Passage est un carnet d’itinérance multimédia, un échantillon d’atmosphère, de rencontres, de rythmes et de couleurs, glanés au fil des longues heures d’autobus d’un périple de 4 mois qui nous mènera jusqu’au Honduras, à la rencontre du peuple Garifuna. Préoccupés par l’impact du tourisme de masse sur les populations locales, nous prônons une autre idée du voyage, loin des structures hôtelières déconnectées de la société à laquelle on les arrime, un voyage aux sièges inconfortables et aux repas trop vite pris, un chemin aux milles attentes, fait de bonjours et de au revoirs répétés, une route sinueuse et peu pressée, des échanges de comptoir, des regards, des découvertes… Un voyage qui dessine un portrait éclectique des hommes, des idées, des territoires… (Crédit de la première photo : roatanhistory.com)
Trop pressés de rejoindre la mer, nous sommes partis avec notre film dans la poche à Mazunte, un petit village sur la côte Pacifique… Mais voilà, les palmiers et les longues plages de sable fin, baignées par le doux clapotis des vagues ralentissent rythme de vie et… connection Internet! Voici 3 jours que nous essayons tant bien que mal de transférer le film mais rien à faire, le réseau est instable! Alors, en attendant, faites comme nous, ouvrez vos volets et relaxez… héhé!
Oaxaca aura été le berceau d´un premier bébé attendu… Notre premier film vient d´éclore! Et à quel prix! Longues journées sur le toit de l´auberge de jeunesse, la tête dans la paume de la main, les moustiques qui tournent autour de l´écran, les yeux qui picotent… C´est dur de se replonger dans un sujet sur San Francisco quand une nouvelle ville palpite sous nos yeux en cette Semaine Sainte, l´une des periodes les plus importantes de l´année pour les Mexicains… Nos jambes ne demandaient qu´à gambader, nos papilles qu´à se plonger dans les saveurs de chocolat, de cannelle, de… sauterelles… Mais aujourd´hui, le film est là, prêt à vous rejoindre. Le montage nous aura permis de nous replonger dans les plumes et les paillettes de San Francisco et de piquer quelques fou-rires!
Dans notre prochain billet, venez vous aussi, vous encoquiner les yeux et les oreilles…
Mexico foisonne d’attraits touristiques en tout genre… On ne sait pas où donner de la tête. Musée d’anthropologie? Maison de Frida Kalho? Diner au Café Tacuba?
On ne sait trop comment, en cherchant un peu de fraicheur sûrement, on se retrouve finalement…. dans un grand magasin de tissu. Là, l’idée nous vient de nous fabriquer un chapeau, et de fil en aiguille, on atterri dans un cours de crochet!
Autour de nos doigts débutants, ça s’agite drôlement : ” Et c’est comme ça qu’on fait, non comme ça, ton doigt n’est pas au bon endroit”, et tralala tralala, tout ça en espagnol, on rigole bien, surtout que Josué est le seul mec, le crochet, c’est plutôt un truc de jeunes filles parait-il…
Au final, la prof nous a carrément fait le chapeau tellement on était lents. C’est une vraie pro du tricot, elle donne même des cours à la télé. La Maestra, c’est comme ça que tout le monde l’appelle, a 20 ans de métier derrière elle, ce qui inclut non seulement un sacré maniement de l’aiguille, du crochet etc, mais aussi une conversation à toute épreuve, mieux qu’un salon de coiffure tout entier! C’est qu’il faut les animer, ces après-midi entre femmes, ces heures à fabriquer pull, bonnet, écharpe….. Une jasette en or je vous dis!
Quelques 6 heures plus tard , nous repartons avec un super chapeau en lin et avec la bonne humeur contagieuse de ce petit groupe de femmes…
Ça fait du bien de vivre une après midi comme ça. Finalement, on vient à Mexico, on s’imagine les visites, les palais, les musées, mais ce qui est le plus mémorable, c’est cette après-midi, cette reprise de contact avec le quotidien. on laisse passer le temps, pas besoin de rentabiliser la journée, pas besoin de guides, de plans, on papote seulement… C’est bizarre, partir si loin, et se rendre compte que ce dont on a le plus besoin, c’est de contacts humains, même si c’est moins photogénique, même si c’est moins sensationnel…
Et maintenant cap sur Oaxaca, où nous allons finaliser le film que nous avons tourné à San Francisco!
Dans le quartier historique de Mexico, nous nous installons dans l’hôtel qu’ Elsa avait trouvé par hasard l’année dernière. Un vieil hôtel éclairé par ses grands puits de lumière, aux grandes fenêtres et portes voûtées. En montant les escaliers majestueux, on imagine facilement que ce fût, un jour, un grand hôtel de luxe… Aujourd’hui, il vit comme un vieil homme nostalgique, fier du marbre de ses sols et de ses hauts plafonds malgré l’âge, malgré ses robinets d’eau chaude et d’eau froide qui jamais ne se mêlent, malgré les fenêtres qui grincent et les tapis cornés. Un grand-père plein de charme et d’histoire qui nous offre une de ses chambres rassurante dans la frénésie de la ville a la plus grande concentration humaine au monde!
Mexico est recouvert d’un nuage de smog. Ça sent le gaz carbonique. Nous marchons beaucoup. On fait le tour de quelques quartiers, le centre historique, la place du Zocalo, le quartier branché de la Condesa avec ses bars et ses restaurants fréquentés par la jeunesse dorée. On ne ressent pas spécialement l’insécurité dont on nous avait tant parlée.
Le soir, les rues se vident, les stores se ferment, les grilles se cadenassent, mais on se promène sans crainte. Au fil des balades, on trouve pas mal de bornes d’accueil pour les gens qui auraient été agressés et qui voudraient porter plainte. Mais c’est dans le Métro que nous sommes le plus impressionnés par le dispositif mis à l’oeuvre. Aprés 17h, les premières voitures sont réservées aux femmes et aux enfants. J’en fais d’ailleurs l’expérience: En voulant rejoindre Elsa, je me fais courir après par une policière qui va jusqu’à faire arrêter le métro et faire rouvrir les portes pour me virer de la voiture!
Dans le centre, les rues sont animées. Mexico est une très belle ville, la vie grouille au pieds de magnifique immeubles art-déco, et les vendeurs de tacos colorent chaque coin de rues. Mais au milieu de la foule de Defeños (habitants de Mexico D.F) on se sent seuls, isolés, on a envie de rencontrer les gens d’ici, de partager un moment du quotidien.
Histoire de fuir un peu l’hyper-activité des rues, on décide d’aller voire une exposition. Quand on passe les portes du très beau musée itinérant érigé au milieu du Zocalo pour accueillir les photos du canadien Gregory Colbert, on se dit qu’on va aimer…. La structure de bambous et de containers mélangés est très belle. Sauf qu’une fois entrés, on se noie dans un bain de foule incroyable. Les gens ne viennent pas voir les photos, ils viennent passer. Allure de couloirs de métro un vendredi soir, coup d’oeil à gauche, coup d’oeil à droite, doublement des moins rapides, franchissement du panneau Sortie, et hop, en 6 minutes, tout le monde est dehors. Cette impression d’autoroute nous mine le moral. On sort un peu déçus, les photos sont biens, l’installation intelligente, mais nous repartons avec une mauvaise impression générale, le tapage qui est fait autour de cette expo nous semble surdimensioné.
D’une foule à l’autre, nous repartons traîner nos sandales dans l’agitation urbaine…
“Ici, on est pas mexicains, on est chihuahuenses!” Ici, le Stetson et la Santiague sont rois et le sport local n’est pas le soccer mais le Basket-ball! Et oui, ici, à Chihuahua, les gens sont bien plus grands que la moyenne des mexicains, ils ont même un joueur qui joue en NBA, c’est vous dire!
Nous voilà donc au Nord du Mexique depuis 3 jours, il fait moins chaud que nous pensions, nous sommes pourtant en plein milieu du plus grand désert d’Amérique du Nord! La région est encore peu marquée par le tourisme, si ce n’est l’afflux constant de voyageurs dans les wagons d’El Chepe, le train qui relie Chihuahua à la côte Pacifique en passant par le très fameux Canyon del Cobre, qui dépasse en profondeur le Grand Canyon en Arizona. Alors que les résidents de la région se voient à raison attribuer des tarifs bien plus bas, l’aller simple pour un touriste oscille entre 65 et 120$, de quoi décourager nos bourses, sachant que le trajet est-ouest est le moins bien, puisque les plus beaux paysages sont parcourus …. la nuit!
A défaut d’une journée sur chemin de fer, nous arpentons les rues de la sympathique Chihuahua. Nous logeons dans un petit hôtel derrière la cathédrale, en plein centre, le Holiday Inn est mitoyen… Mais pas question de chambre à 150$, de room service et autre climatisation…. Notre lit à nous sent le moisi, les cafards sont peu bavards malgré leur nombre, mais les proprios sont charmants et leurs discussions passionnées au petit matin devant la chambre assurent un réveil peu banal. (mais 5h30, c’est pas encore le matin ça!?) La chambre est bon marché et l’eau de la douche est chaude, c’est plutôt une bonne affaire au final.
Chihuahua est une ville tranquille, peuplée de beaucoup de familles aisées grâce aux grandes exploitations alentours. Mais c’est aussi, avec la ville de Ciudad Juarez, le triste théâtre d’une série de meurtres de plus de 400 femmes qui frappent la région depuis dix ans et que les autorités mexicaines ne semblent pas pressées de faire cesser. Devant le Palais du gouvernement, ici, à Chihuahua une femme enchainée à un panneau évoquant les disparues, proteste contre l’apathie des autorités. Pour en savoir plus sur cette situation, je vous invite à consulter le site d’Amnesty International en cliquant ici.
La communication avec cette femme a vraiment été difficile, d’ailleurs, l’autre jour, Josué a fait une remarque qui résume bien notre nouveau quotidien: «C’est chiant de poser une question quand on comprend jamais la réponse! » Chaque fois, une phrase, un mot en plus, un petit pas dans la culture, voici le long chemin que nous empruntons et qui nous permettra peut-être, au bout de ces 4 mois de mener une interview à peu près correcte en espagnol. Pour l’instant, quand on parle, les autres grimacent, nous aussi. (si on m’avait dit un jour, que j’inventerai un nouveau langage….)
Nous prenons un bus pour Tijuana. Nous arrivons à la frontière du Mexique, l’une des plus surveillées par les Etats-Unis. De l’autre côté, on est bien moins tatillons… En passant nos sacs aux douanes, on réalise soudain que le chauffeur nous demande de remonter dans le bus alors qu’aucun tampon n’a été posé sur notre passeport. Ni preuve de sortie des Etats-Unis, ni d’entrée au Mexique… Ils sont plutôt relax ces mexicains. Comme on est les seuls à exiger du temps pour aller voir un agent ( on anticipe les tracas que pourraient engendrés un passeport sans preuve d’entrée), le chauffeur du bus refuse de nous attendre et part… Au final, il nous faut payer plus de 20 $ chacun pour obtenir un visa de tourisme de 6 mois, ce dont se passent bien des vacanciers si on en croit le flux de voitures américaines qui passent la frontière sans même s’arrêter. On tente de protester mais le douanier mexicain ne semble pas du genre à négocier.
On attend un prochain bus…Et vroum, en deux tours de roues, nous voilà à Tijuana, ville de plus de 1 400 000 habitants, qui, chaque jour, voit arriver de nouveaux postulants au Rêve américain, qui petit à petit, s’installent, faute de passer de l’autre côté de la frontière…
Pour rejoindre Chihuahua, nous sautons de nouveau dans un bus pour 24h de route… Les deux premières heures me donnent des sueurs froides… Notre route sillonne bientôt l’imposante Sierra Cupacas, un énorme ensemble rocheux en plein désert. En contre-bas, le regard du moins curieux s’arrête inévitablement sur une, puis deux, puis plusieurs dizaines de carcasses de voitures qu’ont vomis une suite de virages en épingle. Le bus ne semble pas ralentir la cadence. Mon regard se hisse à la télé… mais le paysage, sublime, a raison de ma trouille, et je replonge les yeux dans l’horizon… On y aura échappé bel!
Connue comme l’un des berceaux de la culture hippie, de la libération sexuelle des jeunes et des droits civiques homosexuels, San Francisco semble encore aujourd’hui le théâtre d’une étonnante effervescence culturelle et sociale.
Que ce soit par le positionnement de nombreux citoyens contre la guerre en Irak ou encore par la mise en place d’un plan municipal de couverture de santé pour les plus démunis, San Francisco montre qu’elle sait se battre contre les écueils dans lesquels s’enfoncent les Etats-Unis.
Curieux de découvrir cette ville qui se démarque dans le paysage américain, nous passons une semaine à San Francisco, accueillis par Anne, une amie française d’Elsa qui est en échange à L’Ecole des Beaux-Arts. Pendant ces quelques jours, nous habitons une jolie chambre à quelques pas du Golden Gate Park, un des plus grands parcs de la ville qui se jette dans l’océan.
San Francisco est verdoyante et les jardins sont en fleurs. Nous sommes d’abord charmés par le plan de la ville qui désobéit au quadrillage habituel des rues américaines, les maisons victoriennes, les multiples tramways qui sillonnent les collines, l’air marin… La ville est recouverte d’une toile électrique, permettant un transport en commun écologique et particulièrement efficace en comparaison à Montréal. Pour 1,50 $, ces tramways nous transportent dans l’ensemble de la ville, et ils possèdent même des portes vélo, ce qui est plutôt sympa!
Si la ville est pleine de charmes, il reste que Tenderlion, l’un des quartiers centraux abrite une concentration impressionnante de sans abris, de gens à la dérive, noyés dans la drogue, l’alcool, la solitude et que personne ne semble s’en soucier outre mesure. L’ambiance de ces quelques rues m’a replongé dans l’atmosphère qui règne dans le quartier de Downtown Eastside à Vancouver et de nouveau, a soulevé en moi la même question. Face à la pauvreté urbaine et son lot de drogue et de détresse, quelles politiques doivent adopter les grandes agglomérations? Quelles sont les alternatives à l’habituelle répression qui n’a pour but que le déplacement des populations les plus pauvres loin des regards des plus nantis?
Notre ballade dans les rues vallonnées de San Francisco continue. Quand près d’un tiers de la population de la ville est d’origine asiatique et que le quartier chinois est le plus grand d’Amérique du Nord après celui de New-York, difficile de ne pas aller s’attarder, au moins quelques heures, dans le Chinatown San Francisain. Au coin d’une maison de thé, un vieil homme, debout sur une chaise, crie, pour enterrer les propos dénonciateurs d’une femme distribuant des journaux contre le parti communiste Chinois.
Au micro que nous lui tendons, elle explique que la violation des droits humains est loin d’être finie en Chine malgré les promesses du gouvernement. Ainsi, alors que le pays tente de faire bonne figure sur le plan international avec l’arrivée des Jeux Olympiques de Pékin, le pays est les théâtre d’un trafic d’organes de large envergure…
Écoutez notre reportage audio :
Si vous voulez en savoir plus sur le plan municipal de santé, vous pouvez visiter ce site: www.healthysanfrancisco.org
Départ : Mercredi 20 Février, 11h. Arrivée : Lundi 25 Février, 14h Provinces et Etats traversés : Quebec, Ontario, Pennsylvanie, Ohio, Indiana, Illinois, Iowa, Nebraska, Colorado, Utah, Nevada, Californie Cafés incipides avalés : 8 Bons cafés dégustés : 0 Mc Do/ Burger King etc….. : 0, un vrai miracle! Ok ok, on a
craqué pour un Subway, un jour de grand désespoir…. Sandwich maison fromage / prosciutto : 6 Nuits dans les gares : 2 Nuit dans un motel : 1
San Francisco, qui n’est que la première escale du voyage, sonne aujourd’hui comme une réelle arrivée après plus de 100h de bus. Nous savourons l’air tiède, le vert des arbres, les cerisiers en fleurs. Nos jambes se dégourdissent.
La traversée des Etats-Unis s’est allongée de 2 jours à cause de la tempête qui a soufflé sur le pays la semaine dernière. Ni les longues journées de route, ni les courtes nuits passées dans les station d’autobus ne nous ont volé notre enthousiasme. Nous sommes remplis d’anecdotes, de rencontres, de paysages.
Le trajet de Chicago à Denver, le plus long de tous, aura été une difficile initiation au Mid-West. Dans le fond du bus, un groupe de latinos avaient rejoint deux gamines de 16 ans, vulgaires, aguicheuses, criant plus fort l’une que l’autre. Le chauffeur tentait tant bien que mal de couvrir les hurlements des passagers en passant des films des années 60 mais le son de la télé ne parvenait qu’à participer au brouhaha ambiant, dans lequel il nous était impossible de fermer l’œil. Alors qu’à l’avant de nous, un vieil homme aux cheveux gras et à la chemise crasseuse déclenchait les railleries des rangs arrières, sur le siège derrière nous, un trentenaire d’environ 150 kilos offrait gracieusement quelques exemplaires de ses pilules tranquillisantes à deux ados trop curieux d’essayer. « Better than Vallium! »
Ce mec accro aux médocs, c’est Jason, grâce auquel nous passerons un bien meilleur voyage. Jason vient de sortir de prison, notre bus le ramène chez lui après 3 ans d’enfermement. Nous discutons ensemble des Etats-Unis, de son séjour en prison qui selon lui, l’a sauvé de l’alcoolisme et lui a donné une seconde chance dans la vie. Il ressort pourtant avec une nouvelle addiction. Fini l’alcool! Place aux médicaments… Dépendance sous prescription, dépendance plus propre?
En arrivant aux abords d’une ville, nous lui demandons où nous sommes. Jason scrute l’horizon, examine les buildings qui se dessinent au loin puis lâche : « I have no idea guys… » Une femme à notre gauche réagit : « You’re at home. » Jason sourit, regarde de nouveau par la vitre, incrédule : « Oh shit, it’s Des Moines. I’m at home!
Passage est un carnet d’itinérance multimédia, un échantillon d’atmosphère, de rencontres, de rythmes et de couleurs, glanés au fil des longues heures d’autobus d’un périple de 4 mois qui nous mènera jusqu’au Honduras, à la rencontre du peuple Garifuna. Préoccupés par l’impact du tourisme de masse sur les populations locales, nous prônons une autre idée du voyage, loin des structures hôtelières déconnectées de la société à laquelle on les arrime, un voyage aux sièges inconfortables et aux repas trop vite pris, un chemin aux milles attentes, fait de bonjours et de au revoirs répétés, une route sinueuse et peu pressée, des échanges de comptoir, des regards, des découvertes… Un voyage qui dessine un portrait éclectique des hommes, des idées, des territoires… (Crédit de la première photo : roatanhistory.com)
Aime la poésie, les braises sous la cendre, la bonne bouffe, le désordre, les gens qui n’ont pas l’air de ce qu’ils ont, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font. La radio, les discussions de comptoir, les disputes, l’ordinaire.
Toujours en quête d'horizons insondés, de bouts de vie, d'histoires à raconter, Josué glane images et sons pour mieux peindre le tableau du voyage. Sur son chemin, il part à la rencontre de gens qui luttent pour leur intégrité sociale, culturelle, politique…