Visionnaires planétaires
Le documentaire <b>”Visionnaires planétaires”</b> (connu également sous le titre de travail “La Dernière Planète”) suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.<br /><br />Ce blogue accompagne l’aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.

Cher Jean,
Le 22 mars je t’ai parlé de mon visionnement avec un groupe d’étudiants de l’École du Carrefour à Darmouth en Nouvelle-Écosse. J’avais hâte de voir comment les étudiants réagiraient au film. Je dois avouer que j’avais une petite inquiétude. Est-ce que le film serait trop dense pour eux ? Ils ont applaudi trois fois pendant le générique et la discussion a été des plus stimulante. Il y a de la colère chez ces étudiants face aux politiciens qui ne sont justement pas visionnaires. Le film leur montre que les solutions existent – pourquoi les dirigeants de la société ne prennent-t-ils pas le virage, qu’eux, en tant que jeunes, jugent urgent ?
Nous avons ensuite regardé ce qu’ils faisaient dans leur quotidien et à l’école pour réduire leur empreinte écologique. Déjà l’école a éliminé les cabarets à la cafétéria – économie d’eau et d’énergie. Une idée a été lancée – demandons à la cafétéria d’éliminer les ustensiles en plastique. Je leur suggère de nous tenir au courant au moyen de ce blog. J’ai hâte d’avoir de leurs nouvelles.
Pendant mon vol de retour à Montréal, j’ai lu le dernier numéro de Annals of Earth publié par Nancy Jack Todd. Ce journal, publié trois fois l’an, est une mine d’information sur les solutions pour créer un monde soutenable. Je le recommande fortement à tous. Ce n’est pas cher et c’est une façon d’encourager Nancy et John Todd. Dans ce numéro j’apprends que l’Université de la Californie à Santa Cruz a déterminé en 2004 qu’à l’horizon 2020, 20% de la nourriture achetée pour consommation sur le campus devait être d’origine locale, biologique ou soutenable d’une façon ou d’une autre. Ils ont déjà atteint leur objectif en 2009 !
Maintenant ils visent zéro déchet pour 2020. Un des vice-présidents de l’université, Nathan Brostour, disait « Pendant longtemps les élèves étudiaient l’épuisement des ressources, les changements climatiques… mais ici c’était le commerce d’abord (business as usual) comme si ces problèmes n’existaient pas. Maintenant, l’université met en pratique ce qu’elle enseigne. »
Si les dirigeants d’universités comme ceux de Santa Cruz peuvent changer leur façon de voir le monde et devenir plus visionnaires il y a peut-être une chance pour les politiciens. Mais comme je disais aux étudiants de Darmouth, c’est à nous d’exiger qu’ils évoluent et travaillent véritablement pour les générations futures.
Ton amie qui se trouve bien chanceuse de pouvoir rencontrer des spectateurs motivés.
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Cher Jean,
Nous avons eu tout un visionnement dans le cadre de la soirée Carte Blanche organisée par et tenue au Cinéma ONF de la rue Saint Denis à Montréal

Une salle très stimulante, beaucoup de jeunes passionnés prêt à poser des gestes, parfois radicaux, déterminés à se faire entendre haut et fort au sein de leur communauté, que çe soit en environnement, en design urbain, en droit.
Il y avait aussi des chefs de file du milieu environnemental telle, Lucie Sauvé, la directrice de la Chaire en éducation relative à l’environnement de l’UQAM.
Aussi, des citoyens menant des luttes dans leur communauté, telle cette dame de Valleyfield qui, comme Mikael, a mené une bataille contre le projet du Suroit. Aujourd’hui elle se dit essoufflée, interloquée devant le peu d’intérêt des citoyens pour la situation planétaire.Et que dire de cette autre de femme, en lutte contre l’exporation gazière dans la vallée du Richelieu, et qui lui répond qu’il faut être patient parce que il arrive que les gens se mobilisent alors que l’on ne s’attend plus à rien!
J’ai ressenti comme toujours le souffle d’espoir que le film provoque chez les spectateurs mais j’ai aussi ressenti la colère de certains devant des gouvernements qui ne font pas leur boulot, devant des compagnies qui ne cherchent que le fric et des citoyens pognés dans le syndrome auto, boulot, dodo et trop complaisants devant l’état du monde.
Les gens qui viennent voir le film sont généralement déjà convaincus que l’environnement est important et tous se demandent comment provoquer ce point de bascule qui va faire que la population dans son ensemble va s’impliquer et exiger une société évoluant véritablement en harmonie avec la nature avec des citoyens épanouis, au Sud comme au Nord. Nous semblons tellement loin de ça.
Mais ça gronde, ça bouge ici et là. Je crois que notre travail dans ce blog devrait être d’essayer de comprendre pourquoi, malgré l’information massive sur la dégradation de l’environnement, le mouvement citoyen n’est pas plus puissant. Pourquoi nous ne mettons pas en pratique les mots de notre vieux mentor Christian dans le film : « Le citoyen doit se reprendre en main… nous devons être à la tête du changement. »
Un autre élément important de ce blog serait aussi pour moi de montrer des exemples d’actions étudiantes, citoyennes, municipales, corporatives, gouvernementales, sociétales, culturels, artistiques… qui proposent des solutions. La jeune animatrice Amélie Michaud des RVCQ que je rencontre à Halifax a une histoire pour nous, celle de sa grand-mère vivant en centre d’hébergement. Elle a trouvé une façon originale de récupérer un déchet de leur quotidien. Je te garde la surprise pour un prochain blogue.
P.S. Désolé je n’ai pas eu le temps de raconter l’autre élément de notre discussion aussi intéressante hier soir sur le post-Copenhague. À toi l’honneur.
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Halifax, 12 mars 2010
Aujourd’hui à l’École du Carrefour, les étudiants sont déguisés en années 70, bandeaux à la tête, signes de peace en abondance. Je fais donc mon intro en évoquant que les visionnaires de mon film sont des rêveurs des années 70 – les archives des Todd et de New Alchemy en témoignent.
J’invite les étudiants à réfléchir à la question suivante : que sont devenus les rêves des années 70 au niveau de la planète ? Pourquoi les rêves des années 70 ne sont-ils pas devenu réalité ? Quels sont vos rêves aujourd’hui – comment sont-ils différents des années 70 ? Que pouvez-vous faire pour vous assurer que vos rêves d’aujourd’hui deviennent réalité ?
En passant, j’ai reçu une photo de mon fils Théo avant de partir. Il a fait sa maîtrise en Suède et fait parti du groupe d’étudiants que nous avons filmé dans le programme « Strategic leadership towards sustainability ». Aujourd’hui il travaille au Conseil régional en environnement pour la Capitale. Le voici avec ses collègues lors du lancement de Défi climat.

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Jean
22/03/2010
Une présentation de FREE RANGE STUDIOS
FREE RANGE est le groupe qui, dans le passé récent, nous a offert les excellents THE MEATRIX I ET II, STORE WARS et THE STORY OF STUFF que j’ai déjà publié dans ces pages.
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Montréal, le 10 mars 2010
Cher Jean,
En décollant ce matin je ne pouvais pas m’empêcher de remarquer l’épaisseur et la noirceur du smog sur Montréal. Toi, mon cher recherchiste qui a souvent une réponse à mes questions, pourquoi le smog est-il plus présent certaines journées ?
La dernière fois que j’ai décollé de Montréal je regardais la moquette en pensant à la compagnie Interface et je te suggérais la rédaction de deux lettres à ajouter à notre plan d’action.
Il faudrait s’y mettre.
En ce qui concerne notre lettre à Bombardier j’aurais le goût de te lancer une invitation, grand cycliste que tu es! Tu m’as souvent invitée à t’accompagner en vélo pour de grandes randonnées, ta dernière suggestion étant Boston.
Disons que Valcourt serait plus de mon niveau.
Allons donc déposer la lettre à Bombardier en vélo.
Je te quitte car je suis en tournée avec les Rendez-vous du cinéma québécois et je vais présenter Visionnaires planétaires à un groupe d’étudiants de secondaires 3, 4, et 5 de l’École du Carrefour à Darmouth en Nouvelle-Écosse.
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Jean
05/03/2010
Moncton, le
Moncton, 5 mars 2010
Au revoir l’Acadie
Hier, jour de tempête en Acadie. Je ne suis pas chanceuse, la dernière fois que je suis venue présenter un film à Moncton il y avait eu la tempête du siècle et la projection avait été annulée. Hier soir une quinzaine de personnes ont bravé la tempête pour venir voir Visionnaires planétaires à l’Université de Moncton. Le projecteur du E Cinéma à même lâché, mais heureusement, j’avais une copie DVD du film dans mon sac. Ce n’était pas du HD mais au moins les gens ne sont pas repartis bredouille.
L’auditoire comprenait bien la lutte de Mikael pour la Trois-Pistoles et m’a fait découvrir un des gros dossiers environnementaux du coin, la rivière Petit-Codiac. Ça fait 20 ans qu’un groupe de citoyens se bat pour retrouver leur rivière, des centaines de rapports ont été rédigés à travers les années. Le groupe a fini par gagner ; ce printemps, les vannes vont s’ouvrir et la rivière va retrouver son lit pour remplacer ce ruisseau brun qui me paraissait assez nauséabond lorsque je l’ai traversé en rentrant à Moncton.
Un spectateur nous a parlé d’un nouveau rapport sorti ces derniers jours qui signalerait le danger des réacteurs Candu. Vendu à la population sous le signe de la sécurité absolue, ils ne seraient pas plus sécuritaires que Tchernobyl et le gouvernement nous aurait en plus caché des choses. On sentait la colère et il se demandait comment arriver à cet équilibre entre la colère et l’espoir. La grande question de la soirée : pourquoi les gens ne réagissent pas aux abus corporatifs. ? Pourquoi la population abdique son pouvoir aux gouvernements, préférant demeurer impuissante devant des décisions prises en son nom.
Cette question me hante. Des batailles ont été longuement menées pour gagner nos droits et notre sécurité. L’état providence nous offre maintenant son grand filet de sécurité. Est-ce que nous serions devenu comme des enfants, laissant les Grands décider de notre sort ? Je pose la question, je n’ai pas de réponse. Présentement je lis Changer le monde de Chico Whitaker, le cofondateur du Forum Social Mondial. J’apprécie les principes du FSM et leur décision de ne pas être directif, de ne pas sortir un document final à la fin de chaque forum, de tenter de faire autrement. Le FSM est un espace ouvert, s’appuyant sur la non-directivité et encourageant l’auto-organisation et l’autogestion. Une espace de discussion se voulant horizontal, invitant la diversité et le pluralisme. Whitaker évoque une nécessaire transformation personnelle. Nous ne pouvons pas rêver de changer la société si nous n’avons pas d’abord examiner notre propre cour.
Je suis maintenant à l’aéroport et j’ai hésité devant le marchand de poissons, un petit homard pour le retour, des huîtres ? Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ce spectateur de Caraquet qui évoquait la surpêche et la mer qui se vide. Je le sais trop bien, j’ai lu les rapports du PNUE en cette année de la biodiversité. Alors j’ai opté pour trois livres et deux revues, de quoi nourrir mes réflexions. Un livre sur l’ascension du dieu argent, un autre sur le capitalisme qui crée à la fois la faim dans le monde et l’obésité. Je sens pointer à l’horizon des nouveaux sujets de film. Par contre, à voyager comme je le fais, je vais avoir une grosse facture en compensation de carbone cet année. Carbone Boréal pourra planter des arbres en mon nom, de quoi compenser mes voyages et mes lectures.
Ta fidèle chroniqueuse qui rêve à un monde durable.
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Jean
05/03/2010

Caraquet, le 3 mars 2010
Découverte à Caraquet
Je suis au gite Le Pignon Rouge à Caraquet au Nouveau-Brunswick et je regarde la mer par une belle journée ensoleillée. Mon hôte, Raymond Albert, me dit que cette année il n’y a presque pas eu de glace, ni de neige. Très inhabituel, me dit-il, avec un brin d’inquiétude. Je sens que la menace des changements climatiques est de plus en plus présente dans l’esprit des gens. Lors de mon passage au Festival de Sept-Iles à la fin janvier les gens me racontaient la même histoire.
Hier soir j’ai assisté à un visionnement de VISIONNAIRES PLANÉTAIRES dans le cadre du Cinéma ONF en Acadie avec une cinquantaine de personnes au E cinema du Centre Culturel de Caraquet. J’ai été reçue par le directeur Robert Landry et j’ai découvert chez-lui un « fire soul ». J’ai entendu cette expression lors de mon tournage en Suède. Lorsque The Natural Step travaille dans les communautés ils recherchent d’abord les « fire souls », les gens passionnés prêts à s’investir dans leur communauté, car ce sont eux les véritables leaders. Ça prend d’abord ça pour faire bouger une communauté.
Monsieur Landry m’a raconté une petite histoire qui est la preuve qu’un geste local peut influencer le global. Il faisait partie du comité du patrimoine qui visait à influencer l’architecture de tout nouveau projet à Caraquet. Quand le motel Le Super 8 a décidé de s’installer à Caraquet, le comité a convaincu les promoteurs de construire un immeuble qui pouvait bien s’intégrer à l’architecture locale, ces vieilles maisons avec leurs pignons et leurs tours. Depuis 20 ans il faut dire que Caraquet commençait à ressembler de plus en plus à n’importe quelle « main street » de l’Amérique rurale ; le comité avait décidé de changer ça. Quand le gérant du Super 8 de Caraquet a présenté son modèle au Congrès Super 8 de Denver la compagnie a décidé d’adopter ce modèle architectural pour toute nouvelle construction. T’imagines les effets quand le comité du patrimoine va décider d’intégrer aussi des notions de développement durable dans ses politiques.
J’ai senti que le film a semé des graines hier soir dans la tête du directeur et de plusieurs des spectateurs.
Je vous dis, Caraquet est à suivre. En 2009 ce village de 5000 habitants a été nommé, pour la 2ème fois, la Capitale culturelle du Canada. D’ici 5 ans je ne serais pas étonnée de découvrir que Caraquet soit devenu un modèle de communautés écologiques. Un des spectateurs nous apprenaient qu’il y a de belles terres agricoles qui n’ont pas été polluées par les fertilisants et pesticides, de quoi devenir un fleuron de l’agriculture biologique. À suivre…
Une autre spectatrice remarquait qu’il y a 60 ans, les gens du coin étaient auto-suffisants et que, quand le prix du pétrole va grimper de façon astronomique, la production locale va reprendre ses lettres de noblesse. Un autre spectateur nous disait que c’est le gigantisme qui est en train de détruire l’environnement, le même gigantisme qui a vidé la mer et détruit la pêche du coin. Il évoquait l’importance de revenir aux principes de Schumacher avec son œuvre phare « Small is beautiful. »
Et oui ils ont raison ces spectateurs de Caraquet.
Ta fidèle amie sur les routes de l’Acadie
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Écrit par
Jean
04/03/2010

Le 2 mars 2010
La moquette d’un Dash 8 vient-elle d’Interface ?
Salut !
Je suis en route pour l’Acadie car VISIONNAIRES PLANÉTAIRES y fait une petite tournée et je m’y rends pour répondre aux questions des spectateurs.
J’en profite pour lire mon Devoir d’hier. Entrevue très intéressante avec Claude Ouimet de la compagnie Interface. Cette compagnie a décidé de prendre un virage vers le développement durable dans les années 90. Son fondateur directeur, Ray Anderson, a été fortement influencé par Karl-Henrik Robèrt et The Natural Step. Interface veut éviter le gaspillage, elle veut éviter les déchets et elle veut recycler de plus en plus ses déchets. Interface a déjà réduit ses émissions de GES de 68% et compte être carbo-neutre d’ici 10 ans. Aujourd’hui Interface fabrique 45% de sa production en s’inspirant des procédés à l’œuvre dans la nature ; c’est ce qu’on appelle le biomimétisme.
Interface est un modèle à suivre dans le domaine des affaires. Son fondateur n’a pas attendu des règlements ou des législations pour passer à l’action. Il était convaincu, comme Karl-Henrik Robèrt, que développer son industrie en tenant compte de la nature était rentable ; aujourd’hui la preuve est faite que c’est même très rentable.
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Écrit par
Jean
04/03/2010

Ci-dessous, l’article publié par le jornal l’Acadie Nouvelle
L’Acadie NOUVELLE lundi 1er mars 2010
Le cri d’alarme planétaire
de Sylvie Van Brabant
Un article de Sylvie Mousseau
MONCTON – En réalisant Visionnaires planétaires, la cinéaste Sylvie Van Brabant a voulu
créer un documentaire mobilisateur et porteur d’espoir. La réalisatrice d’origine francoalbertaine sera de passage à Caraquet et Moncton cette semaine afin de présenter son plus récent documentaire dans le cadre des Rendez-vous de l’ONF en
Acadie. Un film qui lance un cri d’alarme à l’égard de la santé de la planète, mais qui propose surtout des actions. Sylvie Van Brabant a choisi de suivre le jeune militant et
écologiste de Trois-Pistoles, Mikael Rioux, à travers son périple dans le monde, à la rencontre de visionnaires et de sommités en matière d’environnement ayant au moins
20 ans de pratique. La réalisatrice et productrice qui oeuvre dans le domaine du cinéma depuis 30 ans, a fait des films surtout sur des problèmes sociaux et de santé. Au
fil des années, elle a constaté que la pensée influence le corps.
«Je voulais faire un film où le spectateur puisse sentir qu’on està la croisée des chemins et que c’est urgent. Nous avons de gros dossiers à dénoncer parce que les lobbyistes économiques sont puissants. Il y a juste une affaire qui peut leur faire lâcher le morceau, ce sont les citoyens et surtout la jeunesse en alliance avec des visionnaires. Il faut y croire pour pouvoir construire le monde demain», a déclaré en entrevue Sylvie Van Brabant, estimant qu’on entre dans une décennie cruciale
pour l’avenir de la planète.
Celle-ci a mis quatre années de travail afin de réaliser ce documentaire. La question première qu’elle s’est posée est la suivante: est-ce qu’on peut vivre sur la planète d’une manière durable, si oui comment? Dans son documentaire, elle propose en quelque sorte un guide de survie pour une planèteen péril, à travers les actions d’écologistes chevronnés.
Réalisé dans une forme plutôt classique, le documentaire offre un mélange de témoignages et d’entrevues, au rythme des paroles percutantes du slameur Ivy. La
cinéaste raconte que ce documentaire est né de sa rencontre avec
Christian De Laet, pionnier du mouvement écologiste canadien. Ce dernier cherchait à transmettre son savoir et d’après la réalisatrice, Mikael Rioux était la personne toute désignée. C’est ce jeune homme qui s’est suspendu, il y a quelques années, au-dessus de la rivière Trois-Pistoles pour empêcher la construction d’une minicentrale hydro-électrique.
Depuis sa sortie en octobre, Visionnaires planétaires (ONF et Productions du Rapide-Blanc) a été projeté dans plusieurs festivals. Lauréat du Prix du meilleur
long métrage canadien au festival Planet in focus de Toronto, il a été présenté en compétition officielle au Festival international du film documentaire d’Amsterdam ainsi
qu’à Copenhague à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.
«C’est un film qui touche certaines couches de la population très profondément», a ajouté Sylvie Van Brabant qui s’intéresse à l’environnement depuis plusieurs années.
En parcourant la planète avec son film, la réalisatrice cherche à susciter des débats autour de l’environnement, en souhaitant ainsi améliorer le monde.
En bref… Sylvie Van Brabant sera présente à Caraquet, demain, et à Moncton, jeudi pour rencontrer les gens et discuter du film après la projection de 19 heures. Le film
sera projeté à Bouctouche et Kedgwick, mercredi, ainsi qu’à Edmundston, jeudi, également à 19 heures. Toutes les projections seront précédées du court film
d’animation Le château de sable…
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Écrit par
Jean
02/03/2010
Ciné-Ciné-rencontre : Le post-Copenhague
avec Steven Guilbeault et Sylvie Van Brabant
10 mars à 19 h
Gratuit
Suite à la projection du film, Visionnaires planétaires,
discussion en présence de la réalisatrice Sylvie Van Brabant
et de Steven Guilbeault, membre fondateur d’Équiterre.
Visionnaires planétaires
Sylvie Van Brabant, 2009, 82 min, version originale française
Ce film documentaire nous invite à suivre le jeune Mikael Rioux sur les traces d’hommes et de femmes d’exception qui ont créé des projets innovateurs pour l’avenir de la société. Visionnaires planétaires est une enquête pour trouver des solutions concrètes aux problèmes de notre planète. Un film des Productions du Rapide-Blanc en coproduction avec l’ONF.
films.onf.ca/visionnaires-planetaires | films.nfb.ca/earth-keepers

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