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L’Empreinte olympique

Quelle est l’empreinte sociale et environnementale laissée par les Jeux olympiques dans le monde? Suivez-nous de Vancouver à Montréal, en passant par Turin et Dakar, pour un regard critique et coloré sur les impacts des Jeux.

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Catégories : Réflexions

Le gym au fond du donjon

Le gym du Centre international d’athlétisme de Dakar (CIAD) est situé au fond d’un couloir du stade Leopold Sedar Senghor. On se croirait en route pour les oubliettes d’un quelconque donjon! Fenêtres fracassées, murs sales… on y accède par une porte en ferrures (une herse!) à la serrure rouillée.

Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, un endroit semblable n’a rien de bien étonnant. On pourrait même dire que c’est un endroit “pour les riches”, puisque pour y avoir accès il faut avoir obtenu une bourse ou être en moyens.

Excepté que c’est ici que s’entraîne l’élite africaine de l’athlétisme! Les athlètes du CIAD proviennent d’un peu partout sur le continent (Botswana, République démocratique du Congo, Cameroun, Bénin…) parce que chez eux les infrastructures sportives sont encore plus vétustes. Et parce qu’ici on retrouve des entraîneurs motivés qui ont suivi une formation (ce qui n’est pas toujours le cas en Afrique!).

Si je vous raconte ça, ce n’est pas pour dénoncer le manque d’intérêt des gouvernements africains dans le sport (disons qu’ils ont des dossiers plus urgents!), ni pour accuser le concierge qui a oublié de passer le balai. C’est simplement pour illustrer comment, du point de vue d’un athlète africain qui rêve de médailles olympiques, le défi à relever est grand. Les appareils du gym ne sont ni complètement usés ni complètement désuets, mais ils n’ont rien à voir avec les centres d’entraînement de haut niveau qu’on retrouve chez nous.

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Les athlètes africains ne manquent pourtant pas d’enthousiasme et de débrouillardise. Ils ont depuis longtemps mis en application cette citation de Pierre de Coubertin : “Chaque difficulté rencontrée doit être l’occasion d’un nouveau progrès.”

Mais avec le développement accéléré des technologies pour l’entraînement sportif dans les pays riches - et l’absence notoire de ces technologies dans les pays pauvres - pourra-t-on encore longtemps défendre le concept d’universalité si cher aux Jeux olympiques?

Catégories : Réflexions

Vancouver 2010, l’après.

Ce qui devait faire tant de bruit dans les rues de Vancouver lors de la journée de clôture des J-O 2010 fut bien décevant. En effet, les dernières protestations anti-olympiques, autant que la ferveur des activistes, se sont éteintes lentement en cet après-midi ensoleillée du 28 février dernier, au profit d’une mer de drapeau rouges et de cris de joie jaillissant de partout dans le downtown de Vancouver, et tout spécialement de Granville Street, corridor central urbain qui n’a pas fermé l’œil durant ces deux semaines. Et oui, le faible appui de la classe moyenne en cette dernière manifestation qui se tenait en même temps que la partie de hockey la plus populaire des Olympiques d’hiver 2010 n’a pas aidé à cette baisse d’énergie fulgurante…

Et qu’ont réservés les manifestants contre les paralympiques….rien du tout. Comme l’explique Chris Shaw (un membre du Olympic Resistance Network) dans un article du 24H Vancouver, parut le 4 mars dernier, les différentes structures des deux événements ne sont pas du tout les mêmes, spécialement à ce qui a trait au à la commercialisation et à la vision la compétition en soi.

La médaille d’or des activistes alors…Tent city. Le village de tentes, qui était situé au 58 West East Hasting, a permis dès le troisième jour des Olympiques de mettre de l’avant entre autre la crise de la pénurie de logement abordable et la croissance fulgurante de l’itinérance dans la ville de Vancouver. Selon un article du Vancouver Sun datant du 2 mars dernier, Tent city se serait graduellement éteint après  que BC Housing (organismes gouvernementale d’aide au logement) ai trouvé logement pour 35 itinérants, tentés dans le village mis sur pied par le Olympic Resistance Network. Je suis passée devant les vestiges de Tent City hier…Il ne restait que deux tentes au milieu d’un terrain vague,  sur le sol encore humide de la pluie des derniers jours…Voici un article datant de la mi-mars parut dans le quotidien Vancouver Sun, abordant la question des vestiges de Tent city et du contexte de sa mis en œuvre, pour les intéressés; http://www.vancouversun.com/news/Tent+city+residents+scramble+find+shelter/2682921/story.html

Mais au-delà des Olympiques, quels seront les impacts sociaux des J-O 2010 sur la ville de Vancouver, et spécialement dans le quartier DTES? Entre mesures de sécurité olympiques, itinérance et gentrification, la réflexion prend forme dans cette réalité multidimensionnelle, et le bilan ne fait que commencer.

Catégories : Réflexions

Rêve olympique et réalité

Tous les athlètes partent sur la même ligne de départ, mais pour de nombreux athlètes de pays en développement, le fil d’arrivée est beaucoup plus loin. Prenez Adja, une athlète sénégalaise de haut niveau qui s’entraîne en athlétisme à Dakar. Elle a participé à plusieurs compétitions internationales en Afrique et en Europe. Elle rêve de participer aux JO de Londres en 2012. Mais pour Adja les obstacles les plus difficiles à franchir ne sont pas ceux du 400 mètres haies. Comme tous les athlètes africains qui s’entraînent avec elle, Adja n’a aucun commanditaire. Elle doit elle-même payer son équipement et passer près de la moitié de son temps dans les transports en commun de Dakar (elle n’a pas de voiture, habite chez ses parents et n’a pas les moyens de prendre des taxis). Bien s’alimenter est également un défi quotidien dans un pays où bien des gens souffrent de malnutrition.

Question : A-t-elle déjà songé à utiliser des drogues essayer de rétrécir le gouffre qui sépare les athlètes du Nord et du Sud? “On n’y pense même pas!, dit-elle en riant”. Elle et ses collègues troqueraient volontiers des anabolisants contre une bonne paire de chaussures ou un nouveau maillot, s’ils en avaient le choix.

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Catégories : Réflexions

Andrea contre Fiat, une histoire italienne par ses vertus et sa noirceur

Les Nord-Américains ont longtemps rêvé de l’Italie, qu’ils imaginaient belle, ensoleillée, joyeuse et créative. Un territoire imaginaire, une vue de l’esprit où les gens vivaient passionnément, mangeaient de la nourriture santé et créaient des chef-d’oeuvre, tout en attendant que le match de soccer commence à la télé. Bien entendu, les légendes s’ancrent dans les nuances de la réalité : l’Italie est en effet mère de réalisations et de personnages surprenants; le problème, c’est qu’ils doivent se débattre contre un système malade, pour simplement se faire entendre.

Cette histoire simple, sans détour, est profondément italienne par ses vertus et sa noirceur.

Andrea est peintre. Ses oeuvres trônent à Turin, au quartier général de Fiat, dans le bureau de Sergio Marchionne, un cadre supérieur. Depuis l’an 2000, Andrea publie son propre journal ; un soir, après avoir plié le foulard de sa fille, il peint ses intuitions et impressions quotidiennes sur le journal de la veille; au fil du temps, ses amis remarquent ses efforts et l’amènent à un bar, où il a commencé à livrer “son” journal, il y a maintenant sept ans.


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Lapo Elkan, le dernier des enfants Agnelli, la famille propriétaire de Fiat, Ferrari, Juventus parmi bien d’autres - ce qui se rapproche le plus de la monarchie en Italie - lui commande des journaux pour en faire des cadeaux de qualité et des cartes d’affaires de goût. Depuis lors, l’exposition permanente d’art de Milan lui a demandé un magazine hebdomadaire, où il n’inclurait que le meilleur de ses publications quotidiennes.

Pourtant, Andrea avait commencé à peindre sur des journaux pour sauver de l’argent, puisque l’achat de toile ne cadrait pas dans son budget. En avril dernier, on a commandé à Andrea de créer le slogan de la nouvelle Fiat afin de se préparer au lancement mondial du nouveau modèle 500. C’était un appel international pour une phrase qui porterait la définition de la compagnie sur toute la planète. En s’appuyant sur sa pratique quotidienne, de jouer avec les mots et les images, réfléchissant sur les formes utilisées par la presse écrite, Andrea a créé le slogan gagnant, qui a conquis l’imagination de M. Marchionne : you are, we car.

Ce slogan accompagne la campagne de publicité de la voiture ; il constitue une espèce de “Just do it” italien. Et bien que cette phrase de Dan Weiden l’ait fait connaître et l’ait (probablement) enrichi, Andrea n’a pas été payé pour la sienne. Andrea travaille au cimetière municipal; dès 6h, il creuse tous les jours des tombes pour 800 euros par mois. (ce qui est mieux qu’une usine, dit-il, travail en plein air, ça recharge les batteries, évidemment, l’hiver n’est pas agréable…)

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Catégories : Portraits

Le médaillé africain

Dans son pays, le Sénégal, Amadou Dia Ba est une star, l’unique représentant de la “race” des champions olympiques. Il a remporté une médaille d’argent au 400 mètres haies aux Jeux olympiques de Séoul de 1988. L’Olympisme est encore aujourd’hui sa philosophie de vie. Mais Amadou Dia Ba regrette qu’il n’y ait pas eu davantage d’athlètes africains aux Jeux olympiques de Vancouver. Comment peut-on parler d’universalité dans ces conditions? Et pourquoi si peu de médaillés olympiques dans l’histoire des Jeux?


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Catégories : Réflexions

L’envers du bilan

Soirée de clôture. On ferme le rideau; on fait des bilans sur les émotions, les médailles, et sur le fait que nous sommes donc “le plus beau pays du monde”. Mais qu’en est-il de l’envers du bilan ?

Des manifestations anti-Jeux réussies ?

Francis Plourde, journaliste à la revue l’Actualité ayant passé les deux dernières à réfléchir aux Jeux Olympiques, écrivait sur son blogue de Vancouver:

Les actions des groupes d’intérêt ou des militants qui voulaient profiter de la plate-forme des Jeux olympiques en ont déçu plusieurs par leur absence de message clair, de réalisme ou même de moyens originaux”

La cause indigéniste aurait-elle dû être au centre des discussion des manifestants ? Y a-t-il d’autres enjeux qui ont été moins mis de l’avant par les groupes anti-olympiques ? Les terres volées ont-elles permis d’aller chercher la sympathie de la population en générale ou est-ce un enjeux trop pointu ? Les abus en regard à l’environnement et à la sécurité auraient-ils plus “sexy” pour bouleverser un événement de cette envergure ?

À lire à ce propos…le texte du journaliste Charles Smith dans l’hebdomadaire Georgia Straight, habituellement assez ouvert aux milieux “alternatifs”.

http://www.straight.com/article-292384/vancouver/did-antiolympic-movement-miss-mark-focusing-stolen-aboriginal-land

En revanche, pour Meagan Perry, la médaille d’or devrait allée à nul autre qu’aux manifestants. Voici quelques explications et des éléments sonores sur les manifestations…

http://rabble.ca/news/2010/02/2010-olympics-gold-medal-activism

Les dernières manifestations sont-elles passées inaperçues dernière cette ferveur médaillesque ?

En voici une description du Washington Post :

http://www.washingtonpost.com/wpdyn/content/article/2010/02/28/AR2010022803198.html

et de CBC :

http://www.cbc.ca/canada/british-columbia/story/2010/02/26/bc-anti-olympic-protester-arrested.html

Et après ?

Et que dire du coût de toutes ces extravagances maintenant ?

Il y ale coût matériel… Les VancouvéroisEs sauront si l’estimation de 1,76 milliards de dollars a été respectée.

Et bien sûr le coût social…qu’en restera t-il ?

La suite sur ce blogue pour avoir un regard sur les prochains jours post-olympiques…

Catégories : Réflexions

Le mensonge

La fermeture des JO de Vancouver est célébrée ce dimanche comme une grande fête planétaire, une célébration de la diversité culturelle. Mais tout cela sonne faux aux yeux de Lamine Guèye, le premier athlète d’Afrique subsaharienne à avoir participé à des JO d’hiver. Il est présentement à Vancouver en tant que président de la Fédération sénégalaise de ski. Pour lui, les Jeux olympiques d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les valeurs olympiques véhiculées jadis par Pierre de Coubertin :

“C’est un mensonge, dit-il. Vous avez ici des skieurs du Liban, du Ghana, du Sénégal, du Pérou… Mais on est vraiment là pour qu’on ne puisse pas se dire au CIO “voilà vous faites ça entre vous”. On nous fait bien comprendre qu’on est sur le côté, qu’on est toléré du bout des spatules. C’est un phénomène qui est assez profond. On a perdu de vue l’importance et le respect des autres nations… Parce que probablement on ne rapporte pas assez d’argent.”

EXTRAIT AUDIO : Que reste-t-il de l’esprit olympique dans les JO de Vancouver? “Un mensonge”, selon le président de la Fédération sénégalaise de ski, Lamine Guèye.

Les JO de Vancouver se veulent un événement mondial où sont rassemblés des athlètes de toutes les nations. Les commanditaires mettent sans cesse de l’avant les valeurs et la représentation universelles des Jeux, alors que dans les faits les athlètes des petites nations ne sont pas toujours traités sur le même pieds d’égalité que leurs collègues des pays nordiques :

“Prenez la course du slalom géant, l’autre jour : lorsqu’on participe à cette compétition les athlètes doivent reconnaître la piste, pour savoir où il y a des portes, des creux… Eh bien, ils ont donné une heure de reconnaissance pour les meilleurs athlètes du monde, pour les 30 meilleurs (Suisse, Autriche, Italie, Canada…) et nous les petits pays on a eu seulement 40 minutes! Donc même les fondamentaux du sport qui sont de donner des chances égales à tous ne sont pas respectés. Et je n’aborde même pas le côté subvention, le côté aide financière…”

EXTRAIT AUDIO : “Pour la première fois en 30 ans, le ski sénégalais a reçu une aide financière du CIO. Je crois 1500 $ pendant 5 mois… Ça doit correspondre à une matinée de financement de l’équipe autrichienne ou canadienne!”

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Pour la fermeture des Jeux, faites du bruit!

C’est demain après-midi au centre-ville dès 13:00,  coin Smythe and Cambie street, que se tiendra la manifestation anti-olympique «Games Over! Resistance lives», accompagnant la fermeture des J-O 2010 de Vancouver. Après trois semaines de protestation intensive, les résidants de Vancouver, et particulièrement les membres de la communauté du DTES, sont invités a apporter poêles, tambours, bâtons, chaudières  et toute leur créativité pour fêter le plus bruyamment possible et solidairement  la communauté et la résistance aux Jeux. Cette manifestation s’inscrit à la suite d’une longue liste d’événements et de protestations qui durent entre autre depuis les deux dernières semaines, dont  le célèbre Olympic Tent Village sur Hastings, qui survit toujours aussi fièrement malgré la pluie des derniers jours. Sur fond de bruit d’hélicoptères et de sirènes de toutes sortes, musique d’ambiance officielle des Jeux Olympiques d’hiver 2010, la résistance continue demain et continuera, même après les Jeux, et les résidants ne cesseront de dénoncer le prix sociale de ces deux semaines de festivités magico-corporatives.

 http://no2010.com/node/1359

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Les chienNEs de garde de la démocratie

Catherine Lejeune

Profession : Observatrice Légale

Pourquoi t’impliquer à titre d’observatrice légale des Jeux de Vancouver ?

Sachant qu’il y aurait environ 14 000 policiers, militaires et gardiens de sécurité (dont beaucoup ne sont que très marginalement formés) à Vancouver durant les Olympiques, nous avons craint que des abus ne surviennent non seulement envers les manifestants et les populations moins désirables (sans-abris, drogués, etc.), mais aussi envers les citoyens et les passants en général. L’idée était donc d’avoir des gens identifiables et visibles sur le terrain qui puissent accumuler des notes et des images de ce qui s’y passait, sur la manière dont les “forces de l’ordre” réagiraient dans diverses situations.

Et en plus de constituer une banque d’éléments de preuves pour éventuellement reprocher aux policiers/militaires/agents leurs erreurs, il y avait également l’espoir que la seule présence des observateurs, en d’autres mots des surveillants des surveillants, aurait un effet bénéfique sur les derniers, faisant en sorte qu’ils respectent plus scrupuleusement les droits et libertés des diverses personnes en présence.

 Comment on devient observatrice légale ?

Nous avons eu une formation en deux étapes pour un total de 4 heures. En gros, il s’agissait de nous enseigner notre rôle comme observateurs (la prise de note, l’objet de notre focus: les policiers et non les manifestants, etc.) et les manières de réagir en cas de contacts directs avec la police. 

Peux-tu nous décrire à quoi ressemble une journée typique ?

La première journée nous avons été beaucoup sollicités par les journalistes, ce qui a rendu notre travail plus compliqué, d’autant plus qu’on ne s’y attendait pas. La relation avec les passants est aussi un peu difficile, surtout dans Downtown Eastside, puisqu’il semble que les gens aient vraiment besoin qu’on les écoute en les regardant dans les yeux et en réagissant - ce qui est impossible si on veut demeurer vigilants aux mouvements policiers - et se fâche dans le cas où notre attention n’est pas à leur goût.

Nous avons aussi essuyé quelques remarques sarcastiques de la part des policiers et de quelques fans complètement acritiques des jeux. Ceux-ci nous traitent, ainsi que les manifestants et les sans-abris, de “loser”.

Catégories : Portraits
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Que le meilleur gagne?

Participer aux JO devient de plus en plus une affaire de gros sous. Gros sous pour l’entraînement avec de l’équipement de pointe, gros sous pour envoyer les athlètes participer aux compétitions internationales, gros sous pour habiller les athlètes avec les costumes high tech les plus performants… On pourrait aussi ajouter les gros sous pour se payer des scientifiques et leurs drogues sophistiquées, celles-là mêmes que le comité anti-dopage aura du mal à dépister…

De là a germée en moi l’idée d’un documentaire sur ce qu’il reste de l’esprit olympique dans les JO d’aujourd’hui. A qui appartiennent les Jeux olympiques quand une bonne partie de la planète ni participe pas et s’en fiche? Au Comité international olympique? Aux restaurants McDonalds? Aux chaînes télé qui achètent les droits de diffusion?

Je vais tenter dans les prochains jours de recueillir les commentaires d’athlètes, entraîneurs, citoyens Sénégalais… et des gens qui - peut être comme vous - portent encore en eux la flamme olympique mais n’ont plus envie de brandir le drapeau oréolé.

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Entraînement “olympique” à la sénégalaise : lutteurs, boxeurs, footballeurs, coureurs… s’entrecroisent sur un bout de plage minuscule à Dakar.

J’en étais à ces réflexions quand apparurent un premier groupe d’athlètes sur la minuscule plage de Ngor, située juste en face de mon restaurant, à Dakar. Ils étaient une bonne dizaine de lutteurs qui s’affrontaient joyeusement dans le sable, deux par deux et surveillés par quelques entraîneurs attentifs. Ils ne portaient aucun uniforme, aucun badge, mais ils s’entraînaient avec la plus grande discipline. Puis, arrive un deuxième groupe d’athlètes, des boxeurs : pas de gants, pas d’appareils, mais un coach enthousiaste et des spectateurs amusés. Puis enfin, des joueurs de soccer viennent se mêler aux deux premiers groupes, l’espace d’un instant, le temps de récupérer le ballon qui s’était échappé du terrain de jeu, tout juste à trois mètres de là. Une scène presque banale, mais qui n’aurait sans doute pas déplue à Pierre de Coubertin.

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