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Remue-méninges au Rendez-vous des médias citoyens

Bonjour à tous!

Tout d’abord, merci beaucoup de vous être inscrits en si grand nombre à cette première édition du Rendez-vous des médias citoyens.

Mercredi le 26 août prochain, nous aurons l’occasion de nous pencher ensemble sur les pratiques et stratégies d’entreprenariat médiatiques, qui sont en amont de ce grand courant de changements implantés par le truchement d’Internet et qui bouleversent le monde des médias. Le citoyen sera au cœur des discussions, puisque celui-ci a désormais la possibilité de s’improviser une multitude de rôles sur le Web (diffuseur de nouvelles, créateur d’outils de communication, incitateur de communautés…) et semble prendre de plus en plus de place dans ce qu’on appelle « la sphère médiatique ». Plusieurs médias ont flairé cette tendance lourde, mais les occasions à saisir sont loin d’avoir tous été découvertes. D’où la question principale de cette première édition : Où vont les médias citoyens?

Un grand remue-méninges collectif sur les pratiques d’entreprenariat médiatique sur le Web sera au programme le 26, et pour stimuler les discussions animées, nous aimerions vous poser une question :

Quel est le plus grand défi auquel vous faites face (en tant qu’organisation médiatique ou simple individu) dans la création et le partage de contenu en ligne?

Les modérateurs intégreront trois de vos réponses (une sur chacune des catégories suivantes : contenu; contenant (technologies Web) et communauté à la discussion animée qui aura lieu mercredi entre 17 h et 18 h.

Catégories : Uncategorized

15 Commentaires »

  Jean Lapalme a écrit @ 21/08/2009 à 17:43

la question: Quel est le plus grand défi auquel vous faites face (en tant qu’organisation médiatique ou simple individu) dans la création et le partage de contenu en ligne?
ma réponse: Susciter la réaction du lecteur

  Jacques Fournier a écrit @ 21/08/2009 à 21:10

Catégorie: communauté. Le défi: comment combattre les modèles soi-disant “modernes” de développement, qui impliquent que le citoyen est de trop, que les experts savent tout, que la “nouvelle gestion publique” est l’alpha et l’oméga de la vie, que tout doit être jugé à l’aulne de la productivité, de la compétitivité, de l’efficience.Les nouveaux modèles de gestion ne font pas de place aux citoyens.

  Michel Handfield a écrit @ 22/08/2009 à 15:51

Le plus grand défi, c’est le financement, car l’État subventionne certains médias de façon quasi automatique (voir http://www.pch.gc.ca/pgm/fcm-cmf/list0809-fra.cfm) parce qu’ils ont de la diffusion alors que des médias spécialisés et différents n’ont aucune aide, comme certaines revues universitaires. Pas d’aide, pas de moyen d’embaucher des diplômés pour faire un certain travail de recherche et de rédaction, c’est ce qui fait que tant qu’à ne pas avoir d’emploi en mon domaine (j’ai une maitrise en sociologie), j’ai au moins la satisfaction de faire ce que j’aime, une revue de critique sociale sur internet. Cependant je la fais à compte d’auteur depuis 10 ans. J’ai commencé en espérant me faire remarquer par mes textes et être repêché par un journal. Mon site à plutôt grossit, mais il ne rapporte pas financièrement. De toute façon, je ne suis pas formé à vendre, mais à analyser.

  J. Tessier a écrit @ 23/08/2009 à 16:25

C’est d’être toujours à jour et de garder l’intérêt des gens pour s’assurer de la plus grande mobilisation pour la cause. Il faut toujours réinventer la roue et de ne jamais tomber dans une zone de confort qui engendre qu’on prend pour acquis les gens.

  pascal beauchesne a écrit @ 23/08/2009 à 21:14

La réalité est que, soit tout ceux qui produisent du contenu se mettent à faire payer leur produit, soit ceux qui font cavalier seul (comme le cas du Wall Street Journal et l’empire Rupert Murdoch) vont se casser la gueule.

  Michèle Boucher a écrit @ 24/08/2009 à 09:54

contenu : savoir trouver des sujets qui suscitent l’intérêt

  Brigitte Blais a écrit @ 24/08/2009 à 10:02

Au niveau du contenu, ma difficulté est d’avoir assez d’argent pour payer des personnes pour traiter les textes, couvrir des événements, etc.

Au niveau du contenant, le défi est de rester à jour avec les nouvelles possibilités du web, de payer un webmestre ou informaticien pour améliorer le site et développer toutes les nouvelles applications qui pourraient nous aider à faire connaître le site, comme les flux RSS, les abonnements, les infolettres, Twitter, etc…De trouver des publicités cohérentes avec nos valeurs. De rentabiliser la production du site.

Au niveau de la communauté, le défi est d’attirer et de GARDER un assez grand nombre de lecteurs au quotidien. J’ai aussi mis un X sur le web 2.0 car je recevais plus de POURRIELS que de commentaires intelligents.

Voilà, c’est un départ.

  Claude Malaison a écrit @ 24/08/2009 à 15:07

Le plus grand défi est la pérennité des données accumulées aussi bien sur mon blogue, sur Twitter, Facebook, LinkedIn et autres platesformes. Récemment avec les attaques sur entre autres Twitter et Facebook, j’ai perdu momentanément près de 8 000 tweets. Cela pose LA grande question sur la sécurité des données entreposées dans le «nuage». i.e. Cloud Computing.

  Xavier Gillet a écrit @ 24/08/2009 à 16:12

Nous étions des acteurs de développement installés au Mali depuis 15 ans au Mali. Nous vivions du Bizness Developpement et en avons compris beaucoup de sombre recoins.

Vous connaissez le principe : “La communication arrange, l’information dérange” et nous commencions à trop déranger pour continuer à trouver les financements nécessaires aux activités de nos sites.

- http://penserpouragir.org créé de façon autonome survit grace à la qualité de ses articles de réflexions qui ont une obscoletence lente, Cela permet de traverser des périodes sans publication qui nuisent modérément au site.
- http://initiatives-mali.info demandais plus de moyens pour collecter de l’information continue auprès de nombreux patenaires de la société civile Malienne. Le projet qui nous a permis de le faire est arrivé à son terme. Un autre partenaire financier qui c’est inspiré de notre travail à préféré réinventer la roue avec une autre organisation locale. Notre site est en panne, mais sa fonction n’est pas remplacée.
- http://loa-mali.info Un site dédié aux Concertations paysannes et à la Loi d’orientation Agricole au Mali. Notre niveau d’implication dans ces concertations à été tel que nous avons pu documenter le processus de façon particulièrement détaillée. Cette fois c’est le leader paysan du Mali qui a fait obstacle à la poursuite de notre travail de transparence sur la parole des paysans (6785 contributions publiées sur le site).

En résumé nos principales difficultés ont été d’ordre politique.

  Jacqueline Mallette a écrit @ 24/08/2009 à 16:55

Mon plus gros problème est d’abord et avant tout relié au fait que je suis femme et ensuite, l’hypocrisie des prétextes utilisés pour me bloquer ou m’empêcher de recevoir l’information.

  Denise Proulx a écrit @ 24/08/2009 à 21:28

Des défis, il y en a des nouveaux à chaque jour. Il faut se rappeler qu’il n’est pas nécessaire de vouloir les régler tous à la fois !!

Défi contenu : savoir retenir des idées et des informations originales et qui, à la fois, suscitent un intérêt pour le public. Avoir des antennes sur le terrain.

défi contenant : faire le pont inter-générationnel entre les citoyens et des journalistes d’expériences diverses pour définir une formule de diffusion de l’information qui accroche autant les jeunes que les plus vieux.

défi communauté : parler d’écologie au lieu d’environnement, pour dépasser le sur-place au niveau des idées. Écologie politique, écologie sociale.

Oser, écouter, partager, innover sont des piliers des nouveaux médias s’ils tiennent vraiment à intégrer l’apport des citoyens.

  Chikhi Ferid a écrit @ 25/08/2009 à 11:36

Quel contenu langagier pour le rapprochement citoyen ?

Quel est le plus grand défi auquel vous faites face (en tant qu’organisation médiatique ou simple individu) dans la création et le partage de contenu en ligne?

Les langues évoluent avec les progrès des citoyens qui les parlent. La forme et le fonds de ces langues sont pondérés en lien avec ce que ces citoyens créent dans leur vie de tous les jours.

Les supports médiatiques traditionnels depuis le journal en papier, la TV, l’ordinateur et les nouveaux – cellulaire, IPhone, etc. – modifient le contenu des langages, du vocabulaire, des règles de grammaire utilisés. Le SMS, Texto, etc. sont des suites de lettres et d’abréviations…qui pour les plus âgés – sauf ceux qui se mettent à jour et en permanence - n’ont aucun sens.

Si nous ajoutons qu’à travers le monde il existe des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans les discours de leurs dirigeants et de beaucoup de médias qui se disent indépendants de toutes obédiences idéologiques, quel sera le Verbe de la communication entre citoyens dans les décennies à venir ?

Mieux encore, avec les nouvelles technologies de l’information, la liberté qu’offre Internet et les médias citoyens, pour réduire la défiance de ces citoyens du monde, rapprocher les sociétés auxquelles ils s’identifient, en recherchant ‘’des convergences plurielles et mutuellement avantageuses, est-il faisable de concevoir un nouveau langage avec des mots et des concepts simples et à la portée de tous. Une langue à la portée de tous et traduisible dans toutes les autres, est-il du possible ?

Est-il concevable de réfléchir à un contenu rassembleur, dénué de non-dits et de mensonges qui aura pour objectif de rassembler dans la diversité et la pluralité ?

Il y a quelques mois j’ai créé http://convergencesplurielles.blogspot.com pour apporter ma contribution à ce projet.

Mardi 25 août 2009
Publié sur http://convergencesplurielles.blogspot.com

  LeCanardRéincarné a écrit @ 25/08/2009 à 14:03

Défi contenu:
La “dualité linguistique” est un défi énorme en milieu minoritaire. Dois-je “inclure pour m’exclure” en communiquant strictement en anglais? La rectitude des contenus est aussi un gros problème lorsque la majorité de mes lecteurs potentiels travaillent pour une institution (ou une agence gouvernementale) ou encore ont perdu leur commande du français. Ils ont souvent perdu intérêt au français voulant devenir parfaitement bilingue. La carence d’exemples de média-citoyens en milieu minoritaire est dure à porter. Le support institutionnel est plutôt celui de décimer ce qui menace le monopole et ses sources de financement. Mon lectorat idéal s’exprime tout aussi bien en anglais qu’en français et est à la recherche de contenus qui reflètent cette réalité.

Défi contenant:
Peu de “contenants” reconnaissent les défis de la dualité linguistique à l’ère du web2.0. Les exemples de “bilinguisme mur-à-mur institutionnels ne tiennent pas. Ceux de ghettos linguistiques francos ou anglos (e.g. SRC et CBC, non plus.

Défi communauté:
La communauté citoyenne a été misérablement décimée au fil des années en milieu minoritaire, très souvent par leurs propres institutions et les pratiques de gestion. Souvent elles sont tellement en retard en matière web2.0 par exemple que la prochaine génération (et la courante génération d’entrepreneurs, de brasseurs et de créateurs) passe du côté anglais. La diffusion web2.0 via FB et Twitter est présentement très anglicisante en l’absence de présence de francos vivant en milieu minoritaire. Nos réseaux personnels comptent très souvent des unilingues anglophones qu’on ne veut pas “exclure” et donc on s’exclue soi-même…

  Adrien Bodson a écrit @ 25/08/2009 à 15:25

Financer autrement

Mon plus grand défi en tant que président d’une entreprise de production indépendante, c’est de trouver des nouvelles sources de financement afin de permettre la création de contenus originaux ayant une vocation sociale. Comment financer des projets nécessitant de l’équipement coûteux, une expertise technique variée et beaucoup de temps tandis que le contenu est destiné à une diffusion web gratuite?

C’était le cas du projet http://www.createursdevaleurs.com , une série de capsules vidéo portant sur les leaders du développement durable dans le monde des affaires que nous avons produit grâce au financement de différents commanditaires, en partenariat avec HEC. Cependant, cette formule est difficile à transposer à n’importe quel projet audiovisuel à caractère social ou écologique et la recherche de commandites peut se révéler ardue.

  Serge-André Guay a écrit @ 27/08/2009 à 20:50

Je ne puis donner davantage que la note de passage au premier «Rendez-vous des médias citoyens» qui se tenait hier (26 août 2009) à Montréal. Je me suis ennuyé à mourir.

Voici ma réaction détaillée :

http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.295.htm

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