurs, des projets de loi semblables ont été adoptés aux Etats-Unis et ont entre autres menés à la condamnation de femmes toxicomanes.

Ce projet de loi fait partie de plusieurs tentatives de différents groupes pro-vie pour faire passer leurs idées à la chambre des communes. D’ailleurs, depuis la présence des conservateurs de Stephen Harper au pouvoir, on a vu une recrudescence très marquée de ces groupes religieux dans les couloirs du parlement (voir l’article de la revue À Babord ! pour plus de détails à ce sujet).

Voilà, en gros, ce que tente de montrer ce film à travers la mobilisation de différents groupes de femmes, dont des juristes, pour contrer ce projet de loi qui n’aurait tout simplement pas dû passer en deuxième lecture.

Des centaines de groupes se sont déjà prononcés contre le projet de loi C-484, dont l’Assemblée nationale du Québec.

Pour en savoir plus sur la lutte contre le projet de loi C-484, je vous invite à consulter ce nouveau site web : www.contrec484.qc.ca

Plusieurs actions sont en cours ou à venir… à suivre !

Je vous laisse avec le communiqué de la manifestation ayant eu lieu le 1er juin dernier pour s’opposer au C-484.

affiche manif

lundi 19 mai 2008
Nous ne voulons pas retourner en arrière! Non au C-484

Le 21 novembre 2007, le député conservateur Ken Epp déposait, à la Chambre des communes du Canada, le projet de loi C-484 : Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels. Bien qu’il ait été déposé par un député conservateur, ce projet de loi privé fut préparé par un groupe de députés contre l’avortement, dont des députés libéraux.

Le projet de loi C-484 vise à amender le Code criminel afin de punir tout acte de violence entraînant la mort d’un « enfant à naître ». Ce projet de loi cherche implicitement à accorder une identité juridique au fœtus alors qu’il n’en détient pas dans les lois actuelles. La redéfinition juridique du statut du fœtus permettra aux anti-choix de rouvrir le débat sur la « légalité » de l’avortement. Cette tactique a été utilisée par la droite américaine pour criminaliser l’avortement.

Le corps des femmes a toujours été considéré comme une propriété publique. Lorsque la femme est enceinte, son corps lui appartient encore moins: elle ne peut plus fumer, boire d’alcool, faire de vélo, etc. Cette loi donnera un contrôle légal de plus sur le corps des femmes. Cette tentative de restreindre la liberté des femmes utilise un univers peu connu de la population : le droit. En donnant à « l’enfant non encore né » un statut juridique distinct de la mère, le projet de loi C-484 affirme que la femme enceinte n’est plus une seule personne. Les droits du fœtus ne cesseront de limiter ceux des femmes. Le projet de loi C-484 ouvre ainsi la porte à une série de réinterprétations juridiques quant à la responsabilité d’une femme enceinte à l’égard du fœtus qu’elle porte.

Ce projet de loi est présenté pour protéger les femmes enceintes face à des actes criminels. La violence envers les femmes, qu’elles soient enceintes ou non, est toujours inacceptable. Quand la violence conjugale apparaît lors d’une grossesse, elle doit être dénoncée en tant que telle. La reconnaissance de droits au foetus n’empêche pas les violences faites aux femmes. La maternité doit demeurer un choix pour toutes les femmes; tout comme les moyens de contraception et l’éducation sexuelle doivent être accessibles à toutes.

Les femmes ont arraché à la droite religieuse et conservatrice le droit de décider de leur corps. Nous ne voulons pas retourner en arrière. Soyons dans la rue le 1er juin pour envoyer un message clair à Ottawa! Non au projet de loi C-484 !

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Le droit à l’avortement, pas si acquis que ça !

Saviez-vous qu’il n’y a pas de loi au Québec qui stipule que l’avortement est un acte légal ?

Depuis 1869, une loi interdisait aux femmes le droit de se faire avorter. En 1988, la cour suprême du Canada a fait tomber cette interdiction. Mais on n’a pas de nouvelle loi spécifiant la légalité de l’avortement. Ainsi, l’avortement a été décriminalisé, mais il n’est pas protégé par la loi. Pour le recriminaliser, le chemin à faire ne serait pas bien long, il n’y aurait qu’à revoter une loi l’interdisant…

Cette année, on célèbre les 20 ans de la décriminalisation de l’avortement au Canada. 20 ans seulement… Il ne faut pas oublier que cette bataille a été gagnée après des dizaines d’années de luttes des groupes féministes et du docteur Morgentaler.

Au Québec, il a fallu qu’en 1988, un juge interdise à Chantal Daigle de se faire avorter et donne raison à son ancien conjoint violent, pour que la majorité de la population québécoise se mobilise et dise : ” Là c’est assez, les femmes ont le droit de disposer de leur propre corps ! ”

Vingt ans plus tard, on a l‘impression, surtout au Québec, que le droit à l’avortement est bel et bien acquis. Pourtant, la réalité n’est pas aussi évidente. Les groupes anti-choix font beaucoup de pressions pour le recriminaliser, et se font de plus en plus présents au sein des institutions de pouvoir, surtout au niveau du Canada. Ils adoptent les mêmes stratégies que leurs voisins États-Uniens, qui sous l’administration Bush ont grandement fait reculer les droits des femmes en général, et particulièrement celui de l’avortement. Et devant la montée de la droite en général, et ce au niveau mondial, on a raison de s’inquiéter…

Le projet de loi C-484 que le député Ken Epp a déposé à la chambre des communes du Canada est passé en deuxième lecture. Ce projet de loi est vivement dénoncé par plusieurs groupes féministes et la Fédération des médecins spécialistes du Québec. En disant vouloir protéger les femmes, ce projet de loi vise à permettre la recriminalisation de l’avortement.

Pour comprendre les enjeux du droit à l’avortement, je vous invite à consulter l’excellent dossier que la revue À Babord ! a consacré à ce sujet dans son dernier numéro. Devant l’urgence de la situation et la nécessité d’une mobilisation générale, la revue a permis sa diffusion en ligne. Le numéro est également disponible en kiosque.

À voir la semaine prochaine, un film sur la mobilisation des groupes du Québec contre le projet de loi C-484.

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