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Le 6e anniversaire de l’invasion illégale des États-Unis en Irak

Je vous propose ce communiqué de presse envoyé par le Collectif Échec à la guerre. Le collectif nous rappelle qu’il y a 6 ans les États-Unis envahissaient l’Irak. Il souligne aussi le fait  que « la mainmise des États-Unis sur l’Irak n’est pas que militaire. » Ainsi, même après le retrait des troupes militaires états-uniennes de l’Irak tel qu’annoncé par Obama, le  pays continuera d’être occupé.  Parlons par exemple du contrôle de ses ressources pétrolières par les grandes multinationales du pétrole, ou le fait que les États-Unis y aient construit une ambassade aux allures de forteresse plus grande que le siège des Nations-Unies à New-York…

[voici le communiqué de presse]

Six ans après l’invasion illégale des États-Unis en Irak, à quand la fin de la mainmise étrangère ?

Montréal, 19 mars 2009. C’est dans la nuit du 19 au 20 mars 2003 que les États-Unis et quelques pays alliés ont lancé leur agression illégale contre l’Irak entraînant un mouvement de protestation mondial sans précédent. Six ans plus tard, après avoir mis le pays à feu et à sang, voici qu’un nouveau gouvernement à Washington parle de retirer ses troupes et de « laisser l’Irak à son peuple ». La fin de la mainmise étrangère – étasunienne – sur l’Irak serait-elle en vue ? Le Collectif Échec à la guerre croit que non.

Rappelons d’abord que les États-Unis ont l’Irak dans leur mire depuis des décennies, soit depuis la nationalisation de l’industrie pétrolière, alors privée et étrangère, au début des années 1970. Et que depuis 1990, lorsque le Koweït fut envahi par l’Irak, les États-Unis n’ont jamais cessé de déployer contre ce pays leur terrible arsenal de destruction alternant entre guerre, sanctions (que certains ont qualifié de génocidaires) et guerre encore. L’annonce du retrait de leurs troupes est donc, en soi, une bonne nouvelle ! Mais qu’en est-il au juste ?

Selon le plan annoncé par Barak Obama, le retrait des quelques 146 000 soldats étasuniens de l’Irak s’échelonnerait ainsi : 12 000 au cours des prochains six mois, puis le gros des « troupes de combat » d’ici la fin du mois d’août 2010, tout en maintenant une « force résiduelle » d’environ 50 000 soldats jusqu’à la fin de 2011. Une première constatation s’impose : ce plan assure que l’occupation militaire étasunienne se poursuivra pendant encore près de trois ans ! De plus, les États-Unis pourraient intensifier leur guerre aérienne pour suppléer à une diminution de présence de leurs troupes. D’autre part, ce plan ne dit rien concernant les quelques 150 000 mercenaires et contracteurs privés qui font partie intégrante des effectifs armés étasuniens en Irak. La fin de l’occupation militaire du pays n’est donc pas pour bientôt.

Mais la mainmise des États-Unis sur l’Irak n’est pas que militaire. L’ouverture récente de leur méga-ambassade à Bagdad, située près des édifices gouvernementaux au cœur de la « Green Zone » fortifiée, pose effectivement aux Irakiens et aux Irakiennes la question de qui exerce réellement le pouvoir dans leur pays; cette ambassade a coûté 700 millions de dollars et est dix fois plus grande que toute autre ambassade étasunienne dans le monde : un complexe de 21 édifices qui serait six fois plus grand que celui des Nations Unies à New York !

Finalement, nous assistons présentement au retour en Irak des compagnies pétrolières Exxon Mobil, Shell, Total, BP et Chevron qui ont récemment négocié des ententes de service – sans appels d’offre – et qui ont de bonnes chances, dans cette nouvelle conjoncture, de décrocher les fabuleux contrats que l’Irak allouera dans la prochaine année pour l’exploitation de six grandes nappes pétrolifères.

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Catégories : Actualités
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1 Commentaire »

  Mercure a écrit @ 06/08/2009 à 5:04 pm

Avec l’occupation de l’Afghanistan, celle de l’Irak constitue un ensemble offensif dont la justification ne se trouve dans aucune des hypothèses agitées ça et là pour comprendre les objectifs de Washington, qu’il s’agisse de la présidence de Clinton, de celle de Bush ou de celle d’Obama.
Ce qu’il est important de comprendre c’est que ce qui est en question : l’hégémonie que les É-U exercent sur le monde entier depuis 60 ans, et que pour la conserver ils feraient n’importe quoi.
Or ils sont menacés, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. De l’intérieur, ils ne sont évidemment pas menacés par un terrorisme, bien qu’ils crient sans cesse au loup ! Non, ils craignent leur propre déclin, la perte d’une partie de leur industrie, leur niveau scolaire épouvantable, leur sous-culture permanente.
À l’extérieur, leur crainte réside dans les espaces qui échappent peu à peu à leur domination, comme l’Amérique du sud, l’Afrique. Mais surtout, ce qu’ils craignent par dessus tout, c’est l’Eurasie, l’OCS, l’Organisation de Coopération de Shanghai, qui groupe la Chine, la Russie, les cinq républiques musulmanes ex-soviétiques sauf le turkestan, avec comme observateurs l’Inde, le Pakistan et l’Iran. Le statut d’observateur a été refusé aux États-Unis !!!
L’invasion du Moyen Orient n’a pas d’autres explications.
Car les É-U ont voulu pénétrer l’Eurasie à la jonction de la Russie et de la Chine pour peser de tout son poids contre toute coalition qui se formerait contre eux, et même pouvoir dissoudre ce bloc impressionant.
En vérité, il s’agit d’une guerre “silencieuse”.
Mais le déclin inévitable des É-U est largement entamé, et il est peu probable qu’ils puissent retrouver leur ancienne puissance. C’est probablement la chute du dollar en tant que monnaie internationale qui déclenchera la chute des É-U, et ce mouvement est largement commencé.

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