Actualité citoyenne
Bienvenue dans ce laboratoire de l’actualité populaire, citoyenne, communautaire, sociale et engagée. Pour en savoir plus.
[extrait d'un article provenant du site web Cybersolidaires]
Le 28 janvier 2008, en solidarité avec les féministes de partout au Canada, nous célébrons le 20e anniversaire du jugement historique rendu par la Cour suprême du Canada dans la cause du docteur Henry Morgentaler, accusé avec deux autres médecins de pratiquer illégalement des avortements dans sa clinique de Toronto.

Historique parce que ce jugement invalidait les dispositions de l’article 251 du Code criminel, en vigueur depuis 1969, couronnant ainsi près de 20 ans d’efforts et de luttes acharnées menées par le médecin mais également, faut-il le rappeler, par les féministes canadiennes et québécoises en faveur de la décriminalisation de l’avortement.
Pour comprendre toute la portée de ce jugement, mentionnons brièvement que jusque-là l’avortement était un acte criminel sauf s’il était pratiqué dans un hôpital accrédité et approuvé par un comité d’avortement thérapeutique, formé de trois médecins, qui en venait à la conclusion que la poursuite de la grossesse mettait ou mettrait probablement en danger la vie ou la santé de la femme enceinte. À défaut de respecter ces conditions, le médecin était passible d’emprisonnement à perpétuité et la femme enceinte, de deux ans de prison.
Dans son jugement, la Cour suprême a reconnu que la procédure édictée par l’article 251 du Code criminel portait atteinte au droit à la sécurité de la personne garanti par l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés. Pour les juges Dickson et Lamer : “Forcer une femme, sous la menace de sanction criminelle, à mener le fœtus à terme, à moins qu’elle ne remplisse certains critères indépendants de ses propres priorités et aspirations, est une ingérence profonde à l’égard de son corps et donc une atteinte à la sécurité de sa personne”.
Seule la juge Wilson ira plus loin en affirmant que le droit à la liberté confère “à chaque individu une marge d’autonomie personnelle sur les décisions importantes touchant intimement à sa vie privée. (…) La décision que prend une femme d’interrompre sa grossesse relève de cette catégorie de décisions protégées”. Elle conclut sans équivoque que le droit à la liberté énoncé à l’article 7 de la Charte comprend également le droit à l’avortement.
Historique parce que, depuis ce jugement, les femmes peuvent décider librement de poursuivre ou non leur grossesse, sans mettre en danger leur vie, leur santé et leur sécurité et sans avoir à demander la permission à quiconque. Soulignons que le droit à l’avortement est un droit propre aux femmes qu’elles seules peuvent exercer puisqu’il se fonde sur leur différence biologique, soit leur capacité reproductive.
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Mots clés: droit, féminisme, lutte-populaire
Le 7 septembre dernier, à Montréal, Femmes Autochtones du Québec (FAQ) organisait une manifestation pour dénoncer la position du Canada dans le dossier de l’adoption de la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».
Vidéo: Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »; réalisation Santiago Bertolino, durée: 8min.52
En effet, les États Membres de l’ONU seront appelés, le 13 septembre,
à adopter par consensus cette déclaration reconnaissant le droit à l’autodétermination des peuples autochtones qui se négocie depuis 22 ans. Mais voilà que depuis l’entrée des conservateurs au pouvoir en janvier 2006, le Canada est devenu un farouche opposant à cette déclaration. Dernièrement, à quelques semaines du vote final pour l’adoption de la déclaration, le Canada, appuyé par l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Russie, la Colombie, la Guyane et le Surinam, a demandé de reprendre les négociations, manoeuvre qui a pour but de paralyser l’adoption de la déclaration.
Pour savoir plus sur le sujet voici quelques liens:
Cybersolidaire: Pour la reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtones
Le Devoir: Autochtones: le Canada fait bande à part
Le Devoir: Gain autochtone malgré le Canada
ONU: CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PROJET DE DÉCLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES
Ministère des Affaires Indiennes et du Nord (communiqué): Position du Canada : Projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
Amnisitie Internationale (communiqué): Déclaration des droits des peuples autochtones : Il est grand temps que le Canada se rallie
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Mots clés: autochtones, démocratie, droit, manifestation, politique

« En guise d’action pour que prenne fin la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe, la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal vous invite à prendre part à une marche le 17 décembre au métro Papineau: La marche des parapluies rouge.»
Dans le communiqué apparaissant sur le site web du groupe communautaire Stella, on comprend qu’une des solutions pouvant aider à mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe est la décriminalisation des activités liées au travail du sexe. Ce qui permettrait aux travailleurs et travailleuses du sexe d´avoir pleinement accès aux services de santé et aux services sociaux de même qu’aux normes de protection sociales et du travail.

Stella est un groupe communautaire crée et géré par et pour des travailleuses du sexe de Montréal et existe depuis 1995. L’objectif de ce groupe est d´améliorer les conditions de vie et de travail des travailleuses du sexe, promouvoir leur santé et faire respecter leurs droits humains. Le groupe Stella fait parti de la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal et sera du nombre lors de la marche de dimanche.
Cette marche revendiquant la fin de la violence envers les travailleurs et travailleuse du sexe est d’actualité, du moins à la Chambre des Communes, puisqu’un rapport intitulé, « LE DÉFI DU CHANGEMENT; ÉTUDE DES LOIS PÉNALES EN MATIÈRE DE PROSTITUTION AU CANADA», vient juste d’y être déposé par le par le Sous-comité de l´examen des lois sur le racolage du Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes.
Selon Claire Thiboutot de Stella, le rapport du sous-comité « porte davantage attention aux témoignages conservateurs des personnes préoccupées d´ordre moral et public plutôt qu´aux nôtres ». Le rapport met l’accent sur la prévention de la prostitution et la réhabilitation des prostitués et ne fait aucunement mention de la reconnaissance du travail du sexe comme travail.
La décriminalisation du travail du sexe ne semble donc pas être au menu. Pourtant, toujours selon Mme Thiboutot, « le droit criminel en matière de prostitution échoue à protéger les travailleuses et travailleurs du sexe et contribue à générer plusieurs formes de violence à leurs égards, notamment de la brutalité policière et des agressions voire des meurtres de travailleuses du sexe .»

La marche des parapluies rouges de dimanche prochain est donc importante, puisqu’elle vise, entre autres, à défaire les préjugés, à sensibiliser les gens sur la dure réalité des travailleuses et travailleurs du sexe et expliquer ce qui pourrait être fait pour améliorer leurs conditions.
La marche des parapluies rouge s’inspire d´une manifestation organisée par un groupe de travailleuses et travailleurs du sexe d´Italie, le Comitato per i Diritti Civili delle Prostitute.
De plus après la marche, il y aura le grand lancement du DVD
LA PUTAIN DE COMPILE ! au Cabaret Café Cléopâtre
(1230 rue St-LaurentOuverture des portes : 19h00. Projection : 20h00, Contribution suggérée de 5$). Aussi, sur Parole Citoyenne, il y a un dossier sur le sujet intitulé: La parole aux travailleuses et travailleurs du sexe.
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Mots clés: Canada, droit, justice, manifestation, travail
Le 1 décembre 2006, par une température quelque peu exécrable, la communauté de Pointe-Saint-Charles a décidé de déclarer Abdelkader Belaouni citoyen de la communauté. Un certificat symbolique de citoyenneté lui a été remis en face des bureaux du Ministère de l’Immigration du Canada au 1010 rue Saint-Antoine. Plus de 100 personnes, dont beaucoup de jeunes, sont partis du refuge d’Abdelkader à l’église St-Gabriel rue Centre à la Pointe-Saint-Charles pour se rendre aux bureaux de l’Immigration.
L´oiseau de la liberté pour Abdelkader.

Les différentEs orateurs et oratrices ont soulignés avec force la situation intolérable que vit Kader depuis 11 mois. Alors que le Canada se targue un peu partout à travers la Planète d’agir d’un point de vue humanitaire le gouvernement conservateur laisse pourrir des situations inadmissibles sur son territoire.
L´ensemble des organisations communautaires et des centaines de citoyennes et citoyens du quartier ont signé la pétition afin Abdelkader intègre normalement sa communauté de vie, Pointe Saint-Charles.
LIBERTÉ pour Kader, OUI à Kader citoyen de la communauté de Pointe Saint-Charles.
écrit par Marcel Sévigny
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Mots clés: Canada, droit, immigration, liberté, lutte-populaire, manifestation
Devant les demandes légitimes du peuple de Oaxaca représentées à travers l´APPO et la Section 22 des enseignants, L’Armée Zapatiste de libération nationale dénonce la répression militaire et policière. Pour organiser la résistence et l’appui au Peuple de Oaxaca, l’EZLN a appelé à une Campagne nationale de résistence populaire.
La Otra Capagna et d’autres groupes de solidarité de la région Montréalaise répondent à cet appel à Montréal et invitent le public à participer à la MARCHE DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DE OAXACA
DIMANCHE, 19 NOVEMBRE 2006
14h
du Parc Normand-Bethume (Métro Guy-Concordia)
à la Place Émilie-Gamelin
Une soirée d’information et de discuation sur la solidarité internationale avec une projection de Vidéo, de la musique suivra à L’Utopik, à 18h!
La Otra Campagna exige :
- la destitution d’Ulises Ruiz
- la libération des prisonniers-ères politiques
- la sortie immédiate de la PFP (police militaire)
- la condamnation des responsables physiques et moraux
- la réapparition des disparu-es
*plus d’info: La Otra Campaña à Montréal, ici_lasexta@yahoo.ca
L’EZLN et d’autres organisations de la ‘Otra campaña’ appellent à des journées nationales et internationales de mobilisation en solidarité avec Oaxaca le 20 novembre:
Communiqué:
ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE 30 octobre 2006
À : Les peuples du monde.
À : Les compas adhérentEs de la Zezta Internacionale.
De : La commission intergalactique de l´EZLN
Soeurs et frères. Compañeras et compañeros
Au peuple de Oaxaca, ils nous appellent, et pour cela nous aussi lançons L´APPEL.
Nous devons montrer dans les faits la PAROLE. Ils ne sont pas Seuls. Ainsi les compas de l´Assemblée Populaire de Peuple de Oaxaca nous montre leur dignité de lutte.
L´appel est pour faire des actions de lutte pacifiques. Prises d´Ambassades, Blocages, Marches, campements, meetings, actions de protestation, dans toutes les parties du monde. Pour le 1er novembre de 2006 et une autre fois pour le 20 novembre de la même année. Nous allons faire la mobilisation dans toutes les parties du monde ensemble le même jour du 1er novembre, et pour le 20 novembre.
Parce que hier le détestable Fox, gouverneur des riches du Mexique, ils sont entrés avec leurs Police Fédérale Préventive et leurs hélicoptères de soldats mexicains, pour faire la guerre injuste au peuple de Oaxaca, cela c´est le dialogue que demande Fox.
Il y a des morts, des blessés, des emprisonnés. Pour cela notre appel est pour :
1. – La sortie immédiate de l´armée mexicaine et de la police fédérale préventive.
2. – Liberté immédiate des compas détenuEs.
3. – Justice pour les compas assassinéEs et châtiment des assassins.
4. – Sortie immédiate de l´assassin Ulises Ruiz.
Exiger la liberté de nos prisonnièrEs politiques du peuple d´Atenco.
Notre force frères et s½urs, compas nous sommes les pauvres du monde, ainsi il y a à lutter, toutes et tous ensemble.
Le peuple de Oaxaca nous attend.
Commission Intergalactique de l´EZLN. Lieutenant Colonel Insurgé Moisés.
intergalactico@ezln.org.mx
www.zeztainternazional.org
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Mots clés: droit, justice, liberté, lutte-populaire, manifestation, politique
‘Between States’ (Entre deux états): une expo-photo à ne pas manquer

Au cours des 18 derniers mois, le photographe montréalais Darren Ell a photographié et interviewé plusieurs individus et familles travaillant avec le réseau militant Solidarité sans frontières : des personnes qui sont menacées d’expulsion ou qui vivent en refuge, des personnes sans-statut prises dans les limbes d’Immigration Canada et des hommes détenus sans accusations en vertu des certificats de sécurité(photo: Mahmoud Jaballah). Les entrevues et les photographies grandeur nature de Darren seront présentées dans le cadre d’une exposition professionnelle, pour quatre semaines à compter du 12 octobre 2006, au Dazibao ˆ Centre de photographies actuelles, au 4001 de la rue Berri.
L’exposition, intitulée « Between States » (Entre deux états), permettra au public d’en apprendre davantage sur les luttes des migrant-e-s et réfugié-e-s qui ont fuit leurs terres natales pour se retrouver victimes de nouvelles injustices aux mains des autorités canadiennes. « Between States » présente les histoires, les images et les voix de quelques unes des centaines de milliers de personnes au Canada qui luttent quotidiennement pour une vie digne et juste. L’exposition a ouvert ses portes le 12 octobre, précédée par une conférence de Tatiana Gomez, de Solidarité sans frontières, Youssef El-Loubani, de la Coalition contre la déportation des réfugiés Palestiniens, Sophie Harkat, l’épouse de Mohamed Harkat, détenu sous un certificat de sécurité et Amparo Torres, une militante colombienne réfugiée, menacée d’expulsion.
Ne manquez pas cette exposition à la fois artistique et éducative, un hommage à celles et ceux qui luttent pour la justice et travaillent en solidarité. Darren peut être contacté au darren.e@sympatico.ca et ses oeuvres peuvent être vues au www.darrenell.com
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Darren Ell : « Between States »
Du 12 octobre au 10 novembre 2006
Lieu : Dazibao ˆ Centre de photographies actuelles
4001, rue Berri, près de Duluth
Téléphone : 514-845-0063
http://www.dazibao-photo.org/
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Mots clés: art, Canada, droit, immigration, photo
Connaissez-vous Greg Palast? Il est journaliste au Guardian de Londres et à la BBC. C´est lui qui nous avait donné l´excellent documentaire « Bush Family fortunes » où il détaillait le vol des élections américaines de 2000 et faisait le portrait de l´influence et des liens stratégiques tissés par le clan bush au cours des dernières décennies.
Palast est parmi les journalistes américains les plus respectés à l´extérieur des États-unis. Il va sans dire que ce jugement de valeur n´est pas partagé par l´élite politique américaine, ni par les dirigeants des grandes entreprises énergétiques.
Le 22 août dernier, alors qu´il tournait - pour Democracy Now! et Link.tv - un documentaire sur les milliers de réfugié-e-s du désastre politique et écologique entraîné par le passage de l´ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans (ils-elles seraient plus de 70 000 toujours enfermé-e-s dans des camps de fortune), Palast a cru bon filmer les installations d´Exxon qui se trouvent tout juste à côté d´un immense terrain vague où est installé un camp de réfugié-é-e.
Voilà t-y pas qu´il a reçu la semaine dernière des accusations criminelles, pour avoir filmé sans autorisation « une structure critique pour la sécurité nationale » en Louisiane.
Sûrement que son acharnement professionnel contre l´administration Bush, ses enquêtes sur Exxon et son actuel projet – un documentaire sur les ravages de la mondialisation capitaliste – n´y sont pour rien dans cet abracadabrant rebondissement.
Le plus drôle, c´est que l´installation en question peut être localisée en 20 secondes sur Google Earth.
Coup de théâtre, quelques jours plus tard, alors qu’Exxon décide de retirer sa plainte. Faut croire quela publicité que commencait â entraîner cette affaire n’était pas de la meilleure variété…
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Mots clés: droit, information, justice, médias
C´est au retour d´une action directe à saveur artistique - où nous étions respectivement agitateur et documentariste - que Santiago m´a pour la première fois parlé de son projet de blogue. Le contexte s´y prêtait bien. C´est donc sans trop y réfléchir que je lui avais alors offert mon aide. Quelques semaines plus tard je recevais un appel de Santi : le train décolle, est-ce que t´embarque? You bet!
Welcome my son…
C´est donc avec grand plaisir que j´entreprends aujourd´hui ma contribution à ce blogue « citoyen », cette modeste initiative à la fois informative et critique.
Le rôle que je me donnerai ici sera double. D´une part, je m´efforcerai de glaner, sur Internet et ailleurs, des nouvelles que les médias institutionnels ignorent ou couvrent de façon partielle et unidimensionnelle, puis je les rapporterai ici au gré de l´actualité. L´exercice n´a plus rien d´exceptionnel ou d´original. Depuis quelques années, la multiplication des tribunes libres, des plateformes de publication ouverte et des blogues particuliers et collectifs a facilité la circulation d´informations ou de points de vue autrement passés sous silence par les médias de masse. Mais il y a encore fort à faire pour briser le monopole idéologique qui caractérise l´économie de l´information prévalant à notre époque. Je m´emploierai donc, justement, à faire connaître et valoir quelques unes de ces tribunes et autres sources d´information dite « alternative » qui ont essaimées au cours des dernières semaines, mois et années.
Parallèlement, je travaillerai de concert avec Santiago pour trouver des sujets actuels et stimulants que nous couvrirons de façon personnelle. Dans la section Vox Poluli, nous donnerons la parole à celles et ceux qui ont des choses à dire sur l´état actuel du monde. D´entrée de jeu, nous ne chercherons pas à projeter une image objective des enjeux que nous traiterons. Nous sommes tous deux des « citoyens » engagés, chacun à notre façon, dans la transformation du monde. C´est pourquoi nous rechercherons des hommes, des femmes et des enfants qui nous ressemblent et des voix qui parlent de ce monde auquel nous aspirons.
L´autre aspect de mon implication ici sera d´entretenir une réflexion, avec qui le souhaitera, sur le sens que l´on donne à « l´actualité », et de jeter un regard critique sur le travail des médias et de ceux et celles que l´on qualifie de « professionnels de l´information ». Cette démarche s´inscrira dans une volonté de rompre la dépendance aux sources officielles de l´information préfabriquée. J´essaierai du même élan d´encourager les lectrices et lecteurs à remettre en question, par l´enquête et la diversification de leurs sources, l´objectivité et la légitimité des médias institutionnels, privés ou publics.
Dans cette optique, je voudrais entamer avec les lecteurs et lectrices une réflexion sur trois enjeux critiques : l´actualité, le citoyen (la citoyenneté et le « citoyennisme »), et partant, l´actualité citoyenne. J´aimerais que l´on s´interroge ensemble sur le sens que l´on donne à ces mots courants, parfois incompris, beaucoup trop souvent galvaudés.
Comme dans ‘actuel’?
Comment se conçoit l´actualité? Qui détermine le contenu de l´actualité? Comment et pourquoi tels ou tels choix sont faits? Quels sont les intérêts en jeu? Y a-t-il censure? Si oui, où se trouve-t-elle et comment s´insinue-t-elle dans notre quotidien jusqu´à ce que, peut-être, l´on se satisfasse du banal et l´on oublie l´essentiel? En fin de compte, par leur traitement partial de l´actualité, de qui les médias institutionnels défendent-ils les intérêts? Et de qui se moque-t-on?
Puis le mot qui commence par c.
Qui est donc ce fameux « citoyen »? Les droits et devoirs du citoyen se rapportent-ils nécessairement à un État nation, comme il est écrit dans les dictionnaires, ou peut-on concevoir que le citoyen s´identifie à des collectifs plus larges (citoyen du monde) ou plus restreints (citoyen de mon quartier) sans pour autant se reconnaître de responsabilités particulières envers ’son ‘ État? Qu´est ce qu´on qualifie de « citoyen »? Un terme qui sert souvent à justifier l´État dans ses égarements et à légitimer des démocraties corrompues?
Si vous voulez savoir pourquoi je pose la question, et pourquoi je la pose dans ces termes, je vous invite à revenir ici aussi souvent que vous le souhaiterez.
Pour résumer, je propose que cette tribune ne soit pas seulement une source d´information, ni un babillard ou un forum de discussion sur des sujets reliés à l´actualité, ni surtout un blogue d´humeur, sinon un joyeux mélange de tout ça.
Alors, au plaisir.
PatC.
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Mots clés: droit, information, médias