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Passage

Passage est un carnet d’itinérance multimédia, un échantillon d’atmosphère, de rencontres, de rythmes et de couleurs, glanés au fil des longues heures d’autobus d’un périple de 4 mois qui nous mènera jusqu’au Honduras, à la rencontre du peuple Garifuna. Préoccupés par l’impact du tourisme de masse sur les populations locales, nous prônons une autre idée du voyage, loin des structures hôtelières déconnectées de la société à laquelle on les arrime, un voyage aux sièges inconfortables et aux repas trop vite pris, un chemin aux milles attentes, fait de bonjours et de au revoirs répétés, une route sinueuse et peu pressée, des échanges de comptoir, des regards, des découvertes… Un voyage qui dessine un portrait éclectique des hommes, des idées, des territoires… (Crédit de la première photo : roatanhistory.com)

La Baie de Tela (suite 2) : LA VOIX DES FEMMES - Interview avec Teresa Reyes

A Triunfo de la Cruz, la lutte contre les méga- projets touristiques passe par la création de propositions de tourisme alternatif.
Ainsi, La Voix des Femmes, un groupe de femmes garifunas, a initié un projet de quelques cabañas et d’un petit restaurant pour contrer l’offensive des investisseurs étrangers sur leurs terres. Plus qu’un projet touristique, cette action constitue une réappropriation des terres par la communauté garifuna. En effet, les terres sur lesquelles les cabañas sont installées ont, selon elles, été achetées illégalement par des non-garifunas pour y construire des résidences de luxe.

Nous rencontrons la présidente du groupe, Teresa Reyes, qui nous parle de sa vision d’un développement touristique sur les terres garifunas.

Des problèmes techniques avec la caméra ont causé des dommages dans la bande son et ont rendu l’image inutilisable. Voici donc un court extrait audio illustré de photos d’une réunion de ce groupe.

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Écoutez l’un des derniers au monde à parler le maya Itza!

Ici, sur le bord du Lac Peten Itza, nous prenons nos cours d’espagnol, tout en vivant dans une famille active et impliquée dans sa communauté.

Thelma, la «Mama» de la famille, nous cuisine de délicieux plats typiques, toujours accompagnés de frijoles et de bonnes tortillas de maïs qu’elle prépare soigneusement au grand plaisir des enfants et petits-enfants. Les après-midi, Thelma est volontaire dans une savonnerie qui utilise les plantes du jardin médicinal de l’école d’espagnol.
Nous avons aussi eu la chance de rencontrer son mari, Hypolito, seulement présent une semaine par mois chez lui. À 65 ans, il travaille toujours comme garde-forestier dans la forêt tropicale du Peten, qu’il arpente 3 semaines par mois sans retourner au village. Hypolito nous avoue qu’il est fatigué de ce travail difficile, mais il dit ne pas avoir le choix, car ici, l’emploi est rare.

Hypolito sculpte un jaguar dans du bois exotique
- Hypolito, qu’est-ce que tu fais si tu rencontres un jaguar dans la jungle?
- Ça m’est déjà arrivé.
- Et alors ?
- C’est facile! Je lui lance une pierre.
- Ha!?!

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Ce qui constitue en grande partie la richesse d’Hypolito, c’est qu’il pratique encore la langue de ces ancêtres

Écoutez l’un des derniers au monde à parler le maya Itza!

Dans ce court extrait, Hipolyto nous explique que sa langue a été perdue à cause de la politique du gouvernement dans les années 30, qui a interdit aux enfants de parler le maya Itza. Quiconque parlait le maya était puni.

Aujourd’hui, seulement 150 personnes au monde, principalement des gens âgés, parlent encore cette langue. Tous vivent dans la commune de San José bordant le Lac Peten Itza. Mais le maya Itza ne fait plus partie de leur vie quotidienne, l’espagnol l’a remplacé. Parfois encore, les vieux du village, autour d’un verre, se rappellent les légendes du pays dans leur dialecte.
Mais surtout, depuis une dizaine d’années, une Académie de Maya Itza s’est créée dans le village. On y donne des cours de maya et on s’emploie à refaire vivre la culture maya en reproduisant des cérémonies ancestrales qui chaque année, attirent de plus en plus de monde.
L’espoir de sauvegarder cette langue est mince, car peu à peu, les gens qui parlent encore le maya s’éteignent. Espérons que la jeune génération fasse survivre la culture de leurs parents!

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San Francisco

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Connue comme l’un des berceaux de la culture hippie, de la libération sexuelle des jeunes et des droits civiques homosexuels, San Francisco semble encore aujourd’hui le théâtre d’une étonnante effervescence culturelle et sociale.

San Francisco 4 Que ce soit par le positionnement de nombreux citoyens contre la guerre en Irak ou encore par la mise en place d’un plan municipal de couverture de santé pour les plus démunis, San Francisco montre qu’elle sait se battre contre les écueils dans lesquels s’enfoncent les Etats-Unis.

Curieux de découvrir cette ville qui se démarque dans le paysage américain, nous passons une semaine à San Francisco, accueillis par Anne, une amie française d’Elsa qui est en échange à L’Ecole des Beaux-Arts. Pendant ces quelques jours, nous habitons une jolie chambre à quelques pas du Golden Gate Park, un des plus grands parcs de la ville qui se jette dans l’océan.

San Francisco 3

San Francisco est verdoyante et les jardins sont en fleurs. Nous sommes d’abord charmés parSan Francisco1 le plan de la ville qui désobéit au quadrillage habituel des rues américaines, les maisons victoriennes, les multiples tramways qui sillonnent les collines, l’air marin… La ville est recouverte d’une toile électrique, permettant un transport en commun écologique et particulièrement efficace en comparaison à Montréal. Pour 1,50 $, ces tramways nous transportent dans l’ensemble de la ville, et ils possèdent même des portes vélo, ce qui est plutôt sympa!

Si la ville est pleine de charmes, il reste que Tenderlion, l’un des quartiers centraux abrite une concentration impressionnante de sans abris, de gens à la dérive, noyés dans la drogue, l’alcool, la solitude et que personne ne semble s’en soucier outre mesure. L’ambiance de ces quelques rues m’a replongé dans l’atmosphère qui règne dans le quartier de Downtown Eastside à Vancouver et de nouveau, a soulevé en moi la même question. Face à la pauvreté urbaine et son lot de drogue et de détresse, quelles politiques doivent adopter les grandes agglomérations? Quelles sont les alternatives à l’habituelle répression qui n’a pour but que le déplacement des populations les plus pauvres loin des regards des plus nantis?

San Francisco 5

Notre ballade dans les rues vallonnées de San Francisco continue. Quand près d’un tiers de laSan Francisco 6 population de la ville est d’origine asiatique et que le quartier chinois est le plus grand d’Amérique du Nord après celui de New-York, difficile de ne pas aller s’attarder, au moins quelques heures, dans le Chinatown San Francisain. Au coin d’une maison de thé, un vieil homme, debout sur une chaise, crie, pour enterrer les propos dénonciateurs d’une femme distribuant des journaux contre le parti communiste Chinois.

Au micro que nous lui tendons, elle explique que la violation des droits humains est loin d’être finie en Chine malgré les promesses du gouvernement. Ainsi, alors que le pays tente de faire bonne figure sur le plan international avec l’arrivée des Jeux Olympiques de Pékin, le pays est les théâtre d’un trafic d’organes de large envergure…

Écoutez notre reportage audio :



Si vous voulez en savoir plus sur le plan municipal de santé, vous pouvez visiter ce site: www.healthysanfrancisco.org

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