Le documentaire <b>”Visionnaires planétaires”</b> (connu également sous le titre de travail “La Dernière Planète”) suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.<br /><br />Ce blogue accompagne l’aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.
Le clip que je vous présente est un petit moment de tournage avec Ashok Khosla et Mikael Rioux lors de notre séjour à Delhi pour le tournage de Dernière planète. C’était en avril 2008. Je pourrais faire des douzaines de clips à partir d’une réflexion d’Ashok ou encore pour mettre en lumière un des nombreux projets de Development Alternatives, l’ONG qu’il a co-fondée en Inde avec le mentor de Mikaël : Christian de Laet. Ce dernier est également un personnage du film.
C’est probablement un des hommes les plus renseignés de la planète. Il sait ce qui se passe dans toutes les sphères de l’activité humaine. Il est à la fine pointe des connaissances scientifiques. Je ne sais vraiment pas comment il trouve le temps pour lire toutes ces recherches, car, en plus d’être à la tête de Development Alternatives, d’être le nouveau président de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), il est aussi le co-président du Club de Rome.
C’est sans compter les conférences internationales auxquelles il assiste ou les consultations pour les programmes environnementaux de l’ONU, etc. etc. Ashok Koshla est véritablement une ‘force de la nature’.
Malgré son horaire chargé, il a été d’une générosité remarquable, et il a pris le temps de bien renseigner Mikael sur les défis importants auxquels les jeunes d’aujourd’hui seront confrontés.
Ce qui est exceptionnel chez Ashok c’est son engagement. Malgré le fait qu’il sait fort bien quelles sont les catastrophes qui nous pendent au bout du nez, il se démène comme un diable dans l’eau bénite pour trouver des solutions à l’échelle locale aussi bien qu’à l’échelle internationale.
Croyez-moi : cet homme est à découvrir et à suivre!
Pas grave ma chère, parce que moi non plus; ou si peu!
Cependant, ce que je lis d’elle me donne le goût de la connaître, en s’il vous plaît.
“Le développement n’est pas quelque chose qui peut s’imposer du dehors. En effet, c’est un processus social dont le système nerveux central, la matrice nourricière, se situe dans la sphère culturelle. Ultimement, le développement ne tient pas à une question d’argent ni de capital matériel, non plus qu’au commerce avec l’étranger, mais relève bien de la capacité, pour une société donnée, de puiser à la source de la créativité populaire, de libérer l’intelligence et la sagesse collective de façon à donner le pouvoir [de développement] à la population.”
“Development cannot be imposed from without. It isa creative social process and its central nervous system, the matrix which nourishes it, is located in the cultural sphere. Development is ultimately not a matter of money or physical capital, or foreign exchange, but the capacity for a society to tap he root of polular creativity, to free up and empower people to exercise their intelligence and collective wisdom.”
Et puis ceci encore: “Il y a un besoin criant de mettre les avancées du développement à l’abri des tempêtes financières alimentées par les investisseurs institutionnels qui, d’un clic de souris, injectent puis retirent leurs fonds tout à fait impunément eu égard aux conséquences de ces mouvements de capitaux sur les pays hôtes.”
“There is a crying need for creative thinking and new initiatives to protect the gains of development from devastation by financial hurricanes fed by institutional investors who freely move funds in and out of countries at the tap of a keyboard with no responsibility for the impact of their operations on host countries.”
Les deux citations, que j’ai trouvées sur son site Internet, sont tirées de son plus récent ouvrage. Les traductions sont les miennes.
J’ai asssité hier dans le cadre des RIDM, à la projection d’un bijou: RETOUR À GORÉE
Prenez la peine de lire la notice ci haut ( RETOUR À GORÉE) et, de grâce, de grâce, ne vous laissez pas distraire par la résolution discutable du démo. Dans le film, tout cela est impeccable.
J’éprouve le désir irrésistible de partager ce que ce film a provoqué en moi.
Cri du coeur?
D’habitude, on parle de cri du coeur pour désigner une charge forte , une explosion en quelque sorte, au mieux une imprécation, au pire une révolte.
Mais ici, dans le cas qui nous concerne, ce n’est pas de cela dont il s’agit. Pas du tout.
Je ne sais pas du tout à quelle expression je pourrais recourir.
A la réflexion, la meilleure approximation à laquelle je puis penser, c’est à la fameuse phrase de Beaudelaire: “… tout n’était que luxe, calme et volupté!“
Il y a quelque chose de plus ; quiétude, bonheur, joie, amitié, fraternité, fierté d’être de la race humaine. Ça n’arrive quand même pas à tous les jours!
Je vous le jure sur la tête de ma mère: quand la projection fut terminée, je fus saisi d’un immense désir de serrer quelqu’un dans mes bras, d’être serré en retour. Comme pour que nous communions, lui et moi, elle et moi, à cette grandeur reçue!
Comme il n’y avait personne sur les banquettes à côté de moi, ni à ma droite, ni à ma gauche, j’ai dû attendre, pour ce faire, d’être rentré chez moi.
Alors, encore tout chaud, tout vibrant de ce film, même si plusieurs heures s’étaient écoulées, j’ai étreint ma blonde.
Ce fut bon!
Malheureusement, il n’est pas évident que ce film sera jamais distribué ici.
Si vous avez des contacts au festival Vues d’Afrique, eh bien ne vous gênez pas pour leur en faire la suggestion.
Prix de consolation: le réalisateur, Pierre Yves Borgeaud, nous a mentionné, lors d’un échange post visionnement, qu’un DVD serait mis en marché en Europe à la mi mai; plus précisément à l’occasion de la journée commémorant de la fin de l’esclavage. Le coffret incluera, bien sûr, le DVD, mais également le concert tenu à Gorée même par Yossou N’Dour et tout un aréopage de grands musiciens qu’il a recueillis à l’occasion de son périple, à Atlanta, New Orleans, New-York ainsi qu’à Luxembourg.
Je ne connais pas beaucoup Howard Zinn mais ce que j’ ai vu de lui, le prsonnage affable qu’il incarne, me dictent d’assister à la conférence qu’il donnera ce soir à Montréal et , qui plus est, au coeur du Montréal francophone.
Au plaisir de vous y voir!
Grande conférence de Howard Zinn Auteur d’Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours.
Mercredi 19 novembre
19h30 (ouverture des portes 18h45)
Salle Marie-Gérin-Lajoie, Pavillon Judith-Jasmin.
Université du Québec à Montréal
Entrée libre, contribution volontaire*
Traduction simultanée de l’anglais vers le français disponible.
Organisé avec la collaboration de l’Institut d’Études Internationales de Montréal
Qui est Howard Zinn ?
Compagnon de route de Noam Chomsky, historien des résistances et de l’incidence des mouvements populaires sur la société états-unienne, Howard Zinn enseigne à l’Université de Boston depuis plus de 40 ans. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des intellectuels états-unien les plus remarquables.
Contributions
Selon le souhait de M. Zinn, les contributions amassées lors de l’événement seront versées à des initiatives militantes locales, qui seront dévoilées lors de l’événement.
Le 13 novembre dernier, j’ai commis un billet portant le titre: Ça va mal à shoppe dans lequel je rapportais des ‘mauvaises nouvelles’. Malheureusement, quelques jours après, l’actualité semble me donner raison …
Mais gardons le cap et parlons des stratégies de sortie de crise.
A la suite des élections présidentielles états-uniennes qui ont porté Barack Obama, Al Gore n’a pas tardé à y aller de ses propositions.
1. Subventions massives aux énergies vertes telles que
a) l’énergie solaire dans les déserts du Sud-Ouest
b) l’énergie éolienne de façon à mettre en valeur le ‘corridor de vent’ qui s’étend du Texas aux Dakotas ,
c) Le géothermique profond là où des ‘points chauds’ sont exploitables commercialement .
2. Moderniser les infrastuctures de transport d’électricité de façon à en accroitre l’efficacité; dans leur état actuel, les cahin-caha de ces infrastructures vieillissantes occasionne des pertes de l’ordre de cent vingt milliards $/an
3. Venir en aide à l’industrie automobile et aux petites entreprises innovantes pour la msie au point d’une flotte de véhicules ‘plug-in hybrids’, c’est à dire, pour l’essentiel, des véhicules munies de piles à combustible produisant de l’electricité comme c’est le cas à bord des vaisseaux spatiaux. Quand la voiture ne roule pas sur la route, l’electricité que sa pile à combustible produit est acheminée sur le réseau!
4. Une corvée nationale pour rendre plus efficaces au niveau énergétique les bâtiment déjà existants. Dans l’état actuel des choses, la satisfaction des besoins énergétiques des bâtiments aux USA occasionne l’émission de 40% de tous les gaz à effet de serre du pays.
5. Réintégrer le processsus de Kyoto et déployer les meilleures énergies aux fins de renouveler cet important protocole qui prend fin en 2012.
John Todd est un de nos génies planétaires, que, malheureusement, les tenants des modèles classiques du développement (architecture, agriculture, biologie, génie industriel, traitement des eaux, etc.) n’ont pas encore reconnu pleinement. John Todd touche à tous ces domaines et sûrement d’autres. Si les tenants du modèle industriel invasif ne l’ont pas encore reconnu, il a été largement remarqué en tant que visionnaire du design écologique. Il vient de rapporter le Buckminster Fuller Award 2008 avec une bourse de $100,000 pour développer un projet de restoration des Appalaches américaines dévastées par les mines de charbon. lire le blogue sur Buckminster Fuller.
Les nombreuses distinctions de John Todd incluent le Bioneers Lifetime Achievement Award (1998); Charles and Ann Morrow Lindbergh Award pour l’innovation technologique en environnement (1998), Environmental Merit Award du US EPA (1996), Daimler/Chrysler Award pour le design (1994), Discovery Award pour l’innovation technologique (1991), Teddy Roosevelt Award pour la Conservation (1990), United Nations (UNEP) Award pour ses contributions à l’environnement planétaire (1990). The U.S. EPA Chico Mendes Memorial Award pour la restoration environnementale (1989), et le Swiss Threshold Award pour sa contribution à l’avancement de la connaissance humaine (1980). Il a été nommé “Hero of the Earth” par la revue Time en 1999. A l’heure actuelle, John Todd enseigne au Vermont State University de Burlington.
Le fondateur de Bioneers, cette rencontre annuel des bonzes de l’écologie, (http://www.bioneers.org/ ) Kenny Ausubel dit ceci de John dans un article de la revue Crosswinds: “John Todd is the bard of biology, and John actually was one of the inspirators to me in starting Bioneers. He’s one of the truly visionary architects of the ecological design revolution that begins by asking the deceptively simple question, “How would nature do it?” As an elder in the burgeoning field of biomimicry, John is imitating nature’s evolutionary genius to serve human ends harmlessly”.
Comme vous pouvez le voir dans le clip de 3 minutes que je vous présente, il est toujours aussi disponible à offrir ses conseils et sa bonne humeur, malgré le fait qu’il a dû lutter toute sa vie professionnelle contre un courant général de dégradation environnementale.
Quand John est là, Nancy n’est pas loin. Cette auteure et femme magnifique l’accompagne partout. Ensemble, ils forment une sentinelle pour tous les jeunes intéressés par une vie équilibrée avec la nature.
Il faut découvrir le dernier livre de Nancy publié par Ecosociété. Il faut aussi découvrir son travail journalistique en tant qu’éditrice de Annals of Earth (visitez leur site Ocean Arks International). Ce journal qu’ils publient depuis au-delà de 20 ans nous offre des analyses importantes permettant de bien comprendre les enjeux actuels majeurs qui touchent à l’environnement. Le journal nous réconforte aussi avec les bonnes nouvelles relatives à des solutions. On a aussi la chance de lire à l’occasion un essai, un poème ou une petite histoire de John – souvent une vision inspirante pour une future ère écologique.
Je voudrais remercier Juan Cantero qui assure le montage des clips et Stéphanie Blanchet qui en assure la musique. Les 5 prochains clips dans ma présentation des visionnaires de mon film seront réalisés avec leur collaboration.
Hier, j’ai promis, qu’avoir brossé un tableau de la situation telle qu’elle est (certains diront peu reluisant, d’autres encore appelleront ça un tableau catastrophiste), je reviendrais avec des stratégies de sortie de crise.
La hausse du niveau des océans menace les Maldives
Me voici donc au rendez-vous.
Vous l’aurez deviné aisément, il ne s’agit pas de mes propositions
Je commence donc par la stratégie avancée par Thomas Homer Dixon à propos duquel j’ai déjà écrit ici même sur ce blogue
Thomas Homer Dixon
Voici ce qu’il propose.
1 Efficacité énergétique (qui peut mener à dégager de 20 à 30 % de notre consommation actuelle) 2 Énergies renouvelables (susceptibles de combler de 20 à 30% de nos besoins énergétiques) 3 Homer Dixon estime cependant que , dans le meilleur des scénarios, il restera toujours que de 30 à 40% de nos besoins énergétique seront comblés à partir de sources centralisées charbon avec capture et séquestration du CO2* et nucléaire. Il privilégie le charbon avec capture et séquestration au détriment du nucléaire. 4 Technologies non conventionnelles a) UCG (underground coal gasification (Gazification du charbon) b) Géothermique avancé c) Éoliennes stratosphériques (sans blague) d) Géo - ingénierie il pense qu’on ne pourra pas se payer le luxe de la tenir à l’écart 5 Rompre avec la définition usuelle du concept de croissance
* On capture le CO2 émis lors de la combustion (du charbon, par exemple), on le compresse sous de très hautes pression sde façon à le liquéfier et, finalement, on le réintroduit dans des réservoirs (naturels) sous-terrains.ce n’est pas de la science-fictin: la technique existe bel et bien. Son coût est un frein à son implantation. Des doutes existent sur le fait que les réservoirs sous terrains ne s’avèrent pas étanche
Vous pouvez trouver sur le WEB tout ce qui est exposé plus haut
Avec un titre pareil, vous allez dire : “cet emmerdeur va encore nous les casser …”
Disons que ce que je veux faire, ce n’est pas précisément de vous les casser; je voudrais plus simplement rapporter certains faits.
Très récemment, R.K. Pachauri, qui dirige un aréopage de 2 500 éminences mondiales sur la question du climat, déclarait que la presse états-unienne n’avait pas traité suffisamment de la gravité de la situation sur le front des changements climatiques non plus que de l’urgence d’entreprendre une action en profondeur. Il a dit cela après avoir souligné – à juste titre – qu’on avait assisté, au cours des quelque 18 derniers mois, à une véritable explosion du niveau de conscience sur la question.
Rajendra Pachauri
Si je comprends bien, Pachauri nous dit que faire part de la sévérité de la situation et de l’urgence d’agir pourrait accélérer le passage de la prise de conscience à l’action transformatrice.
A ce que dit Pachauri, j’ajouterais simplement : ne pas taire le sérieux de la situation peut effectivement favoriser le passage à l’action à la condition expresse de proposer une stratégie de sortie de crise qui soit solide et des lignes de force crédibles autour desquelles structurer son action.
Il déclare : “Si tant est que l’humanité soit désireuse de sauvegarder une planète sensiblement pareille à celle qui a permis l’éclosion de la civilisation [que nous connaissons] et à laquelle la vie sur Terre est adaptée, eh bien, dans ce cas, les données paléo climatiques et le processus de changement climatique déjà enclenché nous indiquent qu’il nous faudra réduire les concentration de CO2 dans l’atmosphère de 385 ppm [qu’elles sont actuellement] à 350 ppm au maximum!“
Ambitieux, pas sérieux, Hansen?
En tout cas, on ne peut pas dire qu’il n’est pas clair, qu’il essaie de ‘plaire à tout le monde et à sa mère à la fois’ et qu’il ne pose pas clairement les données du problème. Mais ce qui est également important, c’est qu’il propose une stratégie pour arriver à réaliser l’objectif qu’il définit comme crucial.
Je concède à mes détracteurs que, que ce soit avec Pachauri ou avec Hansen, on est dans les hautes sphères de la science. Sur le plancher des vaches, c’est autre chose.
C’est vrai et ce n’est pas vrai; comment espère-t-on en effet que le plus grand nombre prenne conscience de la [gravité de] la situation si on ne les en informe pas?
Prenons un autre exemple, celui du American Museum of Natural Historyde New York qui tient actuellement sa plus grande exposition sur le thème :CLIMATE CHANGE : THE THREAT TO LIFE AND A NEW ENERGY FUTURE. ‘The threat to life’,menace à la vie; peut-on être plus clair? Là encore, l’exposition offre une piste pour l’action de par ses rubriques : ‘Making a difference’ et A ‘new energy future’
Mais, allez vous me rétorquer : “Qu’est-ce que tout ça a à voir avec la shoppe?”
Ceci.
Une étude scientifique publiée l’été dernier atteste de niveaux de méthane [un puisant gaz à effet de serre] jusqu’à 10.000 fois la normale dans l’est de la mer de Sibérie, selon Orjan Gustafsson, de l’université de Stockholm. Il fait état de «véritables champs de bulles de méthane» dans l’océan Arctique.
Peut-être avez-vous vu la chose au télé journal de Radio - Canada?
C’est assez inquiétant.
Avec la fonte du pergélisol arctique le méthane pourrait s’échapper et aggraver le réchauffement climatique. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives des données relevées, mais les spécialistes craignent d’être en train d’assister au début de la libération du méthane de l’Arctique.
C’est à cause de ‘choses’ comme celle-là et bien d’autres encore que je persiste et signe: Ça va mal à shoppe!
Je reviens demain avec la stratégie que Al Gore propose au futur président Obama pour nous sortir de la fâcheuse posture dans laquelle nous nous sommes placés
Le grand quotidien français Le monde met en ligne une infographie intéressante qui illustre la genèse et le dévelopement de la crise qui secoue actuellement l’économie aux quatre coins du globe.
Regroupant des organisations québécoises inquiètes de la situation qui prévaut en Colombie, a le plaisir de vous inviter au Colloque public Accord de libre-échange Canada-Colombie: Résistance des mouvements sociaux
14 novembre 2008 Salle D-R200, 1440, rue Saint-Denis, Montréal (UQAM)
INVITATION
Le collectif SOS Colombie, qui réunit plusieurs organisations québécoises préoccupées de la situation qui prévaut en Colombie, vous invite au Colloque public « Accord de libre-échange Canada-Colombie : Résistance des mouvements sociaux » qui se tiendra à Montréal, Québec, Canada, le 14 novembre 2008.
Les négociations en vue d’un accord de libre-échange avec la Colombie ont débuté en juillet 2007, dans le cadre d’une tournée en Amérique latine du Premier ministre du Canada, Stephen Harper, pour faire la promotion de sa politique étrangère et commerciale. Plusieurs experts soulignent l’alignement de la politique canadienne pour les Amériques sur celle des États-Unis. Fait à noter, l’initiative canadienne en vue d’une entente de libre-échange a été entreprise alors que les négociations d’un accord commercial similaire entre les États-Unis et la Colombie venaient d’être suspendues en raison des violations systématiques des droits humains en Colombie et de l’absence de mesures de protection en matière de travail et d’environnement dans ce pays.
Suite aux pressions de diverses organisations canadiennes et québécoises, les parlementaires du Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes (CIIT) ont entrepris un examen de la pertinence d’un accord de libre-échange avec la Colombie. Le CIIT a entendu plusieurs témoignages et une mission du Comité s’est rendue en Colombie, au printemps 2008. Or, le 7 juin 2008, le gouvernement Harper a annoncé la fin des négociations alors que seulement 5 des 6 rondes de négociations prévues avaient été complétées. Cette annonce a été faite une semaine avant la date prévue du dépôt du rapport du CIIT. Le Comité allait recommander un moratoire sur les négociations et des analyses d’impact. À ce jour, le texte de l’accord négocié est toujours secret, révélant le déficit démocratique qui caractérise le processus depuis le début.
Alors que le marché du travail en Colombie est caractérisé par la précarité et considérant le bilan social négatif des 15 années d’application de l’Accord de libre-échange nord-américain qui sert de modèle pour les négociations avec la Colombie, il y a lieu de douter qu’un accord avec ce pays améliorerait la qualité de vie des travailleurs et travailleuses. Le modèle économique actuel, axé sur la libéralisation et la déréglementation, donne plutôt lieu à une détérioration des conditions sociales et économiques et porte atteinte à l’environnement.
En Colombie, le modèle économique néolibéral est imposé par le gouvernement du président Alvaro Uribe par le biais d’une répression sanglante, généralisée. Au cours des 10 dernières années, la violence en Colombie s’est accentuée: 15 000 disparitions, plus de 2 500 syndicalistes assassinés, soit 64 % des syndicalistes victimes d’homicide dans le monde!
Dans ce contexte, le Colloque poursuit les objectifs suivants:
Connaître les enjeux du libre-échange en tant que stratégie d’approfondissement du modèle économique néolibéral en Colombie, et identifier ses acteurs;
Dresser le portrait des impacts du modèle économique sur la société civile colombienne et la situation des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux;
Approfondir nos connaissances des mouvements sociaux colombiens et de leurs actions de résistance;
Développer des stratégies conjointes et des actions concrètes d’incidence politique, de solidarité internationale avec la Colombie, de sensibilisation / éducation, et de communication.
PROGRAMME
Jeudi, 13 novembre 2008
19h30 Projection de documentaires sur la Colombie : ONF, 1564 rue Saint-Denis, Montréal
Vendredi, 14 novembre 2008
8h30 Inscriptions
Lieu: Salle D-R200, 1440, rue Saint-Denis, Montréal (UQAM)
8h45 Courts vidéos du Tribunal Permanent des Peuples sur les multinationales en Colombie
9h00 Ouverture du Colloque
*Mot de bienvenue du Comité organisateur
*Dorval Brunelle, directeur de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM-UQAM)
CONFÉRENCES
9h30 *Enrique Daza, Réseau colombien d’action contre le libre-échange (RECALCA)
« Libre-échange: l’échec de l’actuel modèle économique »
10h15 *Juan Efraín Mendoza, Fédération nationale syndicale unitaire agraire (FENSUAGRO)
« Les transnationales en Colombie : impacts sur la société civile colombienne »
11h00 Pause
11h15 *Marta Londoño, Campagne Commerce avec justice : nos droits ne sont pas négociables
« Travail et droits humains: la résistance du mouvement des femmes »
12h00 Débat avec les panélistes
12h30 Dîner libre
14h00 Groupes de travail thématiques:
1. Accord de libre-échange Canada-Colombie : perspectives d’action
2. Transnationales et souveraineté économique: perspectives d’action
3. Travail et droits humains : perspectives d’action
16h00 Pause
16h15 Plénière
a) Rapports des groupes de travail et synthèse: vers un Plan d’action
b) Débats
17h45 Conclusions
18h00 Souper libre
19h00 Soirée culturelle
Lieu: L’Escalier, 552 rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Tél. 514-670-5812)
Le documentaire "Visionnaires planétaires" (connu également sous le titre de travail "La Dernière Planète") suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.
Ce blogue accompagne l'aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.
***Ex-blogueur*** Activiste autodidacte, son instinct aventureux le pousse à accomplir des gestes qui bouleversent l’ordre établi, en créant des outils de changement.