Passage est un carnet d’itinérance multimédia, un échantillon d’atmosphère, de rencontres, de rythmes et de couleurs, glanés au fil des longues heures d’autobus d’un périple de 4 mois qui nous mènera jusqu’au Honduras, à la rencontre du peuple Garifuna. Préoccupés par l’impact du tourisme de masse sur les populations locales, nous prônons une autre idée du voyage, loin des structures hôtelières déconnectées de la société à laquelle on les arrime, un voyage aux sièges inconfortables et aux repas trop vite pris, un chemin aux milles attentes, fait de bonjours et de au revoirs répétés, une route sinueuse et peu pressée, des échanges de comptoir, des regards, des découvertes… Un voyage qui dessine un portrait éclectique des hommes, des idées, des territoires… (Crédit de la première photo : roatanhistory.com)
Le soleil vient de reprendre les dessus. Ça n´a pas été simple, les nuages règnent ici en rois, amants des volcans, rôdeurs, toujours, dans les rues, les poumons, les interstices. Quand j´étais petite, on était allés dans les Alpes avec mes parents, mon père m´avait promis qu´on irait toucher les nuages… Je m´imaginais tendre le bras et voir ma main s´engloutir dans l´épaisseur ouatée.
C´est en fait Quetzaltenango qui m´offre mon premier banc de nuages, puis le soleil les chasse, les gens se plaignent, quelle chaleur, rendez-nous notre brouillard. Ma main ne disparait pas, ma tête, elle parfois, c´est que les nuages brouillent les esprits quand ils susurrent à l´oreille…
Le petit film que vous avez pu voir dans notre dernier billet est le fruit de notre rencontre avec les enfants du centre culturel lié à notre école d´espagnol, El Proyecto Linguistico Quetzalteco. Nous avons mené un atelier de deux après-midi pour leur montrer un peu comment on faisait une animation. Ils ont tout fait, du scénario aux figurines, en passant par les voix et le décor. Cet échange nous a fait un bien fou à Josué et à moi. Non seulement nous avons pu mettre notre espagnol à l´épreuve de l´impatience enfantine, mais surtout, nous avons trouvé ce qui nous semble le plus précieux en voyage. J´ai l´impression que je pourrais visiter toutes les plus belles chutes d´eau au monde, toutes les ruines, tous les volcans, jamais je n´aurai un si grand plaisir que de rire avec quelqu´un, de manger une pomme à deux, de partager mes idéés, mes émotions.
On n’a pas pu s’empêcher de mettre cette vidéo de l’ONG Rights Action sous vos yeux, pour que l’on continue de se rappeler comment nos pays pillent les terres des autres et combien nous devons nous lever contre les crimes commis par les compagnies minières dans le monde entier. Vous pouvez en apprendre plus sur le sujet dans le dossier spécial de Parole Citoyenne, “La Terre à Coeur Ouvert.”
En traversant la frontière du Guatemala, on réalise que l’on vient de faire à rebours le trajet rêvé par des milliers de Guatémaltèques. De bus en bus, de trains de marchandises en trains de marchandises, les paysans d’ici s’accrochent au rêve américain, promesse d’échapper à la pénurie d’emploi stable et à la rudesse de la vie dans les montagnes.
À mesure que les membres des communautés franchissent la porte des Etats-Unis, les villages guatémaltèques ajoutent un, deux, trois étages à leurs maisons et colorent leurs murs. À l’abord de certains hameaux, des chevaux faméliques veillent aux pieds d’un étrange mélange de maison de tôle et de résidences de style banlieue américaine, et dans les rues, de vieilles femmes aux dents plus dorées que n’importe quel rappeur US, les pieds souvent nus et la tête lourde d’énormes paniers de fruits, de vêtements ou de maïs, bavassent, l’oreille accrochée à leur téléphone portable.
Nos premiers jours ici, dans les hauts plateaux guatémaltèques, on été accueillis par un tremblement de terre, de quoi ressentir encore plus le dépaysement… Quetzaltenango (Xela pour les paresseux du dentier), la ville où nous nous sommes installés pour continuer nos cours d’Espagnol, est régulièrement secouée par des séismes qui flirtent avec des magnitudes supérieures à 5 sur l’échelle de Richter, de quoi devoir agripper vase, miroir et lunettes pour limiter les dégâts.
Mais pas d’inquiétudes, ici, on dit qu’il vaut mieux des petites secousses régulières qu’une grande, et on fait plutôt confiance aux sages paroles des locaux!
En attendant, on est assis sagement, 5 heures par jour, à la table de notre nouvelle école d’Espagnol et on partage nos dîners avec une famille pleine de mamans, de grands mamans, de gendres et de petits fils…!
Il y a quelques jours, nous sommes allés visiter le parc National Lagos de Montebello. Ce sont des lacs d’eau turquoise isolés dans de majestueuses forêts de pins. C’est là, que nous avons rencontré deux hommes d’une cinquantaine d’années habitant une petite communauté de la région. Puisque le parc est très étendu, ils nous ont proposé de nous guider d’un lac à un autre à cheval. La ballade, habillée de l’odeur des conifères et de la beauté des étendues d’eau en camaïeu de bleus et de verts était mémorable.
Les deux hommes gagnent maintenant leur vie avec le tourisme à raison de 4 mois par année. Si les différentes communautés vivant autour du parc ne se sont pas organisées en coopérative, elles se sont au moins entendues pour se partager les saisons touristiques, pour que chacun puissent profiter de cette nouvelle ressource.
Mais l’harmonie entre tourisme et communautés locales dont nous parle nos guides a en fait une toute autre réalité dans l’état du Chiapas.
En mars 2006 avait lieu à Tuxla Gutiérrez, la capitale du Chiapas, le 2e Forum International du Tourisme Solidaire (FITS). Avec cet événement, on aurait pu croire que l’espoir d’un tourisme respectueux de l’environnement humain et naturel prenait forme dans cet état aux nombreux charmes touristiques.
En effet, au Chiapas, se développent de plus en plus des projets dits d’« écotourisme », destinés à acuueillir les foules curieuses de découvrir les ruines mayas de Palenque, le canyon de Sumidero ou les cascades d’eau turquoise d’Agua azul. Mais selon les termes du Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (Cspcl-Paris), la nouvelle formule plus « éthique » des magnats du tourisme serait en fait « un nouveau Cheval de Troie des multinationales contre des populations paysannes et indigènes accusées de se mettre en travers de l’uniformisation et de la “mise aux normes” indispensable à l’instauration du marché globalisé. » [1]
Alors qu’en est-il vraiment, aujourd’hui, du tourisme au Chiapas? Selon une étude récente d’Echoway,pas un seul projet d’écotourisme au Chiapas, même développé à l’échelle locale, n’est réellement écotouristique, les structures d’hébergement ne sont pas écologique et les programmes de tourisme solidaire ne financent en fait pas ou très peu de projets de développement local ou de protection de l’environnement.
Plus encore, de nouveaux projets de large envergure utilisent l’étiquette d’écotourime pour, en fait, redorer leur image. Ainsi, un volet du méga Projet Palenque consiste à créer à Agua Azul, sous l’étiquette «d’écotourisme», un parc thématique naturel, des espaces commerciaux et une offre de logement de 1260 lits exclusifs.
Un projet qui va largement modifier la société, l’économie de la région, sans compter l’écosystème de la jungle alentour…
C’est donc ainsi que FONATUR (l’organisme de planification touristique du gouvernement mexicain) fait du «tourisme solidaire», un paravent servant bien souvent à faire accepter des intérêts strictement capitalistes.
D’ailleurs, il y a quelques mois, les Zapatistes ont appelé à boycotter le site touristique d’Agua Azul, ce qui a causé une vague de répression et d’agressions sur les communautés rebelles.
“Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme.”
( J. R. Jimenez, poète espagnol)
Las des grains de sables entre le doigts de pieds, on a décidé de filer au Chiapas, un État du Sud du Mexique, frontalier du Guatemala. Ici, à San Cristobal, nous goûtons au plaisir de retrouver un climat tempéré après la chaleur tropicale de la côte… et oui, nous on en a presque marre de la chaleur, je sais c’est dur à entendre quand le Québec peine à s’échapper des rigueurs de l’hiver, mais que voulez-vous!
Notre séjour est plutôt studieux puisqu’on a décidé de commencer nos cours d’Espagnol et de vivre chez une famille mexicaine pour encore mieux pratiquer. On a de quoi être motivés, puisque dans quelques semaines, nous allons arriver au Honduras et entamer les premières recherches et entrevues pour notre film.
Un petit rappel à ce sujet : Nous partons au Honduras pour faire un film sur les grands projets touristiques qui menacent actuellement les Garifunas, un peuple issu du métissage entre des africains rescapés d’un bateau négrier et des autochtones caraïbes, installé depuis près de 200 ans sur le littoral du nord du pays.
Depuis quelques années, l’Institut du tourisme du Honduras a décidé de “développer” la zone, et pour cela, d’exproprier les Garifunas de leurs terres pour les vendre des millions de dollars à des sociétés privées… Bravant les pressions incessantes que subissent la communauté, les Garifunas résistent et militent pour le respect de leurs terres et de leur culture.
Le sujet nécessite bien entendu une bonne maîtrise de l’Espagnol et c’est la raison pour laquelle nous nous enivrons chaque jour un peu plus de la langue de Cervantès. Et pour cela, rien de mieux que de manger en famille! Les mots arrivent chaque jour un peu plus nombreux dans un recoin de ma bouche, plus encore quand je les accompagne de bonnes tortillas et d’une “cerveza”!
Quand aux cours, ils sont aussi une source d’épanouissement. Maitriser la langue, c’est décrocher la clé de rencontres multiples, et le voyage après tout, c’est cela, pouvoir palper une culture, autrement que par une visite guidée en français!
Voyez un peu comme on est accrochés aux lèvres de notre cher prof, Roberto…
Voilà plus d’un mois que nous sommes partis. Le Mexique nous a pris et nous peinons à nous défaire de ses bras voluptueux, plus encore maintenant que nous sommes ici, à Mazunte. Plutôt que de parler directement des enjeux actuels du tourisme de façon un peu abstraite, nous avons préféré laisser ce premier mois au voyage, laisser la route nous sculpter un peu avant de savoir quoi dire, quoi proposer…. On prend le rythme peu à peu… Et c’est ici, sur la côte ouest du pays, que nous prenons la mesure de la complexité du développement touristique et de la difficulté d’être “le visiteur”.
Mazunte, San Agustinillo, Zipolite. Trois petits villages accrochés à la côte, mouillés par le bleu profond du Pacifique… Des chemins en terre, des cocotiers, des manguiers, et des plages de carte postale… La région s’est longtemps développée autour de l’industrie de la pêche à la tortue. Mais avec plus 50 000 tortues de mer tuées par an, la pêche a été interdite en 1990. Presque tout le monde s’est alors retrouvé sans ressource. Pour survivre, les villageois ont alors décidé de se servir de l’affluence des tortues sur leurs côtes pour développer le tourisme, qui est aujourd’hui l’une de leurs principales ressources économiques de la région.
Si Mazunte, San Agustinillo et Zipolite sont encore peu développés, à quelques dizaines de kilomètres d’ici, Bahias de Huatulco qui n’était qu’un petit village de pêcheurs dans les années 80, siège maintenant comme l’une des toutes nouvelles stations balnéaires à la mode au Mexique.
Aujourd’hui, nous sommes assis à une table, sur la plage de San Agustinillo. Il y a un peu plus d’un an, j’étais ici avec mon ami Gaëtan. Je m’émerveillais de ce petit coin de paradis, du simple balancement des hamacs et des journées rythmées par les allées et venues des pêcheurs de thon… Je découvrais un San Agustinillo peu décris par les guides, je retrouve aujourd’hui un village qui murmure l’arrivée des premiers investisseurs… L’année dernière, je me trouvais chanceuse d’avoir séjourné dans un village qui ne semblait pas ou peu m’attendre…. Vous savez, cette envie de garder des lieux secrets, se mordre les lèvres plutôt que de trop en parler.
Aujourd’hui, mes pas sur la plage de San Agustinillo me semblent bien moins privilégiés, les touristes sont bien plus nombreux. Sur les hauteurs du front de mer, un, deux, trois petits immeubles poussent. Des cabanas, d’un bien plus haut standing que celui habituellement proposé par les habitants, font elles aussi leur apparition et affichent complet en cette fin de Semaine Sainte.
Malgré l’augmentation du nombre de touristes, il règne encore à Zipolite, Mazunte et San Agustinillo cette même ambiance relax bercée par le son de djembés. Les chiens trainent toujours leurs carcasses amaigries sous un soleil harassant, les gens se saluent quand ils se croisent et les poules vont ça et là entre les pieds des chaises des cafés internet.
Le tourisme semble faire le bonheur d’une majorité des habitants des trois villages qui y trouvent une source importante de revenue en complément de la pêche. Il faut dire que la région est encore en développement. San Agustinillo, par exemple, n’a eu accès à l’électricité qu’il y a une dizaine d’années.
Mais qu’en sera t-il dans dix ans? A Mazunte, presque toutes les maisons affichent déjà des terrains à vendre. La proximité des villages, leurs plages, séparées seulement par quelques rochers sont une zone alléchante d’investissement. D’ailleurs, beaucoup d’étrangers commencent à acheter des propriétés dans la région ….
Quel est ici, la clé d’un développement touristique raisonné? Les habitants sont tentés de vendre leurs terrains qui prennent, de jour en jour, de la valeur. Mais sans eux, Mazunte serait elle la même?
L’arrivée massive de touristes risque de faire perdre à ces 3 petits villages un peu d’eux mêmes, sans parler de l’augmentation des prix des terrains et de la gentrification de la région… En même temps, que faire? Blamer chacun de nous? Tout le monde, ou presque, rêve d’une plage déserte, d’une semaine de décrochage, autre part, histoire de laisser souffler un moment durant, la brise dans sa tête.
Le tourisme qui a sauvé ces villages de la crise sera-t-il bientôt la raison de leur disparition?
Espérons seulement que le développement se fera de l’intérieur et que la communauté saura garder son âme et tirer profit du petit Paradis sur lequel elle siège plutôt que d’en laisser l’exploitation aux géants du toursime!
Difficile de concilier le montage du film sur San Francisco et l’envie de découvrir Oaxaca. Nous n’avons pas encore eu le temps de vous parler de cette ville… Et pourtant, Oaxaca était l’un des points forts de notre traversée du Mexique.
Sur la place centrale, amuseurs publics, vendeurs ambulants et … évêques se côtoient. On célèbre la Semaine Sainte, l’une des fêtes chrétiennes les plus importantes de l’année pour les Mexicains. La ville est envahie de touristes curieux d’assister aux cérémonies. La “Semana Santa” commence toujours avec le Dimanche des Rameaux et se poursuit par les processions du Jeudi Saint et le Vendredi avec le Jugement et la Crucifixion, et se termine le jour de Pâques.
On avait surtout entendu parler d’Oaxaca lors de la révolte de 2006, qui avait pris une ampleur nationale. Tout avait commencé par une grève majeure des enseignants, réclamants une infrastructure adéquate, une aide pédagogique, alimentaire et financière pour les étudiants, ainsi qu’une augmentation de salaire pour le personnel et la reconnaissance de leur syndicat SNTE - Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educacion (Syndicat National des Travailleurs et Travailleuses de l’Éducation).
Suite à des affrontements avec les autorités, les étudiants, la population et plus de 300 organisations sociales, politiques, urbaines et rurales se rallièrent au mouvement, donnant naissance à l’APPO - l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca. Les protestations s’intensifièrent, ainsi que les revendications, allant jusqu’à demander la démission du gouvernement et du gouverneur Ulises Ruiz. L’une des manifestations regroupa plus de 500 000 personnes. Mais après plus de 5 mois de crise, les forces de l’État étouffèrent les insurgés par des arrestations de leaders sociaux et … par des attaques à mains armées. C’est surtout à la suite de la mort du journaliste d’Indymedia New York City, Bradley Rolend Will, que les événements furent médiatisés internationalement.
Le dernier rapport de la Commission Civile Internationale d’Observation des Droits Humains (CCIODH) rendue sur Oaxaca le 13 février 2008 semble confirmer qu’ aucun progrès n’a été accompli dans l’État. Au contraire, la répression étatique vis-à-vis les groupes sociaux semble s’être intensifiée. Probablement justifiée pour prévenir une seconde révolte populaire envers le gouvernement…
Dans le cadre de notre voyage, nous souhaitions rencontrer le CIPO-RFM - Consejo Indigena Popular de Oaxaca - Ricardo Flores, une organisation indigène politique, proche des zapatistes du Chiapas. Nous étions intéressés par leur programme de tourisme solidaire où le visiteur vit et participe à la vie quotidienne des habitants. L’idée est que la société d’accueil ne s’adapte pas aux besoins du touriste, mais, plutôt, demande à celui-ci de partager son mode de vie. Ce qui me paraît normal, mais qui n’est malheureusement pas le cas, puisque le touriste est devenu un «client» à qui on doit d’abord plaire.
Mais, aujourd’hui on a appris, via un email d’Échoway, que le CIPO-RFM a récemment cessé son programme de tourisme solidaire, pour des raisons de sécurité, puisque leur organisation subit actuellement de la répression. Ce qui est malheureux, car la présence d’étranger dans leurs communautés diminuerait les menaces provenant des paramilitaires.
Et pourquoi cette persécution vis-à-vis les organisations indigènes? Hé bien tout simplement parce qu’ils défendent leurs terres contre d’autres intérêts… souvent à but lucratif et ne tenant pas compte des effets environnementaux et/où des impacts sociaux.
« En réponse aux espaces de mobilisation sociale se proposant de construire des modèles alternatifs de vie pour satisfaire les besoins essentiels, les autorités essaient de construire un contexte social qui soit le plus propice possible à la mise en oeuvre d’un modèle de développement de caractère néolibéral, s’appuyant sur la spoliation, la privatisation et la marchandisation des ressources de base, telles que la terre, l’eau ou la biodiversité.
Pour cela, sont, d’une part, mises en oeuvre des politiques dont l’objectif est d’affaiblir le tissu social en divisant les communautés indiennes et paysannes et en harcelant les organisations sociales les plus revendicatives.» - CCIODH
La répression et l’appropriation de terres appartenant à des communautés autochtones, seront d’ailleurs les sujets du film que nous tournerons au Honduras parmi les Garifunas… Un sujet à suivre!
San Francisco, ce n’est pas seulement Alcatraz, Market Street, ou les tramways. C’est une ville multiple, faite d’un mélange des genres, de couleurs, d’idées.
Depuis trente ans, à San Francisco, et maintenant un peu partout dans le monde, des soeurs d’un nouveau genre oeuvrent au sein de la communauté. Entre soirée-bénéfice pour la lutte contre le cancer et éducation populaire, ces soeurs du 21e siècle font de la joie de vivre leur profession de foi. (Les sous-titres des sections anglophones du film seront en ligne sous-peu.)
Passage est un carnet d’itinérance multimédia, un échantillon d’atmosphère, de rencontres, de rythmes et de couleurs, glanés au fil des longues heures d’autobus d’un périple de 4 mois qui nous mènera jusqu’au Honduras, à la rencontre du peuple Garifuna. Préoccupés par l’impact du tourisme de masse sur les populations locales, nous prônons une autre idée du voyage, loin des structures hôtelières déconnectées de la société à laquelle on les arrime, un voyage aux sièges inconfortables et aux repas trop vite pris, un chemin aux milles attentes, fait de bonjours et de au revoirs répétés, une route sinueuse et peu pressée, des échanges de comptoir, des regards, des découvertes… Un voyage qui dessine un portrait éclectique des hommes, des idées, des territoires… (Crédit de la première photo : roatanhistory.com)
Aime la poésie, les braises sous la cendre, la bonne bouffe, le désordre, les gens qui n’ont pas l’air de ce qu’ils ont, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font. La radio, les discussions de comptoir, les disputes, l’ordinaire.
Toujours en quête d'horizons insondés, de bouts de vie, d'histoires à raconter, Josué glane images et sons pour mieux peindre le tableau du voyage. Sur son chemin, il part à la rencontre de gens qui luttent pour leur intégrité sociale, culturelle, politique…