Tournés, montés et réalisés en 30 heures d’affilées, deux courts métrages documentaires ont été produits dans le cadre des Journées d’études d’Alternatives (JA) sur les thèmes des OGM et des réfugiés environnementaux.
Comme à chaque année, Alternatives, une O.N.G. québécoise, organise une fin de semaine ouverte au grand public de conférences, d’ateliers et de séminaires portant sur différents thèmes dans une perspective altermondialiste. Les JA sont, entre autres, une occasion de venir écouter et rencontrer des conférenciers internationaux impliqués dans la lutte sociale de leurs pays.
Cette année, un groupe de jeunes cinéastes, composé en partie d’ex-stagiaires internationaux d’Alternatives, a décidé de former un comité vidéo et de relever le défi de réaliser 2 courts métrages documentaires dans un délai extrêmement serré.
[ 1er court-métrage ]
Les OGM pour les nuls
Une réalisation de Daniel Lanteigne et Santiago Bertolino
embedded by Embedded VideoJ’ai fait partie de cette équipe et je peux vous dire que nous avons eu une véritable chimie de groupe. Réaliser des films dans un aussi court laps de temps n’est pas une tâche facile. Surtout que tout était à faire, seulement l’écriture d’un petit synopsis par film avait été préparée d’avance. Je pense que c’est vraiment le travail d’équipe qui nous a permis d’arriver aussi rapidement à un produit fini !
On a procédé de manière assez spontanée. L’idée est de ne pas perdre de temps et de foncer. À certains moments, on se séparait les tâches, puis sans trop se poser de questions on se retrouvait toute l’équipe ensemble afin de réaliser certaines entrevues qu’on trouvait importantes pour les 2 sujets de films.
[2e court-métrage]
Les réfugiés environnementaux, une définition
Une réalisation de Aude Leroux-Lévesque, Maude Ménard-Dun, Sébastien Rist.
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Alors on a fonctionné de cette façon : pendant que deux personnes s’occupaient de trouver les conférenciers, le caméraman cherchait un endroit intéressant et paisible pour réaliser une entrevue et 2 autres personnes travaillaient ensemble pour préparer les questions. À l’heure convenue, on se retrouvait parfois tous ensemble pour le tournage. L’entrevue terminée, un « sprinteur » se portait alors volontaire pour courir jusqu’à notre studio improvisé et digitaliser les images dans le disque dur.
C’est de cette manière que le soir venu, on a pu gagner un peu de temps. En ayant une bonne partie des images déjà numérisées dans l’ordi, on a pu rapidement arriver au nerf de la guerre qui est le montage. Le montage, ça commence par la sélection des entrevues, faire le choix des meilleures images. Puis, il faut construire le film, trouver la manière d’articuler chacune des personnes interviewées pour arriver à ce qu’on ait l’impression qu’ils se répondent entre eux, qu’ils forment un tout …
C’est cette étape qui gruge du temps et qui demande beaucoup de concentration. On a passé la nuit entière et presque toute la matinée pour arriver à un film qui nous satisfaisait vraiment. Aussi, il nous a fallu être tenaces pour ne pas succomber à la tentation du sommeil, ou à la chicane générale.
Mais on a finalement relevé le défi, le lendemain à 13h, les 2 films ont été présentés à la dernière plénière des JA devant une salle pleine! Mission accomplie !
[ un texte de Santiago Bertolino ]



