1896. Les plaines athéniennes. Pierre de Coubertin courant le sourire aux lèvres devant sa merveille olympique qui rapproche les nations.
Un rassemblement planétaire avec une bonne dose d’éclats, d’exploits…et d’excès.
Mais ce grand projet, un siècle plus tard, en sol canadien, laisse derrière lui une traînée de poudre à forte concentration amère…
Une amertume dans la bouche des résidents de la rue Hasting et des environs qui ont été trimbalés loin des regards. Les exclus de cette grande fête olympique « rassembleuse » en porteront les marques des années durant.
Une amertume qui peine à se dissimuler dans les yeux des Amérindiens déplacés et baillonnés. Ces peuples autochtones qui ont la ferme impression que ces jeux s’organisent sur des terres volées…
Une amertume devant ces coupes et re-coupes de bois. Devant cette folie d’autoroute Sea-to-Sky qui a transformé le panorama des Rocheuses pour des siècles et des siècles amen.
Que la fête s’installe disaient-ils, la flamme à bout de bras… Mais que ces empreintes d’amertume qui se cachent derrière cette courses aux médailles soient mises au grand jour!






