La réalisatrice Sarah Charland-Faucher a choisi le jour de la Saint-Valentin pour la première Montréalaise de son documentaire« À fleur de peau, un bouquet de Colombie». Ce film aborde la dure réalité des travailleurs et travailleuses des fleurs en Colombie, l’un des principaux pays exportateurs de fleurs au monde. La date de la St-Valentin a son importance pour le film, puisqu’il s’agit du jour de l’année où il se vend le plus de fleurs coupées. Pour être exact, cette date représente 85% des ventes annuelles de fleurs. Et selon le Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine (CDHAL), les semaines précédant le 14 février représentent des heures de travail excessives pour les milliers d’ouvrières de cette industrie largement composée de femmes.
[La bande annonce du film « À fleur de peau, un bouquet de Colombie»]
Les travailleurs du journal vont continuer d’informer la population par l’entremise d’un nouveau quotidien qu’ils ont intitulé Rue Frontenac. Le quotidien sera diffusé sur le net à l’adresse Ruefrontenac.com. La vidéo ci-dessous, qui marquait le Jour 1 du conflit, provient d’ailleurs de ce site.
Dans un contexte alambiqué comme celui du conflit israélo-palestinien, où pleuvent images et commentaires sensationnalistes de partout dans le monde, il est primordial selon moi d’avoir accès à une vision venant de l’intérieur. Je parle ici d’une vision d’auteur, plus précisément d’une vision de cinéastes engagés. Ainsi, la Cinémathèque québécoise présente Regards Palestiniens IV, un programme de films palestiniens à ne pas manquer ce vendredi 23 janvier à 19h00.
[ Actualité citoyenne diffuse ce communiqué envoyé hier par l'ASSÉ et le groupe Tadamon au moment de l'occupation du bureau ministériel de Raymond Bachand, ministre du Développement économique du Québec. Il s'agit d'une action en solidarité avec Gaza ayant pour but de dénoncer l'accord économique bilatéral Québec-Israël. Selon le communiqué cet accord ne comprendrait pas de mesures pour contraindre Israël à respecter les droits humains et les lois internationales. De plus, l'accord Québec-Israël ne ferait aucune distinction entre un produit fait dans des colonies israéliennes et d'autres produits. ]
Photo: Scott Weinstein. Manifestation du 10 janvier 2009 à Montréal en Solidarité avec Gaza
Hier se terminait l’exposition Nos terrains de lutte: Justice pour les migrants! Une exposition de photographies présentée par Solidarité sans frontières, au Café coop Touski.
Pour moi, ce lancer du soulier incarne la résistance, la révolte, la rage, la furie d’une population ravagée par une guerre légitimée par un mensonge. Saddam Hussein n’a jamais eu de bombe nucléaire à pointer sur l’Amérique … Malgré cela on a envahit l’Irak et aujourd’hui il y a bel et bien une population irakienne sous occupation militaire, des innocents torturés à la prison d’Abou Ghraib et des milliers de civils tués …
Ce court film de trois minutes est un compte rendu impressionniste de l’action « Lançons nos souliers contre l’occupation! » qui a eu lieu le 20 décembre 2008 à Montréal . En y intégrant quelques images d’archives de la guerre en Irak j’ai voulu rappeler d’où venait cette colère qui a inspiré le désormais célèbre journaliste irakien Muntadar al-Zeidi.
[Communiqué du Collectif de solidarité Lac Barrière]
LES DROITS AUTOCHTONES SOUS CLÉ: Manifestation en soutien des Algonquins du Lac Barriere et le chef Benjamin Nottaway incarceré
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
le jeudi 8 janvier 2008, à midi
devant le bureau de Jean Charest
au coin du Collège McGill et de Sherbrooke.
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Apportez bannières, pancartes, et outils sonores…
Le chef intérimaire du Lac Barrière et père de six enfants, est incarcéré.
Benjamin Nottaway passe la période des Fêtes en prison. Il est un prisonnier politique des gouvernements du Québec et du Canada, qui ont emprisonné un dirigeant autochtone lors d’une contestation pacifique plutôt que d’honorer des ententes historiques et de respecter le processus de sélection des dirigeants de la communauté comme le veut la coutume.
Joignez-vous aux membres de la communauté du Lac Barrière à Montreal alors qu’ils exigent que le gouvernement québécois respecte ses promesses, libère le chef intérimaire Nottaway de prison, et qu’il cesse la criminalisation de la communauté et de ses dirigeants
Comme l’avait mentionné Santiago dans un autre billet, « le cas du Lac Barrière et une affaire assez complexe où il est entre autres question d’un accord trilatéral (Algonquin, gouv. fédéral, gouv. provincial) qui n’aurait pas été respecté. Accord qui, s’il était appliqué, permettrait à la communauté du Lac Barrière d’obtenir des redevances sur l’exploitation des ressources naturelles. » Dans son billet, vous pouvez lire un extrait du document de Ressources naturelles Canada qui explique l’Accord Trilatéral du Lac Barrière.
Comme lors du barrage qui avait eu lieu au début du mois d’octobre dernier, la manifestation pacifique de Lac Barrière s’est terminée par de la répression policière, l’arrivée des anti-émeutes pour libérer la voie routière des quelques dizaines de personnes présentes et l’arrestation de 5 personnes, dont l’ancien chef, Benjamin Nottaway. D’ailleurs, le 4 décembre, il a été reconnu coupable de 45 jours en prison à cause de son implication dans la défense d’une communauté qui veut tout simplement avoir la possibilité de négocier avec les gouvernements et de faire respecter les ententes déjà conclues.
Marylynn Poucachice, une porte-parole de Lac Barrière qui a été arrêté pendant le blocus de Novembre, spécifie dans un communiqué de Solidarité Lac Barrière que le « Québec a maintenant rejoint l’Ontario, qui emprisonna les chefs de la première nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (KI) et des Algonquins d’Ardoch pour une démonstration pacifique. La méthode préférée des provinces pour s’occuper de nos droits semble être l’utilisation de la police et des tribunaux jusqu’à ce qu’on oublie que nous en avons.»
Video du deuxième blocus du Lac Barrière, novembre 2008:
[ Actualité citoyenne vous propose ce texte de Lorraine Guay sur le thème de la lutte contre la privatisation du système de santé. L'article provient du site de Cybersolidaires. ]
Le privé en santé - La déclaration de guerre de M. Couillard Par Lorraine Guay, infirmière à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay
Quel hasard! Au lendemain même des élections, l’ex-ministre de la santé du PLQ lance un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande ouverture au secteur privé dans la santé : de la musique sans doute aux oreilles de M. Charest, désormais majoritaire à l’Assemblée nationale. Ce gouvernement, hélas, a maintenant les coudées franches pour continuer d’aller de l’avant dans cette direction. Et l’intervention de M. Couillard doit être comprise pour ce qu’elle est : une véritable déclaration de guerre au réseau public de santé et aux citoyens et citoyennes que nous sommes.
Car ce monsieur, avec le même aplomb qu’on lui reconnaissait dans ses fonctions antérieures, continue de propager les mêmes mythes mensongers selon lesquels - pour reprendre ses propos devant l’Institut canadien de la retraite et des avantages sociaux - «l’ouverture au privé est décidément l’avenir du système de santé québécois». Martelés par de telles affirmations jamais démontrées, lavés par les arguments fallacieux des «think tank» de la droite tel l’Institut économique de Montréal, nos cerveaux sont devenus des territoires occupés par cette idée que les entrepreneurs privés en santé seraient devenus les sauveteurs bienveillants d’un système public présumé en faillite, qu’ils seraient les seuls capables d’augmenter l’accessibilité, de réduire les listes d’attentes, de diminuer les coûts et d’augmenter la qualité des soins.
Et de ramener à l’avant-scène le rapport Castonguay que M. Couillard avait prudemment mis dans l’ombre comme ministre de la Santé… et dont il redécouvre maintenant les vertus en tant qu’homme d’affaires. Un exemple parmi d’autres : il nous revient avec les tickets modérateurs présumés «bons dans la mesure où ils permettent de financer le réseau et de modifier le comportement des gens». Cet argument a été maintes fois démoli, non par de vilains gauchistes, mais par l’Organisation mondiale de la santé, l’OCDE, le rapport Romanov, l’Avis du Conseil de la santé et du bien-être du Québec de l’époque présidé par… un ancien sous-ministre de Robert Bourassa, le Dr Paul Lamarche.
Le Dr Couillard connaît parfaitement le terrain politique dans lequel il intervient désormais comme chantre des lobbys privés de la santé : il est l’architecte de la loi 33 qui légitime désormais le recours aux assurances privées duplicatives pour des interventions déjà pratiquées dans le réseau public; il s’est fait le promoteur de la multiplication des cliniques privées spécialisées, du recours à la sous-traitance et aux partenariats publics-privés dont son gouvernement a sciemment tu les effets désastreux dans les pays où on les a déjà utilisés. La juriste et spécialiste de ces questions, Marie-Claude Prémont, rappelait récemment que tout l’appareillage juridique, réglementaire et administratif est actuellement en place pour ouvrir une porte encore plus grande au privé dans la santé. Faut-il rappeler que notre système est déjà privatisé à hauteur de 30%! Triste héritage de M. Couillard qui nous affirmait, la main sur le cœur, lors de la commission parlementaire sur son Livre blanc, que s’il était favorable à cette ouverture, c’était pour protéger le public!!!!! Le Québec est maintenant devenu la province canadienne où la privatisation est la plus avancée, devenant le «maillon faible» de la Loi canadienne sur la santé et donnant des munitions aux conservateurs de M. Harper pour s’en débarrasser à plus ou moins long terme.
Pourquoi interdire à certains citoyens de profiter des soins de santé, s’ils payent?, nous demande M. Couillard. Voilà en effet le fond de la question. Proposer une telle avenue relève d’abord de l’irresponsabilité politique et d’un manque de rigueur au plan économique, car le Dr Couillard en connaît très bien les conséquences : système parallèle public/privé à deux vitesses, désengagement des médecins du système public et migration vers le privé, dépendance face aux compagnies d’assurances dont il est impossible de contrôler les coûts exponentiels et donc augmentation des coûts globaux pour la population, diminution de la qualité des soins, accroissement des inégalités en santé, etc. Il sait aussi très bien qu’il existe des solutions publiques aux problèmes du système de santé québécois : sous la direction du Dr. Simon Turcotte, les médecins pour un régime public n’ont pas cessé de proposer de telles solutions. Quand le gouvernement les écoutera-t-il?
Permettre l’accès aux soins en fonction de la hauteur du portefeuille des gens, c’est opérer un formidable retour en arrière et revenir à cette époque pas si lointaine où nos parents devaient se ruiner pour se munir d’assurances privées et où la maladie constituait la principale cause d’endettement des familles québécoises. Plus encore, c’est assujettir le droit à la santé au pouvoir des marchands dont les valeurs d’égalité devant la maladie et de solidarité des uns envers les autres constituent le dernier de leurs soucis. La crise financière qui nous décime saura-t-elle nous libérer de cette sacralisation du libre marché dans tous les secteurs de la vie et surtout en santé, en éducation, en culture?
Pourquoi se laisser impressionner par l’incantation du Dr Couillard en faveur de la privatisation de notre système de santé, au moment même où le nouveau président des États-Unis s’apprête à faire le chemin inverse et à tenter, même timidement, de sortir son pays des affres de la médecine privée? Le Center for Studying Health System Change rappelait d’ailleurs durant la campagne électorale américaine que «près d’une famille américaine sur cinq avait du mal à payer ses factures médicales l’année dernière, soit 57 millions d’Américains, dont la grande majorité bénéficie pourtant d’une police d’assurance. Plus de la moitié de ces familles ont dû faire un emprunt pour payer leurs soins de santé; prise à la gorge, une minorité non négligeable a envisagé de faire faillite». Voulons-nous vraiment nous précipiter dans cette direction?
M. Couillard dit avoir quitté la politique pour «s’engager dans les débats d’idées, dont celui de l’avenir des systèmes de santé» : alors que le combat d’idées commence vraiment! Et pourquoi pas une forme de BAPE en santé à la place des traditionnelles commissions telles Clair, Ménard et Castonguay qui ont toutes, chacune à leur façon, pavé la voie au privé en santé? La population doit avoir en main toutes les informations lui permettant de se faire une opinion éclairée sur l’orientation à prendre compte tenu des répercussions énormes sur notre présent et sur les générations futures. Mais ne nous y trompons pas : seule une puissante mobilisation des citoyens et citoyennes permettra de «tenir la bride» au gouvernement de M. Charest dans sa marche vers la privatisation accrue de notre système de santé et de services sociaux et de tourner les projecteurs vers la recherche et la mise en œuvre de solutions publiques.
————————————-
Actualité citoyenne a réalisé un film sur le sujet en mars 2008, cliquez sur le titre du film pour le visionner:
Sympathisant de tous les échevelés, Steve Patry est cinéaste/producteur au sein de Funambules Médias. Il pratique le cinéma social depuis plusieurs années et s’intéresse plus particulièrement au mode de vie des marginaux. Il est le co-réalisateur du projet documentaire De prisons en prisons.
Offrant vitrine aux causes et aux peuples ignorés des grands médias, elle cherche à faire réfléchir et à poser un tout autre regard sur la réalité de la planète.