Bout d’une discussion entre policiers volé au passage dans un café du Plateau Mont-Royal quelques minutes avant le début de la 13e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière.
Par chance, cette journée, contrairement au 12 autres précédentes, étaient fortement médiatisée. Cependant, Bande de voyouset même émeutiers pouvait-on lire le lendemain de la manifestation. En gros, les médias comme l’opinion publique ont joués la vierge offensée devant TANT DE VIOLENCE !
Si vous êtes de ceux qui, comme moi, avez manqué la projection du film L’Encerclement - la démocratie dans les rets du néolibéralismelors des Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal en novembre dernier, ne ratez surtout pas cette deuxième chance de voir ou de revoir ce film phare le 28 février dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.
Dans un contexte alambiqué comme celui du conflit israélo-palestinien, où pleuvent images et commentaires sensationnalistes de partout dans le monde, il est primordial selon moi d’avoir accès à une vision venant de l’intérieur. Je parle ici d’une vision d’auteur, plus précisément d’une vision de cinéastes engagés. Ainsi, la Cinémathèque québécoise présente Regards Palestiniens IV, un programme de films palestiniens à ne pas manquer ce vendredi 23 janvier à 19h00.
Hier se terminait l’exposition Nos terrains de lutte: Justice pour les migrants! Une exposition de photographies présentée par Solidarité sans frontières, au Café coop Touski.
Le 25 novembre dernier avait lieu à Niamey, la capitale du Niger en Afrique, une marche pour célébrer l’ouverture du 5e Forum social africain. Selon le journal La Flamme d’Afrique, 10 000 à 15 000 personnes de tout le continent se sont déplacés pour participer à cette manifestation. Les jeunes et moins jeunes étaient nombreux à scander des slogans anti-impérialistes et la fanfare battait des airs à plein régime. Le tout donnait à cette marche des allures de révolution.
Après plus d’une heure à déambuler dans les rues de la capitale nous nous sommes retrouvés devant l’Assemblée Nationale pour assister aux discours enflammés “d’une autre Afrique est possible” slogan symbolisant un changement plus que tardif qu’attendent des millions d’africains à vif de prendre leur destiné en main. À ce moment, nous avions l’impression que tout Niamey était présent tellement l’atmosphère était intense. Cependant, après réflexion, il ne faut pas oublier que pour la majeur partie des Nigériens, les manifestations sont un luxe à leur survie quotidienne.
Moi et Santiago sommes venus à Niamey dans le cadre d’un projet en partenariat avec Alternatives afin de filmer des groupes et des individus qui essaient de changer les choses. Le Forum social africain était notre premier sujet. Soyez aux aguets, nous mettrons en ligne une autre vidéo qui montre une soif de changement d’ici la fin de notre séjour en Afrique.
vidéo: LA MARCHE DU 5e FORUM SOCIAL AFRICAIN réalisation: Steve Patry et Santiago Bertolino
durée: 6min.10s
Dernièrement, en faisant un ménage dans ma paperasse, j’ai trouvé une coupure de journal publiée dans Le Devoir en date du 12 octobre. L’article s’intitulait Un nouveau mobilier urbain au centre-ville. En lisant ce titre on pense peut-être à la construction de condos, à un autre processus de gentrification, au mieux à la construction d’espaces verts ou à un nouveau système de transport en commun. Détrompez-vous, ce nouveau mobilier urbain est en fait un renouvellement des bancs de parc dans l’arrondissement de Ville-Marie.
Pourquoi pas ? Les bancs sont peut-être usés, périmés, dangereux même ?
L’arrondissement compte actuellement 500 bancs…mais les aléas de la vie urbaine et les opérations de déneigement ont laissé des traces…
- Le Devoir
C’est pourquoi le maire de l’arrondissement Ville-Marie, Benoît Labonté, a engagé un designer pour donner une signature particulière au mobilier du centre-ville. Cette signature particulière est en fait l’intégration d’accoudoirs au centre du banc, qui empêchera définitivement la position à l’horizontale. Finit les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics et pire encore, finit l’itinérant qui voudra y faire un dodo.
(source : Le Devoir)
Tout comme l’interdiction des chiens au Carré Viger et au Carré St-Louis, ce projet a tout l’air d’une autre mesure malicieuse qui vise à nettoyer le centre-ville…
Néanmoins, le designer, Michel Dallaire, affirme que ce type de banc est présent autant à Toronto qu’à Paris et se défend d’avoir dessiné ce prototype à des fins discriminatoires : J’ai voulu que ce banc de parc ne soit pas perçu comme un empêchement de dormir, mais plutôt qu’il donne la place à tout le monde, explique-t-il. À vous de juger !
De toute façon : Ce n’est pas la fonction d’un banc, soutient l’arrondissement.
Vous pourrez admirer le tout nouveau modèle de banc de parc 2009 : gris et beige, confortable et surtout ergonomique, quelle blague, à partir du printemps prochain.
Je vous rappelle qu’en fin de semaine, soit samedi le 18 octobre, se tiendra une journée d’action pan-canadienne dans le but de faire entendre notre voix contre la guerre en Afghanistan et le rapatriement des soldats canadiens. Cette journée est organisée par le Collectif Échec à la guerre et l’Alliance canadienne pour la paix.
Je vous invite aussi à lire le communiqué et à visiter leur site web pour des informations approfondies sur les mensonges et les silences de notre gouvernement sur cette guerre qui n’en finit plus.
Je mettrai en ligne quelques photographies au cours de la semaine prochaine pour ceux et celles qui ne seront pas de la partie. En espérant qu’il ne pleuve pas samedi…
Voici le communiqué émis par le collectif échec à la guerre et l’Alliance canadienne pour la paix.
18 octobre 2008 : Journée d’action pan-canadienne
Mettons fin à la guerre en Afghanistan !
Rapatrions les troupes canadiennes maintenant !
Le Collectif Échec à la guerre et l’Alliance canadienne pour la paix appellent à une journée d’action pan-canadienne le 18 octobre 2008 pour exiger la fin de la guerre en Afghanistan et le rapatriement immédiat des troupes canadiennes.
Le 13 mars dernier, les partis Libéral et Conservateur ont ignoré la volonté de la majorité des Canadiens et des Canadiennes et ont voté la prolongation de la participation du Canada à la guerre en Afghanistan jusqu’en juillet 2011. Face à cette décision clairement antidémocratique, le mouvement anti-guerre au Québec et au Canada s’engage à faire entendre encore davantage la voix de celles et ceux qui s’opposent à cette guerre et à dénoncer les mensonges et les silences qui l’entourent.
À Montréal, le 18 octobre: Marche et chaîne humaine
Rassemblement à 13 h - au métro Radisson, dans le stationnement au sud de la rue Sherbrooke.
Départ à 13 h 30 - en direction de la base militaire de Longue-Pointe où nous formerons une chaîne humaine pour protester contre le militarisme de la politique étrangère canadienne et exiger le retrait immédiat des troupes canadiennes de l’Afghanistan.
Je vous invite donc à prendre connaissance du communiqué ci-bas et surtout à venir fêter demain, jeudi 18 septembre 2008, au Cabaret Gala de la rentrée militante 2008 et ce dès 20h00 à l’Absinthe.
Bonne rentrée militante…
(voici le communiqué de l’événement)
Cabaret Gala de la rentrée militante 2008
La joyeuse bande du Cabaret récidive cette année puisqu’il y a au moins autant de raisons de se révolter que l’an passé. Le cœur se devra en effet d’être à la fête pour entamer une nouvelle année d’affronts et de plancher pour ce qui devrait s’avérer un monde meilleur. Le concept du cabaret demeurera, avec une variante gala, comme quoi là-dessus, on ne réinvente pas le monde.
Venez célébrer 2008-2009 en solidarité avec des luttes menées notamment:
· Sur l’immigration (dont les certificats de sécurité et les lois sécuritaires)
· Pour le droit à l’avortement et autres féministes (dont le Projet de loi C-484)
· Sur la pauvreté
· Par les ÉtudiantEs
Mettant notamment en vedettes (à compléter) :
· Medley des luttes fratricides
(avec Bernard & ses désaccords, Du Faim fond d’notre ruelle et Mitch l’Affront)
· Son un poco politicas
· Ensemble chaotique insurrectionnel
· F I E
…Parce que militer n’est pas facile en ces jours souvent apathiques et devant des menaces changeantes ;
…Parce qu’il peut être bon, avant de retourner à nos luttes plus spécifiques, de débuter l’année en dilettante…
…Cabaret de la rentrée militante
Mettez la date à votre agenda et bonne fin d’été !
Dernièrement, je suis tombé sur un entretien radiophonique avec l’artiste français Jean-Paul Ganem. Sans connaître le fondement de son travail, je l’écoutais parler d’installations végétales, de tags végétaux, de compositions végétales, et autres descriptifs s’apparentant à la végétation. Je me demandais bien à quoi pouvait ressembler ces installations végétales…
2000 – 2002 Le jardin des capteurs, Montréal.
«Jean-Paul Ganem fait coïncider recherche artistique, métiers du paysage, dans le but de changer, d’enrichir notre regard sur l’environnement. Ses œuvres s’adressent à une perception dominée par notre condition urbaine souvent en contradiction avec nos lents paysages.»
Le jardin des capteurs a été réalisé dans un dépotoir (la carrière Miron) de 100 hectares en plein cœur de Montréal. Endroit auparavant bucolique peint par de nombreux artistes du début du siècle, le site s’est par la suite transformé en carrière de calcaire en 1914, puis en site d’enfouissement de déchets en 1968. L’artiste a réussi le pari de réhabiliter ce paysage en lui apportant une toute nouvelle allure et en participant au captage des bio-gaz (produit par la décomposition des déchets) qui provoquent des émanations nuisantes à l’environnement et au voisinage. Fait à noter, les activités du dépotoir n’ont pas cessé même lors de l’élaboration du jardin.
«Ce jardin est à la croisée de trois approches de la nature qu’elle intègre : la première utilitaire, la seconde esthétique, la troisième, environnementale et sociale.»
Il est possible de visionner un extrait de film montrant l’élaboration du jardin de l’étape du labourage à travers déchets jusqu’à la plantation de fleurs. Si les décharges pouvaient toutes ressembler à celle-ci…
Jean-Paul Ganem à la Fonderie Darling
Ceci m’amène à vous parler d’une toute nouvelle installation de Jean-Paul Ganem au centre d’arts visuels de la Fonderie Darling.
2008 Mur Végétal « Ombre de ville 2 » Fonderie Darling Quartier Éphémère, Montréal Canada
Utilisant toujours la végétation comme principe de base à sa pratique artistique, Ganem a conçu le premier mur végétal extérieur à Montréal et ce, à même les murs de la Fonderie. Composé d’une douzaine d’espèces végétales, Ombre de ville 2 présente plusieurs aspects bénéfiques. En plus d’embellir le quartier plutôt industriel, ce mur réduit la chaleur ambiante, améliore la qualité de l’air, réduit le bruit et absorbe davantage la poussière et les autres polluants. Cette intervention, en partenariat avec le Jour de la Terre, fait partie d’un projet de revitalisation de ce quartier industriel par la création d’une place publique permanente fermée à la circulation automobile.
Le nouveau look végétal de la Fonderie Darling est visible jusqu’au premier gel hivernal aux coins des rues Ottawa et Prince.
Sympathisant de tous les échevelés, Steve Patry est cinéaste/producteur au sein de Funambules Médias. Il pratique le cinéma social depuis plusieurs années et s’intéresse plus particulièrement au mode de vie des marginaux. Il est le co-réalisateur du projet documentaire De prisons en prisons.
Offrant vitrine aux causes et aux peuples ignorés des grands médias, elle cherche à faire réfléchir et à poser un tout autre regard sur la réalité de la planète.