Le documentaire <b>”Visionnaires planétaires”</b> (connu également sous le titre de travail “La Dernière Planète”) suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.<br /><br />Ce blogue accompagne l’aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.
Moins d’une semaine après son lancement officiel en date du 22 avril, Jour de la Terre, 10 074 engagements pour la planète avaient été cueillis. Ils représentaient une réduction annuelle anticipée de 10 248 616 Kg de CO2.
Les deux vers qui composent le titre de ce blogue sont tirés du poème : INVITATION AU VOYAGE de Charles Baudelaire.
Le poème commence par la strophe suivante :
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur,
D’aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Pour moi, en ce beau printemps, comme à tous les printemps d’ailleurs, le là-bas de Baudelaire c’est ici! Plus précisément c’est le Jardin Leslie Hancock du Jardin Botanique de Montréal.
Totalement consacré aux éricacées, famille qui comprend les bruyères, les rhododendrons et les azalées, Leslie Hancock est, quant à moi, le joyau parmi les joyaux au sein du jardin. Lové dans un espace clos, protégé des vents d’hiver par un petit monticule généreusement boisé de conifères, Leslie Hancock ne demande pas mieux que de se laisser découvrir.
Quand vous y aurez pénétré, restez assis ou debout pendant quelque temps devant un rhododendron, en favorisant le temps long plutôt que le temps court. Vous allez constater que sa fleur est un support extraordinaire pour la lumière; en fait, le plus parfait qui puisse se concevoir. Les sépales du rhododendron sont juste assez consistants pour que la lumière n’y passe pas tout droit. Juste assez diaphanes pour que la lumière s’y matérialise, en épousant la couleur de son support.
J’ai parlé du temps long. Ne pas parler de plaisir à répétition ne serait pas faire justice à Leslie Hancock. Je vous recommande d’y aller à plusieurs reprises, de façon à voir comment Hancock se transforme au fil des jours. Alors, vous aurez peut-être la surprise d’être renversé par la flamboyance d’un massif d’azalées. Je vous le jure : les fauvistes en pâliraient d’envie.
P.S. Assurez vous d’avoir en poche votre carte Accès Montréal; elle donne accès au Jardin Botanique gratuitement. Sinon, c’est assez cher.
*Ce blogue a été publié pour la première fois dans la section écho-logique à: www.cooplamaisonverte.com
Naomy Klein, on le sait depuis au moins NO LOGO, ne fait pas dans la dentelle. Si vous ‘googlez’: THE SHOCK DOCTRINE, vous allez retouver des choses comme celles-ci:’THE SHOCK DOCTRINE aims its 10-foot-long middle finger at the Bush administration and the generations of neocons who’ve chosen profits over people in war…’ Ou encore: ‘THE SHOCK DOCTRINE de Naomi Klein est plutôt une bombe, placée tout juste au pied de la statue de la Liberté …’
Pour ma part, j’aurais volontiers donné à cet ouvrage le surtitre suivant: TOUT CE QUE NOUS AVONS BIEN VOULU OUBLIER À PROPOS DU CAPITALISME DEPUIS LA MOITIÉ DES ANNÉES ‘80. Voici donc ce que je vous propose comme recension de l’ouvrage en question.
Avant même la lecture de THE SHOCK DOCTRINE, je connaissais comme vous tous l’existence du néo libéralisme, de l’École de Chicago et de son ‘père spirituel’ Milton Friedman. Pour moi cependant le néolibéralisme demeurait une affaire qui se résumait, somme toute, à l’offensive contre l’état dans les pays développés, à la ‘libéralisation’ du commerce international, à l’ouverture complète des marchés financiers et, finalement, aux programmes d’ajustements structurels. Toutes entités plus ou moins abstraites, plus ou moins ‘innocentes’. Ce que l’on traduit souvent par l’expression plutôt banale, je le sais maintenant, du ‘tout au marché’.
Ce que j’ai découvert dans: THE SHOCK DOCTRINE est d’un tout autre ordre : le néolibéralisme de l’École de Chicago est, à proprement parler, une doctrine fondamentaliste, intégriste, qui, dans son essence même, requiert le recours à la violence pour opérer une ‘tabula rasa’ et, de là, établir un état de faits où le marché, libéré de toute contrainte, peut régner en maître. Les exemples historiques analysés par Klein sont non seulement éloquents; ils constituent un chapelet sanguinolent de drames économiques, sociaux et humanitaires où, sans exception, des personnages clés de l’École de Chicago ont joué un rôle de premier plan : la guerre d’invasion en Irak et la mise aux enchères de toute l’économie ainsi que l’appareil d’état Iraqien; la crise financière qui a frappé de plein fouet les Tigres Asiatiques en 1997; quelques années auparavant, l’incroyable braderie qui a offert l’économie soviétique à une poignée d’oligarques après que Boris Eltsine eut suspendu la Cour Constitutionnelle de Justice, attaqué au moyen de blindés le parlement Russe dûment élu au suffrage universel et déclenché la première guerre de Tchétchénie; le massacre de la Place Tien An Men qui a pavé la voie au capitalisme débridé en Chine; le dévoiement du mouvement populaire enclenché par Solidarnosc en Pologne; les dictatures militaires au Brésil, en Argentine ainsi qu’au Chili sous la férule de Pinochet.
Klein a aussi le mérite de stigmatiser en deçà de toute prétention philosophique le but très concret du néolibéralisme,: “The point of shock therapy is to open up a window for enormous profits to be made very quickly – not despite the lawlessness but precisely because of it.”
Évidemment, constater que “la croisade en faveur de marchés complètement libérés et débridés [a constitué] le courant politique le plus puissant au cours des trois dernières années” n’a rien de spécialement encourageant. Toutefois, dans sa conclusion, Klein met les pendules à l’heure, pourrait-on dire, en rappelant que les pays latino américains qui ont constitué à proprement parler le banc d’essai des théories du Chicago School of Economics, sont aujourd’hui ceux-là même qui sont à l’avant-garde pour développer une alternative à la pureté et à la dureté des marchés.
Ça fait 6 jours que nous n’avons pas accès à internet. D’abord nous étions dans un village proche du campus de Development Alternatives et nous n’avions pas accès à l’internet dans notre hotel. Depuis quelques jours nous sommes à Delhi mais panne majeure de la ligne de transmission sous l’océan alors pas de serveur.
Nous faisons des rencontres impressionnantes - les ONGs font un travail remarquable au niveau de l’environnement. Nous au Québec avons des choses à apprendre d’eux.
Nous sommes une équipe un peu épuisée et c’est notre première journée de congé forcé. La semaine prochaine nous allons pouvoir vous fournir des photos et des messages. Aujourd’hui, tout simplement un petit mot pour vous dire que nous allons bien.
C’est bien beau vouloir faire des films pour changer le monde, mais il faut aussi être conscient de notre empreinte écologique quand on les fait. Après avoir été la 1ère compagnie à adhérer à la campagne d’Équiterre “Un geste à la fois”, la version québécoise du “Nature Challenge” de David Suzuki, nous avons décidé au Rapide-Blanc d’aller encore plus loin.
C’est là qu’est né le Projet Code Vert (Green Code Project), dont la mission est de rendre plus écologiques les pratiques de toute l’industrie des médias, tant au niveau local qu’international. Malheureusement, le site Internet n’est disponible seulement qu’en anglais pour le moment, mais allez y faire une visite et vous pouvez surtout vous inscrire pour devenir un “Greencoder”; c’est-à-dire vous vous engagez à faire volontairement un minimum de 5 actions choisies de notre liste de propositions. Envoyez-nous aussi vos suggestions, cette liste est un travail collaboratif.
Vous pourrez donc voir sous peu un clip de nos actions, délibérations et questions engendrées par notre démarche verte avec le film La Dernière Planète.
Crée en partenariat avec l’ONF et Vision Globale (et bien d’autres), ce projet à but non-lucratif a le vent dans les voiles et nous espérons que le fait de faire des films, de les financier et les diffuser en tenant compte de notre empreinte écologique sera bientôt une norme mondiale! www.greencodeproject.org
On peut difficilement parler de développement durable sans parler d’empreinte écologique. Bien!
Il a été à la mode dans la dernière période de dire que si tous les humains de la terre consommaient comme nous, les zoufs de l’Amérique du Nord, il faudrait 4 ou 5 terres comme la nôtre pour produire l’air et l’eau purs, la nourriture et les autres ressources.
L’image est jolie mais elle cache une réalité implacable : notre empreinte écologique dépasse dores et déjà la capacité biologique de la planète à se restaurer ainsi qu’à entretenir les conditions essentielles à la vie, bactérienne, végétale, animale et humaine.
Dans le graphique ci-dessus, la ligne noire sur l’axe des X représente la capacité biologique de la planète; elle est supposée constante globalement. Ce qui varie c’est la demande que nous suscitons; elle est représentée par la ligne rouge. Elle croit sans cesse jusqu’à surpasser la capacité biologique des écosystèmes en 1985! Depuis cette date, le processus semble s’accélérer.
Cela ne laisse guère d’autre option que la réduction de notre empreinte.
C’est la prémisse scientifique sur laquelle se fondent les tenants de la décroissance.
Nous y reviendrons.
Evidemment tous sur cette terre n’ont pas la même empreinte; on est loin, en ce domaine comme en d’autres, de la justice environnementale. On y reviendra également; en attendant je vous propose de vous régaler en regardant le graphique qui suit.
La Route verte du Québec, meilleure route cyclable au monde.
Dans son livre Journeys of a Lifetime: 500 of the World’s Greatest Trips, National Geographic a fait de la Route verte québécoise la meilleure route cyclable au monde, devant les véloroutes mythiques de Luchon-Bayonne (France), de Gran Fondo Campagnolo (Italie) et de Ruta Austral (Chili).
L’équipe part en Inde cette semaine, à la rencontre d’Ashok Khosla et de l’organisation de développement qu’il a créé en 1983 avec Christian De Laet (notre vieux sage fou de Montréal), Development Alternatives.
Le parcours de cet indien d’origine est impressionnant, vous pouvez le voir dans ce clip trouvé sur youtube.
Le documentaire "Visionnaires planétaires" (connu également sous le titre de travail "La Dernière Planète") suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.
Ce blogue accompagne l'aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.
***Ex-blogueur*** Activiste autodidacte, son instinct aventureux le pousse à accomplir des gestes qui bouleversent l’ordre établi, en créant des outils de changement.