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L’hybridé

Le blog de L’Hybridé est un espace d’expression pour les adoptés et d’échange entre les gens intéressés par l’adoption internationale, et ce, à partir de sujets liés aux réalités des adoptés.

Les Zèbres ( suite et fin)

http://www.vimeo.com/21764249

Voici déjà la fin de notre série!

Nous sommes fiers et heureux de vous présenter notre travail final aujourd’hui. Un projet en 5 actes, 5 rencontres, 5 histoires enrichissantes, qui nous ont marqués et qui, nous espérons, auront su vous enrichir à votre tour.

Nous remercions chaleureusement Anouk Roy, Manuelle Alix-Surprenant, Nathalie LeMoyne, Kim-Soo Champagne et Sebastien Lavallée pour avoir accepté de retracer leur histoire avec nous et de témoigner de leur quotidien faec à nos caméras indiscrètes.

Bien que tous Coréens d’origine, leur parcours et surtout leur conception de l’adoption sont différents voire complètement opposés. À nos yeux, c’est ce qui rend le projet intéressant et réussi!

Nous espérons que l’expérience vous aura plu autant qu’à nous!

Merci à tous!

David Champagne, Rodolphe Beaulieu Poulin

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Les Zèbres (5)

http://www.vimeo.com/21305422

On vous présente aujourd’hui la quatrième capsule “Les zèbres”. Celle de Kim-Soo Champagne. Étant le frère de David, un des photographes du projet, il est celui qui a fortement inspiré le contenu et le thème de ces capsules. Kim-Soo est né en Corée du Sud et vit maintenant à Québec. Bon visionnement!

David Champagne et Rodolphe Beaulieu-Poulin

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Les maux d’une quête de vérité

Lorsque j’ai mis la main sur mes papiers d’adoption, j’étais sans mots. Enfin, mon histoire. Enfin, des explications. Enfin, la vérité. La vérité, puisqu’après tout, ce sont des documents officiels. Ces précieux mots qui définissent les premiers mois de ma vie. Jamais je n’aurais pu imaginer que le début de mon existence soit falsifié.

Heureusement pour moi, mes documents n’ont pas été altérés -du moins je crois-. Contrairement à Nathalie-Mihee, on ne m’a pas ajoutée 3 ans d’existence pour remplir des conditions administratives. Je n’ai pas eu à déceler les mots derrière une couche de correcteur liquide. Je n’ai pas eu à déchiffrer les lettres sous les biffures de crayon.

Avec autant de simplicité et de transparence, la vie d’un bébé, d’un enfant, d’un adulte se retrouve dans le mensonge. Est-ce l’amertume qui a mené Nathalie-Mihee à militer pour la reconnaissance des adoptés en Corée?

Si aujourd’hui les coréens adoptés bénéficient de plusieurs mesures pour reconnecter avec leurs origines et qu’ils jouissent d’une certaine reconnaissance de retour au pays du matin calme, c’est bien parce que Nathalie-Mihee y a passé des années à faire valoir l’existence, les droits et les besoins des adoptés.

Par la co-fondation de trois organismes pour les adoptés à l’international -Euro-Korean League, Korean Overseas Adoptees and GOAL-, par les mots et par l’art -vidéo, peinture et autres -, Nathalie-Mihee inspire ceux qui sont prêts à tendre l’oreille pour entendre une autre vérité.

Écoutez celle que j’appelle affectueusement la grand-mère des adoptés, Nathalie-Mihee Lemoine.

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Joël Legendre parle d’adoption

Joël Legendre a rencontré L’Hybridé pour parler de l’adoption de son fils Lambert, adopté de Chine en 2004.

Super inspirant non seulement pour les parents adoptifs mais aussi pour tous les parents de ce monde!

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Catégories : Adopter une réflexion
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Les Zèbres, deuxième capsule!


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L’adoption, un sujet à la mode?

De Madonna à Angelina Jolie ou de Claude Meunier à Joël Legendre, l’adoption internationale est de plus en plus populaire. L’adoption nous côtoie. Si ce n’est pas le cousin, c’est le voisin qui a adopté. Les adoptés sont maintenant nombreux parmi les camarades d’école.

Mais les adoptés adultes se démarquent aussi de plus en plus. Les premiers, les pionniers, ont une histoire à raconter. Ils sont parfois encore en train de construire leur histoire, de reconstituer le passé pour planifier le futur. Les adoptés sont des hybridés qui fascinent.

Claire Lamarche, CIBL, Deux filles le matin, La Magnétothèque, Parole Citoyenne et plusieurs autres médias permettent aux adoptés de raconter leur histoire. Récemment,  c’est Rima Elkouri de la Presse qui relatait l’histoire de Renaud Vinet-Houle, jeune Québécois adopté au Pérou qui, à 24 ans, a retrouvé sa famille biologique après trois clics dans Facebook. Puis celle de Valérie, aussi d’origine péruvienne, qui a retrouvé sa famille biologique grâce à Renaud.

Tant d’histoires qui inspirent et qui allument la petite flamme intérieure, celle qu’on ignorait ou celle qu’on étouffait. Des histoires comme celles-là, c’est extraordinaire. Des adoptés qui se rencontrent, qui se comprennent, qui retrouvent leurs origines et même leur famille!

À ce sujet, je ne peux par contre m’empêcher de sourciller.

Ne me traitez pas de rabat-joie! Attendez! C’est que légalement, les démarches de retrouvailles doivent passer par le Secrétariat à l’Adoption Internationale. Oui, c’est un long processus. Mais imaginez un instant que Mme M. part à la recherche de sa mère biologique en Inde. Elle sait de quelle village elle vient. Elle connait le nom de sa mère, un nom aussi populaire en Inde que Tremblay au Québec ou que Lee en Chine. Imaginez que Mme M. cogne à une porte. Le mari répond et présente avec un peu de méfiance la fameuse dame Tremblay. Pleine d’espoir, Mme M. explique la situation à la dame Tremblay, qui malheureusement, ne s’avère pas à être sa mère biologique.

Qu’est-ce qui se passera avec cette dame Tremblay? Cette dame qui n’a rien à voir avec cette histoire de grossesse cachée, d’abandon et d’adoption? Comment expliquera-t-elle ça à son mari? Comment pourra-t-elle défendre son point, dans une culture avec des moeurs si différents?

Les adoptés vont souvent penser à leur besoin de retrouver leurs origines. Tellement qu’ils oublient parfois comment le parent biologique peut réagir en retour! Et si la dame avait claqué la porte au nez de Mme M.? Et si la dame avait acceptée la venue de sa fille biologique, mais avait ensuite été ostracisée de sa famille, voire de son village?

Je sais de quoi je parle. Ma mère biologique n’a pas été exclue ni de sa famille ou de son village, mais j’ai vu quelles émotions et quelles situations elle a du gérer lorsqu’on s’est retrouvées. Imaginez, j’ai ramené ma mère biologique 23 ans dans le passé. Encore en 2011, avoir un enfant hors mariage est très mal vu, imaginez à cette époque? J’ai ramené le passé -peut-être douleureux- de ma mère biologique qui devait maintenant jongler avec son présent. Elle a menti à sa famille (mari et enfants) pour me rencontrer.

La culture est très différente et on ne peut pas négliger l’impact des retrouvailles. Autant pour l’adopté que pour les parents biologiques, ainsi que pour les parents adoptifs, comme c’est si délicatement exprimé dans l’article de Rima Elkouri.

L’histoire de Renaud et de Jessica ont des dénouements heureux, certes, et tant mieux si les médias traditionnels et sociaux ont permis de mettre en contact des adoptés qui souhaitaient partager leurs vécus et leurs expériences. Je suggère tout de même une petite lecture de ce dépliant à l’attention des personnes adoptées qui souhaitent retrouver leurs parents biologiques.

Catégories : Adopter une réflexion
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Aujourd’hui, je ne parle pas le coréen.

Est-ce que tous les adoptés souhaitent se reconnecter avec leurs racines, retourner dans leur pays d’origine et se familiariser avec la culture et la langue?

Évidemment que chaque personne est différente, avec sa personnalité, son histoire, son chemin de vie et ses attentes. Je pense par contre qu’il s’agit souvent d’une question de temps. Certains se contenteront de leur histoire, sans jamais avoir envie de retrouver leurs parents ou même de se familiariser avec la culture. Ils sont Québécois 100%-pure-laine-une-grosse-poutine-avec-ça!

D’autres, à l’adolescence, à l’aube de la trentaine, au décès d’un parent ou à la naissance d’un enfant, sentiront l’appel des origines. Soudainement, la question émerge, et parfois, la réponse est pressante.

Mais jusqu’à quel point les adoptés reconnectent-ils avec leurs origines? Quel est le motif? Contrairement à ce que certains parents adoptifs peuvent craindre, ce n’est pas pour remplacer les parents, ni par conflit de loyauté. De toute façon, plusieurs adoptés n’auront jamais la possibilité de retrouver leurs parents biologiques, par exemple en Chine où la loi oblige que seul un orphelin qui est prouvé ne plus avoir de famille, peut être adoptable. Les parents biologiques laissent donc souvent l’enfant au pied de l’orphelinat, sans qu’on puisse retracer la famille de celui-ci. Un dossier est rempli au poste de police, des annonces sont placées dans les journaux et l’enfant doit être gardé 8 mois à l’orphelinat, au cas où les parents ou la famille se manifesteraient.

Le cas contraire, l’enfant peut alors être placé en adoption. Tout ça pour dire que ce ne sont pas tous les adoptés qui pourront retracer leurs parents biologiques et qui ne pourront ni même connaitre leur histoire avant leur adoption. Certains souhaiteront tout de même retourner au pays et découvrir la culture et parfois, apprendre la langue.

Et qu’est-ce qui motive l’adopté à apprendre sa langue natale? Pour se sentir davantage coréen, bolivien, indien ou vietnamien? Pour comprendre si c’est vraiment inné? Pour simplement agrandir notre bagage linguistique?

Les Zèbres ont présenté leur première capsule d’adoptés. Une voix, un accent et un portrait qui rendent parfaitement la complexité de l’identité. Une des premières adoptées à l’international au Québec, arrivée avec ses 3 soeurs biologiques et retournée 3 fois en Corée du Sud, son pays natal.

Mais aujourd’hui, elle ne parle pas le coréen.

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Première capsule “Les Zèbres”


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Bonjour à tous,

juste un petit mot pour vous annoncer l’arrivée de notre première capsule. Notre projet “Les Zèbres”, ce sont des capsules audio-photographiques sur l’histoire et l’identités de quelques adoptés qui ont grandi en terre québécoise. Voilà, on ne vous en dévoilera pas plus. La première capsule sera en ligne demain au courant de la journée.

Rodolphe Beaulieu-Poulin et David Champagne

Les Zèbres

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La recette magique!

Quels sont les ingrédients pour réussir une adoption. “Réussir” une adoption? Qu’est-ce que ça signifie en fait? Réussir à adopter, donc à répondre correctement aux questions de la travailleuse sociale lors de l’évaluation psychosociale? Réussir à élever un enfant adopté? Réussir à le faire sentir assez bien pour qu’il ne démontre aucun intérêt envers son pays d’origine? Réussir à être à ses côtés lors de ses questionnements? Réussir, comme adopté, à vivre sa vie, comme un “vrai” québécois? Ne jamais se questionner ou plutôt arriver à des réponses saines suite à tous les questionnements qui auront pu nous hanter?

À la douzième et dernière émission de L’Hybridé sur les ondes de CIBL 101,5 Radio Montréal, nous avons tenté de dresser une liste des ingrédients essentiels pour “réussir” l’adoption. Rien de moins…

Martine Trottier-Maltais, adoptée du Rwanda à l’âge de 8 ans avec son frère de 6 ans. Son histoire d’adoption est plus que particulière. Alors que son grand-père souhaitait garder Martine comme force de travail, les femmes du village ont plutôt convaincu l’aïeul de laisser sa petite-fille en adoption internationale, là où elle pourrait vivre une vie meilleure. Martine a fuit la guerre pour atterrir à Chicoutimi, un soir d’hiver. “Je portais une petite jupe et des collants et j’avais si froid. C’était le jour le plus froid de ma vie!”

À maintenant 24 ans, Martine porte un regard très mature sur son histoire. “C’est certain qu’un jour j’y retournerai (par curiosité et peut-être pour re-découvrir qui j’aurais pu devenir…avec le contexte qui était présent à l’époque tout en comparant, ce que je suis présentement). Le premier retour aux sources serait une volonté purement égoïste (Je le fait pour moi) …et ensuite les prochains voyages seraient plus culturels et introspectifs et de découvertes.”


Pour écouter Martine, cliquez ici. Nous avons tenté de définir les points de réussite d’une adoption et nous avons cerné les éléments essentiels.

En deuxième partie d’émission, Madame Suzette Goguen, psychologue clinicienne qui a fait de nombreuses évaluations psychosociales, maintenant en suivi post-adoption et mère adoptive d’une petite fille de la Russie, a pu nous éclairer par son oeil professionnel et maternel.

De riches discussions où chacune d’entre nous a pu exprimer sa façon de voir l’adoption selon son histoire, ses inspirations, ses expériences et son chemin de vie.

Pour écouter la dernière émission radio de L’Hybridé, cliquez ici. Pour la suite, lisez les prochains messages et consultez le site officiel de L’Hybridé au www.lhybride.com

Une dernière émission définitivement inspirante qui met la table pour les prochaines rencontres de L’Hybridé.

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