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Visionnaires planétaires

Le documentaire <b>”Visionnaires planétaires”</b> (connu également sous le titre de travail “La Dernière Planète”) suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.<br /><br />Ce blogue accompagne l’aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.

D’Acadie: une correspondance de Sylvie Van Brabant (3)

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Moncton, 5 mars 2010

 

Au revoir l’Acadie

Hier, jour de tempête en Acadie. Je ne suis pas chanceuse, la dernière fois que je suis venue présenter un film à Moncton il y avait eu la tempête du siècle et la projection avait été annulée. Hier soir une quinzaine de personnes ont bravé la tempête pour venir voir Visionnaires planétaires à l’Université de Moncton. Le projecteur du E Cinéma à même lâché, mais heureusement, j’avais une copie DVD du film dans mon sac. Ce n’était pas du HD mais au moins les gens ne sont pas repartis bredouille.

L’auditoire comprenait bien la lutte de Mikael pour la Trois-Pistoles et m’a fait découvrir un des gros dossiers environnementaux du coin, la rivière Petit-Codiac. Ça fait 20 ans qu’un groupe de citoyens se bat pour retrouver leur rivière, des centaines de rapports ont été rédigés à travers les années. Le groupe a fini par gagner ; ce printemps, les vannes vont s’ouvrir et la rivière va retrouver son lit pour remplacer ce ruisseau brun qui me paraissait assez nauséabond lorsque je l’ai traversé en rentrant à Moncton.

Un spectateur nous a parlé d’un nouveau rapport sorti ces derniers jours qui signalerait le danger des réacteurs Candu. Vendu à la population sous le signe de la sécurité absolue, ils ne seraient pas plus sécuritaires que Tchernobyl et le gouvernement nous aurait en plus caché des choses. On sentait la colère et il se demandait comment arriver à cet équilibre entre la colère et l’espoir. La grande question de la soirée : pourquoi les gens ne réagissent pas aux abus corporatifs. ? Pourquoi la population abdique son pouvoir aux gouvernements, préférant demeurer impuissante devant des décisions prises en son nom.

Cette question me hante.  Des batailles ont été longuement menées pour gagner nos droits et  notre sécurité. L’état providence nous offre maintenant son grand filet de sécurité. Est-ce que nous serions devenu comme des enfants, laissant les Grands décider de notre sort ? Je pose la question, je n’ai pas de réponse. Présentement je lis Changer le monde de Chico Whitaker, le cofondateur du Forum Social Mondial. J’apprécie les principes du FSM et leur décision de ne pas être directif, de ne pas sortir un document final à la fin de chaque forum, de tenter de faire autrement. Le FSM est un espace ouvert, s’appuyant sur la non-directivité et encourageant l’auto-organisation et l’autogestion. Une espace de discussion se voulant horizontal, invitant la diversité et le pluralisme. Whitaker évoque une nécessaire transformation personnelle. Nous ne pouvons pas rêver de changer la société si nous n’avons pas d’abord examiner notre propre cour.

Je suis maintenant à l’aéroport et j’ai hésité devant le marchand de poissons, un petit homard pour le retour, des huîtres ?  Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ce spectateur de Caraquet qui évoquait la surpêche et la mer qui se vide. Je le sais trop bien, j’ai lu les rapports du PNUE en cette année de la biodiversité. Alors j’ai opté  pour trois livres et deux revues, de quoi nourrir mes réflexions.  Un livre sur l’ascension du dieu argent, un autre sur  le capitalisme qui crée à la fois la faim dans le monde et l’obésité. Je sens pointer à l’horizon des nouveaux sujets de film. Par contre, à voyager comme je le fais, je vais avoir une grosse facture en compensation de carbone cet année. Carbone Boréal pourra planter des arbres en mon nom, de quoi compenser mes voyages et mes lectures.

Ta fidèle chroniqueuse qui rêve à un monde durable. 

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D’Acadie: une correspondance de Sylvie Van Brabant (2)

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Caraquet, le 3 mars 2010

 

Découverte à Caraquet

Je suis au gite Le Pignon Rouge à Caraquet au Nouveau-Brunswick  et je regarde la mer par une belle journée ensoleillée. Mon hôte, Raymond Albert, me dit que cette année il n’y a presque pas eu de glace, ni de neige. Très inhabituel, me dit-il, avec un brin d’inquiétude. Je sens que la menace des changements climatiques est de plus en plus présente dans l’esprit des gens.  Lors de mon passage au Festival de Sept-Iles à la fin janvier les gens me racontaient la même histoire.

Hier soir j’ai assisté à un visionnement de VISIONNAIRES PLANÉTAIRES dans le cadre du Cinéma ONF en Acadie avec une cinquantaine de personnes au E cinema du Centre Culturel de Caraquet. J’ai été reçue par le directeur Robert Landry et j’ai découvert chez-lui un « fire soul ». J’ai entendu cette expression lors de mon tournage en Suède. Lorsque The Natural Step travaille dans les communautés ils recherchent d’abord les « fire souls », les gens passionnés prêts à s’investir dans leur communauté, car ce sont eux les véritables leaders.  Ça prend d’abord ça pour faire bouger une communauté.

Monsieur Landry m’a raconté une petite histoire qui est la preuve qu’un geste local peut influencer le global. Il faisait partie du comité du patrimoine qui visait à influencer l’architecture de tout nouveau projet à Caraquet. Quand le motel Le Super 8 a décidé de s’installer à Caraquet, le comité  a convaincu les promoteurs de construire un immeuble qui pouvait bien s’intégrer à l’architecture locale, ces vieilles maisons avec leurs pignons et leurs tours. Depuis 20 ans il faut dire que Caraquet commençait à ressembler de plus en plus à n’importe quelle « main street » de l’Amérique rurale ; le comité avait décidé de changer ça. Quand le gérant du Super 8 de Caraquet a présenté son modèle au Congrès Super 8 de Denver la compagnie a décidé d’adopter ce modèle architectural pour toute nouvelle construction. T’imagines les effets quand le comité du patrimoine va décider d’intégrer aussi des notions de développement durable dans ses politiques.

J’ai senti que le film a semé des graines hier soir dans la tête du directeur et de plusieurs des spectateurs.

Je vous dis, Caraquet est à suivre. En 2009 ce village de 5000 habitants a été nommé, pour la 2ème fois, la Capitale culturelle du Canada.  D’ici 5 ans je ne serais pas étonnée de découvrir que Caraquet soit devenu un modèle de communautés écologiques. Un des spectateurs nous apprenaient qu’il y a de belles terres agricoles qui n’ont pas été polluées par les  fertilisants et pesticides, de quoi devenir un fleuron de l’agriculture biologique. À suivre…

 Une autre spectatrice remarquait qu’il y a 60 ans, les gens du coin étaient auto-suffisants et que, quand le prix du pétrole va grimper de façon astronomique, la production locale va reprendre ses lettres de noblesse. Un autre spectateur nous disait que c’est le gigantisme qui est en train de détruire l’environnement, le même gigantisme qui a vidé la mer et détruit la pêche du coin. Il évoquait l’importance de revenir aux principes de Schumacher avec son œuvre phare « Small is beautiful. » 

Et oui ils ont raison ces spectateurs de Caraquet.

Ta fidèle amie sur  les routes de l’Acadie

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D’Acadie: une correspondance de Sylvie Van Brabant (1)

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Le 2 mars 2010

La moquette d’un Dash 8 vient-elle d’Interface ?

Salut !

Je suis en route pour l’Acadie car VISIONNAIRES PLANÉTAIRES y fait une petite tournée et je m’y rends pour répondre aux questions des spectateurs.

J’en profite pour lire mon Devoir d’hier. Entrevue très intéressante avec Claude Ouimet de la compagnie Interface. Cette compagnie a décidé de prendre un virage vers le développement durable dans les années 90. Son fondateur directeur, Ray Anderson, a été fortement influencé par Karl-Henrik Robèrt et The Natural Step. Interface veut éviter le gaspillage, elle veut éviter les déchets et elle veut recycler de plus en plus ses déchets. Interface a déjà réduit ses émissions de GES de 68% et compte être carbo-neutre d’ici 10 ans. Aujourd’hui Interface fabrique 45% de sa production en s’inspirant des procédés à l’œuvre dans la nature ; c’est ce qu’on appelle le biomimétisme.

Interface est un modèle à suivre dans le domaine des affaires. Son fondateur n’a pas attendu des règlements ou des législations pour passer à l’action. Il était convaincu, comme Karl-Henrik Robèrt, que développer son industrie en tenant compte de la nature était rentable ; aujourd’hui la preuve est faite que c’est même très rentable.

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Sylvie Van Brabant en Acadie pour la promotion de VISIONNAIRES PLANÉTAIRES

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Ci-dessous, l’article publié par le jornal l’Acadie Nouvelle

L’Acadie NOUVELLE  lundi 1er mars 2010

Le cri d’alarme planétaire

de Sylvie Van Brabant

 

Un article de Sylvie Mousseau
MONCTON – En réalisant Visionnaires planétaires, la cinéaste Sylvie Van Brabant a voulu

créer un documentaire mobilisateur et porteur d’espoir. La réalisatrice d’origine francoalbertaine sera de passage à Caraquet et Moncton cette semaine afin de présenter son plus récent documentaire dans le cadre des Rendez-vous de l’ONF en

Acadie. Un film qui lance un cri d’alarme à l’égard de la santé de la planète, mais qui propose surtout des actions. Sylvie Van Brabant a choisi de suivre le jeune militant et

écologiste de Trois-Pistoles, Mikael Rioux, à travers son périple dans le monde, à la rencontre de visionnaires et de sommités en matière d’environnement ayant au moins

20 ans de pratique. La réalisatrice et productrice qui oeuvre dans le domaine du cinéma depuis 30 ans, a fait des films surtout sur des problèmes sociaux et de santé. Au

fil des années, elle a constaté que la pensée influence le corps.

 

«Je voulais faire un film où le spectateur puisse sentir qu’on està la croisée des chemins et que c’est urgent. Nous avons de gros dossiers à dénoncer parce que les lobbyistes économiques sont puissants. Il y a juste une affaire qui peut leur faire lâcher le morceau, ce sont les citoyens et surtout la jeunesse en alliance avec des visionnaires. Il faut y croire pour pouvoir construire le monde demain», a déclaré en entrevue Sylvie Van Brabant, estimant qu’on entre dans une décennie cruciale

pour l’avenir de la planète.

 

Celle-ci a mis quatre années de travail afin de réaliser ce documentaire. La question première qu’elle s’est posée est la suivante: est-ce qu’on peut vivre sur la planète d’une manière durable, si oui comment? Dans son documentaire, elle propose en quelque sorte un guide de survie pour une planèteen péril, à travers les actions d’écologistes chevronnés.

 

Réalisé dans une forme plutôt classique, le documentaire offre un mélange de témoignages et d’entrevues, au rythme des paroles percutantes du slameur Ivy. La

cinéaste raconte que ce documentaire est né de sa rencontre avec

Christian De Laet, pionnier du mouvement écologiste canadien. Ce dernier cherchait à transmettre son savoir et d’après la réalisatrice, Mikael Rioux était la personne toute désignée. C’est ce jeune homme qui s’est suspendu, il y a quelques années, au-dessus de la rivière Trois-Pistoles pour empêcher la construction d’une minicentrale hydro-électrique.

 

Depuis sa sortie en octobre, Visionnaires planétaires (ONF et Productions du Rapide-Blanc) a été projeté dans plusieurs festivals. Lauréat du Prix du meilleur

long métrage canadien au festival Planet in focus de Toronto, il a été présenté en compétition officielle au Festival international du film documentaire d’Amsterdam ainsi

qu’à Copenhague à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

 

«C’est un film qui touche certaines couches de la population très profondément», a ajouté Sylvie Van Brabant qui s’intéresse à l’environnement depuis plusieurs années.

En parcourant la planète avec son film, la réalisatrice cherche à susciter des débats autour de l’environnement, en souhaitant ainsi améliorer le monde.

 

En bref… Sylvie Van Brabant sera présente à Caraquet, demain, et à Moncton, jeudi pour rencontrer les gens et discuter du film après la projection de 19 heures. Le film

sera projeté à Bouctouche et Kedgwick, mercredi, ainsi qu’à Edmundston, jeudi, également à 19 heures. Toutes les projections seront précédées du court film

d’animation Le château de sable…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ciné-rencontre : Le post-Copenhague avec Steven Guilbeault et Sylvie Van Brabant

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avec Steven Guilbeault et Sylvie Van Brabant

10 mars à 19 h

Gratuit

Suite à la projection du film, Visionnaires planétaires,
discussion en présence de la réalisatrice Sylvie Van Brabant
et de Steven Guilbeault, membre fondateur d’Équiterre.

Visionnaires planétaires 
Sylvie Van Brabant, 2009, 82 min, version originale française

Ce film documentaire nous invite à suivre le jeune Mikael Rioux sur les traces d’hommes et de femmes d’exception qui ont créé des projets innovateurs pour l’avenir de la société.  Visionnaires planétaires est une enquête pour trouver des solutions concrètes aux problèmes de notre planète. Un film des Productions du Rapide-Blanc en coproduction avec l’ONF.

films.onf.ca/visionnaires-planetaires | films.nfb.ca/earth-keepers

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VISIONNAIRES PLANÉTAIRES (EARTH KEEPERS) aux RENDEZ VOUS du CINÉMA QUÉBÉCOIS

 

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Le vendredi 26 février 2010, à 18h00

Cinémathèque Québécoise, 335 De Maisonneuve Est, Métro Berri Uqam

Salle Fernand Séguin

Le long métrage documentaire de Sylvie Van Brabant est en compétition pour le Prix du public Télé-Québec

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VISIONNAIRES PLANÉTAIRES dans la revue POV

POV pour Point of View

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Vous trouverez l’article en page 35

Bien évidemment on parle ci de la version anglaise de VISIONNAIRES PLANÉTAIRES: EARTH KEEPERS.

Bonne lecture

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Festival du film de Sept-Îles: Visionnaires Planétaires est primé

Il y a en effet reçu le prix du meilleur documentaire.

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Rappelons qu’il s’agit là d’une deuxième reconnaissance pour VISIONNAIRES PLANÉTAIRES  après le prix du meilleur long métrage documentaire au festival Planet in Focus de Toronto.

VISIONNAIRES PLANÉTAIRES  a également été honoré d’être de la compétition officielle tant au Festival du Nouveau Cinéma de Montréal  qu’au prestigieux IDFA (International Documentary Film festival of Amsterdam).

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Visionnaires Planétaires en région

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Ce week end de fin janvier au 20ième festival du Film de Sept-Îles  

Lundi le 1er février à Sherbrooke à 19h au Centre culturel de l’université de Sherbrooke. Les coordonnées sont ici

La réalisatrice Sylvie Van Brabant sera présente dans tous les cas

Au début  janvier, c’est un des héros du film, Mikaël Rioux, qui a accompagné le film a Saint Jean Port Joli (trois représentations) ainsi qu’à Trois Rivières.

Comme à l’habitude, les représentations ont été suivies de discussions et d’échanges.

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Engagez vous qu’y disaient

A l’occasion des visionnements de VISIONNAIRES PLANÉTAIRES, plusieurs d’entre vous ont exprimé le désir de passer à l’action.

Certains nous ont explicitement demandé une liste ou un répertoire des divers groupes en environnement avec lesquels une implication pourrait se concrétiser.

Le voici! C’est à notre connaissance le répertoire le plus complet même si l’on peut y constater quelques omissions.

reference

Bonne consultation.

Si après consultation, vous avez des questions, n’hésitez pas à entrer en contact avec nous.

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