Visionnaires planétaires
Le documentaire <b>”Visionnaires planétaires”</b> (connu également sous le titre de travail “La Dernière Planète”) suit notre ami activiste Mikaël Rioux qui part à la rencontre de visionnaires qui proposent des orientations stratégiques et des solutions concrètes pour notre planète. Le film fut lancé au Festival du Nouveau Cinéma en octobre 2009.<br /><br />Ce blogue accompagne l’aventure de cette production et les enjeux que soulève le film.

Gazon : Photo de Katerine Giguère
La semaine passée Jean Lapalme et moi sommes allés à Hudson pour montrer le film. Suite au visionnement, nous avons reçu un mot du comité vert de Hudson qui nous avait reçus: “Le mercredi 19 mai 2010, nous avons eu l’immense plaisir de présenter le film Visionnaires Planétaires/Earth Keepers au Centre Communautaire de Hudson dans le cadre de notre série de films sur l’environnement. Le film est excellent et très inspirant. le jeune Mikael Rioux a su nous motiver à continuer nos efforts de conscientisation et d’action que nous avons débutés avec Feu Vert/Go Green Hudson en 2007.”
Le mot du comité continue mais je préfère vous parler de cette communauté et de son combat remarquable. J’avais souvent entendu parler qu’à Hudson il n’y avait pas de pesticides et d’herbicides d’étendues sur les gazons.
J’étais donc très intéressée de rencontrer les gens de cette communauté à cause de cette bataille exemplaire qui a été gagnée par la municipalité ; les tribunaux ont confirmé à celle-ci le droit de légiférer en matière de pesticides. La municipalité de Hudson a mis 10 ans avant d’obtenir le droit de bannir les pesticides et herbicides sur son territoire.
Le docteur June Irwin, une dermatologue et résidente de Hudson, a constaté un lien entre la maladie de certains de ses patients et l’utilisation de pesticides sur les gazons; elle a décidé d’en faire sa cause. Pendant 6 ans elle s’est rendue à chaque réunion du conseil municipal pour le tenir informé sur les dangers reliés à l’utilisation de ces produits chimiques. Elle l’a convaincu qu’il fallait les interdire pour la santé des enfants.
Le maire Michael Elliott, qui est arrivé sur la scène municipal la quatrième année du combat du Dr. Irwin, a décidé de se joindre à la bataille. Il a perdu ses élections par la suite, car certains n’étaient pas heureux de cette décision, mais il est passé à l’histoire grâce à cette cause.
Aujourd’hui, au Canada, chaque municipalité a le droit de légiférer sur son territoire au nom de la santé publique. C’est donc une victoire importante.
Le 16 juin le Comité vert de Hudson va présenter le film qui raconte l’histoire de la bataille de Hudson contre la mainmise des compagnies chimiques de ce monde sur nos gazons. Le film, A Chemical Reaction, réalisé par le cinéaste américain Brett Plymale et récipiendaire de nombreux prix, sera présenté au Centre Communautaire de Hudson.
Jean et moi y serons. La projection est gratuite mais pour encourager le comité vert, on y vend des biscuits au chocolat maison absolument sublimes!
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Catégories : Blogoliste

Soleil dans la forêt. Photo de Serge Giguère
Il était clair pour moi qu’il fallait donner à la génération montante, les 18-35 ans, celle qui sera aux commandes de la société de demain, une certaine synthèse des possibilités disponibles pour créer une société durable. Je voulais faire ressortir que la situation planétaire est urgente il qu’il faut changer nos modèles actuels de développement issus du capitalisme plus ou moins sauvage.
Mais je ne voulais pas tomber dans le catastrophisme avec le sentiment d’impuissance qui en découle face à l’ampleur de la tâche qui nous attend. Il fallait avoir l’audace de l’espoir. Il faut de l’espoir de pouvoir effectuer des changements, sans ça on se laisse ballotter au gré des mauvaises nouvelles. C’est pour ça que j’avais commandé à Ivy, mon slammeur préféré, un texte sur l’espoir. Il dit à la fin du film “Avoir l’audace de porter sur la grande place l’espoir du changement.”
Je suis présentement en recherche pour un nouveau film; donc je fais beaucoup de lectures. Hier, je lisais la revue Adbusters (magnifique revue en passant qui m’avait été référée par Mikael Rioux au début du film et que j’achète maintenant régulièrement), plus précisément le numéro consacré à la fois au monde virtuel et au monde naturel. La citation suivante a attiré mon attention: “To be truly radical is to make hope possible rather than despair convincing.” Cette citation de Raymond Williams que je traduis moi-même par : “Pour être vraiment un radical, il faut rendre l’espoir possible au lieu de convaincre du désespoir.”
Vous pouvez remarquer dans le générique du film plusieurs mots qui apparaissent en surimpression sur une image de la terre telle que filmé par la NASA. Il y les mots Vision, Radical, SOS, Revolution et d’autres dont je ne me souviens plus.
Certains pourraient s’inquiéter que j’aie choisi le mot révolution, mais hier j’ai trouvé une citation vieille de 200 ans qui exprime exactement ce que je veux dire quand je dis qu’il faut une révolution. La citation est de Thomas Paine : “(We need) not a political revolution, not an insurrection, but a revolution in civilization.” Paine a rédigé un livre en 1776 qui s’intitule Common Sense (Le sens commun). Une petite recherche Wikipedia sur Paine nous dit : Il est connu pour son engagement durant la Révolution américaine en faveur de l’indépendance des treize colonies britanniques en Amérique du Nord. Il a exposé ses positions dans un célèbre pamphlet intitulé Le Sens commun, publié quelques mois avant la signature de la Déclaration d’indépendance américaine en 1776. Dans ce pamphlet il avertit les citoyens de la Nouvelle-Angleterre que si les gens ne sont pas prêt à faire cette révolution au niveau de leur civilisation, ils vont continuer de vivre dans la misère.
Je crois que les paroles de Paine s’appliquent très bien à notre contexte actuel. Si nous ne sommes pas prêt à faire cette révolution au niveau de notre civilisation, nous allons continuer de voir les abus systématiques des écosystèmes et les marées noirs pour ne nommer que ceux-là ainsi que les abus sur une grande partie de l’humanité qui habite cette belle planète bleu.
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Catégories : Le film

Une partie de l’équipe de VP
Mercredi le 12 mai j’ai organisé une fête pour l’équipe de Visionnaires planétaires. Je voulais leur remettre leur copie du DVD en main propre et les remercier de vive-voix. Je peux dire que le DVD est beau et cela grâce à Nathalie Perreault qui a surveillé toutes les étapes avec autant d’amour que j’ai mis dans le film. Tous n’étaient pas là car plusieurs personnes importantes ayant participé à cette aventure étaient en voyage : Suzanne Hénaut, celle qui a porté le projet au sein de Radio Canada, était à Toronto pour le festival Hot Docs; Peter Wintonick, producteur exécutif qui m’a aidée à trouver des sous à l’étranger également parti à Hot Docs, le festival documentaire le plus important de l’Amérique du Nord; Adam Thompson, celui qui a monté les suppléments DVD était en vacances au El Salvador pour fêter la maîtrise de sa blonde. Mikael était bien sur dans son Trois-Pistoles natal et Montréal c’est un peu loin pour une petite fête, idem pour mon fils Théo à Québec. J’avais choisi cette date car ma fille, Katerine Giguère, la directrice photo du film était justement de passage à Montréal pour un congé de tournage, un 5 jours entre l’Inde et San Francisco. Sans le dévouement de ma fille, le film ne serait pas ce qu’il est; alors c’était important qu’elle y soit. Ivy est venu faire un tour et la monteuse Dominique Sicotte lui disait à quel point il avait ajouté un élément important au film. Jean Lapalme, ce cher recherchiste, y était aussi et il disait que le film marquait une transition importante au niveau des films environnementaux: c’est un des premiers documentaires en environnement qui cherche des solutions et non seulement à dénoncer les catastrophes. Bref, les catastrophes on pourrait en parler longuement par les temps qui courent. Chaque jour, je pleure le Golfe du Mexique et tout ce que je peux espérer c’est que cette catastrophe va empêcher le forage au large des côtes splendides qu’il nous reste. Avis à tous ceux qui veulent militer pour empêcher les compagnies et les gouvernements à investir dans une énergie du passé.Malgré les mauvaises nouvelles nous avons bien célébré. J’avais ramené du festival IDFA (International Documentary Festival in Amsterdam) un cadeau reçu des organisateurs du festival en novembre dernier : une caméra sur trépied faite en chocolat blanc. Je l’avais gardée soigneusement pour mon équipe. Ce fût un régal bien mérité.Je veux encore dire un gros merci à tous ceux et celles qui m’ont accompagné et continue de m’accompagner dans ce périple. Plusieurs sont sur la photo et les autres sont dans mon coeur : Marie-France Côté, Greg Barth, Katie Wilson, Dax Hickson, Suzanne Forslund, Francine Tougas, Claude Beaugrand. La liste pourrait continuer pendant deux paragraphes car ça prend beaucoup de monde pour faire un film - ne soyez pas étonné que le générique soit si long!

Aurélie Herman, notre stagiaire française avec sa copie
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Catégories : Le film